Chatsworth Creek de Chris Loseus

Amour, suspense et surnaturel : un cocktail savoureux !

Titre : Chatsworth Creek

Auteur : Chris Loseus

Edition : Autoédition

Genre : Fantastique

Date de sortie : 02/06 /2016

J’ai eu le plaisir d’interviewer Chris Loseus l’auteur de Chatsworth Creek. Je vous laisse le découvrir

Mes 10 questions à…Chris Loseus !

  1. Bonjour Chris. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, Chris Loseus, bientôt 46 ans, marié, et trois enfants à la maison.

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

Eh bien… depuis toujours. J’ai toujours écrit. Gamin déjà, des histoires courtes que je vendais dans la cour de l’école… des histoires à suivre que je regroupais dans un recueil qui s’appelait Tom Pouce… Plus tard la rencontre avec Antoine Gallimard qui m’a encouragé à continuer… ça a toujours été là.

  1. Avez-vous des habitudes d’écriture ? Ecrivez-vous à un moment précis de la journée ? Dans des lieux précis… ?

Des habitudes non… J’essaie d’écrire tous les jours… Toujours la journée, et dans mon bureau.

  1. Combien de temps avez-vous mis pour écrire Chatsworth Creek et vos romans en général ? D’ailleurs pour celles et ceux qui ne vous connaissent ou vous méconnaissent, combien de titres avez-vous à votre palmarès ?  

Je ne sais plus… Mais il me faut généralement trois mois pour écrire le premier jet. Un mois et demi à deux mois pour retravailler le texte. Ensuite ma correctrice relit le texte, puis je fais une dernière lecture… cette étape prend environ un mois. De titres parus eh bien… Six. Nouvelle ère, 3600 Prospect Avenue, Jenna saison 1, Jenna saison 2, Chatsworth Creek et Bill dangereuse innocence.

  1. Quels sont vos auteurs préférés ?

Stephen King ! Mais aussi JC Grangé, Dan Simon, RJ Ellory…

  1. Êtes-vous un « bookimique » ou…sans plus ?

Je ne sais pas. Je lis tous les jours. Mais j’ai du mal à lire beaucoup lorsque je suis en phase d’écriture.

  1. Vous inspirez-vous de la réalité lorsque vous écrivez ? Y a-t-il une « base » réelle ? Des lieux, des personnes…dans vos romans ?

Non, c’est toujours une scène qui apparaît. Ensuite je suis les personnages, j’écoute leur histoire. Les choses se font simplement.

  1. Pourquoi avoir choisi les États-Unis comme lieu de votre roman ?

Mes romans se passent toujours là-bas. Encore une fois je ne sais pas, mais c’est toujours comme ça. Ça se passe toujours aux états unis.

  1. En dehors de l’écriture quelles sont vos passions ?

Oh eh bien… J’ai de la chance… Beaucoup. Je vis de mes passions. J’aime le ski, c’est ce qui m’a fait vivre pendant plus de dix ans… Je continue en enseignant quelques semaines chaque hiver. J’aime ça, cette liberté… Partir avec des clients, glisser loin de la foule en partageant ces moments. J’ai également une société, je travaille sur des projets d’architecture d’intérieur pour le milieu pharmaceutique.  Pas toujours évident de tout concilier, mais c’est une richesse… Chacune de mes activités m’amène dans un univers différent. Et j’aime ça.

  1. Avez-vous quelque chose à rajouter avant la fin de notre petit entretien ?

Merci à vous Céline, pour cette interview. Oui, je tiens à remercier ceux qui me lisent et me suivent… Vous êtes plusieurs dizaines de milliers aujourd’hui, et c’est formidable. L’écriture c’est une vocation. On ne se dit pas tiens, je vais devenir écrivain. Me concernant le parcours a été long… Grâce à Gallimard à l’époque, j’ai pris confiance en moi, j’ai osé publier mes romans. Oui, c’est quelque chose que vous avez en vous… lorsque j’ai arrêté le ski, j’ai fait une parenthèse sur l’écriture. Dix ans de vie à courir après le temps, à voyager, à découvrir d’autres pays, d’autres cultures, pour mon job. Et puis il y a quatre ans j’ai tout stoppé, pour me recentrer sur ce que j’aimais faire… Et me laisser du temps pour écrire de nouveau. Cette nouvelle vie je l’ai choisie pour ça. Écrire… Et je suis surpris, vraiment, et heureux que vous soyez aussi nombreux à me lire. Je ne suis plus seul… Ces histoires je les écris pour vous. Alors merci. Merci à vous d’être là.

