Les primates de Park Avenue – Wednesday Martin

Titre : Les primates de Park Avenue

Auteur : Wednesday Martin

Edition : 10 X 18

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 21/06/2018

Présentation

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar. Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de fonds spéculatifs et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Auteur 

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Wednesday Martin est née et a grandi dans le Michigan. Anthropologue, elle écrit pour Harper’s Bazaar, le Huffington Post et le New York Times – dans lequel elle a fait polémique en révélant l’existence du  » bonus d’épouse « .

Mon avis

Ceci n’est pas une fiction !

Bienvenue dans l’Upper East Side. Après avoir vécu dans le Michigan, Wednesday Martin, anthropologue, décide de s’installer à New York. Ce n’est qu’après quelques années passées dans la ville qui ne dort jamais que son mari et elle rejoignent le quartier chic de l’Upper East Side et y fondent une famille. L’anthropologue va mêler vit personnelle et vit professionnelle lorsqu’elle prend la décision de s’immiscer dans LE groupe de femmes qui régit le quartier le plus huppé de la ville et de les étudier : les mamans de l’Upper East Side.

Mais qui sont-elles ces femmes parfaites ? Elles s’habillent en 34, sont toujours tirées à quatre épingles et vous regardent de haut. De très haut si vous n’êtes pas des leurs. Leurs préoccupations, apparences mises à part : leurs têtes blondes pour qui elles recherchent les meilleures écoles privées, les amis les plus  » prestigieux  » ( on parle bien de petits bonshommes ou de demoiselles d’un mètre environ…) et organisent des fêtes d’anniversaire à plusieurs milliers d’euros. Elles se rejoignent à Aspen l’hiver, dans les Hamptons l’été, organisent tout au long de l’année des galas de charité entre deux séances shopping et gym.

Pression pression pression !!! Du matin au soir puis du soir au matin. Pour supporter ce rythme d’enfer les anxiolytiques et les verres de vin sont leurs meilleurs alliés.

L’Upper East Side y est décrit par l’auteure comme complètement aberrant pour quiconque n’y vit pas. Nous sommes dans un autre monde. Celui de la frivolité, de l’apparence et des priorités qui pour la plupart des gens qui peuplent notre monde n’en sont pas.

De prime abord du moins. Car Wednesday Martin établit des parallèles entre cet univers hors normes et…les premiers hommes et peuples dits primitifs. Une lecture intéressante. Bien plus profonde qu’on pourrait le croire dans lequel le lecteur aperçoit les failles de cette population peu ordinaire où les femmes et les hommes se côtoient finalement assez peu. Sauf lorsque les intérêts convergent. Les femmes y sont redoutables, apparaissent souvent impitoyables. Jusqu’à ce que l’adversité les unisse.

 

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Une ardente patience – Antonio Skarmeta

Titre : Une ardente patience

Auteur : Antonio Skarmeta

Genre : Littérature latino- américaine

Editeur : Seuil

Date de sortie : 2001

Présentation

 » Au Chili, tout le monde est poète. Tu seras plus original en restant facteur.  »

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l’île Noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. Leur relation, d’abord banale et quotidienne, se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l’Histoire les rattrape…

Auteur

Romancier et cinéaste, Antonio Skármeta est né en 1940. Il dut quitter le Chili en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Il fut ambassadeur du Chili en Allemagne. Une ardente patience a été adaptée au cinéma sous le titre Le Facteur par Michael Radford.

Mon avis

Les romans latino-américains ont leurs particularités. Une spécificité que je serais incapable de décrire avec précision. Un mélange de réalisme magique et de conte pour adultes. Un genre à part. Unique. Inimitable. Une littérature qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Je connais peu de lecteurs aux avis mitigés sur la question.

Une ardente patience est empli de poésie. Partout où l’on regarde. Tout d’abord, il y a  Pablo Neruda, ce grand homme de lettres du Chili, le plus célèbre des poètes qui depuis sa tranquille propriété de l’Ile Noire attend patiemment de recevoir le prix Nobel. Une grande sérénité se dégage de ce lieu et une belle simplicité émane de l’homme. En un clin d’œil, j’ai été propulsé sur cette petite île paisible du Chili. Je salue le talent de l’auteur à ce propos. Il a su recréer une ambiance au delà d’une pâle imitation.

