Nous danserons encore sous la pluie de Valérie Bel

Titre : Nous danserons encore sous la pluie

Auteur : Valérie Bel

Edition : Autoédition

Genre : Romance

Date de sortie : 22/09/2017

Présentation

L’amour n’est-il tissé que de promesses et de souvenirs ?

Marie et Damien viennent de fêter leurs trente ans. Ils s’aiment depuis l’adolescence. Ils ont plein de projets pour l’avenir.
Mais Damien est victime d’un accident. Il est frappé d’amnésie. Il a tout oublié… jusqu’à Marie.
Que peut devenir leur amour dans ces conditions ?

Ce roman raconte le combat d’une femme pétillante et déterminée à sauver son amour et, sans doute, une part d’elle-même.

Auteur

Valérie Bel

Il est dit de Valérie Bel qu’elle écrit des histoires « melodrôlmantiques », tant il est vrai que ses romans d’amour recèlent un zeste de drame, une bonne dose de romantisme et une pincée d’humour. Son premier roman, Angel & Marie, a reçu le Prix du meilleur Roman aux indés Awards 2017, catégorie romance. Il y est question d’une héroïne prête à défier le Ciel et l’Enfer pour aimer librement.

Récemment les deux tomes d’Angel & Marie ont été réunis en un seul volume intitulé Les cœurs qui s’aiment n’écoutent pas le Ciel. En septembre 2017 Valérie Bel a publié Nous danserons encore sous la pluie, un roman « rempli d’amour, d’humour », « un hymne à l’amour », selon les critiques.

Pour Noël, elle a choisi d’offrir gracieusement une courte comédie à ses lecteurs : Panique sous le sapin.

Mon avis

Il est toujours difficile de faire une chronique sur un roman qu’on a moyennement apprécié. Je me suis laissée tenter par les commentaires que j’ai pu lire et la très jolie couverture. Je ne dirais pas que je le regrette car la plume est belle, l’écriture fluide et agréable. Néanmoins l’histoire n’a pas vraiment su me tenir en haleine. Celle-ci traite d’un thème délicat : l’amnésie et se focalise sur la difficulté de retrouver une vie  » normale », la vie d’antan car, comme nous le rappelle l’auteure, sans souvenirs, nous ne sommes plus personne, nous perdons toute forme d’identité.

Si le personnage de Marie a su me toucher, j’ai pesté, à certains moments, contre son manque de réactivité. Elle attend un certain temps pour réagir face à la (délicate) situation. Un temps qui m’a paru un peu long.

De plus, j’ai l’impression d’être resté un peu en surface, de ne pas avoir vraiment « connu » Damien. Peut-être ce court roman aurait-il gagné en puissance si il avait été davantage développé car l’idée de base est très bonne.

Globalement, j’ai trouvé l’histoire jolie mais je n’ai pas totalement accroché. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne sera pas du goût des lecteurs ( et des lectrices !) plus attirés par la romance que ce que je le suis.

 

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Ceux qui ne renonçaient pas de Luca Tahtieazym

Titre : Ceux qui ne renonçaient pas

Auteur : Luca Tahtieazym

Genre : Roman noir / Thriller

Edition : Autoédition

Date de sortie : 18/01/2018

Présentation

Quand le sort crache son fiel et s’acharne sur l’homme en quête de rédemption, il n’y a plus qu’une issue : fermer les yeux, prendre une grande inspiration et encaisser les coups.

Puis, le moment venu, les rendre…

Auteur

Luca Tahtieazym

Auteur au nom imprononçable, Luca Tahtieazym est l’auteur de six romans : un thriller crépusculaire ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’OMBRE et LE ROMAN INACHEVÉ), un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable, VERSUS, un thriller dans lequel les codes sont inversés et où le tueur en série mène l’enquête, et ÉLISE, qui conte l’histoire d’une petite fille qui trouve la force de résister grâce à ses lectures.

Tahtieazym a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS.

CEUX QUI NE RENONÇAIENT PAS, son dernier roman, est paru en janvier 2018.