Résumé de Chatsworth Creek

La vie sourit enfin à Jack Sanders, écrivain sans succès, lorsqu’on l’appelle pour remplacer au pied levé un auteur de best-sellers dans le plus grand talk-show américain. Il y rencontre Janice Woon, championne de ski au palmarès international. Très vite, une belle histoire d’amour va naître entre eux, les tabloïdes du monde entier s’en emparent et Jack devient le romancier à succès qu’il rêvait d’être. Mais en s’installant à Chatsworth Creek, dans une vieille maison surplombant la ville quelque temps après la retraite sportive de Janice, Jack voit la frontière entre ses écrits et le monde réel se réduire pour mettre en danger ce qu’il a de plus cher au monde : son amour pour Janice.

 Mon avis sur le roman

Connaissez-vous Chatsworth Creek, cette petite ville de Californie qui cache bien des secrets. Enfin, un secret mais, il est de taille !

Jack Sanders, auteur à succès et Janice, son épouse ancienne championne de ski ont décidé de quitter l’agitation de la ville de New York et de l’Upper West Side pour une vie plus simple loin des caméras et des soirées mondaines. Et c’est à Chatsworth Creek qu’ils ont élu domicile.

Je ferme les yeux et j’y suis. Le calme des lieux et la douceur de la vie californienne m’emportent. Une maison de bois qui surplombe la petite ville, des champs de maïs, un porche, un rocking chair. L’air de la campagne, la tranquillité des soirées passées sur le perron…L’auteur a posé le décor. Un endroit idéal pour s’aimer. Et c’est bien ce que Jack et Ja ont l’intention de faire. L’amour, voilà le premier sentiment qui émane de ce roman de telle façon qu’au début, j’ai cru être en train de lire une romance. Leur amour est fort. Leur amour est puissant. Très puissant ! Mais, est-il indéfectible ? C’est la question qu’on se posera jusqu’à la fin. Janice est en perpétuelle demande d’amour. Vous me direz, rien de plus normal quand on est enceinte que de vouloir se sentir aimée et entourée. Oui mais voilà, Jack travaille assidument à son roman et ne consacre pas beaucoup de temps à son épouse. Il a besoin de s’isoler afin de poursuivre son projet littéraire, ce que Ja a beaucoup de mal à accepter. Il est de notoriété publique que les écrivains sont des personnes « différentes » des autres, souvent dans leur monde, en permanence à cheval entre la réalité et la fiction. Je trouve qu’à travers le portrait de Jack, l’auteur fait un beau clin d’œil à la profession.

Entre ces deux protagonistes, un troisième vient s’ajouter : la maison. Cet apparent havre de paix censé être le petit nid douillet de monsieur et madame Sanders et de leur future progéniture. Mais, c’est sans compter sur les phénomènes étranges qi s’y produisent et qui viennent perturber les projets du couple.

J’ai longtemps pensé que je lisais un roman d’amour. C’est alors que je m’aperçois que les genres se mélangent lorsque le fantastique entre en scène. L’auteur affectionne Stephen King et ça se voit (alors que j’ai lu peu de livres de cet auteur !) A travers des événements paranormaux (ou pas !) Chris Loseus amène à des réflexions sur la vie de couple et la difficulté de traverser les années à deux, de ne pas céder à la routine et de ne pas laisser l’amour s’effacer sous le poids des années. Ces pensées deviennent obsessionnelles. L’amour vaincra coûte que coûte. Jack en est persuadé.

