Le guide du mauvais père – Guy Delisle

Titre : Le guide du mauvais père

Auteur : Guy Delisle

Editeur : Delcourt Collection Shampooing

Genre : Roman graphique

Date de sortie : 03/01/2013

Présentation

Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.

Auteur

Guy Delisle est un auteur de bande dessinée et animateur québécois, né le 19 janvier 1966 à Québec. Il est connu pour ses bandes dessinées autobiographiques, dont Pyongyang et Chroniques de Jérusalem.

Mon avis

Je reviens vous parler d’un roman graphique de Guy Delisle après Chroniques birmanes et Chroniques de Jérusalem. Au programme, encore plus d’humour !

Un petit livre très drôle et très décomplexant !!! 😉

Après l’avoir lu, vous vous sentirez le meilleur parent au monde !

A prendre à la dérision bien sûr…

On est tous très occupés. De ce fait, il est parfois difficile d’accorder beaucoup de temps à nos chères petites têtes blondes. Guy Delisle, à regarder trop de séries, en oublie la petite souris. A croire son enfant bien plus âgé qu’il ne l’est, il se lance avec lui dans des conversations d’adultes qui lui fileront des frissons. Il ira même jusqu’à rompre le secret de Pâques…

Bref, avec ces quelques exemples, vous aurez aisément compris que l’auteur met en exergue les petites bourdes qui nous pouvons parfois faire avec nos enfants nous parents humains, parents imparfaits. Il les passe au microscope et y ajoute une bonne bonne dose d’autodérision.

C’est très léger et carrément drôle. J’apprécie décidément beaucoup l’humour et la décontraction de cet auteur. A chaque fois que je referme un de ces livres, j’ai le sourire aux lèvres.

Mais oui vous êtes géniaux ! Et ce ne sont pas vos enfants qui diront le contraire 🙂

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Québec Land – Pauline Bardin, Edouard Bourré-Guilbert, Aude Massot

Titre : Québec Land

Auteurs : Pauline Bardin et Edouard Bourré-Guilbert

Illustratrice : Aude Massot

Editeur : Sarbacane

Genre : Roman graphique – Humour

Date de sortie : 04/06/2014

Présentation

Quebec Land ou l’histoire vécue de deux jeunes français et leur chat qui décident de quitter la France pour vivre au Canada. Après l’obtention de leur PVT (Permis Vacances-Travail), vient l’heure des cartons, des adieux à la famille, des sept heures d’avion et des premiers pas dans le Nouveau Monde… Retrouvez saison après saison les étapes d’une installation réussie, les erreurs à ne pas commettre, les trucs à savoir… Attention : grands froids et caribous ne seront pas les seuls au rendez-vous !

Les auteurs et l’illustratrice

Edouard Bourré-Guilbert est originaire du Mans. Après des études de commerce qui l’ont amené à vivre à Paris, Londres et Osaka, il travaille pour les éditions Soleil et Casterman où il est en charge du développement numérique de catalogues. Puis, il décide de vivre une nouvelle expérience à l’étranger. Accompagné de Pauline Bardin et de leur chat, il s’envole pour un an à Montréal. Pauline Bardin est née au Mans. Elle devient comédienne au sein de la troupe de théâtre Le Marquis Capricieux dirigée par Philippe Bardin. Cinq années en études d’arts du spectacle plus tard, une envie d’aller voir ailleurs la pousse à réserver un billet d’avion à destination de Montréal. Là-bas, elle croise le chemin de UBU, compagnie de création dont elle devient la chargée de projets et de diffusion. Aude Massot est née en 1983 aux Lilas. Diplômée des ateliers BD de l’école bruxelloise St-Luc en 2006, elle entame ensuite une carrière de storyboarder dans le dessin animé. Son premier album, Chronique d’une chair grillée, réalisé en collaboration avec Fabien Bertrand, paraît aux Enfants rouges en 2009. Suivent deux autres publications. En 2011, elle part vivre un an à Montréal. Elle rencontre les auteurs Édouard Bourré-Guilbert et Pauline Bardin et devient la dessinatrice de Québec Land.

Mon avis

Aussitôt reçu ( après trois semaines d’attente…) aussitôt lu !!!