Mon avis

J’avais déjà fait connaissance avec la plume de l’auteur à travers Le roman inachevé. Mais dans cet opus, je trouve que nous sommes encore un cran au dessus. Je me suis laissée complètement embarquer par Romain, le protagoniste. Celui qui dès son plus jeune âge veut être un autre. Etre un « gris », ça ne lui convient pas. Etre quelqu’un de bien, ce n’est pas ce qu’il recherche. Romain, veut être respecté. Craint. Et c’est alors qu’il confond tout. Il veut forcer l’admiration en instaurant la peur. Il veut lutter contre sa nature et changer de camp. Y parviendra-t-il ?

Les actes ont toujours des conséquences. Quelles seront-elles ?

Si j’ai mis quelques pages à me plonger dans l’histoire, la suite se lut d’un trait. Ce n’est d’ailleurs qu’après coup que j’ai pu comprendre la raison pour laquelle l’auteur a, au début, pris son temps. Rien n’est laissé au hasard. Lecteurs, soyez vigilants, le moindre détail compte dans ce roman construit avec la même minutie qu’un puzzle. Une lecture intense, puissante, pleine de rebondissements, dans laquelle vous  ne serez pas ménagés. Je suis passée par des tas d’émotions différentes : la colère, la tristesse, la compassion. La vie de Romain, on la vit à ses côtés. L’Homme peut être mauvais. Très mauvais. Cruel. Très cruel. Rancunier. Et plus encore…Nous en avons la preuve dans Ceux qui ne renonçaient jamais.

Certains passages prennent vraiment aux tripes. Le gouffre abyssal dans lequel s’enfonce Romain, ses lendemains toujours plus tristes que la veille, ses errances à travers la France, l’Italie, le Maroc, l’Espagne. Cet homme complètement déraciné m’a touchée en plein cœur.

Je mettrais juste un petit bémol quant à cette fin osée…

Je ne vous en dirai pas plus, je ne rentrerai pas davantage dans l’histoire. Je vous laisse le soin de la découvrir par vous même. Mais par contre, j’insisterai sur un point : lisez-la ! Si si, vraiment, lisez- là !!! J’insiste…

Entre Ciel et Lou de Lorraine Fouchet

Titre : Entre Ciel et Lou

Auteur : Lorraine Fouchet

Genre : Roman français

Editions : Le livre de poche anciennement publié aux éditions Héloïse d’Ormesson

Date de sortie : 22/03/2017

Présentation

Bretagne. Jo prévoit de profiter d’une joyeuse retraite sur l’île de Groix. Mais la deuxième vie qu’il imaginait au côté de sa bien-aimée, il devra l’inventer seul. Son épouse est partie avant lui, en lui lançant un ultime défi : celui d’insuffler le bonheur dans le cœur de leurs enfants. Il n’a d’autre choix que d’honorer Lou, sa mémoire et ses vœux. Entre un fils sur la défensive et une fille cabossée par l’amour, la mission s’avère difficile mais réserve son lot d’heureuses surprises – car il n’est jamais trop tard pour renouer. En famille, on rit, on pleure, on s’engueule et, surtout, on s’aime !

Auteur

Lorraine Fouchet est une écrivain, scénariste, docteur en médecine, née le 22 octobre 1956 à Neuilly-sur-Seine.

Mon avis

J’ai tant à dire sur ce roman. Si au début, ce sont la curiosité et les commentaires positifs qui m’ont amenée à lui, ce n’était pourtant pas gagné. Je n’apprécie pas particulièrement les histoires qui tournent autour d’un deuil et moins encore les conflits familiaux qu’un tel drame peut résoudre. Après coup…Avec ce genre de romans, on tombe vite dans la sensiblerie et ce n’est pas du tout ma tonalité préférée. Eh bien, dans Entre Ciel et Lou, nous avons tous ces ingrédients, néanmoins, la recette est différente : plus légère, moins compacte et de ce fait bien plus savoureuse.

