Rêves de garçons – Laura Kasischke

Titre : Rêves de garçons

Auteur : Laura Kasischke

Editeur : Le livre de poche

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 29/04/2009

Présentation

A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d’une Mustang décapotable dans l’espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais moment. Soudain, cette journée idyllique tourne au cauchemar. Rêves de garçons est une plongée au cœur d’un univers adolescent dépeint avec une justesse sans égale. Une fois de plus, Laura Kasischke s’attache à détourner avec beaucoup de férocité certains clichés de l’Amérique contemporaine et nous laisse, jusqu’à la révélation finale, dans l’imminence de la catastrophe.

L’autrice

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Ecrivain originaire du Michigan, Laura Kasischke est souvent comparée à Joyce Carol Oates pour sa critique vénéneuse de la société américaine. Surtout célèbre aux Etats-Unis pour ses poèmes, publiés dans de nombreuses revues, elle a remporté le Hopwood Awards et la bourse MacDowell, ainsi que d’autres récompenses littéraires. Son premier roman, Suspicious River, est paru en 1996. En France, les romans de Laura Kasischke sont publiés chez Christian Bourgois. Laura Kasischke enseigne l’art du roman à Ann Arbor et vit toujours dans le Michigan.

Mon avis 

Mon premier roman de l’écrivaine. Je voulais commencer par Esprit d’hiver mais je suis tombée sur celui-ci dans un vide grenier et la quatrième de couverture m’a attirée.

Alors, qu’est-ce que j’en pense. J’avoue qu’une fois le livre refermé, je n’ai pas su dire si j’ai aimé ou pas cette histoire. Ce bouquin me laisse une impression plutôt mitigée. Le point positif, c’est que je n’ai jamais eu l’intention d’interrompre ma lecture. Le côté négatif, c’est qu’une fois celle-ci achevée, le « grand » twist final a eu son petit effet sur moi mais Laura Kasischke aurait dû en rester là. Le dix-septième chapitre, à mes yeux, est de trop. Enfin, cette toute dernière tournure que prennent les événements ne m’a pas plu. J’ai relu à deux fois les deux dernières phrases afin d’être sûre de ne pas avoir mal interprété une fin ! Ce serait le comble : comprendre un livre de travers.

Dans Rêves de garçons, ce n’est pas tant l’histoire qui prime. L’intérêt réside sans conteste dans la morale. Le camp de pom pom girls, l’ambiance vacances d’été entre ados dans la nature américaine peut-être assez séduisante en somme si elle est bien narrée, ce qui est le cas ici, mais ce n’est pas le point névralgique. Non non, bien sûr que non. Ce n’est pas non plus, les petits moments intimes que ces jeunes gens vivent dans les bois. Nous ne sommes pas dans une romance. Ah ça non…Par contre, ce à quoi à donne lieu cette parade  » amoureuse  » a toute son importance.

Les dommages collatéraux d’actes à première vue sans conséquences. Sans conséquences dramatiques du moins. Et ce à quoi tout un chacun est prêt pour se protéger et assurer son avenir. L’esprit calculateur de l’humain et ce, dès très jeune. Voilà ce que j’y ai lu dans cet opus à l’apparente légèreté. Apparente….

Un thème intéressant qui aurait mérité d’être, à mon sens, quelque peu approfondi. On reste en surface. Et moi, je suis un peu restée sur ma faim.

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Birthday girl – Haruki Murakami

Titre : Birthday girl

Auteur : Haruki Murakami

Editeur : 10 -18

Genre : Littérature étrangère – japonaise

Date de sortie : 04/10/2018

Présentation

Japon, de nos jours.
Quoi qu’on puisse souhaiter, aussi loin que l’on puisse aller, on reste ce qu’on est, voilà tout.
La serveuse n’aurait même pas dû travailler ce soir-là. C’était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c’est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n’a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un vœu…

L’auteur

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Haruki Murakami, né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda, avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat au Japon. Suivront, La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Danse, Danse, Danse, et L’éléphant s’évapore. Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit ses Chroniques de l’oiseau à ressort et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, il rentre au Japon en 1995, écrit un recueil de nouvelles sur le séisme de Kobe, Après le tremblement de terre, une enquête sur l’attentat de la secte Aum, Underground, puis suivent Les Amants du Spoutnik, le superbe Kafka sur le rivage et 1Q84 (tomes 1, 2 et 3). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. Après L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, il autorise la publication d’ Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, ses deux premiers romans inédits. Des hommes sans femmes est son dernier recueil de nouvelles paru, suivi de Birthday Girl.

