Les rêveurs – Isabelle Carré

Titre : Les rêveurs

Auteur : Isabelle Carré

Editeur : Grasset

Genre : Roman français / Autobiographie

Date de sortie : 10/01/2018

Présentation

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

Auteure

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Isabelle Carré est une actrice française, née le 28 mai 1971 dans le 12ᵉ arrondissement de Paris. Elle a obtenu le César de la meilleure actrice en 2003 pour son rôle dans Se souvenir des belles choses ainsi que le Molière de la comédienne à deux reprises. Elle publie un premier roman en 2018, Les Rêveurs.

Mon avis

Prise au dépourvu.

Certains rêvent leur vie. D’autres vivent leurs rêves. Puis, d’autres encore, font tantôt l’un tantôt l’autre.Une lecture qui m’a…déstabilisée.

Isabelle Carré nous amène à petits pas, sur la pointe des pieds, telle la danseuse qu’elle rêva de devenir pendant des années, au cœur de cette famille, sa famille pas comme les autres. Y- a -t -il seulement des familles comme les autres ?

Des parents hors normes aux pieds sur Terre et à la tête dans les étoiles. Deux personnes qui n’auraient peut-être jamais dû se rencontrer. Deux destins, puis cinq, qui ne tiennent qu’à un fil. Et le chaos règne année après année jusqu’à devenir un mode de vie. Une mère mentalement absente. Un père différent des autres papas ; un artiste qui ne pense qu’à la création et essaie d’assumer sa sexualité. De ce foyer  » hors normes  » ne pouvait en découler qu’une enfance « hors normes « .

Je retrouve la délicatesse d’Isabelle Carré que je découvre en tant qu’auteure et que j’admirais déjà comme actrice. Ses mots se posent en douceur. Ils semblent effleurer le papier. Pudeur et dureté se confondent dans ce roman dans lequel elle livre un portrait familial complexe. Plusieurs passages m’ont émue, déroutée tant ils sont sombres et poignants. J’ai parfois ressenti un certain malaise tant des situations m’apparaissaient lugubres. Immédiatement, je visualisais les scènes. Ce qui n’empêche au récit d’être parsemé de fantaisie, à l’image de la famille ainsi que de sensibilité et d’originalité. Je n’en imaginais pas moins de l’auteure même si j’étais loin d’imaginer ce que fut son enfance.

Un livre que j’ai lu quasiment d’une traite. Une lecture agréable mais qui, pour moi, fut difficile. Je referme ce livre, quelque peu décontenancée. D’un geste, je rabats ma veste de laine sur mon buste. J’ai froid. J’admire la petite fille qui est ici narrée d’avoir traversé toutes ses épreuves et d’afficher aujourd’hui un si franc sourire.

J’ignore si c’est parce qu’il s’agit d’un récit autobiographique ou bien si c’est le style, mais je ressors de cette lecture un peu comme si j’en avais été la protagoniste. Je me suis peut-être trop impliquée mais…ce n’est pas moi qui en ai décidé ainsi.

Une lecture qui me restera longtemps en mémoire.

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Entre eux de Richard Ford

Titre : Entre eux

Auteur : Richard Ford

Genre : Essai – Autobiographie / Littérature étrangère

Edition : Points

Date de publication : 24/05/2018

Présentation

En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents. Celle de son père, représentant de commerce mort prématurément. Celle de sa mère, épouse puis veuve. Entre eux, le fils, l’écrivain qui revient sur son passé. À travers les petits riens de leur existence à trois, il fixe les bonheurs ordinaires et réunit les défunts. Pour que d’une vie vécue il demeure quelque chose…

Auteur

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Richard Ford est né à Jackson dans le Mississipi en 1944. Il commence des études de droit, très vite abandonnées pour suivre un atelier d’écriture à l’Université de Californie à Irvine, où il obtient un Master of Fine Arts en 1970. Il reçoit un Bachelor of Arts de la Michigan State University, où il rencontre également Kristina Hensley, sa future épouse ; ils se marient en 1968. Malgré une légère dyslexie, Ford développe un certain intérêt pour la littérature.

