J’ai vu un homme / Owen Sheeers

L’énigmatique Michael Turner

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Titre : J’ai vu un homme

Auteur : Owen Sheers

Editions :Rivages

Genre : Littérature étrangère

Date de parution : 2015

« Aucun de leurs choix n’avait été malintentionné. Et cependant, leur combinaison avait engendré plus d’obscurité que de lumière. »

 » L’événement qui bouleversa leur existence survint un samedi après-midi de juin, quelques minutes à peine après que Michael Turner, croyant la maison des Nelson déserte, eut franchi le seuil de la porte du jardin. « 

Résumé

Un après midi, Michael trouve le portail de ses voisins ouvert et décide d entrer chez eux. Initialement à la recherche d un tournevis, pourquoi s attarde t – il ainsi en leur absence? Que va-t-il découvrir? Depuis que Caroline, sa femme a été tuée lors d un reportage au Pakistan, Michael vit à Londres et s est *trop* rapproché en très peu de temps de ses voisins Samatha et Joshua Nelson.
A des kilomètres, de l autre côté de l océan, dans l état du Nevada, USA, le commandant Daniel McCullen doit vivre avec la mort de Caroline sur sa conscience. Il en est responsable et ne parvient pas à s en remette.

L’auteur

Né en 1974, Owen Sheers vit au Pays de Galles. Traduit dans une dizaine de pays, son deuxième roman J ai vu un homme, à été un best seller en Angleterre. En France, il a connu un joli succès et a fait partie des finalistes du prix Femina étranger en 2015.

Mon avis

J’en ai mis du temps pour lire ces presque 400 pages…

J’ai eu quelque peu de mal à rentrer dans l histoire. L’ auteur prend son temps pour nous présenter les personnages principaux du roman. Il commence par nous parler de Michael puis de Caroline avant leur rencontre. Ensuite, il les fait se rencontrer toujours sous l’œil attentif du lecteur. Quand Caroline n est plus, c est dans l intimité des voisins de Michael, les Nelson que nous entrons.
Toutes ces présentations se passent pendant que Michael déambule dans la maison de ses voisins. Une visite dont il ne ressortira pas indemne. Un acte qui changera à jamais sa vie et celle de Josh.
De belles introspections dans ce roman au rythme malheureusement un peu trop lent à mon goût. Beaucoup trop de longueurs dans lesquelles je me suis perdue. En contrepartie, j ai su apprécier la plume de l’ auteur et me laisser happer par la sensibilité des protagonistes.
Pour les amateurs de lectures paisibles.

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L’étrange bibliothèque de Haruki Murakami

Ce livre est un magnifique objet !

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« Dites-moi, M. l’homme-mouton, fis-je. Pour quelle raison le vieil homme veut-il m’aspirer le cerveau ?
– Eh bien, lorsque le cerveau est bourré de savoir, il est particulièrement délicieux. Nutritif et consistant. Bien crémeux, riche en pulpe. »

Résumé

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal. Le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu…Entre rêve et cauchemar…

 

L’auteur

Haruki Murakami, né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda, avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Son premier roman Écoute le chant du vent (1979), un titre emprunté à Truman Capote, lui a valu le prix Gunzo et un succès immédiat au Japon. Suivront, La Course au mouton sauvage, La Fin des temps, La Ballade de l’impossible, Danse, Danse, Danse, et L’éléphant s’évapore. Exilé en Grèce en 1988, en Italie, puis aux États-Unis, où il écrit ses Chroniques de l’oiseau à ressort et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, il rentre au Japon en 1995, écrit un recueil de nouvelles sur le séisme de Kobe, Après le tremblement de terre, une enquête sur l’attentat de la secte Aum, Underground, puis suivent Les Amants du Spoutnik, le superbe Kafka sur le rivage et1Q84 (tomes 1, 2 et 3). Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Prize et le prix Kafka 2006. Après L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, il autorise la publication d’Écoute le chant du vent suivi de Flipper,1973, ses deux premiers romans inédits. Son dernier recueil de nouvelles Des hommes sans femmes a paru aux éditions Belfond.

 

Mon avis

Je viens de terminer la nouvelle fantastique (ou le conte…je ne sais pas trop ! En tout cas, c’est complètement surréaliste. Onirique. ? Philosophique ? Kafkaïen ? Je ne saurais quel qualificatif employer) L ‘étrange bibliothèque de Haruki Murakami et j’avoue être assez partagée. Plus que l’histoire elle-même, que je ne suis pas sûre d’avoir bien comprise, c’est la couverture, les illustrations de l’allemande Kat Menschik et le nom de l’auteur qui ont fait que j’ai acheté ce livre.
C’ est la première fois que je me laisse tenter par cet auteur et je ne sais pas trop quoi penser. Sans doute cette nouvelle n est – elle pas représentative de ses écrits.
J ai toutefois apprécié la poésie qui s ‘en dégage mais me pose encore des questions quant à son sens…Que se cache-t-il derrière ce labyrinthe, cet étrange bibliothécaire, cet homme-mouton (un homme mouton ??) et cette fillette ? Le personnage du jeune garçon m’a marquée. Il est si docile, si doux…tout ce qui le préoccupe, c’est de rentrer à l’heure et de ne pas inquiéter sa mère. Déroutant !


