L’amie prodigieuse – Elena Ferrante

Titre : L’amie prodigieuse

Auteure : Elena Ferrante

Editeur : Folio

Genre : Littérature étrangère

Date de publication : 01/01/2016

Présentation

«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste sont les trois premiers tomes de la saga d’Elena Ferrante, qui se conclut avec L’enfant perdue.

L’auteure

Née en 1943 à Naples, Elena Ferrante est une écrivaine italienne. L’auteur derrière le pseudonyme tient absolument à rester dans l’ombre et refuse par conséquent la publicité et les apparitions télévisées, acceptant seulement en de rares occasions les interviews écrites. Lors de celles-ci, elle a reconnu être une femme, mère de famille, et que son œuvre était d’inspiration autobiographique. En particulier, dans La frantumaglia, l’auteur révèle à ses lecteurs des aspects de la personnalité d’Elena Ferrante en lui donnant notamment une origine une date et un lieu de naissance.

Elena Ferrante est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels L’amour harcelant , Les jours de mon abandon et Poupée volée . Tous sont publiés chez Gallimard. L’auteur a été finaliste du prix Strega pour le quatrième volet de la série L’amie prodigieuse.

Mon avis

J’en avais tant entendu parler de ce livre !

Je comprends maintenant l’engouement qu’il a suscité. Nous voici en plein cœur d’un quartier très populaire de Naples dans lequel la violence, sous toutes ses formes, est présente à chaque coin de rue. L’auteure la décrira comme omniprésente mais soutenable, bien qu’étouffante. N’oublions pas que l’auteure-narratrice, démarre son récit avec des souvenirs d’enfance. A cette période de notre vie, même si nous percevons bien plus que ce que les adultes imaginent, certaines choses nous échappent.

La petite fille, qui deviendra jeune fille au fil des pages, nous conte son enfance, puis son adolescence, dans ce quartier dont elle semble être prisonnière, parfois malheureuse enfin du moins pas toujours très épanouie. Elle nous narre son quotidien. L’importance de l’école notamment. Il n’est pas aisé d’avoir accès à l’éducation lorsqu’on est une fille à cette époque et en ce lieu, Elle nous parle de sa famille, de ses voisins, des ses amis. Et surtout de son amie prodigieuse. Cette jeune fille qui est loin d’attirer la sympathie mais qui pourtant fascine. Les caractères les plus rebelles, les moins domptables ne sont-ils pas les plus séduisants ? A coup sûr son intelligence et sa vivacité d’esprit vous éblouiront.

J’ai ressenti une sensation d’étouffement à plusieurs reprises. Mais qu’il est compliqué de sortir de ce quartier ! J’ai parfois eu l’impression, bon le parallèle est peut-être un peu audacieux(!), de me retrouver dans le Macondo de Cent ans de solitude de Marquez. De tourner en rond sans trouver d’issue.

Le poids des traditions. Celui de la famille et de l’honneur. Bienvenue à Naples. Un voyage dans le temps et dans l’espace empli d’authenticité qui m’a emportée, mais pas totalement. La faute à certaines longueurs qui ont, à mons sens trop ralenti le récit. Je me suis parfois essouflée. Mais comme toutes grandes sportives, j’ai repris mon souffle Puis, je suis repartie.

 

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Le bon usage des compliments – Alexander McCall Smith

Titre : Le bon usage des compliments

Auteur : Alexander McCall Smith

Editeur : 10 – 18

Genres : Littérature étrangère – Roman policier

Date de sortie : 15/10/2009

Présentation 

Édimbourg, entre ses galeries d’art, ses salons de thé et ses parcs où il fait bon flâner, cache sous des apparences feutrées son lot d’intrigues et de menaces… Dans la capitale écossaise, Isabel Dalhousie, philosophe et rédactrice en chef de l’estimable et néanmoins confidentielle Revue d’Éthique Appliquée, fait l’apprentissage de sa nouvelle vie, entre un jeune amant irrésistible et l’arrivée d’un bébé, avant que ce fragile équilibre ne soit subitement bouleversé. Tandis qu’un intrigant tableau la mène jusque dans les Highlands, elle doit contrer les manigances d’un obscur philosophe adepte des coups tordus. Si, dans le monde raffiné d’Isabel, les conflits ne se règlent pas au revolver ni au couteau, ils peuvent être aussi féroces que dans la Mafia…