Décidément, j’aime vraiment beaucoup ces romans graphiques qui abordent les faits de société avec humour. Je vous avais parlé il y a peu de deux romans graphiques de Guy Delisle ( dont je vous reparle très très vite !). Je reviens aujourd »hui avec Québec Land, écrit par un couple qui a décidé, en 2014, de vivre un an au Québec.

Comme le soulignent Pauline et Edouard :  » Le Québec, c’est super ! « . En effet, qui est revenu déçu du Québec ? Bon, je n’ai pas encore eu la chance de m’y rendre, mais c’est un projet à moyen terme que je compte bien réaliser. D’où l’achat de ce livre 😉 Nous avons tous dans notre entourage, ou dans l’entourage de notre entourage (!) des personnes qui ont visité le Québec, voire même qui y ont vécu, et qui nous disent que :  » Le Québec, c’est super ! « .

L’installation du couple est abordée avec humour et légèreté , les clichés sont tournés à la dérision et le sourire ne m’a pas quitté du début à la fin de cette lecture. Autre point positif : les illustrations que j’ai trouvées plus que réussies.

J’ai donc fait un très bon voyage à travers ces pages qui fleurent bon le vécu. Petit bémol néanmoins : c’est beaucoup trop court…J’aurais souhaité que certains points, qui sont juste abordés, soient plus détaillés. Je vous laisse découvrir lesquels !

Une lecture qui m’a toutefois fait passer un très bon moment et qui correspond totalement à mes envies du moment. J’apprécie tellement de voyager en lisant et ici le pari est plus que réussi ! Dépaysement garanti si vous souhaitez découvrir le pays de la poutine. Mais pas que…;-)

Chroniques de Jérusalem – Guy Delisle

Titre : Chroniques de Jérusalem

Auteur : Guy Delisle

Editeur : Delcourt

Genre : Roman graphique

Date de sortie : 16/11/2011

Présentation

Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.

Auteur

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Guy Delisle est un auteur de bande dessinée et animateur québécois, né le 19 janvier 1966 à Québec. Il est connu pour ses bandes dessinées autobiographiques, dont Pyongyang et Chroniques de Jérusalem.

Mon avis

J’ai découvert Guy Delisle à travers Chroniques birmanes, roman graphique que j’avais beaucoup apprécié. Aujourd’hui, je ressors EN-CHAN-TEE de Chroniques de Jérusalem qui est un gros coup de cœur dans le genre.

Il y a un peu plus de deux ou trois ans encore, je ne m’intéressais absolument pas à la bande dessinée. Un tort, car le genre regorge vraiment de pépites. En me baladant en librairie, je me suis un jour attardée dans le rayon et depuis, je lis de temps à autre certains titres.

Chroniques de Jérusalem m’a appris des tas de choses, la zone ne manque pas de complexité. Le lecteur découvre les lieux en même temps que l’auteur qui a sa façon bien a lui de s’en imprégner. Tout en décontraction et légèreté. Pourtant, la ville et ses alentours ne manquent pas de zones d’ombre. L’épouse de l’auteur, administratrice pour MSF, est toujours très occupée. Par conséquent, celui-ci se retrouve souvent seuls à devoir s’occuper des enfants. Il crée des liens avec d’autres expatriés, part à la découverte des environs et essaie, dès que le temps le lui permet d’avancer sur ses projets professionnels. Son calme est contagieux.  Ainsi que sa bonne humeur. Il ne se laisse jamais démonté par les démarches administratives et les difficultés liées à l’expatriation. Il voit toujours les choses de façon positive, ce qui lui réussit plutôt bien.

C’est intelligent et drôle à la fois. Un savoureux mélange de culture et de détente.

Si vous êtes tentés par un tel cocktail, je vous conseille mille fois cette BD !!!

Un régal !!!

Paroles d’honneur – Leïla Slimani / Laëtitia Coryn

Titre : Paroles d’honneur

Auteure : Leïla Slimani

Illustratrice : Laëtitia Coryn

Editeur : Les arènes

Genre : Roman graphique

Date de sortie : 06/09/2017

Présentation

Une BD-REPORTAGE sur la sexualité des femmes au Maroc

Rabat, été 2015.
Suite à la parution de son livre Dans le jardin de l’ogre, un roman cru et audacieux qui aborde la thématique de l’addiction sexuelle, Leila Slimani part à la rencontre de ses lectrices marocaines. Face à cette écrivaine franco-maghrébine décomplexée qui aborde la sexualité sans tabou, la parole se libère.