J’ai trouvé les personnages très attachants ; tous sans exception. Jo, le veuf inconsolable et le père absent qui essaie de se rattraper ; Cyrian, le fils qui prend le chemin du père ; son épouse, la glaciale Albane et leur fille la  » princesse  » Charlotte. Puis, Sarah : la fille abîmée par la maladie, Pomme : l’intelligente petite fille…Une belle galerie de portraits est présentée dans ce roman choral qui donne, tour à tour, la parole à chacun. Et là, on se dit que personne n’est épargné, que les blessures de l’enfance sont décidément bien difficiles à panser et que parfois, toute une existence ne suffit pas. L’auteure nous apprend à regarder au-delà des apparences, nous démontre qu’une personnalité froide peut cacher un être en grande souffrance mais qu’en s’épaulant, rien n’est jamais perdu lorsqu’on est une famille. Une belle morale sans fioritures et joliment racontée. Des chapitres très courts qui donnent du rythme. Une écriture fluide pour une palette d’émotions qui m’a fait osciller entre sourires et yeux embués. C’est drôle, c’est tendre, ça fait du bien. Et ça amène à une question à laquelle il est parfois difficile de répondre. LA question : Est-on heureux ou vivons-nous juste des moments de bonheur ?

La postface dans laquelle Lorraine Fouchet se livre est également très émouvante. J’ai pris plaisir à la découvrir. Et puis… j’ai très envie de me rendre sur l’île de Groix, un personnage à part entière dans cette œuvre qui nous donne envie de goûter à la quiétude de la vie insulaire.

Le seul petit bémol : la disparue qui voit ce qui se passe ici bas et à qui l’auteure a donné la parole.

Si vous êtes à la recherche d’une douce lecture, je vous conseille celle-ci 🙂

Montmartre ensorcelé d’Alexis Boucot

Titre : Montmartre ensorcelé

Auteur : Alexis Boucot

Genre : Roman français / Fantasy urbaine

Editeur : Marivole Editions

Date de sortie : 05/10/2017

Présentation

Le cœur de Montmartre et ses personnages hauts en couleur, le boulevard de Clichy et ses cabarets, la Belle Epoque de l’insouciance et du divertissement, celui du vieux Paris de 1900 qui vit les sursauts du progrès, du modernisme et de l’urbanisation. C’est aussi le décor pittoresque du maquis que traversent les besogneux, les artistes et les rôdeurs du soir. Quant aux enfants de cette histoire, ils aspirent à la liberté et à l’aventure hors de l’orphelinat. La magie apparaît au coin de la rue comme une échappatoire à leur mauvaise fortune. Elle les mène au mystérieux château des Brouillards puis dans les sinistres catacombes. Le surnaturel fait irruption dans un récit à suspense truffé de rebondissements. L’auteur restitue ici une époque de la vie parisienne à la frontière de l’étrange et du merveilleux, un genre qui n’est pas sans rappeler celui de la fantasy urbaine.

Auteur

Originaire de la Nièvre et parisien d’adoption, l’auteur poursuit ses études à Censier, s Alexis Boucot se passionne pour la littérature, le jazz, l’Histoire et devient membre actif de l’amicale des anciens prisonniers de guerre français. Il participe en 2012 au salon du livre L’oeil et la plume, écrit en 2013 son premier roman : Les bêtes à pain et collabore avec les éditions CPE pour la rédaction de textes dans l’Almanach nivernais et dans l’Almanach des 70 ans de la libération de la France.

Mon avis

Tout d’abord, je voudrais remercier les éditions Marivole pour cet envoi. J’avoue que sans ce partenariat, je ne me serais probablement jamais tournée vers Montmartre ensorcelé, une lecture atypique qui me sort totalement de ma zone de confort.

Par la très jolie plume d’Alexis Boucot, que je viens de découvrir, j’ai fait un beau voyage  dans le temps et dans l’espace. Je me suis retrouvée dans le Montmartre du début du 20 ème siècle. Les descriptions sont extrêmement fortes de réalisme. On s’y croit et la sensation est plus qu’agréable. Le vocabulaire utilisé est très riche et le registre parfois soutenu, notamment au début de l’œuvre. Les références à cette époque sont nombreuses. Heureusement, la présence des notes de bas de page sont d’une aide précieuse. On sent derrière les mots de l’auteur un important travail de recherches.

