Les Altruistes – Andrew Ridker

Titre : Les Altruistes

Auteur : Andrew Ridker

Editeur : Editions Payot et Rivages

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 28/08/2019

Présentation

Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages.

Auteur

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Andrew Ridker a écrit pour divers revues et journaux avant de publier son premier roman. Sorti au printemps 2019 aux Etats-Unis, Les Altruistes a reçu un accueil triomphal. Il est en cours de traduction dans dix-sept pays.

Mon avis

Un roman de littérature américaine comme je les aime.

Dès les premières lignes, on retrouve cette ambiance si particulière propre aux grands romans urbains américains. A croire que les personnages (névrosés) de la côte est me fascinent. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’en arrive à ce constat…Je l’avoue : si, en littérature américaine, j’apprécie les romans qui font les louanges des grands espaces, ma préférence va vers les histoires aux dimensions sociales contemporaines qui ont pour décor la côte est. Il y a ce  » je ne sais quoi  » qui fait que je suis « team est « , incontestablement.

Dans Les Altruistes, les protagonistes se posent tout un tas de questions sur leur avenir et le sens qu’ils veulent lui donner. Immanquablement, je m’interroge à mon tour. Et j’adore ça. Un roman qui pousse à réfléchir pendant sa lecture puis une fois le livre refermé.

Chez les Alter ( petit jeu de mots !), il y a les altruistes et… les égocentriques. Il y a ceux qui ne jurent que par le paraitre : belle maison dans un quartier cossu, université composée d’élites, poste à responsabilités. Puis, il y a ceux qui veulent être et non pas avoir. Etre utile, être heureux, être en accord avec eux-mêmes et faire fi des codes (quasi) imposés par la société.

Un style simple et sans fioriture qui ne manque pourtant pas de subtilités pour quiconque sait lire entre les lignes. Andrew Ridker nous livre le portrait de cette famille avec beaucoup d’humour et de réalisme. Les personnages, non sans failles, se cherchent, avancent à tâtons. Son créateur ne les épargne pas.

Un auteur très prometteur. L’atmosphère de ce roman m’a rappelé celle de grands noms de la littérature américaine.

4321 – Paul Auster

Titre : 4321

Auteur : Paul Auster

Editeur : Actes Sud

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 03/01/2018

Présentation

À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.

Auteur

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Paul Auster est un écrivain américain né en 1947 dans le New Jersey. De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University où il obtient un Master of Arts. Il publie à cette époque, des articles consacrés essentiellement au cinéma dans la Columbia Review Magazine, et commence l’écriture de poèmes et de scénarios pour films muets. De 1971 à 1975, il s’installe à Paris et, en connaisseur attentif de notre langue, il traduit Dupin, Breton, Jabès, Mallarmé, Michaux et Du Bouchet. Unearth, son premier recueil de poèmes paraît aux Etats-Unis en 1974, puis en France, en 1980, aux éditions Maeght. Sa Trilogie new-yorkaise, constituée de Cité de Verre (1987), Revenants (1988) et La Chambre dérobée (1988), paraît aux éditions Actes Sud et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public. Suivront des essais, des recueils de poésie et de nombreux romans, dont Moon Palace (1990) ou encore Léviathan qui obtient en 1993 le Prix Médicis étranger. Paul  Auster a aussi écrit des pièces de théâtre dont Laurel et Hardy vont au paradis qui a été joué au Théâtre de La Bastille en 2000. Cité de verre qui a été adapté en bande dessinée par David Mazzucchelli en 1995. En 1993, La Musique du hasard a fait l’objet d’un film réalisé par Philip Haas. Passionné depuis toujours par le cinéma, Paul Auster réalise Smoke et Brooklyn Boogie en collaboration avec Wayne Wang. En 1996, ces deux films sont diffusés sur les écrans internationaux. Smoke obtient le Prix du meilleur film étranger au Danemark et en Allemagne. En 1998, Paul Auster écrit et réalise Lulu on the bridge, avec Harvey Keitel, Mira Sorvino et Willem Dafoe, film sélectionné à Cannes dans la catégorie “un certain regard”. Il poursuit son activité de cinéaste en réalisant La Vie intérieure de Martin Frost d’après un scénario composé à partir de l’une des intrigues de son roman, Le Livre des illusions, en 2007.En France, toute l’œuvre de Paul Auster, traduite en trente-cinq langues, est publiée chez Actes Sud. Il est membre de The Academy of Arts and Letters et a reçu le Prix du Prince des Asturies en 2006 (entre autres distinctions prestigieuses).Paul Auster vit à Brooklyn avec sa femme, la romancière Siri Hustvedt.