Au fil des pages, l’auteur recueille des témoignages intimes déchirants qui révèlent le malaise d’une société hypocrite dans laquelle la femme ne peut être que vierge ou épouse, et où tout ce qui est hors mariage est nié  : prostitution, concubinage, homosexualité. Le code pénal punit toute transgression  : un mois à un an de prison pour les relations hétérosexuelles hors mariage, six mois à trois ans de prison pour les relations homosexuelles, un à deux ans de prison pour les adultères.

Soumises au mensonge institutionnalisé, ces femmes nous racontent les tragédies intimes qui égrènent leurs vies et celles des femmes qui les entourent  : IVG clandestines, viols, lynchages, suicides. Toutes sont tiraillées entre le désir de se libérer de cette tyrannie et la crainte que cette libération n’entraîne l’effondrement des structures traditionnelles.

A travers cette BD, il s’agit de  faire entendre la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’Etat. Et où le droit des femmes passera, avant tout, par la défense de leurs droits sexuels.

Auteure

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Leïla Slimani est l’auteure de deux romans parus aux éditions Gallimard : Dans le jardin de l’ogre et Chanson douce (prix Goncourt 2016). Elle signe ici son premier roman graphique. Laetitia Coryn est auteure de plusieurs BD et dessinatrice du best-seller mondial Une histoire du sexe (Les Arènes BD).

Mon avis 

Un roman graphique que je voulais lire depuis un petit moment déjà. Un mélange des genres : bande dessinée et interview très intéressant. Nous voici au cœur de la société marocaine. Sujet : le sexe hors mariage. Le sexe, des femmes hors mariage pour être plus précise. Pour beaucoup, il est totalement proscrit dans ce pays. Leïla Slimani s’entretient avec des femmes qui le pratiquent : elles sont en concubinage, sont homosexuelles ou encore se prostituent. Toutes se livrent sincèrement sur ce qu’est leur vie dans un pays qui n’a pas accepté l’idée que le sexe se pratique indépendamment des vœux sacrés du mariage et qu’une femme peut en aimer une autre.

Mariages forcés, avortements prohibés mais parfois clandestins, viols, agressions…Les témoignages sont très poignants. J’ai dévoré cette BD avec attention et tristesse à la fois. Comment est-ce encore possible de nos jours ? La question qu’on se pose pour toutes ses choses qui nous paraissent anormales.

Plus qu’une étude sociologique, une belle mise en lumière de ces femmes pour qui, je l’espère très fort, toute cette souffrance appartiendra un jour au passé.

 

Le monde de Lily Wong – Larry Feign

Titre : Le monde de Lily Wong

Auteur : Larry Feign

Editeur : Gope éditions

Genre : Bande dessinée – Humour

Date de sortie : 09/07/2014

Présentation

Le monde de Lily Wong, c’est Hong Kong, cette masse de monnaie hyperactive, cet univers bruyant bourré de contradictions de la côte sud de la Chine. Ici, se rencontrent Orient et Occident, riches et pauvres, hommes et femmes, occasionnant souvent des résultats aussi désastreux qu’hilarants. Prenez une jeune fille célibataire, à la fois douce et entière, son père qui hait les étrangers, un frère fou de chevaux, des politiciens, des snobs élitistes, des devins, des vendeuses de grands magasins, des cadres venus de l’autre côté de la frontière… et un démon étranger maladroit qui ne laisse jamais la jeune fille en paix… Mettez les tous ensemble et qu’est-ce que vous obtenez ? A vous de le découvrir à travers le regard irrévérencieux et plein d’affection de Larry Feign sur la vie et l’amour du côté de la mer de Chine du Sud. Traduit de l’anglais par Arnaud Lanuque.

