Le crayon magique de Malala de Malala Yousafzai

Titre : Le crayon magique de Malala

Auteur : Yousafzai Malala

Illustrateur : Kérascoët

Genre : Littérature jeunesse

Editions : Gautier Languereau

Date de sortie : 25/10/2017

Présentation

Au cœur du Pakistan, une toute jeune fille prénommée Malala rêve d’avoir un crayon magique qu’elle utiliserait pour… fermer la porte de sa chambre à clef et éviter que ses frères ne viennent l’embêter, arrêter le temps pour dormir une heure de plus tous les matins, effacer l’odeur des poubelles devant chez elle… Mais plus elle grandit, plus ses rêves évoluent. Car c’est avec un vrai stylo qu’on peut changer le monde : en apprenant à tous à lire et à écrire.
« J’ai compris ce jour que si j’avais un crayon magique, je m’en servirais pour dessiner un nouveau monde, un monde de paix, sans guerre, pauvreté ou famine. Un monde où les garçons et les filles seraient égaux. »
Plutôt que rêver seule dans sa chambre, Malala raconte son histoire et devient porte-parole et militante du droit des femmes.
L’auteure
Malala Yousafzai est une toute jeune militante des droits de l’’ homme. Née au Pakistan, à Mingora, le 12 juillet 1997, elle est un symbole dans sa région natale, la vallée de Swat, au nord-ouest du pays, un secteur pris entre les feux des talibans et de l’’armée. Fille de Ziauddin Yousafzai, connu pour ses positions contre les talibans, Malala Yousafzai apparaît dès l’âge de 11 ans sur le site Internet de la chaine britannique BBC. Elle y témoigne de la violence des talibans envers les jeunes filles qui vont à l’’école. Devenue une porte-parole, son école est même renommée en son honneur, une fois l’’armée pakistanaise redevenue maître de la région, en mai 2009. Elle reçoit aussi, fin 2011, le prix pakistanais pour la paix. Mais, en octobre 2012, des talibans tentent de l’’assassiner à la sortie de son école. Touchée à la tête, elle est transférée à l’’hôpital de Birmingham, au Royaume-Uni, où elle poursuit sa rééducation et son combat. Auréolée du prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes 2013, Malala Yousafzai milite activement sur les réseaux sociaux.
Les illustrateurs

Kerascoët est le nom d’artiste, créé en 2000, d’un couple de dessinateurs d’illustration, de bande-dessinée et d’animation français, composé de Marie Pommepuy, née en 1978 à Brest et de Sébastien Cosset, né en 1975 à Paris.
Le nom de ce couple d’auteurs vient d’un lieu-dit en Bretagne où a grandi Marie Pommepuy.

Ils dessinent plus d’une dizaine d’albums de Bande dessinée ainsi que des albums jeunesse chez différents éditeurs sur une période de 15 ans. Depuis 2014, ils sont représentés par l’agence Catbird aux USA dans le domaine de l’édition pour enfants et ont signés 6 ouvrages directement en langue anglaise.
En parallèle, ils créent de nombreux visuels dans le domaine de la publicité, pour des marques telles que Kenzo, l’Occitane, vodka Żubrówka, les joaillers Van Cleef & Arpels, Givenchy, Starbucks, Dior. Ils travaillent également sur l’habillage et des visuels de grands magasins parisiens (Italie 2, les Galeries Lafayette, le BHV ou Le Bon Marché) par l’intermédiaire de l’agence Costume3pièces, qui a également des activités au Japon.
Depuis peu, ils sont auteurs graphique de différents projets en animation (encore en développement).

 

Mon avis
Cet album de 48 pages est une pépite. En voici la preuve en images :

Des images sublimées par des messages très forts :

Si l’histoire commence comme un conte, une petite fille veut un crayon magique afin de rendre réel tous ses désirs, la suite est tout autre. Nous le savons. Malala, nous la connaissons. C’est cette jeune fille au courage hors du commun qui s’est battue et se bat encore pour que les petites et jeunes filles aient accès à l’éducation.

Au fil des pages, je l’avoue, ma gorge s’est nouée et mes yeux se sont embués. Il faut dire que la situation est racontée avec des mots simples qui rendent le contexte très concret.

Un petit bémol cependant. Ce livre est conseillé pour les trois ans et plus. Je ne partage pas cet avis. Mais alors pas du tout. Mon fils a 3 ans et demi et je ne suis pas prête, et lui non plus(!) à lui lire une histoire vraie aussi intense. Tout d’abord, il ne saurait l’interpréter, ce qui me semble tout à fait normal à son âge, et donc passerait totalement à côté. Aucun intérêt. Et puis ensuite, elle est bien trop triste, et ce même si elle porteuse d’espoir, pour les petites âmes sensibles. Ceci n’est que mon sentiment que je souhaitais tout de même partager avec vous ! 😉

Pour les plus grands, aucune hésitation à avoir. Ce sera, me semble -t -il, un beau moment de complicité qui pourra même, peut-être, déboucher sur un débat.

