La grande Agatha Christie illustrée de Caroline Guillot

Titre : La grande Agatha Christie illustrée

Auteur : Caroline Guillot

Genre : Roman graphique

Editions : Editions du chêne

Date de sortie : 02/11/2017

Présentation

Agatha Christie, en voilà une reine du crime ! À la lecture de chacun de ses livres, vous vous triturez les méninges pour découvrir le coupable, et finalement, Hercule Poirot, Miss Marple ou Tommy et Tuppence Beresford vous coiffent au poteau.
Mais si après la présentation de la situation, le plan de la scène de crime et l’énoncé des indices, la solution n’était pas dévoilée ? Ce serait alors à vous de devenir détective amateur !
Retrouvez les 13 plus belles enquêtes de la grande Agatha Christie résumées avec des dessins aussi drôles qu’instructifs et tentez à votre tour de retrouver les coupables !

Auteur

Caroline Guillot

Illustratrice et auteur, Caroline Guillot a créé les blogs Trash Cancan et Des poules et des pois. Gagnante du prix du meilleur blog, dans la catégorie culture générale, lors des Golden Blog Awards 2011, elle travaille aujourd’hui sur des romans historiques et des guides didactiques. Elle a publié son premier livre, Trash Cancan, la véritable histoire des rois et des reines de France, aux éditions du Chêne en 2013.

Mon avis

Voilà un livre qui satisfera les amateurs de cette grande dame qu’est Agatha Christie. J’ai passé un excellent moment avec ce roman graphique à la fois ludique et instructif. Celui-ci s’ouvre sur une préface qui présente brièvement la célèbre romancière avant de laisser place à des références historiques qui nous informent sur ce qu’était le Royaume-Uni à l’époque de l’auteure, ses moments de gloire mais aussi ses périodes de déclin. S’en suit une biographie plus complète, avant de présenter le genre du polar. Caroline Guillot a fait quelques recherches qui nous permettent de distinguer les différents sous genres tels que le roman énigme, le roman d’espionnage, le roman noir, le thriller, le hard-boiled et le thriller psychologique. Elle nous présente ensuite les personnages récurrents présents dans les romans de la reine du crime Hercule Poirot, Miss Marple, le capitane Arthur Hastings, Tommy et Tuppence Beresford et le superintendant Battle.

Puis, commence le jeu !

les polars

Les polars présents sont les suivants :

  • Le meurtre de Roger Ackroyd
  • Le crime de l’Orient-express
  • A.B. C contre Poirot
  • Mort sur le Nil
  • Dix petits nègres
  • N ou M ?
  • Un cadavre dans la bibliothèque
  • Cinq petits cochons
  • Un meurtre sera commis le…
  • Mon petit doigt m’a dit
  • Le miroir se brisa
  • La nuit qui ne finit pas
  • Poirot quitte la scène

Tous sont présentés sur le même modèle :

Un projet réussi que j’ai beaucoup apprécié ! On peut retrouver dans la même collection Le grand Shakespeare illustré qui attise grandement ma curiosité…

 

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Mr Brown : Les Beresford / Emilio Van Der Zuiden

Titre : Mr Brown : Les Beresford

Auteur et illustrateur : Emilio Van Der Zuiden d’après l’œuvre d’Agatha Christie

Editeur : Paquet

Genre : Bande dessinée

Date de sortie : 29/11/2017

Présentation

Mr Brown met en scène deux « vieux » amis, Prudence Cowley (dite Tuppence) et Thomas Beresford (dit Tommy), tous deux démobilisés après la Première Guerre mondiale, la première ayant participé à l’effort de guerre par son travail d’infirmière, le second après avoir combattu (et été blessé) dans les rangs britanniques. Ils sont tous deux mêlés à une affaire d’espionnage, au cours de laquelle ils seront aux prises avec un mystérieux adversaire, surnommé Mr Brown, lequel tient absolument à récupérer des documents compromettants confiés à une jeune fille, une certaine Jane Fish, rescapée du torpillage du paquebot Lusitania, et qui, consciente du risque couru, n’a cessé de se cacher depuis lors en dissimulant son identité. L’adversaire des deux héros projette en effet de renverser par une révolution l’ordre social établi au Royaume-Uni, projet qui pourrait être anéanti par la découverte de ces documents…