Il publie son premier roman en 1976, « Une mort secrète », l’histoire de trois marginaux qui se retrouvent sur une île située sur la rivière Mississippi. Celui-ci fut suivi par un autre roman « Le bout du rouleau » en 1981. Ford devient journaliste pour le magazine New Yorkais Inside Sports.

En 1982, après la faillite du magazine, Ford retourne à l’écriture de romans. « Un week-end dans le Michigan » sort en 1986, l’histoire d’un écrivain raté qui devient chroniqueur sportif tout en traversant une crise existentielle dû à la mort de son fils. Ce roman marque un tournant dans la carrière de Ford : le magazine Time le classe dans sa liste des 5 meilleurs romans de 1986 et il est finaliste pour le prix PEN/Faulkner. Ce succès est suivi par celui de « Rock Springs » en 1987, un recueil de nouvelles.

« Une saison ardente » est publié en 1990 : cette histoire d’un joueur de golf professionnel du Montana qui devient pompier remporte le prix du meilleur roman américain de l’année. Dès ce moment, il est très demandé par de nombreuses maisons d’édition : Il devient éditeur pour Granta Book, et publie des recueils de nouvelles d’écrivains.

En 1995, Ford publie « Indépendance », second volet de sa « Série Frank Bascombe ». Ce livre remporte le PEN/Faulkner Award et le Prix Pulitzer de la Fiction. La même année il remporte aussi le prix Rea for the Short Story.

Son roman « Canada » (2012) remporte le Prix Femina étranger 2013. En 2014, il publie « En toute franchise ». En 2016, il reçoit le prix Princesse des Asturies pour l’ensemble de son œuvre.

Il vit dans le Maine où il est professeur au Bowdoin College.

Mon avis

Je découvre les écrits de cet auteur à travers ce court récit autobiographique. J’ai décidé de me pencher sur sa vie suite au documentaire de François Busnel et de ses carnets de route. Cette lecture sera pour moi une introduction car j’ai bien l’intention de lire Canada, Un week-end dans le Michigan ou encore Une saison ardente, pour ne citer qu’eux.

Ces derniers temps, si je continue à me tenir au courant de l’actualité littéraire, je souhaite également découvrir des romans connus, reconnus sur lesquels j’ai fait l’impasse jusqu’ici. Je reviens à mon premier amour : la littérature que j’ai, ces dernières années, mis de côté au profit des thrillers. L’influence des réseaux sociaux certainement, sur lesquels se multiplient les avis très alléchants de cette littérature noire qui je lis avec engouement.

Mais revenons à Entre eux. Il est toujours difficile d’écrire sur ses parents. Sur son enfance. Sur les piliers de son existence. Richard Ford aborde le sujet avec beaucoup de sincérité et de délicatesse à la fois, cet enfant unique de ce couple d’un état du sud de l’Amérique, conçu sur le tard. Ses parents, mariés depuis plus de dix ans lors de son arrivée, on fait ce qu’ils ont pu pour l’inclure dans leurs vies. Ce couple quelque peu marginal qui a parcouru les routes des états du sud pendant des années avant sa naissance et qui a conservé ses habitudes même quelques années par la suite. Un homme et une femme qui s’aimaient plus que tout. Un homme et une femme qui étaient tout l’un pour l’autre et qui n’hésitent pas à ne pas bouleverser toute leur existence lorsqu’ils deviennent parents. Le père de Richard Ford continue de sillonner les routes du lundi au vendredi pour son métier de représentant. Edna et Parker poursuivent leurs beuveries, sans trop d’exagération toutefois. Les week-ends sont calmes. Leur quotidien peut paraître monotone. Mais c’est ainsi. Un foyer heureux. Presque fataliste si l’auteur lui-même ne nous disait pas qu’en fait, il n’en est rien. Qu’il ne s’agit pas chez les Ford de fatalisme mais davantage de prendre la vie du bon côté. Comme elle se présente, tout simplement.

Puis, vient la disparition du père et c’est toute la famille qui s’en trouve bouleversée. Un événement qui bien sûr aura marqué le jeune Richard alors adolescent mais qui n’est pas, d’après ses dires, l’événement le plus triste de sa vie.

De ces racines sudistes, de cet amour débordant, va naître l’auteur à la renommée internationale que nous connaissons aujourd’hui.