Auteur

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Même sa biographie est présentée avec humour 😉

Larry Feign n’a cessé de décevoir sa mère depuis l’âge de 7 ans, quand il a commencé à faire une bande dessinée humoristique pour le journal de l’école primaire ; sa maman pense toujours qu’il aurait pu être un grand neurochirurgien. D’ailleurs, elle n’est pas davantage satisfaite que les BD de son fils aient été publiées dans des journaux aussi insignifiants que le Time, Newsweek, The Economist, Fortune, The New York Time, Der Spiegel, Pravda et tant d’autres de par le globe, ou qu’il ait réalisé des dessins animés pour des petits studios aussi obscurs que Cartoon Network et Disney. Elle n’est davantage satisfaite qu’il ait publié seulement 15 livres et qu’il ait reçu des prix. Tout cela ne sont que des distractions qui retardent le jour où elle pourra dire :  » Mon fils, le docteur.  » Larry a commencé par faire des caricatures sur la plage de Waikiki, à Honolulu, avant de s’installer à Los Angeles où il a dessiné des storyboards pour l’un des plus grands studios d’animation d’Hollywood. En 1985, il est venu à Hong Kong et, au lieu de séjourner deux semaines comme prévu, il est resté et s’est fait un nom en tant que dessinateur humoristique. Lily Wong, son comic strip quotidien, a été considéré comme le révélateur de la société et de la politique hongkongaise. C’est peut-être pour cette raison que sa publication a été brutalement interrompue quand le nouveau propriétaire du journal a été en désaccord avec la façon dont ses amis du Politburo étaient représentés. En 1997, Larry a été chargé par le journal anglais The Independent de chroniquer en BD les 100 derniers jours de Hong Kong sous l’autorité britannique. Il a ensuite passé deux ans à Londres où il a dessiné pour le Time, The Economist plus quelques autres, avant de revenir à Hong Kong pour redémarrer Lily Wong dans le iMail, un journal qui n’existe plus. En 2001, Larry a mis en veilleuse la BD pour se reconsacrer à l’animation. Il a écrit, produit et dirigé des dessins animés pour la télévision, entre autres. Il a aussi écrit des chroniques et des articles pour des magazines et a travaillé sur plusieurs livres. En janvier et février 2011, il a séjourné dans la très prestigieuse résidence d’artistes américaine The MacDowell Colony, pour travailler sur un nouveau livre. Larry se considère comme un Américain  » générique  » : né à New York, élevé en Californie, il a vécu en Géorgie, dans le Vermont et à Hawaï, mais aussi en Allemagne et en Angleterre. Il réside de nos jours sur une île de la mer de Chine du Sud, dans un petit village, avec sa femme, la psychologue Cathy Tsang-Feign, deux chiens, ainsi que de nombreux et adorables oiseaux migrateurs plus, de temps à autre, un cobra de passage dans son jardin. A ses heures perdues, Larry aime manger une barre chocolatée Snickers, faire du vélo ou un peu de muscu à la maison, lire des romans westerns, quelquefois les trois en même temps.

Mon avis

En voici une lecture sympathique ! Je remercie chaleureusement la masse critique Babelio pour cet envoi. J’ai vraiment passé un bon moment 🙂

Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire des BD Humour. Dommage, parce qu’en fait, je me suis rendue compte que j’aime bien ça ! J’avais déjà testé Les chroniques birmanes et je vais enchainer sur Les chroniques de Jérusalem. Petit plus pour moi, enfin, grand plus : on en apprend sur la culture du pays, ce qui permet de réunir mes deux passions : lecture et voyage !

Bon, revenons à Le monde de Lily Wong. C’est plein de clichés, c’est tellement gros mais c’est tordant ! Hong Kong est présentée dans toute sa splendeur. Une ville bruyante, sale qui grouille en permanence. D’un côté, les chinois et de l’autre les Gwailos. Entre eux, c’est la guerre ! Bon, même si le tableau présenté par l’auteur n’est pas idyllique, celui-ci se contente de grossir les traits sur des problèmes existants. Le côté à la fois humoristique et déjanté est très plaisant. On rit bien !

Le Journal d’Anne Frank

Titre : Le Journal d’Anne Frank

Auteur et illustrateur : Ari Folman et David Polonsky

Editeur : Calmann-Levy

Genre : Roman graphique

Date de sortie : 04/10/2017

Présentation

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre.
Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans « l’Annexe » de l’immeuble du 263, Prinsengracht, où Anne écrit son journal. Le 4 août 1944, la famille est arrêtée
vraisemblablement sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen,
Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot.

Auteur

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Ari Folman, né le 17 décembre 1962 à Haifa en Israël, est un scénariste et réalisateur israélien de cinéma. Ari Folman commence sa carrière en réalisant plusieurs documentaires pour la télévision israélienne, dont beaucoup dans les territoires occupées de Gaza. Il collabore également sur une série télé pour enfants. En 1995, le cinéaste réalise son premier long-métrage: Clara Hakedosha.