Le jeune Mario, facteur particulier de Don Pablo, seul et unique habitant de l’île, est littéralement envoûté par le poète. Il souhaite plus que tout rompre avec la tradition familiale. Devenir pêcheur ne l’intéresse pas. Le jeune homme ne vit que pour la poésie et pour la jeune Beatriz. Entre les deux hommes, va naître une belle amitié à une époque où le Chili connaîtra des événements politiques majeurs tels que la venue au pouvoir de Salvador Allende.

Une histoire touchante, toute en délicatesse. Les mots semblent flotter sur le papier comme les nuages dans le ciel. Les personnages principaux sont très émouvants. Leur marginalité contraste avec certains personnages bien plus terre à terre qui n’ont que faire des mots et des figures de styles si chers aux deux amis.

Un court récit qui ravira les amateurs de douceur. Pas d’intrigues trépidantes. Pas de suspense à couper le souffle. Juste…une belle histoire. Juste ça 😉

 

 

Samedi – Ian McEwan

Titre : Samedi

Auteur : Ian McEwan

Genre : Littérature étrangère

Edition : Folio

Date de sortie : 10/01/2008

Présentation

Le roman retrace la journée d’un neurochirurgien londonien de 48 ans nommé Henry Perowne. Le récit se situe à Fitzrovia, dans un quartier central de Londres, le samedi 15 février 2003, dans le contexte d’une énorme manifestation contre la guerre d’Irak. Perowne avait prévu pour sa journée une série d’activités et de loisirs qui devait s’achever par un dîner en famille; toutefois, son programme va être perturbé par l’irruption de la violence dans son univers protégé. « Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant. »

Auteur

Ian McEwan, né le 21 juin 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Ian McEwan passe une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord, et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l’armée britannique, était en poste. Il fait ses études à l’université du Sussex et l’université d’East Anglia, où il est le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury.

l habite dans la City de Londres près de la gare St Pancras, une vaste maison victorienne qui apparaît dans son roman Samedi.

Il est père de deux fils.

Mon avis

Une découverte supplémentaire grâce aux précieux Carnets de route de François Busnel. A la présentation de cet auteur et de ses œuvres, je me devais de découvrir Samedi.

D’emblée, j’ai été saisie par la présentation. Henri Perowne, un neurochirurgien renommée voit son samedi de repos prendre une tournure à laquelle il ne s’attendait pas. La journée de Monsieur Perowne est perturbée. Par une manifestation au sujet de la guerre en Irak qui bloque une partie de Londres. Par un avion dans le ciel qui serait conduit par des terroristes. Par une rencontre des plus improbables.

Certains ont tout alors que d’autres n’ont rien. Voilà la première réflexion que m’a inspiré ce roman. Perowne est béni des Dieux. Il mène une brillante carrière, possède par conséquent une très belle maison et un train de vie plus qu’enviable et forme avec sa femme et ses deux enfants une famille aimante. Perowne a tout.

Ce personnage m’a inspiré très peu d’empathie. Je l’ai trouvé arrogant et extrêmement sûr de lui. Bien trop pour paraître sympathique. Il est néanmoins magistralement bien construit ; c’est indéniable.

Cette journée aura toute son importance dans l’existence de l’homme. Ce samedi va lui démontrer qu’il est impossible de toujours tout maintenir sous contrôle. Cette journée des plus atypiques va semer des embûches, de taille, dans le quotidien paisible et organisé du neurochirurgien.

Mais Perowne est extrêmement intelligent. Il a trimé pour en arriver où il en est aujourd’hui. Il maintiendra le cap quoi qu’il advienne. Et puis, comme toutes les personnes bien nées, la chance fera le reste…

Une plume irréprochable et implacable. Un roman fort. Des descriptions nombreuses et détaillées. Une analyse fine et pointue. Un excellent moment de lecture pour les amateurs du genre.

J’ai particulièrement apprécié ma découverte. Et je n’ai pas l’intention de m’arrêter là avec cet auteur.