Auteur et illustrateur
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Julio Ballester alias Emilio Van Der Zuiden, dessinateur et scénariste de bandes dessinées est né en 1968 en Belgique « d’un père batave et d’une mère gitane andalouse ». Il a étudié à Paris, puis a exercé plusieurs métiers dans la presse écrite, pour finalement se lancer en 2007 dans la bande dessinée. Il publie sous le patronyme de Julio Ballester un premier album, Georges Caplan vous parle…Ce graphic novel raconte la vie de bohème, dans le Paris des années 1960, d’un jeune poète espagnol: Jorge Bernall. L’auteur hispano-batave ne sera révélé au grand public qu’avec « Le Mystère de la Traction 22 » (Les Enquêtes auto de Margot, aux éditions Paquet-juillet 2009). Le succès est tel que Pierre Paquet, l’éditeur, crée pour l’occasion la collection Calandre. Une deuxième aventure intitulée « Les Déesses de la route » est publiée en septembre 2010. Le scénario est cette fois cosigné par Metapat, (qui fut un temps directeur de la collection). En 2011, Emilio Van der Zuiden dessine en solo « Les Filles de l’oncle Bob » (collection Calandre, éditions Paquet, août 2011). Avec toujours Metapat au scénario, cette aventure est une bio romancé du célèbre pilote de rallye Robert Neyret. Il est aujourd’hui sur un nouveau projet solo : « Mc Queen ».

Mon avis

Je termine ma découverte des adaptations des romans d’Agatha Christie en BD avec Mr Brown : Les Beresford. Je vous rappelle les trois titres disponibles que j’ai lus et commentés sur le blog.

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Une belle découverte. Je viens de faire la connaissance de Tuppence, bien moins connue que les héros légendaires d’Agatha Christie : Hercule Poirot et Miss Marple Christie. Tuppence est la moitié féminine du fringant duo Beresford. Créés en 1922 dans Mr Brown, les deux détectives sont, à leurs débuts, représentatifs de la jeunesse enthousiaste et libérée des années vingt.

Une bande dessinée qui a su me tenir en haleine jusqu’à la fin ! Je l’ai adorée.

Les illustrations sont superbes. Un véritable plaisir pour les yeux.  Le Londres d’antan est très joliment retranscrit. L’ambiance de l’époque est palpable et c’est précisément ce que je recherche dans mes lectures. Au delà d’une enquête, je souhaite un décor dans lequel me plonger, une histoire qui me fait oublier que je suis en train de lire.

Le suspense est présent du début à la fin. Les péripéties s’enchaînent. Elles ne laissent aucun répit au lecteur.

Je ne saurais trop vous conseiller cette BD, à vous, fans d’Agatha Christie !

Un cadavre dans la bibliothèque de Dominique Ziegler

Titre : Un cadavre dans la bibliothèque

Auteur : Dominique Ziegler d’après l’œuvre d’Agatha Christie

Illustrateur : Olivier Dauger

Genre : Bande dessinée

Editeur : Paquet

Date de sortie : 29/11/2017

Présentation

Le cadavre étranglé d’une femme inconnue est découvert au petit matin sur le tapis de la bibliothèque de la demeure du colonel Arthur Bantry et de son épouse Dolly. Celle-ci fait immédiatement appel au bon sens de son amie Jane Marple, pour dénouer un écheveau encore plus compliqué qu’il n’y paraît au premier abord. Jane Marple, plus connue sous le nom de Miss Marple, est un personnage de fiction créé par la romancière Agatha Christie. Un Cadavre dans la bibliothèque est la seconde aventure de ce personnage atypique, sorte de « détective en fauteuil » (en anglais : armchair detective) qui vit à St Mara Mead, village imaginaire de la campagne anglaise. Une de ses maximes favorites dit que « la nature humaine est partout la même ».

L’auteur

 

Né en 1970, il vit et travaille à Genève. Auteur metteur en scène, il revendique un théâtre ludique, politique, et populaire. Parmi ses pièces, citons « Affaires privées », « N’Dongo revient », « Patria Grande » ou « Le Trip Rousseau ».