Illustrateur

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David Ponlonski est né à Kiev, en Ukraine en 1973. Il est chef décorateur, directeur artistique et illustrateur. Il a collaboré avec Ari Folman sur le film d’animation Valse avec Bachir et a signé l’adaptation graphique du Journal D’Anne Frank.

Mon avis

Un roman graphique très réussi tant au niveau des illustrations que du texte.

Je l’ai trouvé très fidèle à l’autobiographie initiale d’Anne Frank que j’avais lue au collège. En effet, ça date ! Néanmoins, ce livre m’avait tellement marquée ( peut-il en être autrement ?!) que les détails de certains passages sont encore très clairs dans mon esprit. D’ailleurs, afin de ne pas dénaturer l’œuvre de base, l’auteur à parfois copier certains passages du journal plutôt que de se risquer à des modifications qu’il n’a pas jugé judicieuses de faire.

Le caractère si particulier de la jeune fille est parfaitement mis en avant. Les différentes périodes de sa vie également. On perçoit parfaitement son évolution, de petite fille, son insouciance, à l’adolescente et les interrogations et inquiétudes que la guerre suscite chez Anne. On ne peut qu’être admirative devant tant de maturité à un si jeune âge même si parfois, elle m’a irritée avec ses réflexions et son fort, très fort caractère.

L’enfer que tous vivent dans l’Annexe est également très présent même si le côté illustré modère parfois l’horreur. De ce fait, je trouve cette lecture parfaitement adaptée à des plus jeunes ( pas trop jeunes non plus…) qui commenceraient à étudier la seconde guerre mondiale à l’école. Au programme du CM2, me semble-t-il.

Comme l’auteur l’explique, il a dû faire des choix car transposer le texte dans son intégralité aurait conduit à un roman graphique de 3500 pages (!), ce qui selon lui aurait démotivé les plus jeunes dans leur lecture. De plus, les comparaisons qu’Anne établit tout au long de son journal entre sa personnalité et celle de se sœur ont été condensées en une seule planche, ce qui permet d’avoir une vue condensée tout en étant

Ce n’est pas sans une boule à l’estomac que je referme ce roman qui nous renvoie à une très sombre période de l’Histoire. Je suis heureuse de m’y être plongée, après bien des hésitations je dois dire.

Une lecture que je conseille aux enfants (pas trop petits donc) comme aux adultes. Et pourquoi pas une lecture en duo : parent-enfant !

Chroniques birmanes – Guy Delisle

Titre : Chroniques birmanes

Auteur : Guy Delisle

Edition : Delcourt

Genre : Bande dessinée

Date de sortie : 17/10/2007

Présentation

Guy Delisle s’est rendu en Birmanie pour suivre sa femme qui travaille pour Médecins sans frontières. Comme dans ses précédents ouvrages, il raconte son quotidien : les gens, la culture, la dictature…

Auteur

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Guy Delisle est un auteur de bande dessinée et animateur québécois, né le 19 janvier 1966 à Québec. Il est connu pour ses bandes dessinées autobiographiques, dont Pyongyang et Chroniques de Jérusalem.

Mon avis

Une bande dessinée que j’ai vraiment pris plaisir à lire ! Une lecture distrayante, très intéressante lors de laquelle j’ai beaucoup appris sur la Birmanie et sa politique. L’auteur oscille entre dénonciation et humour. Il apparaît parfois comme totalement désabusé. Néanmoins, il se fait à la situation qui est extrêmement alarmante à certains moments. Il aborde un sujet sensible, présente une culture et des coutumes pour le moins étonnantes pour tout habitant de l’Occident. 

L’homme garde son calme en toute circonstance et essaie de profiter pleinement de sa venue dans le pays, toujours prêt à faire de nouvelles découvertes.

Une bande dessinée qui n’est pas toute jeune mais qui vieillit bien. J’ai toutefois préféré le texte aux illustrations que je ne trouve pas toujours très lisibles.

Entre autobiographie, bande dessinée, récit de voyages et récit sociologique. Un régal qui ravira tous les curieux !!!

J’ai hâte de découvrir Chroniques de Jérusalem, Pyonyang et Shenzhen.