Auteur

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Ressortissant britannique né en 1948 au Zimbabwe, où il a grandi, Alexander McCall Smith vit aujourd’hui à Édimbourg et exerce les fonctions de professeur de droit appliqué à la médecine. Il est internationalement connu pour avoir créé le personnage de la première femme détective du Botswana, Mma Precious Ramotswe, héroïne d’une série qui compte déjà huit volumes. Quand il n’écrit pas, Alexander McCall Smith s’adonne à la musique – il fait partie de  » l’Orchestre épouvantable  » – et aux voyages. Il est également l’auteur des aventures d’Isabel Dalhousie, présidente du Club des philosophes amateurs et de 44 Scotland Street, qui inaugure les  » Chroniques d’ Édimbourg « , un roman-feuilleton relatant les tribulations d’un immeuble peuplé de personnages hauts en couleur.

Mon avis 

Comme je le disais il y a peu, ces derniers temps, mes préférences ne tendent pas vers les toutes dernières nouveautés dont  » tout le monde  » parle. Je n’ai pas non plus envie de thriller, mon genre de prédilection depuis un certain nombre d’années. Surtout depuis que je suis l’actualité littéraire sur les réseaux sociaux.

Non, ce dont j’ai envie en ce moment, c’est de voyager. Dans cette optique, je choisis des romans qui se déroulent à l’étranger mais pas seulement. Je sélectionne, enfin du moins j’essaie de  m’orienter vers des histoires qui  » sentent  » l’étranger. Et avec Le bon usage des compliments j’ai été servie ! Un joli voyage au cœur de la capitale écossaise et de l’île de Jura, île de l’archipel des Hébrides, en vue de l’authenticité d’un tableau. Une incursion au cœur de la société aisée d’Edimbourg entre peinture et philosophie dont notre héroïne Isabel, est au centre.

Si ce roman est classé dans la catégorie roman policier, je dois dire que je trouve l’enquête plus que secondaire. Le mystère autour du thème de l’art est posé une fois arrivés les trois quarts du livre. Et de plus, l’énigme est relativement aisée à résoudre.

En quelques mots, je dirais que l’ambiance m’a beaucoup séduite. Je me suis retrouvée propulsée en un clin d’œil en Ecosse, ce qui est précisément ce que je recherchais. L’histoire en elle-même est assez plate. Je ne me suis pas ennuyée pour autant mais pour ceux qui ne souhaitent pas une invitation au voyage mais de l’action, je ne conseillerais pas ce livre.

Apparemment, j’ai pris la série en cours. D’autres tomes précèdent ce titre que j’avais trouvé dans un vide grenier et qui m’a fait de l’œil car j’avais lu 44 Scotland Street, le premier tome d’une autre série écrite par l’auteur : les chroniques d’Edimbourg.

Je poursuivrais cette série comme celle des chroniques d’Edimbourg. Je ne souhaite pas que mon voyage s’arrête ici.

L’envol – Alia Cardyn

Titre : L’envol

Auteur : Alia Cardyn

Editions : Charleston

Genre : Roman francophone (Belgique)

Date de sortie : 12/02/2019

Présentation

Si avec le temps, votre être s’est figé, le 27 juillet vous offre une opportunité. Celle de naître à nouveau.
Chaque année, le 27 juillet, Barnabé Quills organise une fête somptueuse dans sa propriété dominant l’océan. Aujourd’hui, la ville côtière de Black est en émoi. Lors de la fête annuelle, la jeune Théa Vogue a sauté dans le vide.
Pour son troisième roman, Alia Cardyn nous plonge dans le quotidien d’une petite ville et, de 27 juillet en 27 juillet, nous délivre, aux côtés de Théa, un bouleversant message d’espoir.
Servi par une écriture ciselée, un magnifique roman sur l’amour, la filiation, la construction de soi… ainsi qu’un de ces dénouements inoubliables dont Alia Cardyn a le secret.

Auteure

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Diplômée en droit et en sciences politiques, Alia Cardyn est une ancienne avocate. Aujourd’hui maman de trois enfants, elle consacre son temps à l’écriture et au coaching. Traduite en plusieurs langues, elle est également l’auteure, aux éditions Charleston, du Choix d’une vie et de Une vie à t’attendre, son premier roman, qui a reçu le Prix des Lecteurs Club 2016.