Dubitative donc…
Des amateurs ?

Je pense poursuivre avec cette auteur en lisant le recueil de nouvelles Les hommes sans femmes. L’univers de Haruki Murakami m’intrigue fortement !

 

Pétronille d’Amélie Nothomb

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« Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans ».
Comment l écrivain à succès rencontré une fan, devenue romancière à son tour, bientôt complice pour partager son grand plaisir revendiqué : le champagne.
Une lecture d Amélie Nothomb équivaut toujours, pour ma part, à une belle grosse claque littéraire!!! Ben oui bien sûr!!! Qui peut se vanter d avoir autant de vocabulaire ?? Peu me semble-t-il…😉
Cela faisait un moment que j avais délaissé une de mes auteures préférées, notamment contre des polars et des thrillers, et me voici aujourd’hui retournée à mes premières amours…J ai adooooré 💜💜💜💜retrouver cette écriture si singuliere mêlée à cette folie si particulière.
Lorsqu’une auteure rencontre une de ses correspondantes et que celle ci devient à son tour auteure, lorsque les deux femmes sont…gentiment fêlees et qu en plus, elles partagent des soirées champagne, ça donne Petronille !!!
Excellent moment !!!

Une vie entre deux océans de M.L.Stedman

Gros coup de

Cap sur l Australie

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Après avoir comme les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte le poste de gardien de phare sur l île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu au jour où un canot vient d échouer sur le rivage. A son bord, le cadavre d un homme, ainsi qu’ un bébé sain et sauf.
Je viens de terminer ce petit bijou. Ce livre est, à mes yeux, juste parfait. Une histoire très émouvante, des personnages extrêmement attachants et une plume comme je n en n avais pas lue depuis longtemps.
J ai été transporté à sur l Île de Janus, j ai détesté Isabel, j ai ressenti beaucoup d empathie pour cette pauvre Hannah et je n ai cessé de me dire tout au long du livre que ce Thomas Sherbourne est un homme extraordinaire.
La vie a son lot de difficultés mais, la plupart du temps, tout reprend sa place, et ce, quels que soient les moyens qu’ on met en oeuvre pour lutter contre le destin.

Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb

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Amateurs et détracteurs d Amélie Nothomb, je vous présente son 24 ème roman : Le crime du comte Neville.

Une jeune châtelaine, mal dans sa peau, prénommée Sérieuse, fille du comte Henri Neville, veut se faire assassiner par son père lors d une garden-party organisée dans leur château afin que la prédiction d une voyante soit réalisée.
« Vous tuerez un invité « dit-elle au comte, qui, peu à peu, prend cet oracle très au sérieux.

Amélie Nothomb n est pas helvétique. Elle est belge. Pourtant, toutes les années, c est avec la même exactitude qu’ une montre suisse que celle-ci publie un roman. Des rentrées littéraires, elle n en manque pas une. Longtemps, chaque année, j attendais ce rendez-vous avec impatience. Puis, au fil des ans, les mois s écoulaient sans que je l honore…Pour celui-ci j ai peu attendu puisqu il date de 2015.
D inconditionnelle, je suis passée à admiratrice. Aujourd’hui, c est davantage la curiosité qui me pousse à ouvrir ses livres. Quelle situation loufoque va-t-elle nous présenter cette fois, me demandé-je avant d entamer ma lecture.
Dans Le comte de Neville, nous sommes en plein coeur de l aristocratie belge et de ses faux semblants avec des parents qui préfèrent organiser des événements mondains plutôt que de nourrir leurs enfants… Un petit coup de coeur pour Sérieuse, cette adolescente perturbée, « morne, timorée, solitaire, dépourvue d élan vital », pour cette jeune fille qui passe son temps cloîtré e dans sa chambre à lire des classiques de la littérature.
Elle a une belle plume Amélie, cette fois encore, teintée d élégance et de mordant. Ce trait semble immuable.
Je me suis bien amusée, voilà ce que je dirais. J ai trouvé l intrigue un peu « simple » et la fin trop rapide mais j ai lu ces quelques pages (148) quasiment d un trait. On ne peut pas être « top » à chaque fois.