Pour plus d’informations, voici son site internet : http://www.dominiqueziegler.com/

L’illustrateur

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Olivier Dauger, illustrateur pour la société Kot & Kat est l’un des dessinateurs clé de la collection Cockpit chez Paquet où il dessine la série Ciel en Ruine dont le T.3 est en cours. Diplômé de l’Esag Penninghen, l’école supérieure de design, d’art graphique et d’architecture intérieure à Paris en 1992, Olivier Dauger sa lance dans le graphisme et l’illustration pour la presse, la communication et la publicité. Son influence très BD franco-belge est marquée par la ligne claire de ses maîtres tels que Edgar P. Jacob, Yves Chaland, Serge Clerc ou Jacques Martin. Il était logique de le voir se diriger vers la bande dessinée.

 

Mon avis

Je continue ma découverte de l’adaptation des romans d’Agatha Christie en BD. Si j’avais été enchantée par Le crime de l’Orient-Express, je suis un peu plus mitigée sur Un cadavre dans la bibliothèque.

Tout d’abord, j’aime moins les illustrations :

Je suis par contre ravie de retrouver Miss Marple même si je pense que ma préférence va plutôt à Hercule Poirot pour je ne sais quelles raisons. Le mystère qui l’entoure peut-être, son côté loup solitaire.

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J’avais lu le roman d’Agatha Christie en 1993, j’avais 12 ans et j’étais déjà fan de cette grande dame… et des chroniques 😉

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Je vous avoue que je ne me souvenais plus de l’histoire dans les détails alors que pour Le crime de l’Orient -Express, lu à la même époque, tout était encore très clair dans mon esprit. Je pense donc que ce n’est pas tant la BD qui n’a pas su me happée mais davantage l’intrigue elle-même. Le genre n’y est donc pour rien.

Néanmoins, une enquête qui m’a peu passionnée ajoutée à des illustrations que je n’ai pas trouvées à mon goût, donne donc cet avis mitigé que je vous livre.

Pour conclure, j’ajouterais que si vous êtes fan de BD et d’Agatha Christie, laissez-vous tout de même emporter par la curiosité. Vous passerez tout de même un bon moment !

 

Le crime de l’Orient Express de Benjamin Von Eckartsberg

Titre : Le crime de l’Orient Express

Auteur : Benjamin Von Eckartsberg d’après le roman d’Agatha Christie

Illustrateur : Chaiko

Genre : Bande dessinée adulte

Editeur : Paquet

Date de sortie : 29/11/2017

Présentation

Hercule Poirot est à Istanbul où il compte faire un peu de tourisme. Mais un télégramme lui demande de rentrer de toute urgence. Il doit prendre alors un billet pour l’Orient-Express en direction de Londres. Il reconnaît son ami M. Bouc, directeur de la ligne, qui va aussi en direction de Londres. Dans le train, M. Ratchett, un riche Américain, est tué au milieu de la nuit. Examinant le corps avec l’aide du docteur Constantine, il constate qu’il a été tué de douze coups de couteau. Poirot, en collaboration avec M. Bouc et le docteur Constantine, interroge les passagers du train et découvre un grand nombre d’informations complémentaires. Mais le mystère s’épaissit, tout comme la neige autour du train immobilisé au milieu de nulle part.

Auteur et illustrateur

Benjamin von Eckartsberg

Benjamin von Eckartsberg a étudié la Communication visuelle à Munich et est membre depuis 1995 de  »l’Artillerie ». Il travaille depuis 1993 comme illustrateur indépendant, et collabore à de nombreuses reprises avec Thomy.

 Chaiko

Chaiko (de son vrai nom Cai Fong) est un réalisateur de dessins animés basé à Shanghai. Il illustre de façon magistrale la suite de La chronique des immortels, adapté par Benjamin Von Eckartsberg.

Mon avis

Cette bande dessinée sortie fin novembre me faisait de l’œil. A la sortie imminente d’une nouvelle adaptation cinématographique de l’œuvre s’ajoute le fait que je suis une grande fan de madame Agatha Christie ! Je ne pouvais donc pas passer à côté de la BD.

Je dois dire qu’une fois encore, ma curiosité m’aura joué de jolis tours ! Je la trouve très réussie. L’ambiance qui s’en dégage me rappelle totalement celle des romans de la reine du crime avec un Hercule Poirot très…charismatique !