Mon avis

En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit :  » ce roman va certainement te plaire « . J’avais vu juste car même si j’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire, de part les différents points de vue qui se succèdent au fil de courts chapitres, une fois dedans, une fois les personnages assimilés, ce fut un plaisir de me rendre à Black. Cette petite ville côtière semble avoir échappé au temps. A première vue, la vie y est paisible. Idyllique même, je dirais. De ce lieu, le lecteur sait peu de choses mais en ressent un maximum d’émotions. Au fil des pages, nous faisons connaissance avec les personnages et nous nous rendons compte qu’à Black comme ailleurs, les relations humaines sont complexes. La plume de l’auteure est fluide, légère, pudique. Elle effleure le papier. Elle m’a fait l’effet d’une personne qui marche délicatement sur la pointe des pieds,  tout en se dirigeant vers une direction bien déterminée.

L’atmosphère est très intrigante. L’amour est présent. Partout. Sous toutes ses formes. Amour réciproque. Amour contrarié. Absence d’amour. Surplus d’amour. Amour filial. Amour – amitié. Car l’amitié n’est-elle pas une forme d’amour ? Un point commun néanmoins à tous ces amours : ils sont délicats. Douloureux. Tragiques.

Black, c’est notre planète Terre. Les habitants de cette bourgade : les humains qui la peuplent. L’histoire de Alia Cardyn : les difficultés relationnelles à l’échelle planétaire. C’est cruellement délicat.

Je remercie chaleureusement les éditions Charleston pour leur confiance. Une belle lecture que je vous recommande de découvrir si ce n’est déjà fait.

 

L’empreinte – Alexandria Marzano Lesnevich

Titre : L’empreinte

Auteur : Alexandria Marzano Lesnevich

Editeur : Sonatine

Genre : Littérature américaine

Date de publication : 10/01/2019

Présentation

Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l’épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n’aura alors cesse d’enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

L’auteure

Alexandria Marzano-Lesnevich

Alexandria Marzano Lesnevich vit à Portland dans le Maine et enseigne la littérature.

Mon avis

Une lecture qui est partie tout feu tout flamme. Un style auquel j’ai très vite accroché. Dès les premières pages, j’étais complètement immergée. Je la sentais chaleur du sud des Etats-Unis, la moiteur de ces lieux. Et le côté glauque aussi… A la lecture de cette histoire, je me suis d’ailleurs fait une réflexion : certains états du sud de l’Amérique sont souvent le théâtre de tragédies ayant pour victimes des enfants. Dans L’empreinte, donc l’action se déroule (en partie) en Louisiane, nous suivons, d’un côté, le destin de Ricky Langley et de l’autre, la vie d’Alexandria dans le New Jersey. Deux vies, tout sauf lisses. Un thème, très délicat : la pédophilie. Je ne vous mentirai pas : je me suis surprise à grimacer à plusieurs reprises. Je ne pensais pas que cette lecture serait si douloureuse. J’ai également était surprise par sa construction. Je me faisais une toute autre idée suite à la quatrième de couverture. Je m’attendais à un « véritable » face à face entre les deux protagonistes.

Si, comme je le disais, les premières pages ont défilé sans que je m’en aperçoive ( j’ai beaucoup apprécié le rythme donné par l’alternance de chapitres entre la vie de Ricky et celle de la narratrice), j’ai, par la suite, ressenti quelques longueurs d’une lecture que j’ai parfois trouvée assez douloureuse. J’ai eu tant de mal à adhérer à l’état d’esprit de la mère de la victime même si j’ai ressenti une certaine empathie pour Ricky lorsque celui-ci fait tout pour lutter contre ses démons. Cette lecture m’a donc placée dans une position dans laquelle je n’étais pas à l’aise. Du tout.

De plus, l’oscillation entre réalité et fiction m’a aussi quelque peu déstabilisée.

Déstabilisée : voilà mon ressenti. Un livre que je voulais lire depuis un petit moment. Un livre que je ne regrette pas du tout d’avoir lu, je savais que le sujet était plus que sensible. Un livre perturbant que je dois prendre le temps de digérer.

 

 

Rêves de garçons – Laura Kasischke

Titre : Rêves de garçons

Auteur : Laura Kasischke

Editeur : Le livre de poche

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 29/04/2009

Présentation

A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d’une Mustang décapotable dans l’espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais moment. Soudain, cette journée idyllique tourne au cauchemar. Rêves de garçons est une plongée au cœur d’un univers adolescent dépeint avec une justesse sans égale. Une fois de plus, Laura Kasischke s’attache à détourner avec beaucoup de férocité certains clichés de l’Amérique contemporaine et nous laisse, jusqu’à la révélation finale, dans l’imminence de la catastrophe.

