Captive de Margaret Atwood

Titre : Captive

Auteur : Margaret Atwood

Genre : Littérature étrangère

Editions : Robert Laffont

Date de sortie : 12/10/2017

Présentation

1859. Grace Marks, condamnée à perpétuité, tourne lentement en rond dans la cour d’un pénitencier canadien. À l’âge de seize ans, elle a été accusée de deux meurtres horribles. Personne n’a jamais su si elle était coupable, innocente ou folle. Lors de son procès, après avoir donné trois versions des faits, elle s’est murée dans le silence : amnésie ou dissimulation ? Le docteur Simon Jordan, jeune et prometteur spécialiste de la maladie mentale, veut découvrir la vérité. Il obtient l’autorisation de rencontrer Grace, de la faire longuement parler…
Avec lui, la prisonnière va dévider le terrible fuseau de ses souvenirs : son enfance irlandaise, l’agonie de sa mère sur le bateau qui les emmène au Canada, ses emplois de domestique, la mort de sa seule amie…
À écouter ce récit, Grace ne semble ni démente ni criminelle, et pourtant, que sont ces troublants rêves qu’elle cache à Jordan : cauchemars, hallucinations ou réminiscences d’actes monstrueux ?
Inspiré d’un fait divers sanglant qui a bouleversé le Canada au XIXe siècle, Captive plonge le lecteur dans un fascinant mystère, oscillant sans cesse entre vérité et mensonge. Après l’adaptation de La Servante écarlate pour le petit écran, unanimement saluée par la critique, ce roman est lui aussi devenu une série TV, sous le titre Alias Grace, avec Sarah Gadon, Zachary Levi et Anna Paquin au casting.

Auteur

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Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l’auteure d’une quarantaine de livres – fiction, poésie et essais critiques. Traduite dans cinquante langues, elle est l’une des plus grandes romancières de notre temps. Aux Éditions Robert Laffont, dans la collection  » Pavillons « , ont été notamment publiés : MaddAddam (2014), Le Temps du déluge (2012), La Servante écarlate (2005), Le Dernier Homme (2005), Le Tueur aveugle (2002, Booker Prize) et Captive (1998).

Mon avis

Une histoire vraie romancée par la très belle plume de Margaret Atwood, une auteure que j’ai découverte il y a peu ( eh oui, je sais…) avec son très célèbre opus : La servante écarlate. Une romancière dont il faut à tout prix faire la connaissance.

Tout au long de ma lecture, je me suis posée cette sempiternelle question : Grace Marks est-elle coupable ? Ou plus exactement Qui est Grace Marks ? Une meurtrière ? Une innocente injustement enfermée ? Est-elle saine d’esprit ? Souffre-t-elle d’une maladie mentale ?

A ma lecture, j’ai trouvé que cette jolie jeune femme maîtrisait l’art de la manipulation comme personne. J’ai eu plaisir à le croire. Ce n’est que mon sentiment. Nous n’avons aucune certitude. Elle parait, tout au long des entretiens avec le docteur, extrêmement intelligente. Et très énigmatique. Elle oriente les discussions sur les sujets qu’elle souhaite aborder et prend des airs offusqués lorsqu’elle veut en éviter certains. Elle insiste longuement sur son enfance, sa vie en Irlande puis sur son arrivée au Canada et ses années en tant que servante. D’autres l’auront peut-être vue autrement. Plus innocente. Moins, voire pas calculatrice. Cette histoire basée sur des faits réels peut laisser place à diverses interprétations.

Telle Schéhérazade, Grace utilise ses talents de conteuse afin de s’éloigner de sa condition de prisonnière. Raconte t-elle les faits ou invente -t-elle une vérité. Sa vérité ? Beaucoup d’interrogations pour moi au cours de cette lecture dont je ne ressors pas complètement indemne. J’ai du mal à trouver les mots. Le personnage de Grace Marks est troublant. Nous dupe-t-elle ? Et si c’est la cas, est-ce sciemment ? Les absences de réponses me perturbent. Tout comme l’aura de la protagoniste.

Je dois dire que si j’ai beaucoup apprécié ce roman, j’ai trouvé quelques longueurs qui auraient pu être évitées car elles n’apportent pas de « plus » à l’histoire. De longues descriptions, et pourtant j’en suis friande ; des correspondances, en toute dernière partie, qui n’en finissent plus et qui alourdissent le tout sans vraiment maintenir un suspense, que personnellement au bout de 600 pages, je ne souhaitais plus. Quand je parle de suspense, tout est relatif. Nous ne sommes pas dans un polar ou un thriller ! Alors, certes, nous sommes en présence d’un meurtre et d’une condamnée à perpétuité mais ce n’est pas la sentence qui importe. Non, ce qui importe, c’est la personnalité de la protagoniste qui joue à merveille avec le lecteur et, en toile de fond, la société canadienne du 19ème siècle et la description qui en est faite à travers l’héroïne.

Une jolie lecture sur un fait divers qui avait beaucoup fait parler de lui. Et indéniablement une grande romancière…

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Auteur : labibliothequedecelineblog

Passionnée, je partage mes lectures avec vous !

2 réflexions sur « Captive de Margaret Atwood »

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