 

La pluie, avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

Titre : La pluie, avant qu’elle tombe

Auteur : Jonathan Coe

Genre : Littérature étrangère

Edition : Gallimard

Date de sortie : 2009

Présentation

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a -t- il une logique qui préside à ces existences? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave et le plus poignant.

Auteur 

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Né en 1961, à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe a fait ses études à Trinity College à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement…
Il a reçu le prix Femina Étranger en 1995 pour son quatrième roman, Testament à l’anglaise et le prix Médicis Étranger en 1998 pour La Maison du sommeil.

Mon avis 

 » Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux « .

Mon second roman de Jonathan Coe. Après Numéro 11, me voici plongée dans La pluie, avant qu’elle tombe. Un auteur que j’ai découvert grâce à François Busnel et ses carnets de route.

Je commencerai par un avertissement. Les livres de Jonathan Coe ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Amatrices et amateurs de suspense, admiratrices et admirateurs de rythme soutenu voire effréné, je vous conseille de passer votre chemin. Alors, certes, de mon point de vue, je trouverais fort dommage de ne pas s’arrêter sur la plume de cet auteur. Néanmoins, je dois avouer que la particularité de son écriture peut ne pas ravir tous les types de lecteurs.

Jonathan Coe prend son temps. Et moi, j’aime ça. Il pose les jalons de l’histoire avant de se lancer dans la narration. La première moitié de La pluie, avant qu’elle tombe peut paraître longue. Du moins, ce fut mon ressenti. Toutefois, j’ai trouvé l’écriture si belle que j’ai pris plaisir à contempler les mots. A apprécier leur musicalité. Rosamond, la narratrice, m’a aidée en ce sens. Je l’ai trouvée tellement attachante et émouvante. Elle m’a touchée en plein cœur.

Mais où veut -elle en venir ?

Puis, à la moitié du bouquin, les révélations vont bon train. Rosamond se lance enfin. Ses descriptions des photos, qu’elle s’efforce de décrire avec exactitude à Imogen, son arrière petite cousine aveugle, attisent de plus en plus ma curiosité. Même si l’émotion est toujours présente, la septuagénaire tente d’avancer dans son récit. Coûte que coûte.

Beatrix. Thea. Imogen. Trois générations et ce gène qui se transmet de mère en fille. Des femmes, deux sur trois du moins, qui renferment tant de noirceur. Des femmes pour qui la maternité n’a vraiment rien d’inné.

Une construction remarquable. Une fine analyse. Une profonde sensibilité. Une histoire poignante dans laquelle les femmes prennent toute la place. La douceur de Rosamond. La violence et la folie de Beatrix et de Théa.

C’est délicat. C’est subtil. C’est beau.

Une lecture qui me marquera. Longtemps.

Pour se procurer ce petit bijou :

 

 

Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

Titre : Le vieil homme et la mer

Auteur : Ernest Hemingway

Genre : Littérature étrangère

Editeur : Gallimard

Date de sortie : 1952

Présentation

À Cuba, voilà quatre-vingt-quatre jours que le vieux Santiago rentre bredouille de la pêche, ses filets désespérément vides. La chance l’a déserté depuis longtemps. À l’aube du quatre-vingt-cinquième jour, son jeune ami Manolin lui fournit deux belles sardines fraîches pour appâter le poisson, et lui souhaite bonne chance en le regardant s’éloigner à bord de son petit bateau. Aujourd’hui, Santiago sent que la fortune lui revient. Et en effet, un poisson vient mordre à l’hameçon. C’est un marlin magnifique et gigantesque. Débute alors le plus âpre des duels. Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

Ernest Hemingway est né en 1899 à Oak Park, près de Chicago. Il passa tous les étés de sa jeunesse en plein bois, au bord du lac Michigan. En 1917, il entre au Kansas City Star comme reporter. Il s’engage en 1918 comme ambulancier de la Croix-Rouge sur le front italien. Après la guerre, Hemingway reprend en Europe son métier de journaliste. En 1936, il devient correspondant auprès de l’armée républicaine en Espagne. Il fait la guerre de 1939 à 1945, participe à la Libération de Paris avec la division Leclerc, puis continue à voyager : Cuba, l’Italie, l’Espagne. En 1954, Hemingway reçoit le prix Nobel de littérature. En 1961, il met fin à ses jours.