 

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Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition

Titre : Les enquêtes d’Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition

Auteur : Serena Blasco

Collection : Holmes

Genre : Bande dessinée / Littérature jeunesse

Date de sortie : 22/11/2017

Présentation

Cette édition collector du premier tome des aventures d Enola Holmes est enrichie de 15 pages inédites dédiées à Sherlock Holmes et sa mère.
Cette édition contient également des bonus comme un alphabet pour décoder les messages du tome 2, un plan de la maison des Holmes, une nouvelle de Sherlock Holmes et plein d autres surprises !

Auteure / Illustratrice

Serena Blasco est illustratrice et dessinatrice de bande dessinée et peintre. Elle franchit les portes du Studio Gottferdom à la suite d’un stage effectué au cours de ses études d’arts appliqués. Après avoir emmagasiné quantité de bons conseils, elle collabore au projet SnoopBook (éditions Soleil) et illustre un Livre dont tu es l’héroïne aux éditions Céléphaïs.

Nancy Springer est un auteur américain de fantasy, de science-fiction et de littérature pour jeunes adultes. Spécialiste du détournement de personnages, elle est l’auteur de romans racontant les exploits d’Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock Holmes, ainsi que celle de Rowan Hood, qui n’est autre que la fille de Robin des Bois. Elle a également écrit deux romans inspiré de l’épopée du roi Arthur, sur le personnage de Morgan.

Elle est professeur de littérature à l’université de York et de Pennsylvanie.

Elle a obtenu deux fois le Prix Edgar Alan Poe dans la catégorie meilleur roman policier pour jeune adulte.

 

Mon avis

En me baladant pour la deuxième fois de la semaine au rayon BD jeunesse, j’ai fait une très belle découverte. Je ne sais pas si c’est la période, mais en ce moment, j’ai envie de lectures légères, de douceur et les livres jeunesse répondent très bien à mes attentes. Après avoir dévoré le tome 5 de Les carnets de Cerise, je découvre une BD que je trouve vraiment très réussie. Bon, j’avoue que Les carnets de Cerise, ça reste Les carnets de Cerise… Un immense coup de cœur ! Mais celle dont je vous parle aujourd’hui vaut aussi le détour.

Le jour de ses quatorze ans, la mère d’Enola Holmes ne rentre pas chez elle. Dès le lendemain, la jeune fille se met à sa recherche. Dès les premières pages, il est aisé de constater le caractère atypique d’Enola et de sa mère car, bien que celle-ci ait disparu, le portrait qu’en dépeint sa famille est sans équivoque. Elles sont excentriques et leurs différences sont montrées du doigts dans cette Angleterre du siècle dernier où il est bien difficile pour une femme de s’affirmer.

La jeune fille décide de faire appel à ses frères afin de lever le voile sur sa soudaine disparition : Mycroft, un haut fonctionnaire et…Sherlock, un détective privé.

Une héroïne qui n’a pas froid aux yeux et qui va, dans le cadre de son enquête, vivre un quotidien qui n’est pas celui d’une Lady, ce qui ne la rend que plus intéressante !

Je suis heureuse d’avoir fait sa connaissance et vous suggère de faire de même 😉 J’ai hâte de connaître l’issue de ses aventures.

Un petit coup d’œil à l’intérieur :

La collection collector contient, comme il est dit dans la présentation, des pages supplémentaires :

EDITION COLLECTOR

Cette BD est inspirée du livre suivant écrit par Nancy Springer :

Enola Holmes livre tome 1

Si vous (ou votre enfant ou les deux ! ) craquez sur le tome 1, la suite en BD vous attend

Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'Affaire Lady Alister Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 :Enola holmes t4

 

ainsi qu’en romans

AUTRES LIVRES DISPONIBLES ENOLA

Je vous conseille cette découverte qui ravira petits et… moins petits ! 😉

Les carnets de Cerise, Tome 5 : Des premières neiges aux perséides de Joris Chamblain

Les Carnets de Cerise T01: Le zoo pétrifiéLes Carnets de Cerise T02 - Le Livre d'Hector - Fauve d'Angoulême - Prix jeunesse 2014Les Carnets de Cerise T3 - Le Dernier des cinq trésorsCarnets de cerise T04

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2017/04/03/les-carnets-de-cerise-tomes-1-2-et-3-le-livre-dhector-le-dernier-des-cinq-tresors-et-la-deesse-sans-visage/

Titre : Les carnets de Cerise, Tome 5 : Des premières neiges aux perséides

Auteur : Joris Chamblain

Genre : Bande dessinée

Editeur : Soleil

Date sortie : 29 /11/2017

Présentation

Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose…

 