Mon avis

Ferguson et ses vies. Quatre vies. Celle qu’il a eue, celles qu’il auraient pu avoir. Si…Si…Si ses choix avaient été différents. Un chemin plutôt qu’un autre. Une rencontre au profit d’une autre. Princeton, Columbia. Les Etats-Unis, La France. Le journalisme, la poésie.

4321 est un roman dense qui aborde une multitude de thèmes. Sur fond d’Histoire de l’Amérique des années 50 à 70, de cinéma, de littérature et de sport, le lecteur fait la connaissance de Ferguson et le suit à travers son enfance, son adolescence puis, à l’âge adulte. Le protagoniste, quel que soit les chemins qu’il suit, évolue dans un cercle composé d’érudits. Tout ce qui l’entoure est culture. Les références littéraires et cinématographiques sont extrêmement nombreuses. A vrai dire, le livre en est truffé. Des pages entières parfois. Ce côté qui pourrait en rebuter plus d’un m’a beaucoup séduite. Néanmoins, tout n’est pas que raffinement. Certains passages sont très crus. L’auteur à l’imagination débordante laisse parfois cours à des divagations qu’on lui connait bien. La frontière entre le réalisme et l’improbable est souvent ténue dans les romans de Paul Auster, qu’on aime ou qu’on n’aime pas. On a vite fait de basculer dans son monde.

C’est intelligent, cultivé, très détaillé et parfois complètement loufoque. Il est vrai que je regrette quelques longueurs. Néanmoins, venant de cet auteur, dont j’affectionne tout particulièrement l’univers que j’ai découvert à l’âge de 13 ans en lisant sa très célèbre trilogie, je les tolère. Plus que ça, j’en viens à les apprécier car il y a ce  » je ne sais quoi  » qui me séduit.

J’ai trouvé le personnage de Ferguson tellement fascinant ! Si jeune et déjà complet. Engagé. Curieux. Cultivé.

Un long roman (plus de 1000 pages), certes, mais très immersif dans lequel il est nécessaire de se plonger totalement afin de l’apprécier à sa juste valeur. Il serait regrettable de passer à côté de cette petite merveille et de ses subtilités.

 

Le cœur de l’Angleterre – Jonathan Coe

Titre : Le cœur de l’Angleterre

Auteur : Jonathan Coe

Editeur : Gallimard

Genre : Littérature étrangère

Présentation

Comment en est-on arrivé là? C’est la question que se pose Jonathan Coe dans ce roman brillant qui chronique avec une ironie mordante l’histoire politique de l’Angleterre des années 2010. Du premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne aux émeutes de Londres en 2011, de la fièvre joyeuse et collective des jeux Olympiques de 2012 au couperet du référendum sur le Brexit, Le cœur de l’Angleterre explore avec humour et mélancolie les désillusions publiques et privées d’une nation en crise.
Dans cette période trouble où les destins individuels et collectifs basculent, les membres de la famille Trotter reprennent du service. Benjamin a maintenant cinquante ans et s’engage dans une improbable carrière littéraire, sa sœur Lois voit ses anciens démons revenir la hanter, son vieux père Colin n’aspire qu’à voter en faveur d’une sortie de l’Europe et sa nièce Sophie se demande si le Brexit est une cause valable de divorce.
Au fil de cette méditation douce-amère sur les relations humaines, la perte et le passage inexorable du temps, le chantre incontesté de
l’Angleterre questionne avec malice les grandes sources de crispation contemporaines : le nationalisme, l’austérité, le politiquement correct
et les identités.
Dans la lignée de Bienvenue au club et du Cercle fermé, Le cœur de l’Angleterre est le remède tout trouvé à notre époque tourmentée.

Auteur

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Né en 1961 à Birmingham, en Angleterre, Jonathan Coe fait ses études à Trnity College à Cambridge. Il a écrit des articles pour le Guardian, la London Review of Books, le Times Literary Supplement…Il a reçu le prix Femina Etranger en 1995 pour son quatrième roman : Testament à l’anglaise et le prix Medicis Etranger en 1998 pour La maison du sommeil.

Mon avis

Je viens de refermer le dernier roman de Jonathan Coe. Je ressors chamboulée par ce texte. Si, en effet, il est question de politique et de questions de société ( Brexit, racisme, homosexualité, transphobie, amours inconsolables, difficultés à trouver un sens à sa vie …) ce sont les personnages qui vivent ses troubles qui m’ont beaucoup, beaucoup touchée et terriblement émue.