Un récit tout en douceur. Une vie ordinaire joliment racontée. Une narration trop pudique pour  entrer dans les détails des sentiments et des émotions.

Je conseille cette lecture à tout lecteur qui a lu Richard Ford ou qui a l’intention de le découvrir car comme je le dis souvent : qu’y-a-t-il de plus intéressant qu’un roman ? Celui (ou celle !) qui est derrière la plume de celui-ci…;-)

Pour se le procurer :

 

Séoul, visages d’une ville de Gina Kim

Titre : Séoul, visages d’une ville

Auteur : Gina Kim

Genre : Essai issu d’un documentaire

Edition : Atelier des cahiers

Date de sortie : 24/10/2017

Présentation

« Séoul, visages d’une ville » est un essai issu du documentaire de Gina Kim « Faces of Seoul » (2009, en anglais et coréen). Le dispositif est simple en apparence pour ce documentaire profond : la réalisatrice coréenne revient régulièrement à Séoul, qu’elle a quitté, pour voir sa famille, et à chaque retour, elle tourne des vidéos de ses promenades et rencontres, comme on tiendrait un journal intime. De cette masse d’images anodines et accidentelles, elle tire un montage vidéo sur lequel elle tisse un commentaire inspiré sur la ville, l’art, la mémoire.

Auteure

Gina Kim

Gina Kim est une vidéaste, cinéaste et enseignante coréenne installée aux Etats-Unis. Ses longs métrages ont été sélectionnés dans plus de cent prestigieux festivals et événements cinématographiques partout dans le monde et ses œuvres d’art vidéo sont projetées dans diverses institutions  artistiques telles que le centre Pompidou, le MOMA, le Smithsonian et le Lincoln Center.

Mon avis

Tout d’abord je voudrais remercier la masse critique Babelio et les éditions L’Atelier des Cahiers pour cet envoi.

Une découverte très surprenante puisqu’il s’agit d’un essai rédigé à partir d’un documentaire vidéo. Au moment où j’ai proposé d’écrire une chronique sur ce livre, je ne me doutais pas du côté atypique de ce que j’allais lire et voir ! Des photos, une page en coréen et sa traduction en français (bien sûr!). De courts chapitres. Voilà pour la forme. Au niveau du contenu, nous sommes dans l’essai (presque) philosophique. L’auteure retourne en Corée et tente avec sa caméra de capter, de nouveau, des images de son enfance. Des ambiances. Des odeurs. Des souvenirs. Quelque chose de familier et d’étrange à la fois, comme tous ces lieux qu’on a hantés par le passé et où l’on ne retourne plus régulièrement. Comme nous, ils ont changé.

Le Séoul d’aujourd’hui est bien différent du Séoul d’Antan. Tournée vers le passé, Gina Kim comprend au fil des images captées par sa caméra ou son appareil photo que le présent ne pourra rendre hommage à sa mémoire qui, comme nous le savons tous, nous joue souvent bien des tours.

Une belle façon de démontrer à quel point notre monde n’est pas immuable.

La cinéaste finit même parfois, par lâcher sa caméra pour « regarder ». Elle semble fortement préoccupée par l’époque coloniale, une période qu’elle n’a pas connue mais qui a laissé de fortes séquelles dans son esprit. Elle retourne voir certains lieux qui l’ont marquée.

Un livre très vite lu qui m’a donné envie de voir le documentaire ! Un petit bémol : je n’ai pas trouvé les photos très attrayantes. Certes, elles représentent à la perfection l’esprit de Gina Kim. Néanmoins, elles ne flattent pas sur le papier.

 

Je suis son père d’Ivan Bastien

Titre : Je suis son père

Auteur : Ivan Bastien

Edition : Autoédité

Genre : Autobiographie

Date de parution : 05/01/2017

Résumé

L’humanité existe depuis plusieurs millions d’années, et pourtant un mystère demeure : A quoi servent les pères ? Ils ont perdu il y a quelques décennies leur statut de chef de famille, et la plupart d’entre eux n’ont aucune envie de le regagner. Alors, que doivent-ils faire ? Y a-t -il quelque chose pour quoi ils soient faits, à part allumer les barbecues et monter le lit à barreaux ? Il paraît qu’il existe des gens qui n’ont pas connu leur père, et qui en souffrent. Il doit y avoir là quelque chose d’important. Je me suis moi-même confronté à ce mystère en devenant père. Je savais que ce serait une aventure palpitante, et pleine de dangers. Mais pas à ce point. Je me suis fait secouer dans tous les sens, je me suis égaré, j’ai presque perdu la tête. J’en suis sorti tout cabossé, et avec quelques cheveux blancs. Mais enfin, je peux le dire : Je suis son père.