Mon avis

Après L’étrange bibliothèque, j’ai voulu renouer avec cet auteur japonais dont les écrits attisent ma curiosité tout en me laissant perplexe.

Je referme cette courte nouvelle comme si je venais de faire un rêve. Je suis groggy. Une douce sensation m’envahit. Ses mots sont doux, sa plume…aérienne. Cet auteur me fait, sur le coup, l’effet d’un magicien. Je ne sais plus ce qui relève de la réalité ou de la fiction.

Je me sens légère et, étonnamment, j’ai instantanément l’envie de relire cette histoire afin de me replonger dans cette enivrante sensation. J’ai rarement éprouvé ce ressenti après lecture. Je n’adhère toutefois pas à 100 % à la morale de cette histoire mais, qu’importe, j’admire la façon dont l’écrivain m’a amenée jusqu’à sa bulle. Un petit cocon dans lequel je me suis sentie invincible et sereine.

Quel agréable moment de lecture !

MY ABSOLUTE DARLING – GABRIEL TALLENT

Titre : MY ABSOLUTE DARLING

Auteur : Gabriel Tallent

Edition : Gallmeister

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 01/03/2018

Présentation

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

Auteur

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Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Mon avis

Grrrrrrr ce bouquin !!!

Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions. En le refermant, je suis restée un moment assise, le regard dans le vide. Si vous me suivez plus ou moins, vous avez certainement compris qu’il m’a été impossible de le lire d’une traite. J’ai dû faire une petite pause, le temps d’un week-end, avec une lecture légère ( un feel good book comme on les appelle ) parce que…parce que c’était trop pour moi !

Pendant ma lecture, je suis passée, comme je le disais par tout un tas d’émotions. Lors de passages que j’ai trouvés à la limite du supportable, psychologiquement parlant j’entends, c’est de la colère que j’ai ressentie. Mais p….., faut-il décrire l’horreur, le glauque, le choquant et l’insupportable pour faire parler de soi ? Un best-seller doit-il forcément choquer ? Alors c’est ça My absolute darling ??? Enfin, ça a fusé dans ma tête. Faire réagir d’accord ! Mais pourquoi repousser les limites du supportable ? Alors, bien sûr, vous me direz que mes limites ne sont pas forcément les vôtres. Qu’à certains lecteurs, il en faut beaucoup pour les troubler. Eh bien, avec ce titre, ces derniers devraient trouver leur compte…

Une fois la colère retombée, c’est de l’incompréhension que j’ai ressentie. J’ai eu beaucoup de mal à cerner les personnages. Martin est tellement complexe. Et Turtle, n’en parlons pas… J’ai eu envie de lui parler à Marty. De lui dire :  » Mais pourquoi est ce que tu fais ça ? Toi même, tu as eu une enfance terrible. Pourquoi est ce que tu reproduis le schéma ? Tu te plains que le monde est laid. Tu justifies ton isolement par cette laideur mais le microcosme dans lequel tu t’enfermes et y enferme Croquette est bien pire encore !!! Et toi Turtle, tu ne réagis pas mais, on ne peut pas t’en vouloir. Tu n’as rien connu d’autre. Turtle, ma pauvre Julia, toi qui joues avec les armes avec la même assiduité et le plaisir non dissimulé qu’une petite fille joue à la poupée. Ton doudou…cette arme que tu bichonnes à longueur de journée. Tu es prisonnière de cet homme que tu détestes et aimes par dessus tout à la fois. J’ai parfois eu du mal à avoir de l’empathie pour toi. Je t’ai souvent reproché de ne pas y avoir mis du tien. Jusqu’à tes derniers mots tu resteras pour moi un mystère. »

Colère, incompréhension, pitié. Parfois de l’ennui et un manque d’émotion.