J’ai pris plaisir à déambuler dans les rues de ce quartier de la capitale dans lequel se retrouvent orphelins, garçons de rue, artistes et bourgeois. Je me suis attachée aux personnages : Joane, Valentine, Felix, ces enfants qui vont vivre une expérience fantastique, au sens propre comme au sens figuré. Mais aussi à Valgar, le magicien qui va leur permettre de s’évader pour un temps des murs de l’orphelinat et de ses règles très strictes. Ora et Labora.

Une superbe palette de personnages pour une magnifique carte postale de la capitale, le tout saupoudré d’une pincée de fantastique. Un mélange des genres où le réel côtoie le merveilleux et la bonté la méchanceté.

Une lecture atypique qui permet de sortir des sentiers battus.

La servante écarlate de Margaret Atwood

Titre : La servante écarlate ( titre original : The Handmaid’s Tale)

Auteur : Margaret Atwood

Genre : Littérature étrangère / Dystopie

Editions : Robert Laffont

Date de sortie : 08/06/2017 – Date de première publication : 1985

Présentation

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred,  » servante écarlate  » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef -d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l’auteure d’une quarantaine de livres – fiction, poésie et essais critiques. Traduite dans cinquante langues, elle est l’une des plus grandes romancières de notre temps. Aux Éditions Robert Laffont, dans la collection  » Pavillons « , ont été notamment publiés : MaddAddam (2014), Le Temps du déluge (2012), La Servante écarlate (2005), Le Dernier Homme (2005), Le Tueur aveugle (2002, Booker Prize) et Captive (1998).

Mon avis

Donner son avis sur La servante écarlate. Trouver les mots justes pour parler d’un tel roman. Je ne m’en sens guère capable. J’aurais juste envie de vous dire, si ce n’est déjà fait : « Lisez-le  » ! « Très vite ! » Ce roman de…science fiction ? Cette dystopie ? Ce récit d’anticipation ? Cette critique de la religion ? Cette histoire qui, de prime abord, paraît complètement invraisemblable. Ce futur qui voit la démocratie disparaître et la dictature s’installer. Cette obsession de la fertilité. Ne faire plus que des ventres des femmes fertiles.

« Notre fonction est la reproduction : nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. »

Les utiliser. Les priver de leurs libertés. Les recouvrir de tissus rouge, les encadrer d’œillères, les enfermer dans des maisons silencieuses loin de l’insécurité passée. Interdire le café, l’alcool, les cigarettes, le maquillage et les tenues « vulgaires », la lecture et l’écriture. Leur marteler l’esprit jusqu’à leur faire croire que cette nouvelle vie, c’est le bien. Le bien collectif.

 » Mieux ne veut jamais dire mieux pour tout le monde, dit-il. Cela veut toujours dire mieux pour certains. »

Defred, anciennement June, nous fait partager son quotidien où l’amour n’a plus sa place. Un quotidien qui n’a plus rien à voir avec son ancienne vie. Avec sa vie. Un quotidien dont elle parvient, avec le temps, à s’accoutumer car, comme elle le souligne, on trouve toujours quelque chose de réconfortant dans les habitudes.

« L’ordinaire, disait tante Lydia, c’est ce à quoi vous êtes habitués. Ceci peut ne pas vous paraître ordinaire maintenant, mais cela le deviendra après un temps. Cela deviendra ordinaire « . 

Et nous, lecteurs, nous déambulons dans ce qu’est devenu le monde. Impuissants face à la détresse plus que palpable de Defred et des autres Servantes qui n’ont pas d’autre choix que celui de se soumettre si elles veulent survivre, loin de leur famille, de leur conjoint et de leurs enfants qui leur ont été enlevés.

Et les tantes Lydia et Elisabeth qui s’évertuent à « prêcher la bonne parole ». Des personnages très dérangeants.

Le rythme est lent. Très lent. Ce qui nous permet de savourer des phrases chocs qui donnent la chair de poule et font apprécier les choses les plus simples de la vie.

 » Que pouvions nous faire ? Nous pensions avoir de tels problèmes. Comment pouvions-nous savoir que nous étions heureux ?