Mon avis

J’ai honte, il s’agit de mon premier Ernest Hemingway…

Ce ne sera pas le dernier, car même si je dois dire que je n’ai pas été totalement conquise par ma lecture, je n’ai pas envie d’en rester là avec cet auteur dont j’ignore tout, ou presque, si ce n’est qu’il a reçu le si prestigieux Prix Nobel. Les prix littéraires et leurs arcanes…

En lisant Le vieil homme et la mer, j’ai eu l’impression de me retrouver devant un des nombreux livres que j’ai dû lire lors de mes études d’espagnol. Si je fais abstraction des références hispaniques ( les prénoms des protagonistes et la mention de La Havane), le style me rappelle celui d’auteurs latino-américains appartenant au « Réalisme magique » dont un des plus célèbres représentants est Gabriel Garcia Marquez.

J’ai eu l’impression de lire un conte dans lequel l’Homme lutte, en vain, contre la Nature. Malgré la volonté du vieil homme, les éléments naturels finissent par avoir le dernier mot. Le combat mené est perdu d’avance, ce qui rend le protagoniste vulnérable et le lecteur empathique. Le total dénuement de Santiago et son amitié avec le jeune Manolin contribuent à donner un petit goût de merveilleux. Leur relation est extrêmement bien narrée. Simple et bouleversante à la fois. Il s’agit à mon sens, de l’élément le plus fort du texte. Le côté onirique également avec les nombreux rêves du vieil homme qui se voit en Afrique en compagnie de lions. La réalité se mêle aux songes.

Au milieu de cette vie simple qui s’apparente à une lutte sans relâche de jolis mots ont retenu mon attention :

 » Il serait peut-être venu avec nous, ça nous aurait fait un souvenir pour la vie « . 

« …Seulement je n’ai plus de chance. Mais qui sait ? Peut-être aujourd’hui. Chaque jour est un jour nouveau. Il vaut mieux avoir de la chance. Mais je préfère être exact. Et alors quand vient la chance, on est fin prêt.

Bien sûr, une lecture à découvrir ! Si ce n’est pas déjà fait…

Pour se le procurer :

Entre eux de Richard Ford

Titre : Entre eux

Auteur : Richard Ford

Genre : Essai – Autobiographie / Littérature étrangère

Edition : Points

Date de publication : 24/05/2018

Présentation

En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents. Celle de son père, représentant de commerce mort prématurément. Celle de sa mère, épouse puis veuve. Entre eux, le fils, l’écrivain qui revient sur son passé. À travers les petits riens de leur existence à trois, il fixe les bonheurs ordinaires et réunit les défunts. Pour que d’une vie vécue il demeure quelque chose…

Auteur

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Richard Ford est né à Jackson dans le Mississipi en 1944. Il commence des études de droit, très vite abandonnées pour suivre un atelier d’écriture à l’Université de Californie à Irvine, où il obtient un Master of Fine Arts en 1970. Il reçoit un Bachelor of Arts de la Michigan State University, où il rencontre également Kristina Hensley, sa future épouse ; ils se marient en 1968. Malgré une légère dyslexie, Ford développe un certain intérêt pour la littérature.

Il publie son premier roman en 1976, « Une mort secrète », l’histoire de trois marginaux qui se retrouvent sur une île située sur la rivière Mississippi. Celui-ci fut suivi par un autre roman « Le bout du rouleau » en 1981. Ford devient journaliste pour le magazine New Yorkais Inside Sports.

En 1982, après la faillite du magazine, Ford retourne à l’écriture de romans. « Un week-end dans le Michigan » sort en 1986, l’histoire d’un écrivain raté qui devient chroniqueur sportif tout en traversant une crise existentielle dû à la mort de son fils. Ce roman marque un tournant dans la carrière de Ford : le magazine Time le classe dans sa liste des 5 meilleurs romans de 1986 et il est finaliste pour le prix PEN/Faulkner. Ce succès est suivi par celui de « Rock Springs » en 1987, un recueil de nouvelles.