Et de nombreuses interrogations. Dont celles-ci : comment une telle histoire a-t-elle pu naître ? D’où ont jailli Martin et Croquette ? Ah, si je pouvais m’entretenir avec l’auteur à ce sujet ! J’en brûle d’envie de rencontrer Gabriel Tallent, cet écrivain à la plume d’or.

Quel livre !!! Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. Ce que j’ai aimé ou pas. Je ne pourrais qualifier ce livre ce livre qui sent l’Amérique à plein nez.

Mais…pffffffff. Quel bouquin !!!

Je pense qu’il est impossible de conseiller ou pas My absolute darling. C’est un livre qu’on doit lire mais qu’on ne conseille pas forcément. Il est trop particulier. Oui, c’est ça, particulier…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La face cachée de Margo – John Green

Titre : La face cachée de Margo

Auteur : John Green

Edition : Gallimard

Genre : Littérature adolescente – Littérature étrangère

Date de sortie : 2009

Présentation

Margo Roth Speigelman, le nom qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors, forcément, quand elle s’introduit dans sa chambre, un soir, pour l’entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle a laissés derrière elle ?

Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

John Green est né en 1977 à Indianapolis, où il vit toujours. À l’âge de vingt-cinq ans il écrit son premier roman, «Qui es-tu Alaska ?», et remporte le prestigieux M. L. Printz Award du meilleur livre pour adolescents. Il crée en 2007 avec son frère Hank une chaine de vidéos en ligne «Vlogbrothers » qui est l’une des plus populaire de l’histoire du Net. En 2008 sort «La face cachée de Margo», qui a figuré dans la liste des best-sellers du New York Times et obtient le prix Edgar Award du meilleur roman pour jeunes adultes. «La face cachée de Margo» a été porté à l’écran en 2015. Son cinquième roman, «Nos étoiles contraires», paraît en 2012 et devient immédiatement un best-seller international, adapté au cinéma. Le célèbre «Time magazine» sélectionne John Green dans sa liste des « personnes les plus influentes du monde».

Mon avis 

Retour sur une ancienne lecture qui m’avait beaucoup émue et dont j’ai envie de vous faire part aujourd’hui.

Le caractère impétueux de Margo, sa fougue et sa personnalité hors du commun, alors qu’à cet âge là les adolescents cherchent plutôt à se ressembler, fait de ce livre un très bon moment de lecture gravé dans ma mémoire et dans mon cœur.

Margo, c’est cette jeune fille qui disparaît sans laisser de traces. Seulement quelques indices…Car toute fuite contient une once d’envie d’être retrouvé. Car c’est parfois par l’absence que le regard se pose enfin longuement sur soi. Si son entourage est habitué à ses fugues à répétition, celles-ci n’en restent pas moins inquiétantes.

Margo l’indomptable dont l’oxygène est la liberté. Margo l’électron libre qui ne suit aucune des règles qu’on lui dicte. Margo, cette jeune fille si attachante car tellement différente. Margo qui fascine. Hypnotise. Margo qui a beaucoup de chance d’avoir des amis fidèles.

Une plume agréable. Des mots simples qui vont droit au cœur. Parce que des Margo il y en a des tas. Malheureusement, elles n’assument pas toutes si bien leurs envies. Leurs besoins.

Un livre à mettre entre toutes les mains adolescentes. Mais pas seulement.

A toutes les Margo.

 

Les primates de Park Avenue – Wednesday Martin

Titre : Les primates de Park Avenue

Auteur : Wednesday Martin

Edition : 10 X 18

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 21/06/2018

Présentation

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar. Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de fonds spéculatifs et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Auteur 

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Wednesday Martin est née et a grandi dans le Michigan. Anthropologue, elle écrit pour Harper’s Bazaar, le Huffington Post et le New York Times – dans lequel elle a fait polémique en révélant l’existence du  » bonus d’épouse « .