Mon avis

Tout d’abord, je voudrais remercier Ivan Bastien pour sa confiance. Lire, ainsi que chroniquer ce service presse, est un vrai plaisir.

Pourquoi ? Eh bien, tout d’abord parce que le sujet est commun et original à la fois. Commun : parce qu’il est question dans ce roman de bouleversements liés à la naissance d’un enfant, sujet dont on parle fréquemment. Original : parce que ce n’est pas une mère qui en parle mais pour une fois (ou presque !) un père. Plus rare, n’est- ce pas ? On parle beaucoup de maternité. Et la paternité dans tout ça ? La venue d’un nouvel être dans un foyer ne chamboule pas que la maman. Pourquoi les hommes n’en parlent-ils pas ? Ou très peu du moins ? Ivan Bastien, lui, se confie sur ce sujet. Il nous livre les craintes que nous connaissons tous, hommes et femmes confondus, dès la naissance de notre enfant. Bien avant ça même : dès que les deux petits traits bleus apparaissent. Dès lors, l’existence ne sera plus jamais la même. Des questions incessantes fusent dans la tête du futur père quant à l’éducation qu’il donnera à son enfant. L’auteur se veut être un papa résolument moderne qui refuse de s’inscrire dans le schéma « à l’ancienne » du père très peu présent pour son fils si ce n’est dans le but d’asseoir son autorité.

Cependant, l’autobiographie d’Ivan Bastien, ne se focalise pas uniquement sur son rôle de père. Il évoque longuement ce qu’a été sa vie de fils. Il nous fait part du milieu dans lequel il a évolué. Un milieu « révolutionnaire » avec des parents soixante-huitards qui ont suivi un cursus de Lettres et qui ont décidé de donner à leurs enfants une éducation « libre ». L’auteur se pose des questions universelles. Ferons-nous mieux que nos parents dont il est si facile de pointer du doigt les erreurs ? Il se lance alors dans des réflexions sur les relations parents enfants à travers les âges.

A mi-chemin entre l’autobiographie et l’essai, du moins c’est ainsi que j’ai perçu cette lecture, Ivan Bastien conte son expérience de fils, puis de père. Le tout avec beaucoup de lucidité mais non sans quelques soupçons d’humour qui viennent atténuer la personnalité anxieuse de l’auteur-narrateur, effayé tout au long de sa vie par la maladie et ses ravages. D’une écriture fluide et agréable, nous assistons à des moments d’émotion. Des moments graves. Des moments plus légers. Et d’autres carrément hilarants. Une belle représentation de la vie.

Cette chronique est suivie d’une interview de l’auteur

Mes 10 questions à…Ivan Bastien !

  1. Bonjour Ivan Bastien. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous. J’ai 43 ans et je suis le papa d’un merveilleux petit garçon (comme vous le savez si vous avez lu mon livre). Je suis Lorrain d’origine mais je vis à Paris depuis 17 ans (et j’aime ça).

 

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai envie de dire : depuis le CP. C’est une boutade, mais pas que : depuis tout petit, mon goût pour la lecture s’accompagne du désir d’écrire mes propres textes. J’ai touché un peu à tout depuis l’âge de neuf-dix ans : bandes dessinées, histoires policières, de science-fiction, articles politiques, critiques de films, romans réalistes…

 

  1. Avez-vous des habitudes d’écriture ? Ecrivez-vous à un moment précis de la journée ? Dans des lieux précis… ?

J’écris n’importe où, n’importe quand (quand j’ai le temps, c’est-à-dire pas aussi souvent que je souhaiterais). Tout comme je lis n’importe où et n’importe quand.