Jusqu’à la fin on se pose la question : vrai …pas vrai ? On entre dans les méandres de l’esprit du protagoniste, qui s’exprime à la première personne, ce qui permet une totale introspection. La maison renferme-t-elle des secrets ? L’esprit de Jack divague-t-il ? Vrai…pas vrai ?

Chatsworth Creek est mon premier roman de l’auteur. Certainement pas le dernier !

Publicités

La fenêtre de Dieu de Cédric Blondelot

Quand magie et réel s’entremêlent

L’image contient peut-être : tasse de café, boisson, intérieur et nourriture

Titre : La fenêtre de dieu

Auteur : Cédric Blondelot

Editeur : Auto-Edité

Genre : Fantastique

 

« Si la vie l’avait privé de parole, c’est qu’elle ne voulait plus l’entendre. »

Résumé

De l’autre côté de l’Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement.
Deux ans plus tard, le 31 Juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à Journaux. Alors qu’il chiait sur Le Monde et pissait sur L’humanité, un couple le trouva et l’adopta.
Il fut appelé : Tolbiac Juillet.
Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n’en a plus. Il l’a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie.
Sa vie bascule tandis qu’il fume une cigarette dans les toilettes d’une piscine. Il n’en sortira jamais.
Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré !
L’impensable se produit alors. Dans le monde où il émerge, Tolbiac découvre la vie qu’il aurait eue s’il n’avait pas été abandonné.

L’auteur…par l’auteur !

Né en Seine-et-Marne l’année de la création du Loto, du premier vol commercial du Concorde, de la finale des Verts à Glasgow ou encore la même année qu’Audrey Tautou, j’étais destiné au métier de laveur de nuages ( pour qu’ils restent toujours bien blanc) lorsqu’un arc-en-ciel m’a fait dégringoler jusqu’à un de ces bancs de l’université.
Ainsi avant d’écrire, j’ai longtemps calculé. Traqué le X, cité l’alphabet grec sans pour autant parler un mot de cette langue et cuisiné tout un tas de molécules sans jamais y goûter. La science m’a raconté tellement d’histoires au sens noble que moi aussi, un jour, je me suis mis à en écrire. Les équations sont devenues des gens, leur résolution, leur désillusion ; la vie.
Leur folie, une fiction.
Aujourd’hui scénariste pour la télévision et le cinéma, « La Fenêtre de Dieu » est mon premier roman.

Hormis la plume, j’endosse aussi le kimono plusieurs fois par semaine. Cinq ans déjà que je suis tombé dans l’aïkido. Une potion aux vertus énergisantes et fraternelles. Dans ma besace aux projets, il y a, tout au fond, mais jamais bien loin, le souhait d’écrire une aventure autour de cette discipline. Le premier chapitre existe. La suite?…. Onegaishimasu.

Mon avis

Cédric Blondelot, un auto édité qui ne va pas le rester longtemps, puisque, si j ai bien suivi, celui ci a trouvé un éditeur !
Je sors un peu étourdie de cette lecture et je ne sais pas si je vais parvenir à expliquer pourquoi. J ai été perturbée par le mélange de magie et de réel et la façon dont l’ auteur a mélangé les deux ingrédients. Une interrogation classique se pose dans ce roman qui, lui, n’ a rien de commun : que se passerait il si on empruntait un autre chemin que celui qu’ on avait suivi jusqu’à présent ? Qui ne s’ est jamais posé cette question? Peut-on vraiment lutter contre son destin ? Existe-t-il ou sommes-nous totalement libres ? J’avoue que ce roman m’a amenée à me poser tout un tas de questions et j’adore ça. Les lectures qui amènent à réfléchir, à s’interroger sur des sujets dont on n’aura sans doute jamais de réponses font partie de mes récits préférés.

C’ est ainsi, que, aspiré par la cuvette des toilettes, Tolbiac va vivre la vie de Zephir.
J ai apprécié l histoire, bien que le prologue, les premiers chapitres et la fin m’ aient un peu déroutée. Tout ce qu il y a entre, je l ai dévoré car, c est indéniable, l’ auteur a une jolie plume, très particulière et certainement de belles années devant lui!
Merci Cédric Blondelot pour cet envoi et cette jolie dédicace.