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Les illustrations, quoiqu’un peu sombres, sont néanmoins très belles :

L’histoire est fidèle à l’originale ; histoire que je vais d’ailleurs relire. J’avais douze ou treize ans à l’époque. C’est loin…Je compte également relire Dix petits nègres. Ce sont mes deux préférés de l’auteure. Puis, en découvrir d’autres courant 2018.

D’autres bandes dessinées d’Agatha Christie sont désormais disponibles :

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Je les ai lues. Je vous en parle très bientôt ! 🙂

Fans d’Agatha Christie et de BD ??? Eh bien n’attendez plus ! Foncez acheter cette belle pièce qui ornera sublimement votre bibliothèque 🙂

Les 4 saisons d’Agathe / Albane Devouge

Titre : Les 4 saisons d’Agathe

Auteur : Albane Devouge

Edition : Hors Collection

Date de sortie : 16/03/2017

Présentation

Le dessin alerte et sensible d’Albane Devouge croque les humeurs et les pensées d’Agathe, une jeune femme française de 25-30 ans qui traverse son époque et la commente de son regard tendre, pertinent et sympathique.

Fête du travail, Saint-Valentin, 1er avril… Tout est prétexte à des illustrations qui ne manquent jamais d’humour et abordent, avec légèreté, la solitude ou encore les soucis d’argent, la recherche d’emploi, ou tout simplement la perplexité que nos infrastructures nous inspirent la plupart du temps.

Auteur

Passionnée par l’écriture, le dessin et la photographie, Albane Devouge est connue pour son blog humoristique baptisé  » L’Agenda d’Agathe  » dont voici le lien : http://lagenda-dagathe.blogspot.fr

Armée de son esprit critique et de sa pointe d’ironie, elle aborde et analyse tous les thèmes un peu sensibles de notre société.

Mon avis

Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, ces derniers temps, je m’intéresse de près aux bandes dessinées moi qui n’avais lu que les Tintin…que j’adore d’ailleurs ! Mais bon, malgré ma grande admiration pour le petit reporter belge numéro dans mon cœur, je dois reconnaître que depuis l’époque où je m’asseyais en tailleur à même le sol pour lire des BD, le genre a bien évolué.

Aujourd’hui, c’est une BD humoristique que je vous présente. La couverture m’a fait de l’œil donc, je suis allée voir tout ça de plus près. Pauvre Agathe, comme des millions de français, elle est au chômage…Ce n’est pas sans humour que l’auteure aborde ce sujet sensible. Mais, comme elle le fait dire à son personnage, Agathe est sans emploi, elle n’est pas morte. Il faut relativiser !

Sur un an, Agathe expérimente les diverses fêtes qui ponctuent l’année à travers son expérience de chômeuse : la saint Valentin (car Agathe cherche aussi l’amour…), le 1er mai qui en soi n’a pas trop de sens pour elle, les soldes, les deux mois d’été lors desquels rien ne se passe et qui représentent une véritable plaie pour un inactif en quête d’un boulot. Elle fait face à tout un tas de situations cocasses auxquelles on ne pense même pas quand on n’est pas confronté au problème…Classique.

C’est drôle et tout à fait réaliste. L’auteure porte un regard d’une grande justesse et démontre à quel point il peut être difficile de survivre dans notre société lorsqu’on est marginalisé, qu’on le veuille ou non, parce qu’on n’a pas d’emploi.

On peut rire de tout…mais pas avec tout le monde…

Quant aux dessins qui illustrent le thème, j’avoue que je les ai trouvés, pour certains vraiment très drôles. D’ailleurs j’en partage quelques uns avec vous.

Un agréable moment de lecture !

 

 

 

Quitter Paris de Mademoiselle Caroline

Titre : Quitter Paris

Auteur : Mademoiselle Caroline

Edition : Delcourt

Date de sortie : 08/03/2017

Comme son nom l’indique, Quitter Paris raconte l’histoire d’un couple qui décide de quitter la bruyante capitale et sa vie stressante pour un endroit plus calme. C’est à Annecy, en Haute-Savoie qu’ils ont élu leur futur domicile. Virage à 180 degrés ! Pour ce qui y ont déjà songé, Caro nous démontre que c’est possible.