 

 

  1. Combien de temps avez-vous mis pour écrire Je suis ton père?

Je l’ai écrit entre septembre et décembre 2016. Environ deux mois d’écriture forcenée, puis un mois de corrections, de reprises, de peaufinages.

 

  1. Quels sont vos auteurs préférés ?

Spontanément, je dirais Shakespeare et Céline. Ça sent un peu la naphtaline… Je lis en fait assez peu de littérature contemporaine. Pas par manque d’intérêt, mais plutôt parce que je n’ai pas le temps. Il y a tous ces classiques que je ne connais pas, et que j’ai envie de découvrir. En fait, j’aimerais lire tous les livres qui existent.

 

  1. Etes-vous un « bookimique » ou…sans plus ?

Si si, je le suis. Pour ne pas m’intéresser, un livre doit fournir de gros efforts. Et pas qu’en littérature. Je lis tout : de l’histoire, de la politique, des sciences, de la psycho… et des romans bien sûr.

 

  1. Je suis son père. Pure roman autobiographique ou un mélange de réalité et de fiction ?

Tout est vrai. Absolument tout. Je n’ai rien inventé. Pourquoi j’ai appelé ça un roman alors ? Pourquoi pas plutôt un récit ? Bonne question. J’ai essayé d’y répondre dans le petit « making-of » du livre, qui est disponible gratuitement sur mon site : http://www.ivanbastien.com/making-of

 

  1. Quelles difficultés avez-vous rencontrées pendant l’écriture de votre livre ? Ecrire sur soi me semble être une tâche bien difficile, non ?

En fait non, ça a été facile comme tout. Ce qui a été difficile, c’est de traverser les épreuves que je décris, et d’essayer de comprendre ce qui m’arrivait. Ça s’est traduit par beaucoup de confusion et de détresse. Mais petit à petit, j’y ai vu plus clair, les choses se sont mises en place dans ma tête. Et quand j’ai décidé de mettre ça sur le papier, c’est sorti tout seul.

 

  1. En dehors de l’écriture quelles sont vos passions ?

La photo (je travaille pour un site canadien absolument génial qui s’appelle Stocksy.com), le dessin, la musique, le cinéma. Je touche un peu à tout. J’ai une drôle de manie depuis que je suis tout petit : quand je vois (lis, entends…) une œuvre qui me touche, j’ai envie de faire pareil. Je n’y arrive pas forcément, mais j’essaie.

 

  1. Avez-vous quelque chose à rajouter avant la fin de notre petit entretien ?

Juste un petit mot sur l’autoédition. Je découvre ce monde passionnant depuis quelques mois, et c’est une aventure merveilleuse. Je n’avais jamais songé à autoéditer mes textes avant celui-ci, et c’est bien dommage. Qu’y-a-t-il de plus merveilleux pour un auteur que de faire lire ses textes à des inconnus (même si c’est aussi très flippant) ? Je partais du principe un peu bêbête qu’il fallait être validé par un éditeur. Quelle erreur ! Je me passe très bien de cette autorisation. J’encourage tous les gens qui se font refouler à l’entrée des maisons d’édition à se lancer dans l’autoédition. Ils rencontreront des lecteurs passionnés et curieux, des gens charmants qui ne se laissent pas dicter leurs lectures par l’officialité médiatique (comme vous, chère Céline). C’est une expérience absolument extraordinaire. Mine de rien, ça peut même changer une vie.

 

 

 

Toutes ces grandes questions sans réponse de Douglas Kennedy

Ce que je trouve encore plus passionnant qu’ un bon livre ? Son auteur !
Douglas Kennedy est un écrivain que j admire. Entre essai et autobiographie, il se livre sur son enfance hantée par un père colérique et une mère névrosée dépourvue d amour pour son fils, sur ses problèmes conjugaux, sur ses enfants… et nous amène à nous poser des questions sur des thèmes aux préoccupations universelles telles que la quête du bonheur et la chance et la malchance : la musique du hasard comme il l appelle.
Ce livre amène vraiment à réfléchir…J ai passé un excellent moment avec cet écrivain à la vie extraordinaire parsemée d ombres et de lumières.

L’image contient peut-être : tasse de café et texte