L’autrice

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Ecrivain originaire du Michigan, Laura Kasischke est souvent comparée à Joyce Carol Oates pour sa critique vénéneuse de la société américaine. Surtout célèbre aux Etats-Unis pour ses poèmes, publiés dans de nombreuses revues, elle a remporté le Hopwood Awards et la bourse MacDowell, ainsi que d’autres récompenses littéraires. Son premier roman, Suspicious River, est paru en 1996. En France, les romans de Laura Kasischke sont publiés chez Christian Bourgois. Laura Kasischke enseigne l’art du roman à Ann Arbor et vit toujours dans le Michigan.

Mon avis 

Mon premier roman de l’écrivaine. Je voulais commencer par Esprit d’hiver mais je suis tombée sur celui-ci dans un vide grenier et la quatrième de couverture m’a attirée.

Alors, qu’est-ce que j’en pense. J’avoue qu’une fois le livre refermé, je n’ai pas su dire si j’ai aimé ou pas cette histoire. Ce bouquin me laisse une impression plutôt mitigée. Le point positif, c’est que je n’ai jamais eu l’intention d’interrompre ma lecture. Le côté négatif, c’est qu’une fois celle-ci achevée, le « grand » twist final a eu son petit effet sur moi mais Laura Kasischke aurait dû en rester là. Le dix-septième chapitre, à mes yeux, est de trop. Enfin, cette toute dernière tournure que prennent les événements ne m’a pas plu. J’ai relu à deux fois les deux dernières phrases afin d’être sûre de ne pas avoir mal interprété une fin ! Ce serait le comble : comprendre un livre de travers.

Dans Rêves de garçons, ce n’est pas tant l’histoire qui prime. L’intérêt réside sans conteste dans la morale. Le camp de pom pom girls, l’ambiance vacances d’été entre ados dans la nature américaine peut-être assez séduisante en somme si elle est bien narrée, ce qui est le cas ici, mais ce n’est pas le point névralgique. Non non, bien sûr que non. Ce n’est pas non plus, les petits moments intimes que ces jeunes gens vivent dans les bois. Nous ne sommes pas dans une romance. Ah ça non…Par contre, ce à quoi à donne lieu cette parade  » amoureuse  » a toute son importance.

Les dommages collatéraux d’actes à première vue sans conséquences. Sans conséquences dramatiques du moins. Et ce à quoi tout un chacun est prêt pour se protéger et assurer son avenir. L’esprit calculateur de l’humain et ce, dès très jeune. Voilà ce que j’y ai lu dans cet opus à l’apparente légèreté. Apparente….

Un thème intéressant qui aurait mérité d’être, à mon sens, quelque peu approfondi. On reste en surface. Et moi, je suis un peu restée sur ma faim.

Birthday girl – Haruki Murakami

Titre : Birthday girl

Auteur : Haruki Murakami

Editeur : 10 -18

Genre : Littérature étrangère – japonaise

Date de sortie : 04/10/2018

Présentation

Japon, de nos jours.
Quoi qu’on puisse souhaiter, aussi loin que l’on puisse aller, on reste ce qu’on est, voilà tout.
La serveuse n’aurait même pas dû travailler ce soir-là. C’était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c’est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n’a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un vœu…

L’auteur

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Haruki Murakami, né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda, avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat au Japon. Suivront, La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Danse, Danse, Danse, et L’éléphant s’évapore. Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit ses Chroniques de l’oiseau à ressort et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, il rentre au Japon en 1995, écrit un recueil de nouvelles sur le séisme de Kobe, Après le tremblement de terre, une enquête sur l’attentat de la secte Aum, Underground, puis suivent Les Amants du Spoutnik, le superbe Kafka sur le rivage et 1Q84 (tomes 1, 2 et 3). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. Après L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, il autorise la publication d’ Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, ses deux premiers romans inédits. Des hommes sans femmes est son dernier recueil de nouvelles paru, suivi de Birthday Girl.

Mon avis

Après L’étrange bibliothèque, j’ai voulu renouer avec cet auteur japonais dont les écrits attisent ma curiosité tout en me laissant perplexe.