« Une saison ardente » est publié en 1990 : cette histoire d’un joueur de golf professionnel du Montana qui devient pompier remporte le prix du meilleur roman américain de l’année. Dès ce moment, il est très demandé par de nombreuses maisons d’édition : Il devient éditeur pour Granta Book, et publie des recueils de nouvelles d’écrivains.

En 1995, Ford publie « Indépendance », second volet de sa « Série Frank Bascombe ». Ce livre remporte le PEN/Faulkner Award et le Prix Pulitzer de la Fiction. La même année il remporte aussi le prix Rea for the Short Story.

Son roman « Canada » (2012) remporte le Prix Femina étranger 2013. En 2014, il publie « En toute franchise ». En 2016, il reçoit le prix Princesse des Asturies pour l’ensemble de son œuvre.

Il vit dans le Maine où il est professeur au Bowdoin College.

Mon avis

Je découvre les écrits de cet auteur à travers ce court récit autobiographique. J’ai décidé de me pencher sur sa vie suite au documentaire de François Busnel et de ses carnets de route. Cette lecture sera pour moi une introduction car j’ai bien l’intention de lire Canada, Un week-end dans le Michigan ou encore Une saison ardente, pour ne citer qu’eux.

Ces derniers temps, si je continue à me tenir au courant de l’actualité littéraire, je souhaite également découvrir des romans connus, reconnus sur lesquels j’ai fait l’impasse jusqu’ici. Je reviens à mon premier amour : la littérature que j’ai, ces dernières années, mis de côté au profit des thrillers. L’influence des réseaux sociaux certainement, sur lesquels se multiplient les avis très alléchants de cette littérature noire qui je lis avec engouement.

Mais revenons à Entre eux. Il est toujours difficile d’écrire sur ses parents. Sur son enfance. Sur les piliers de son existence. Richard Ford aborde le sujet avec beaucoup de sincérité et de délicatesse à la fois, cet enfant unique de ce couple d’un état du sud de l’Amérique, conçu sur le tard. Ses parents, mariés depuis plus de dix ans lors de son arrivée, on fait ce qu’ils ont pu pour l’inclure dans leurs vies. Ce couple quelque peu marginal qui a parcouru les routes des états du sud pendant des années avant sa naissance et qui a conservé ses habitudes même quelques années par la suite. Un homme et une femme qui s’aimaient plus que tout. Un homme et une femme qui étaient tout l’un pour l’autre et qui n’hésitent pas à ne pas bouleverser toute leur existence lorsqu’ils deviennent parents. Le père de Richard Ford continue de sillonner les routes du lundi au vendredi pour son métier de représentant. Edna et Parker poursuivent leurs beuveries, sans trop d’exagération toutefois. Les week-ends sont calmes. Leur quotidien peut paraître monotone. Mais c’est ainsi. Un foyer heureux. Presque fataliste si l’auteur lui-même ne nous disait pas qu’en fait, il n’en est rien. Qu’il ne s’agit pas chez les Ford de fatalisme mais davantage de prendre la vie du bon côté. Comme elle se présente, tout simplement.

Puis, vient la disparition du père et c’est toute la famille qui s’en trouve bouleversée. Un événement qui bien sûr aura marqué le jeune Richard alors adolescent mais qui n’est pas, d’après ses dires, l’événement le plus triste de sa vie.

De ces racines sudistes, de cet amour débordant, va naître l’auteur à la renommée internationale que nous connaissons aujourd’hui.

Un récit tout en douceur. Une vie ordinaire joliment racontée. Une narration trop pudique pour  entrer dans les détails des sentiments et des émotions.