Dans la lignée de Bienvenue au club, qui fut un véritable coup de cœur littéraire, et de Cercle fermé que je n’ai pas encore lu mais ça ne saurait tarder, ce livre m’a littéralement explosé en plein visage. Je m’explique.

Bien sûr, je ne vous raconterai pas les aventures, une à une, des personnages. Je vous dirai seulement que l’histoire, enfin les histoires gravitent autour de Benjamin Trotter, le protagoniste. On retrouve, entre autres, dans cet opus Lois : sa sœur, Sophie : sa nièce puis des amis de longue date : Doug, Charlie, Jennifer… Ces personnages évoluent sur fond politique des années 2010. Cet auteur est d’ailleurs un des seuls, sinon le seul, à réussir le pari de me faire apprécier un bouquin dans lequel la politique est omniprésente. Habituellement, je trouve ça plutôt barbant. Néanmoins, ici, il n’en est rien !

Si les personnages sont confrontés à de nombreuses difficultés, ce livre n’en reste pas moins une énorme bouffée d’oxygène et d’optimisme. Non, la vie n’est pas une longue rivière paisible au bord de laquelle Benjamin se plait tant à rêvasser. Les embûches, les revirements de situation, les échecs aussi sont partout. La vie est tumultueuse. Ses lendemains imprévisibles. Certains goûteront à ce sentiment d’accomplissement tant recherché que tardivement. Mais comme dans un livre, peu importe la fin. Car les chapitres qui la précédent ont toute leur importance.

Plus de 500 pages que j’ai essayé de retenir. Je ne voulais pas quitter le cœur de l’Angleterre.

La fille du fermier – Jim Harrison

Titre : La fille du fermier

Auteur : Jim Harrison

Editeur : Folio

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 02/11/2017

Présentation

Dans ce texte âpre, « Big Jim » nous emmène dans un Montana aussi beau qu’hostile et livre un portrait féminin subtil, non sans échos avec son majestueux Dalva : celui d’une jeune fille meurtrie, aussi blessée qu’en quête de vengeance… « Sarah cria : « Putain de Dieu ! », puis elle s’élança à toute vitesse sur un sentier pentu qui grimpait le long de la montagne jusqu’à ce qu’elle soit certaine que sa blessure allait éclater et qu’elle en aurait fini avec elle ».

Auteur

Jim Harrison

Jim Harrison, nom de plume de James Harrison, né le 11 décembre 1937 à Grayling dans le Michigan aux États-Unis et mort le 26 mars 2016, à Patagonia, Arizona, est un écrivain américain. La mère de Jim Harrison est d’origine suédoise. Son père est agent agricole, spécialisé dans la conservation des sols. Lorsqu’il a trois ans, la famille emménage dans la ville de Reed City. À l’âge de sept ans, son œil gauche est accidentellement crevé au cours d’un jeu. À 16 ans, il décide de devenir écrivain « de par mes convictions romantiques et le profond ennui ressenti face au mode de vie bourgeois et middle class ». Il quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et à New York.

Il a publié plus de 25 livres dont les renommées Légendes d’automne, Dalva, La Route du retour. Il était marié et père de deux filles.

Mon avis

Jim Harrison, la littérature des grands espaces.

Bienvenue dans le Montana. Pour ma part, cet état du nord des Etats-Unis rime avec liberté. Pour d’autres, elle est l’Amérique profonde. Pesante et étouffante. L’auteur me promène. Je me laisse embarquer. Il me balade et c’est comme si j’y étais. Il m’indique la route à prendre et je le suis. Je déambule entre ses mots avec aisance. Je me perds dans son style reconnaissable, au milieu de scènes parfois gênantes décrites dans un langage souvent cru, avec toute la rudesse dont les hommes de ferme peuvent faire preuve.

Si pour moi, comme je le mentionnais, le Montana est synonyme de liberté, il peut s’apparenter à un théâtre d’hostilité.

Au côté de la nature, l’Homme. Parmi eux : Sarah, une toute jeune fille férue de littérature et excellente pianiste. Elle vivote auprès de rares amis, d’un père distant et d’une mère intelligente mais peu rationnelle. Au milieux d’eux, elle vit une pale existence, illuminée par les livres et la musique. Un duo qui sera écorché puis sublimé par l’amour. 

Dans ce court opus, j’y ai vu une histoire de vengeance. Mais aussi et surtout de la raison. De la sagesse. Un vieil homme qui ne succombera pas à ses désirs inavouables. Une jeune femme qui renoncera à passer à l’acte malgré l’outrage subi. Sont développés des sujets (malheureusement) d’actualité.