Mon avis

Ceci n’est pas une fiction !

Bienvenue dans l’Upper East Side. Après avoir vécu dans le Michigan, Wednesday Martin, anthropologue, décide de s’installer à New York. Ce n’est qu’après quelques années passées dans la ville qui ne dort jamais que son mari et elle rejoignent le quartier chic de l’Upper East Side et y fondent une famille. L’anthropologue va mêler vit personnelle et vit professionnelle lorsqu’elle prend la décision de s’immiscer dans LE groupe de femmes qui régit le quartier le plus huppé de la ville et de les étudier : les mamans de l’Upper East Side.

Mais qui sont-elles ces femmes parfaites ? Elles s’habillent en 34, sont toujours tirées à quatre épingles et vous regardent de haut. De très haut si vous n’êtes pas des leurs. Leurs préoccupations, apparences mises à part : leurs têtes blondes pour qui elles recherchent les meilleures écoles privées, les amis les plus  » prestigieux  » ( on parle bien de petits bonshommes ou de demoiselles d’un mètre environ…) et organisent des fêtes d’anniversaire à plusieurs milliers d’euros. Elles se rejoignent à Aspen l’hiver, dans les Hamptons l’été, organisent tout au long de l’année des galas de charité entre deux séances shopping et gym.

Pression pression pression !!! Du matin au soir puis du soir au matin. Pour supporter ce rythme d’enfer les anxiolytiques et les verres de vin sont leurs meilleurs alliés.

L’Upper East Side y est décrit par l’auteure comme complètement aberrant pour quiconque n’y vit pas. Nous sommes dans un autre monde. Celui de la frivolité, de l’apparence et des priorités qui pour la plupart des gens qui peuplent notre monde n’en sont pas.

De prime abord du moins. Car Wednesday Martin établit des parallèles entre cet univers hors normes et…les premiers hommes et peuples dits primitifs. Une lecture intéressante. Bien plus profonde qu’on pourrait le croire dans lequel le lecteur aperçoit les failles de cette population peu ordinaire où les femmes et les hommes se côtoient finalement assez peu. Sauf lorsque les intérêts convergent. Les femmes y sont redoutables, apparaissent souvent impitoyables. Jusqu’à ce que l’adversité les unisse.

 

Une ardente patience – Antonio Skarmeta

Titre : Une ardente patience

Auteur : Antonio Skarmeta

Genre : Littérature latino- américaine

Editeur : Seuil

Date de sortie : 2001

Présentation

 » Au Chili, tout le monde est poète. Tu seras plus original en restant facteur.  »

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l’île Noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. Leur relation, d’abord banale et quotidienne, se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l’Histoire les rattrape…

Auteur

Romancier et cinéaste, Antonio Skármeta est né en 1940. Il dut quitter le Chili en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Il fut ambassadeur du Chili en Allemagne. Une ardente patience a été adaptée au cinéma sous le titre Le Facteur par Michael Radford.

Mon avis

Les romans latino-américains ont leurs particularités. Une spécificité que je serais incapable de décrire avec précision. Un mélange de réalisme magique et de conte pour adultes. Un genre à part. Unique. Inimitable. Une littérature qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Je connais peu de lecteurs aux avis mitigés sur la question.

Une ardente patience est empli de poésie. Partout où l’on regarde. Tout d’abord, il y a  Pablo Neruda, ce grand homme de lettres du Chili, le plus célèbre des poètes qui depuis sa tranquille propriété de l’Ile Noire attend patiemment de recevoir le prix Nobel. Une grande sérénité se dégage de ce lieu et une belle simplicité émane de l’homme. En un clin d’œil, j’ai été propulsé sur cette petite île paisible du Chili. Je salue le talent de l’auteur à ce propos. Il a su recréer une ambiance au delà d’une pâle imitation.