L’écriture est juste…parfaite. Angoissante. Les mots, une succession d’uppercuts. Un livre sublime ? Oh non, bien plus que ça !

« – Béni soit le fruit.  »

 » Que le seigneur ouvre. »

La meilleure des vies de J. K. Rowling

Titre : La meilleure des vies

Auteur : J.K. Rowling

Genre : Littérature étrangère

Editions : Grasset

Date de sortie : 15/11/2017

Présentation

L’auteur a été invitée à prononcer le fameux discours de remise des diplômes aux étudiants de Harvard en 2008. J.K.Rowling a transformé ce rite de passage d’ordinaire convenu en une leçon de vie, conduisant son auditoire de l’époque, et tous les lecteurs futurs de ce livre, à méditer sur ce qu’est une vie réussie.
Ce texte inspiré aidera chaque lecteur, à chaque âge et à chaque étape de la vie. Il puise directement aux sources de l’expérience de l’auteur elle-même dans ses jeunes années pour tirer avec acuité, ironie et émotion des leçons générales que tout individu   à la croisée des chemins, confronté à des choix vitaux,   appliquera à sa propre existence.
L’auteur révèle ici les bienfaits insoupçonnés de l’échec et l’importance de l’imagination.  L’échec, elle l’a connu durant la période la plus noire de sa vie  : sept ans après avoir obtenu elle-même son diplôme, elle s’est retrouvée divorcée, jeune mère célibataire, sans métier et sans argent, «  aussi pauvre qu’il est possible de l’être dans l’Angleterre contemporaine sans être sdf  ». Ce tunnel dont elle ne voyait pas la fin a forgé sa détermination à rebâtir son existence avec «  une grande idée et une vieille machine à écrire  »…
Qui vit trop prudemment pour s’ épargner l’échec ne connaitra que “l’échec par défaut”.
Quant à l’imagination, ce n’est pas seulement la faculté de création, mais le pouvoir d’empathie avec autrui- notamment les “damnés de la Terre”.
Seules l’humilité et l’imagination de la souffrance de l’autre donnent accès à l’empathie, sans laquelle il n’est pas de vie bonne  :
l’ « agoraphobie mentale  » est une forme de complicité avec le Mal.
«  Vous êtes responsables du monde qui vous entoure, vous êtes une super-élite  : c’est votre privilège, c’est aussi votre fardeau…  » conclut l’auteur à l’adresse de ces jeunes privilégiés auxquels elle explique “votre CV n’est pas votre vie!”
Autant dire que ce bref vade-mecum est un grand livre de sagesse.

Auteur

J.K. Rowling est l’auteur de la série Harry Potter (plus de 450 millions d’exemplaires vendus dans le monde et des traductions dans 79 langues).
Son premier roman pour adultes, Une place à prendre, a été publié en 2012 et a fait l’objet d’une adaptation par la BBC en 2015.
Ses enquêtes de Cormoran Strike, publiées sous le pseudonyme de Robert Galbraith, ont paru en 2013 (L’appel du coucou), 2014 (Le ver à soie) et 2015 (La carrière du mal) et  sont en cours d’adaptation par la BBC.
En 2016 ont paru son script théâtral, Harry Potter et l’enfant maudit et le scénario de son premier film, Les animaux fantastiques.

Mon avis

Un excellent moment de lecture ! Un discours poignant qui m’a noué la gorge.

Quand on pense discours d’une cérémonie de remise de diplômes, d’une université aussi prestigieuse que celle d’Havard qui plus est, on aurait tendance à imaginer un discours plutôt classique, très solennel. Ici, il n’en est rien. J. K. Rowling la célèbre auteure qu’on ne présente plus, part de son expérience personnelle afin de toucher les étudiants. Elle aborde des thèmes difficiles tels que l’échec et la pauvreté, notions qui ne sont peut-être pas très familières à ce public. Plus que des notions, des faits en ce qui concerne l’auteure. Car avant d’être l’une des écrivaines les plus célèbres au monde et d’avoir vendu des millions d’exemplaires de son célèbre petit sorcier, l’auteure vivait dans une grande misère et se voyait comme :

illustration 2

Elle remercie presque le destin d’avoir connu cette période gris foncé sans laquelle elle n’aurait jamais trouvé la force d’écrire illustration

et d’aller au bout de ses rêves qu’elle n’a jamais abandonnés malgré les recommandations de ses parents (issus d’un milieu défavorisé) à poursuivre un cursus professionnel et de ne jamais connaître la pauvreté . Elle aborde également le poste qu’elle a occupé auprès d’Amnesty et la grande misère qu’elle a côtoyée.

