La servante écarlate de Margaret Atwood

Titre : La servante écarlate ( titre original : The Handmaid’s Tale)

Auteur : Margaret Atwood

Genre : Littérature étrangère / Dystopie

Editions : Robert Laffont

Date de sortie : 08/06/2017 – Date de première publication : 1985

Présentation

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred,  » servante écarlate  » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef -d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l’auteure d’une quarantaine de livres – fiction, poésie et essais critiques. Traduite dans cinquante langues, elle est l’une des plus grandes romancières de notre temps. Aux Éditions Robert Laffont, dans la collection  » Pavillons « , ont été notamment publiés : MaddAddam (2014), Le Temps du déluge (2012), La Servante écarlate (2005), Le Dernier Homme (2005), Le Tueur aveugle (2002, Booker Prize) et Captive (1998).

Mon avis

Donner son avis sur La servante écarlate. Trouver les mots justes pour parler d’un tel roman. Je ne m’en sens guère capable. J’aurais juste envie de vous dire, si ce n’est déjà fait : « Lisez-le  » ! « Très vite ! » Ce roman de…science fiction ? Cette dystopie ? Ce récit d’anticipation ? Cette critique de la religion ? Cette histoire qui, de prime abord, paraît complètement invraisemblable. Ce futur qui voit la démocratie disparaître et la dictature s’installer. Cette obsession de la fertilité. Ne faire plus que des ventres des femmes fertiles.

« Notre fonction est la reproduction : nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. »

Les utiliser. Les priver de leurs libertés. Les recouvrir de tissus rouge, les encadrer d’œillères, les enfermer dans des maisons silencieuses loin de l’insécurité passée. Interdire le café, l’alcool, les cigarettes, le maquillage et les tenues « vulgaires », la lecture et l’écriture. Leur marteler l’esprit jusqu’à leur faire croire que cette nouvelle vie, c’est le bien. Le bien collectif.

 » Mieux ne veut jamais dire mieux pour tout le monde, dit-il. Cela veut toujours dire mieux pour certains. »

Defred, anciennement June, nous fait partager son quotidien où l’amour n’a plus sa place. Un quotidien qui n’a plus rien à voir avec son ancienne vie. Avec sa vie. Un quotidien dont elle parvient, avec le temps, à s’accoutumer car, comme elle le souligne, on trouve toujours quelque chose de réconfortant dans les habitudes.

« L’ordinaire, disait tante Lydia, c’est ce à quoi vous êtes habitués. Ceci peut ne pas vous paraître ordinaire maintenant, mais cela le deviendra après un temps. Cela deviendra ordinaire « . 

Et nous, lecteurs, nous déambulons dans ce qu’est devenu le monde. Impuissants face à la détresse plus que palpable de Defred et des autres Servantes qui n’ont pas d’autre choix que celui de se soumettre si elles veulent survivre, loin de leur famille, de leur conjoint et de leurs enfants qui leur ont été enlevés.

Et les tantes Lydia et Elisabeth qui s’évertuent à « prêcher la bonne parole ». Des personnages très dérangeants.

Le rythme est lent. Très lent. Ce qui nous permet de savourer des phrases chocs qui donnent la chair de poule et font apprécier les choses les plus simples de la vie.

 » Que pouvions nous faire ? Nous pensions avoir de tels problèmes. Comment pouvions-nous savoir que nous étions heureux ?

L’écriture est juste…parfaite. Angoissante. Les mots, une succession d’uppercuts. Un livre sublime ? Oh non, bien plus que ça !

« – Béni soit le fruit.  »

 » Que le seigneur ouvre. »

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Auteur : labibliothequedecelineblog

Passionnée, je partage mes lectures avec vous !

2 réflexions sur « La servante écarlate de Margaret Atwood »

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