Le jeune Mario, facteur particulier de Don Pablo, seul et unique habitant de l’île, est littéralement envoûté par le poète. Il souhaite plus que tout rompre avec la tradition familiale. Devenir pêcheur ne l’intéresse pas. Le jeune homme ne vit que pour la poésie et pour la jeune Beatriz. Entre les deux hommes, va naître une belle amitié à une époque où le Chili connaîtra des événements politiques majeurs tels que la venue au pouvoir de Salvador Allende.

Une histoire touchante, toute en délicatesse. Les mots semblent flotter sur le papier comme les nuages dans le ciel. Les personnages principaux sont très émouvants. Leur marginalité contraste avec certains personnages bien plus terre à terre qui n’ont que faire des mots et des figures de styles si chers aux deux amis.

Un court récit qui ravira les amateurs de douceur. Pas d’intrigues trépidantes. Pas de suspense à couper le souffle. Juste…une belle histoire. Juste ça 😉

 

 

Samedi – Ian McEwan

Titre : Samedi

Auteur : Ian McEwan

Genre : Littérature étrangère

Edition : Folio

Date de sortie : 10/01/2008

Présentation

Le roman retrace la journée d’un neurochirurgien londonien de 48 ans nommé Henry Perowne. Le récit se situe à Fitzrovia, dans un quartier central de Londres, le samedi 15 février 2003, dans le contexte d’une énorme manifestation contre la guerre d’Irak. Perowne avait prévu pour sa journée une série d’activités et de loisirs qui devait s’achever par un dîner en famille; toutefois, son programme va être perturbé par l’irruption de la violence dans son univers protégé. « Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant. »

Auteur

Ian McEwan, né le 21 juin 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Ian McEwan passe une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord, et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l’armée britannique, était en poste. Il fait ses études à l’université du Sussex et l’université d’East Anglia, où il est le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury.

l habite dans la City de Londres près de la gare St Pancras, une vaste maison victorienne qui apparaît dans son roman Samedi.

Il est père de deux fils.

Mon avis

Une découverte supplémentaire grâce aux précieux Carnets de route de François Busnel. A la présentation de cet auteur et de ses œuvres, je me devais de découvrir Samedi.

D’emblée, j’ai été saisie par la présentation. Henri Perowne, un neurochirurgien renommée voit son samedi de repos prendre une tournure à laquelle il ne s’attendait pas. La journée de Monsieur Perowne est perturbée. Par une manifestation au sujet de la guerre en Irak qui bloque une partie de Londres. Par un avion dans le ciel qui serait conduit par des terroristes. Par une rencontre des plus improbables.

Certains ont tout alors que d’autres n’ont rien. Voilà la première réflexion que m’a inspiré ce roman. Perowne est béni des Dieux. Il mène une brillante carrière, possède par conséquent une très belle maison et un train de vie plus qu’enviable et forme avec sa femme et ses deux enfants une famille aimante. Perowne a tout.

Ce personnage m’a inspiré très peu d’empathie. Je l’ai trouvé arrogant et extrêmement sûr de lui. Bien trop pour paraître sympathique. Il est néanmoins magistralement bien construit ; c’est indéniable.

Cette journée aura toute son importance dans l’existence de l’homme. Ce samedi va lui démontrer qu’il est impossible de toujours tout maintenir sous contrôle. Cette journée des plus atypiques va semer des embûches, de taille, dans le quotidien paisible et organisé du neurochirurgien.

Mais Perowne est extrêmement intelligent. Il a trimé pour en arriver où il en est aujourd’hui. Il maintiendra le cap quoi qu’il advienne. Et puis, comme toutes les personnes bien nées, la chance fera le reste…

Une plume irréprochable et implacable. Un roman fort. Des descriptions nombreuses et détaillées. Une analyse fine et pointue. Un excellent moment de lecture pour les amateurs du genre.

J’ai particulièrement apprécié ma découverte. Et je n’ai pas l’intention de m’arrêter là avec cet auteur.