On passe de la privation à la liberté. De la tristesse au bonheur. De la solitude aux rencontres. Rien n’est parfait. Tout est réparable. Une jolie note d’espoir.

 

La redoutable veuve Mozart – Isabelle Duquesnoy

Titre : La redoutable veuve Mozart

Auteure : Isabelle Duquesnoy

Editeur : La Martinière

Genre : Littérature française – Biographie

Date de sortie : 05/09/2019

Présentation

Wolfgang Amadeus Mozart était un génie.
Mort ruiné, enterré sans grande pompe, il aurait pourtant pu sombrer dans l’oubli… Si Constanze Mozart ne l’avait pas adoré au point de sacrifier leurs propres enfants à la gloire de son défunt mari. Si elle ne lui avait pas survécu pendant cinquante-et-un ans, bataillant jour et nuit pour la postérité de son œuvre. Si elle n’avait pas gratté la terre à mains nues pour retrouver son squelette, ni rebaptisé son jeune fils  » Wolfgang Mozart II  » pour le produire dans toutes les cours d’Europe…
Le deuil de Constanze révéla une femme d’affaires intransigeante, un caractère hors norme : une veuve redoutable. Voici le destin extraordinaire et romanesque d’une femme d’une grande modernité.

Auteure

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Isabelle Duquesnoy est restauratrice d’art et écrivain. Elle vit entre la Basse-Normandie et la Corse.Après la publication du très remarqué L’Embaumeur, lauréat de deux prix, Isabelle Duquesnoy revient avec un nouveau roman érudit et jubilatoire. Fascinée par la figure de Constanze Mozart, elle y a travaillé vingt ans.

Mon avis 

Je lis rarement des biographies ou des romans historiques. Habituelles, je l’avoue, ça m’ennuie. Mais là, je dois dire que je suis conquise !!! Quelle personnalité cette Contanze Mozart, prête à tout pour redorer le blason de son défunt mari souillé par Vienne. Une biographie très intéressante et pas du tout rébarbative. J’ai trouvé les mots d’Isabelle Duquesnoy absolument passionnants. J’ai été complètement immergée dans la vie de cette femme extraordinaire, folle d’amour pour son mari disparu bien trop tôt. Mère courage, femme forte et déterminée, son portrait est éblouissant. J’ai toujours été subjuguée par Mozart, ce compositeur de génie, plus que par tout autre musicien. J’ignorais que je devais cet intérêt à son épouse qui a tout mis en œuvre pour qu’il ait la renommée qu’on lui connait aujourd’hui.

J’ai lu ce livre lentement. J’ai tenté de le faire durer encore et encore. J’étais à Vienne, puis au Danemark, puis à Salzbourg, le berceau de Mozart.

J’ai bien l’intention de poursuivre avec les deux autres écrits de l’auteure, toujours sur les Mozart.

FASCINANT !!!

 

Les Testaments – Margaret Atwood

Titre : Les Testaments

Auteure : Margaret Atwood

Editeur : Robert Laffont

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 10/10/2019

Présentation

Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur.
À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d’entre elles ont grandi de part et d’autre de la frontière : l’une à Galaad, comme la fille privilégiée d’un Commandant de haut rang, et l’autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Galaad tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d’un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu’elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s’accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes. En dévoilant l’histoire des femmes des Testaments, Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Galaad dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d’esprit et de virtuosité créatrice. »

Auteure

Margaret Atwood, née à Ottawa en 1939, est l’auteure d’une quarantaine de livres – fiction, poésie et essais critiques. Traduite dans plus de cinquante langues, elle est l’une des plus grandes romancières de notre temps. Sont notamment parus chez Robert Laffont Le Tueur aveugle ( » Pavillons « , 2002), La Servante écarlate ( » Pavillons Poche « , 2017), un classique qui ne cesse d’être redécouvert et aujourd’hui une série TV unanimement saluée, ainsi que Captive ( » Pavillons « , 2017), également porté au petit écran.

Mon avis 

La suite de La Servante écarlate, cette dystopie qu’on ne présente plus. Ce livre m’avait complètement subjuguée. C’est donc avec impatience que j’attendais sa suite. Que se passe-il, une fois les portes du camion refermées sur June dit Defred ? Nous faisons un bon dans le temps. Des années plus tard, au travers de trois personnages, deux qui ont bien évolué et un qui fait son apparition, nous voici de nouveau au cœur de Galaad. Il est d’ailleurs rapide de lever le voile sur l’identité de ces femmes. La dictature est fébrile. Rien n’est à l’image de ce que les concepteurs de cette théocratie avaient prévu. A croire que les conflits sont inhérents à toute forme de société.