Je referme cette courte nouvelle comme si je venais de faire un rêve. Je suis groggy. Une douce sensation m’envahit. Ses mots sont doux, sa plume…aérienne. Cet auteur me fait, sur le coup, l’effet d’un magicien. Je ne sais plus ce qui relève de la réalité ou de la fiction.

Je me sens légère et, étonnamment, j’ai instantanément l’envie de relire cette histoire afin de me replonger dans cette enivrante sensation. J’ai rarement éprouvé ce ressenti après lecture. Je n’adhère toutefois pas à 100 % à la morale de cette histoire mais, qu’importe, j’admire la façon dont l’écrivain m’a amenée jusqu’à sa bulle. Un petit cocon dans lequel je me suis sentie invincible et sereine.

Quel agréable moment de lecture !

MY ABSOLUTE DARLING – GABRIEL TALLENT

Titre : MY ABSOLUTE DARLING

Auteur : Gabriel Tallent

Edition : Gallmeister

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 01/03/2018

Présentation

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

Auteur

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Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Mon avis

Grrrrrrr ce bouquin !!!

Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions. En le refermant, je suis restée un moment assise, le regard dans le vide. Si vous me suivez plus ou moins, vous avez certainement compris qu’il m’a été impossible de le lire d’une traite. J’ai dû faire une petite pause, le temps d’un week-end, avec une lecture légère ( un feel good book comme on les appelle ) parce que…parce que c’était trop pour moi !

Pendant ma lecture, je suis passée, comme je le disais par tout un tas d’émotions. Lors de passages que j’ai trouvés à la limite du supportable, psychologiquement parlant j’entends, c’est de la colère que j’ai ressentie. Mais p….., faut-il décrire l’horreur, le glauque, le choquant et l’insupportable pour faire parler de soi ? Un best-seller doit-il forcément choquer ? Alors c’est ça My absolute darling ??? Enfin, ça a fusé dans ma tête. Faire réagir d’accord ! Mais pourquoi repousser les limites du supportable ? Alors, bien sûr, vous me direz que mes limites ne sont pas forcément les vôtres. Qu’à certains lecteurs, il en faut beaucoup pour les troubler. Eh bien, avec ce titre, ces derniers devraient trouver leur compte…

Une fois la colère retombée, c’est de l’incompréhension que j’ai ressentie. J’ai eu beaucoup de mal à cerner les personnages. Martin est tellement complexe. Et Turtle, n’en parlons pas… J’ai eu envie de lui parler à Marty. De lui dire :  » Mais pourquoi est ce que tu fais ça ? Toi même, tu as eu une enfance terrible. Pourquoi est ce que tu reproduis le schéma ? Tu te plains que le monde est laid. Tu justifies ton isolement par cette laideur mais le microcosme dans lequel tu t’enfermes et y enferme Croquette est bien pire encore !!! Et toi Turtle, tu ne réagis pas mais, on ne peut pas t’en vouloir. Tu n’as rien connu d’autre. Turtle, ma pauvre Julia, toi qui joues avec les armes avec la même assiduité et le plaisir non dissimulé qu’une petite fille joue à la poupée. Ton doudou…cette arme que tu bichonnes à longueur de journée. Tu es prisonnière de cet homme que tu détestes et aimes par dessus tout à la fois. J’ai parfois eu du mal à avoir de l’empathie pour toi. Je t’ai souvent reproché de ne pas y avoir mis du tien. Jusqu’à tes derniers mots tu resteras pour moi un mystère. »

Colère, incompréhension, pitié. Parfois de l’ennui et un manque d’émotion.

Et de nombreuses interrogations. Dont celles-ci : comment une telle histoire a-t-elle pu naître ? D’où ont jailli Martin et Croquette ? Ah, si je pouvais m’entretenir avec l’auteur à ce sujet ! J’en brûle d’envie de rencontrer Gabriel Tallent, cet écrivain à la plume d’or.

Quel livre !!! Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. Ce que j’ai aimé ou pas. Je ne pourrais qualifier ce livre ce livre qui sent l’Amérique à plein nez.

Mais…pffffffff. Quel bouquin !!!

Je pense qu’il est impossible de conseiller ou pas My absolute darling. C’est un livre qu’on doit lire mais qu’on ne conseille pas forcément. Il est trop particulier. Oui, c’est ça, particulier…