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Avec humour, la transition entre ces deux styles de vie diamétralement opposées est joliment narrée.

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Si les premières pages permettent de comparer la vie urbaine et le quotidien à la montagne, le lecteur se retrouve ensuite au cœur de la nouvelle vie de la jeune femme. Que ce soit d’un point de vue vestimentaire ou gastronomique, la nouvelle installation demande des changements en profondeur. Et puis, passé un certain âge, ce n’est plus si facile de se faire de amis. Lorsqu’une personne a déjà sa vie et ses compères de longue date, elle n’est pas toujours ouverte à l’inconnu(e) qui s’installe. Mais Caro ne l’entend pas de cette oreille et est prête à tout pour ne plus manger des chips en tête à tête avec son homme le samedi soir. Son compagnon, d’ailleurs, on le verra peu. L’histoire est surtout concentrée sur elle.

Si vous avez envie de passer un moment agréable avec une lecture légère( bourrée de clichés, certes…)cette BD est peut-être faite pour vous. Pour ma part, j’avoue que j’ai passé un bon moment mais…sans plus. Les textes, sur certaines pages, manquent de lisibilité à mon goût, ce qui a un peu freiné mon entrain.

 

Millenium, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Tome 1 (bande dessinée)

Titre : Millenium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Extrait du roman de Stieg Larson

Scénario : Sylvain Runberg

Dessin : José Homs

Edition : Dupuis

Genre : Bande dessinée

Date de publication : 22/03/2013

Résumé 

Les best-sellers écrits par Stieg Larsson mêlent serial killers et scandales politico-financiers.

Mis à l’écart du magazine Millenium, Mikael Blomkvist est engagé pour reprendre l’enquête sur l’héritière Vanger disparue 44 ans plus tôt. Le journaliste accepte contre la promesse d’informations sur les cartels suédois. Son chemin croise alors celui de Lisbeth Salander. Pirate informatique surdouée, experte en close-combat et totalement asociale, Lisbeth applique aux « hommes qui n’aiment pas les femmes » sa propre notion de la justice.

Mon avis

Super Blomkvist, le retour ! J’adore ce personnage !!! Je suis fan fan fan de lui et de cette extraordinaire saga qui m’a ouvert aux polars suédois dans un premier temps puis aux polars nordiques par la suite. Aujourd’hui, c’est la BD que je teste alors qu’elle est sortie en 2013…Il faut dire que mon engouement pour ce genre et tout récent !

Dans un premier temps, j’ai revécu mon voyage à Stockholm à travers les illustrations qui représentent certains monuments de la ville ou encore la maison « fictive » de Mikael qui existe bel et bien. Pour les connaisseurs de la ville, elle se trouve dans une petite rue près de la station de métro Slussen ! Donc, la découverte commence plutôt bien !

Je retrouve mes personnages. Mikael bien sûr, journaliste économique et cofondateur de la revue Millenium, ce charismatique investigateur auquel les femmes ne savent pas résister. D’ailleurs, il n’a rien à faire, elles viennent d’elles-mêmes… Ensuite, la seule et l’unique Lisbeth Salander, l’incontrôlable, l’indomptable jeune femme au style gothique qui travaille pour Milton Security mais dont les talents cachés sont pourtant si précieux. Indépendante, sous des apparences plus que rudes, elle ne l’est pas tant que ça. Elle s’en prend juste à ceux qui viennent empiéter sur son territoire et crèvent sa bulle. Elle n’a peur de rien ni de personne. Néanmoins, en écaillant un peu le vernis, on se rend vite compte de sa fragilité. Puis, on retrouve ce porc de N. E. Bjurman, le nouveau tuteur de la jeune femme qui tout comme dans le roman, apparait détestable.

Dans cette BD, les personnages principaux ont gardé toute l’envergure et le charisme octroyés par son créateur Stieg Larson. D’emblée, on replonge dans le Millenium originel. Certains passages sont assez rudes, tout comme dans le roman certes, mais avec les images en plus, cela confère à l’histoire un degré supplémentaire de dureté. Mais bon, on s’en remet très vite (!) car on est happé par le rythme soutenu. On passe rapidement d’un personnage à un autre : les enquêtes de Blomkvist, la vie de Lisbeth… Parfois, certaines pages sans texte nous replongent dans le passé de la famille pour laquelle le journaliste enquête.