Je dois dire que…mon avis est mitigé cette fois-ci. Je n’ai pas reconnu ce style si particulier qui m’avait tant plu dans le tome précédent. Il était froid. Comme ses mots. Et envoûtant. L’originalité stylistique a disparu, remplacé par un récit plus basique, je dirais.  Dans Les Testaments, tout est effleuré. Je n’ai pas eu l’impression d’être totalement immergée dans ce  » nouveau monde « . Les pages sont nombreuses pourtant ! Je ne dirais pas non plus que j’ai trouvé le temps long. L’histoire se laisse lire mais je m’attendais à une suite plus élaborée, à la hauteur du premier volume. Je pensais en apprendre davantage sur les fondements de cette société. De plus, certains aspects de l’intrigue me laissent perplexe. Je ne m’expliquerai pas davantage sur ce point afin de ne pas spolier. J’ajouterai juste que c’est parfois trop facile pour être crédible.

La fin ne vient pas « sauver « mon ressenti. Une boucle, tout juste bouclée.

Une lecture agréable mais loin, bien loin d’égaler La Servante écarlate.

 

La maison Golden – Salman Rushdie

Titre : La maison Golden

Auteur : Salman Rushdie

Editeur : Actes Sud

Genre : Littérature étrangère – Américaine

Date de sortie : 29/08/2018

Présentation

Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient prend ses quartiers dans le bijou architectural des « Jardins », une communauté préservée nichée au cœur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d’une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l’agoraphobe génie de l’informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l’artiste mystique, et Dionysos, dit D., l’indéfini sexuel. Parmi les demeures qui ceignent les Jardins se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René, comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient leur familier et calque l’écriture du scénario de son film sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore. Le passé ? C’est l’Inde que Néron Golden a fuie mais qui va les rattraper, lui et les siens. Le présent, ce sont les huit années du mandat Obama, l’Amérique des grandes espérances de 2008 et leur progressive dégradation, tandis qu’en embuscade un Joker aux cheveux teints s’apprête à accéder au pouvoir… L’avenir, c’est celui, obscur, d’un monde contemporain livré au doute, mais dont l’éblouissante imagination de Salman Rushdie transcende les peurs, les rêves et les égarements.

Auteur

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Auteur d’une œuvre littéraire d’exception, Salman Rushdie est membre de l’American Academy of Arts and Letters et « Distinguished Writer in Residence » à l’université de New York. Ancien président du PEN American Center, il a en 2007, été anobli et élevé au rang de chevalier par la reine Elisabeth II.

Mon avis

Mon premier Salman Rushdie. Il semblerait que, pour notre première rencontre, la magie n’ait pas opéré. Je me dis qu’il s’agit certainement d’un malentendu. L’auteur a maintes fois été récompensé et on parle de son œuvre comme d’un monument. Il est donc évident que je ne m’arrêterai pas en ( si bon, euh?!) chemin.

En ce qui concerne La maison Golden, je disais donc être passée à côté. Je trouvais pourtant la quatrième de couverture, de ce roman que j’ai découvert en visionnant l’émission littéraire La grande librairie, fort alléchante. Un leurre. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire qui est composée de beaucoup trop de longueurs à mes yeux et de références mythologiques et cinématographiques loin d’être inintéressantes mais en trop grand nombre. J’apprécie de telles références lorsqu’elles apportent un plus au récit. Ici, j’ai l’impression qu’elle le noie.

Comme quoi l’étalage de connaissances ne va pas forcément de pair avec une lecture passionnante. Ma préférence va vers une érudition plus subtile. Ou bien…est ce moi ? En tout cas, j’ai parfois trouvé le temps long dans ce roman dans lequel je me suis perdue à plusieurs reprises. Beaucoup de questionnements quant aux intentions de l’auteur. Une certitude cependant : la question de l’identité est au cœur de l’histoire. L’identité sous toutes ses formes. Religieuse, familiale, ethnique, sexuelle… abordée à travers l’art par le narrateur, réalisateur de métier, qui prend la famille Golden comme sujet d’étude afin de faire de la réalité une fiction. A ses dépends. Car celui-ci s’égare, ne sachant plus bien où se trouve la frontière entre fantasme et vérité.

Des thèmes forts traités de façon trouble pour la petite lectrice que je suis.

Je vous invite à vous faire votre propre idée de ce roman passionnant pour certains.