Elle souligne :

imagination

et de l’échec qui nous aide à mieux rebondir et à puiser la force au plus profond de nous.

Et puis elle cite Sénèque :  » Il en va de la vie comme d’une histoire : peu importe ce qu’elle dure ; ce qui compte, c’est qu’elle soit bonne ».

Après la pluie le beau temps, ainsi pourrait se résumer la vie de cette auteure qui a connu un véritable conte de fées.

De jolis mots dans un livre vite lu. Trop vite lu peut-être…Petit bémol…

 

 

La grande Agatha Christie illustrée de Caroline Guillot

Titre : La grande Agatha Christie illustrée

Auteur : Caroline Guillot

Genre : Roman graphique

Editions : Editions du chêne

Date de sortie : 02/11/2017

Présentation

Agatha Christie, en voilà une reine du crime ! À la lecture de chacun de ses livres, vous vous triturez les méninges pour découvrir le coupable, et finalement, Hercule Poirot, Miss Marple ou Tommy et Tuppence Beresford vous coiffent au poteau.
Mais si après la présentation de la situation, le plan de la scène de crime et l’énoncé des indices, la solution n’était pas dévoilée ? Ce serait alors à vous de devenir détective amateur !
Retrouvez les 13 plus belles enquêtes de la grande Agatha Christie résumées avec des dessins aussi drôles qu’instructifs et tentez à votre tour de retrouver les coupables !

Auteur

Caroline Guillot

Illustratrice et auteur, Caroline Guillot a créé les blogs Trash Cancan et Des poules et des pois. Gagnante du prix du meilleur blog, dans la catégorie culture générale, lors des Golden Blog Awards 2011, elle travaille aujourd’hui sur des romans historiques et des guides didactiques. Elle a publié son premier livre, Trash Cancan, la véritable histoire des rois et des reines de France, aux éditions du Chêne en 2013.

Mon avis

Voilà un livre qui satisfera les amateurs de cette grande dame qu’est Agatha Christie. J’ai passé un excellent moment avec ce roman graphique à la fois ludique et instructif. Celui-ci s’ouvre sur une préface qui présente brièvement la célèbre romancière avant de laisser place à des références historiques qui nous informent sur ce qu’était le Royaume-Uni à l’époque de l’auteure, ses moments de gloire mais aussi ses périodes de déclin. S’en suit une biographie plus complète, avant de présenter le genre du polar. Caroline Guillot a fait quelques recherches qui nous permettent de distinguer les différents sous genres tels que le roman énigme, le roman d’espionnage, le roman noir, le thriller, le hard-boiled et le thriller psychologique. Elle nous présente ensuite les personnages récurrents présents dans les romans de la reine du crime Hercule Poirot, Miss Marple, le capitane Arthur Hastings, Tommy et Tuppence Beresford et le superintendant Battle.

Puis, commence le jeu !

les polars

Les polars présents sont les suivants :

  • Le meurtre de Roger Ackroyd
  • Le crime de l’Orient-express
  • A.B. C contre Poirot
  • Mort sur le Nil
  • Dix petits nègres
  • N ou M ?
  • Un cadavre dans la bibliothèque
  • Cinq petits cochons
  • Un meurtre sera commis le…
  • Mon petit doigt m’a dit
  • Le miroir se brisa
  • La nuit qui ne finit pas
  • Poirot quitte la scène

Tous sont présentés sur le même modèle :

Un projet réussi que j’ai beaucoup apprécié ! On peut retrouver dans la même collection Le grand Shakespeare illustré qui attise grandement ma curiosité…