Je suis emballée par le résultat. Littéralement. Bon, il est vrai qu’en étant fan++++ de la saga, il y avait peu de risques pour que je sois déçue. Mais tout de même, le défi était risqué. En tout cas, à mes yeux le difficile pari est remporté. Il n’est tout de même pas évident de retranscrire plus de cinq cents pages, et pas n’importe lesquelles, des pages mythiques de l’histoire du polar scandinave, en une soixantaine de pages fois deux ! En effet, chaque roman est représenté par deux BD diptyques soit un total de six recueils.

Je vais m’empresser de découvrir les suivants !!!

 

Scénariste

Sylvain Runberg, né en 1971 à Tournai d’une mère Belge et d’un père Français, a grandi dans le Sud de la France. Il partage depuis plusieurs années son temps entre la France et la Suède, pays qu’il connait bien. Il est titulaire d’un bac d’Arts Plastiques et d’une maîtrise d’histoire politique, des années étudiantes ponctuées de nombreux voyages en Europe et d’organisation de soirées musicales, du rock indépendant à la musique électronique. Sylvain a ensuite été libraire, puis a rejoint les éditions Humanoïdes Associés avant de se lancer dans l’écriture, suite à un accident l’ayant immobilisé plusieurs mois en 2001. Il s’essaye au scénario durant sa convalescence et s’apercevant que ça lui plait plus que de raison, il décide de continuer, avec succès. Son premier livre parait en 2004. Depuis Sylvain Runberg a publié près de 30 albums chez les plus grands éditeurs francophones (Dupuis, Dargaud, Le Lombard, Glénat, Futuropolis, Ankama) et a été traduit en 8 langues. Sylvain Runberg se distingue par la variété des univers qu’il crée, l’auteur n’aimant pas s’enfermer dans un genre, piochant dans ses propres expériences, l’Histoire ou la réalité contemporaine pour élaborer ses récits : thriller (« Face Cachée », avec Olivier Martin, livre qui a reçu en 2011 le prix d’excellence des International Manga Award à Tokyo), récit fantastique (« Les Chemins de Vadstena », avec Thibaud de Rochebrune), polar (« Interpol-Stockholm », avec Peter Bergting), chronique contemporaine (« Les Colocataires », avec Christopher), récits historiques parfois teintés de fantastique (« Jack » avec Thibaud de Rochebrune, « Hammerfall », avec Boris Talijancic, « Les Carnets de Darwin », avec Eduardo Ocana, « Reconquêtes », avec François Mivilles-Deschênes « MicMacAdam », avec Luc Brunschwig et André Benn), Jeunesse (« Astrid » avec Karim Friha), Dark-Fantasy (« Konungar », avec Juzhen), Science Fiction (« Orbital », avec Serge Pellé, « Kookaburra Universe 7 » avec Eduardo Ocana) ou récits urbains contemporains (« London Calling », avec Phicil, « Sukeban Turbo », avec Joysuke, François Amoretti et Olivier Martin), tous se distinguent par son souci du réalisme, qu’ils s’agissent d’univers réels ou imaginairesSylvain Runberg et le dessinateur espagnol José Homs ont été choisis pour adapter en BD la trilogie de Stieg Larsson « Millénium », thriller au succès planétaire.

Dessinateur Homs se revoit tout petit entouré de crayons et de papiers. Une vocation précoce : raconter des histoires en dessinant. Il passe par l’école Joso de Barcelone, ou il fait de grandes rencontres mais suit peu de cours. Il gagne très vite sa vie grâce au dessin : publicité, presse, design, graffiti… Sa carrière l’amène ensuite à devenir pendant deux ans le dessinateur de « Red Sonja ». Mais les cadences et les contraintes du marché américain le laisse frustré. À la naissance de sa fille, il décide de chercher une collaboration qui corresponde mieux à ses inclinations premières… Il travaille aujourd’hui, ravi, sur « L’Angelus », une histoire de Frank Giroud pour la collection « Secrets » des éditions Dupuis.