Je conseille cette lecture à tout lecteur qui a lu Richard Ford ou qui a l’intention de le découvrir car comme je le dis souvent : qu’y-a-t-il de plus intéressant qu’un roman ? Celui (ou celle !) qui est derrière la plume de celui-ci…;-)

Pour se le procurer :

 

La symphonie du hasard, livre 3 – Douglas Kennedy

Titre : La symphonie du hasard, livre 3

Auteur : Douglas Kennedy

Genre : Littérature étrangère

Editeur : Belfond

Date de sortie : 03/05/2018

Présentation

On ne peut jamais vraiment prévoir l’avenir ni savoir ce qui nous attend. On peut échafauder des projets, entretenir des espoirs. Mais la symphonie du hasard égrène toujours ses notes, et ses variations incessantes nous rappellent que tout ce que la vie a d’intéressant, de bon, de merveilleux, sera éternellement contrebalancé par le mauvais, le tragique, l’effroyable. C’est le prix à payer pour ce cadeau extraordinaire qui nous est fait : l’absence de certitudes… Sinon celle, absolue, que la présence de chacun de nous dans cet espace grand ouvert touchera un jour à sa fin.
Mais pour ceux d’entre nous qui sont toujours là, sur le chemin, que dire de ce qui nous attend ? Quels mots suffiraient à résumer ce qui s’étend devant nous ?

Auteur

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Douglas Kennedy est né à New York en 1955, et vit entre les États-Unis, le Canada et la France. Auteur de trois récits de voyages remarqués, dont Combien (2012), il s’est imposé avec, entre autres, L’homme qui voulait vivre sa vie et La Poursuite du bonheur (1998 et 2001), suivis des Charmes discrets de la vie conjugale (2005), de La Femme du Ve (2007), Quitter le monde (2009), Cet Instant-là (2011), Cinq jours (2013), Mirage (2015), ainsi que son recueil de nouvelles Murmurer à l’oreille des femmes (2014) et son essai Toutes ces grandes questions sans réponse (2016), tous parus chez Belfond et repris chez Pocket.

Mon avis

Ainsi s’achève La symphonie du hasard. Avec un dernier opus qui n’aura pas totalement su me séduire autant que les deux premiers ( un peu lourde cette phrase, non ?! ) Il faut dire que les livres 1 et 2 furent proches du coup de cœur.

Néanmoins, j’apprécie toujours autant l’histoire de la famille Burns, dont chaque membre semble conquérir New York à sa façon, et le fond historique très présent, celui des années Reagan dans ce volume. Ici, le capitalisme règne en maitre absolu et les Burns en tirent profit, ce qui ne sera pas sans conséquences. L’argent et les revers de sa médaille…Wall Street et ses dérives d’un côté, le mode de l’édition de l’autre. Quand finance et littérature se rejoignent au cœur d’une société de consumérisme. J’ai aimé entrer dans ces deux mondes, remarquablement narrés tout comme celui du monde universitaire. Puis…en se plongeant dans les années 80, Douglas Kennedy ne pouvait omettre de parler du sida et de ses ravages. Des passages poignants du livre.

Je trouve les portraits de cette famille particulièrement réussis. Ils sont très travaillés, particulièrement fouillés. Ils prennent vie. Je fais notamment référence à la narratrice : Alice Burns qui est absolument fabuleuse. Une jeune femme moderne, ambitieuse, forte et écorchée à la fois. Complexe et intéressante. Une jeune femme qui se noie dans le travail pour survivre mais qui n’en oublie pas pour autant de saisir les opportunités qui jonchent son chemin. Une famille et ses querelles qui peuvent atteindre des sommets. Jalousie, volonté de réussite, souci de justice ? Certains seraient prêts à tout pour briller, quitte à écraser les siens. Une réalité difficile mais malheureusement bien réelle.

Une saga très intéressante qui allie des personnages fictifs, des situations inventées à un fond historique qui a toute son importance. Du bon Douglas Kennedy que je vous conseille de découvrir sans plus attendre. Ses talents de conteur ne sont plus à prouver. Monsieur Kennedy, par une écriture fluide, nous emporte. Il ponctue ses écrits par des révélations qui sonnent à la fois simples et justes.

Et ce A suivre… qui attise bien évidemment ma curiosité !!! Un A suivre… à prendre au sens premier du terme et donc qui laisse présager un quatrième volume ou un A suivre…qui signifie que la vie d’Alice va se poursuivre ? Si vous avez des infos…;-)