Auteur

Joris Chamblain est un auteur français, né le 29 janvier 1984. Il tombe dans la bande-dessinée très jeune, passe par le fanzine, puis en 2010, il publie deux histoires courtes dans le lanfeust mag, ainsi que son premier album BD « La recherche d’emploi » (disparu depuis). EN 2012, c’est la naissance de la série « Les carnets de Cerise » aux éditions Soleil, qui rencontre très vite un succès critique et commercial. Début 2013, démarre la série « Sorcières sorcières », qui redémarre chez Kennes éditions un an plus tard, en bd et en roman. Début 2014, Les carnets de Cerise remportent le fauve jeunesse au festival bd d’Angoulême, confirmant le succès de la série. Fin 2014, Joris Chamblain sort « Furie », son premier roman aux éditions Auzou. Suite à ça, 2 nouvelles séries voient le jour : « Nanny Mandy », aux éditions Kennes, puis « Enola et les animaux extraordinaires », aux éditions de la Gouttière. En 2015, après seulement 10 albums parus, il est contacté par les éditions le Lombard pour reprendre le scénario de Yakari, succédant à Job, mais toujours avec Derib au dessin. Le premier tome de cette reprise sort en octobre 2016. Pour l’avenir, ce sont 2 séries de plus qui l’attendent : « Lili Crochette et Monsieur Mouche », aux éditions de la Gouttière, « Alyson Ford », aux éditions Vents d’Ouest, ainsi que deux one-shot « Léa Olivier, hors-série » aux éditions Kennes et surtout « Journal d’un enfant de Lune », chez ce même éditeur. Avec 7 séries jeunesse à son actif, plus divers romans et one-shot, il est l’un des auteurs jeunesse les plus en vue du moment.

Mon avis

Aussitôt la BD sortie en ce 29 novembre 2017, aussitôt lue ! Et adorée 😊

Le début est pourtant bien sombre. Cerise est toujours tourmentée par le vide laissé par la mort de son père. Son enquête sera, dans ce tome, assez atypique car, c’est sur elle-même qu’elle va investiguer et sur sa mémoire afin de se souvenir de celui qui lui manque tant.

Retour aux derniers instants passés avec son père. Cerise revit ses quatre ans, son arrivée dans le village, son premier jour d’école et sa rencontre avec Line et Erica, ses meilleures amies depuis. Elle se remémore également la naissance de sa complicité avec Anabelle Desjardins.

On assiste à une alternance de souvenirs et de passages du journal de Cerise dans lequel elle laisse enfin toute sa tristesse exploser. Ce tome est un véritable concentré d’émotions qui aborde des thèmes très sérieux tels que la mort, le deuil et le rôle de la mémoire avec des passages assez noirs auxquels succèdent des extraits pleins d’espoir.

Cerise s’apprête à vivre de nouvelles aventures et non des moindres que je vous conseille de découvrir ! Je mettrais néanmoins un petit bémol pour les plus petits ou les plus sensibles qui risqueraient d’être un peu trop « touchés » par certains passages.

Un régal. Et puis, des illustrations toujours aussi sublimes !

 

 

Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

Titre : Alice au pays des merveilles

Auteur : Lewis Carroll, illustrations de Benjamin Lacombe

Genre : Littérature jeunesse

Edition : Soleil

Date de sortie : 04/12/2015

Présentation de l’éditeur

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (titre original : Alice Adventures in Wonderland), fréquemment abrégé en Alice au pays des merveilles, est un roman écrit en 1865 par Lewis Carroll (nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson). À l’heure de commémorer les 150 ans du roman, cette très belle édition inédite, traduite par Henri Parisot, propose une immersion singulière : au fil du récit, les images s’imprègnent dune envoûtante fantaisie baroque. Grâce à différentes techniques (gouache, huile et aquarelle), Benjamin Lacombe auteur phare de la nouvelle illustration française offre une dimension graphique surréaliste et subversive à un grand classique de la littérature anglaise.

L’auteur

Lewis Carroll, pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson, est un romancier, essayiste, photographe  et professeur de mathématiques britannique né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire et mort le 14 janvier 1898 à Guildford.

Mon avis

J’avais très envie de me replonger dans ce classique dont l’histoire, qui était toujours dans ma mémoire, n’était plus qu’un lointain souvenir. Alice, cette petite fille, rêveuse ; la reine de cœur et son célèbre  » Qu’on lui coupe la tête ! » ; le lapin blanc dont la crainte d’être en retard ne le quitte jamais… Des bribes de souvenirs mais plus rien de très clair.

Et puis, je suis tombée sur ce livre illustré aux sublimes illustrations qui nous transportent en un clin d’œil au pays des merveilles ! J’avoue néanmoins avoir longuement hésité à l’acheter vu son prix plutôt…dissuasif. Puis, j’ai succombé.

Un livre qui tient ses promesses dès la couverture. Un merveilleux moment de lecture. A offrir ou à s’offrir. Pour petits et grands.

Le Manoir, tome 1 : Liam et la carte d’éternité

Titre : Le manoir, tome 1 : Liam et la carte d’éternité

Auteur : Evelyne Brisou-Pellen

Genre : Littérature jeunesse

Edition :Bayard jeunesse

Date de sortie : 15/03/2013

Présentation

Après une grave maladie, Liam, 15 ans, est envoyé en convalescence dans un manoir isolé. Cette maison de repos, où il n’y a ni téléphone ni électricité, semble aussi abriter une section psychiatrique. En effet, l’un des pensionnaires se prend pour Léonidas, roi de Sparte ; un autre pour un pirate ; une jeune fille s’habille comme au Moyen Âge et une autre comme au XIXe siècle. Liam apprend enfin que des malades dangereux sont enfermés dans une pièce secrète de la maison. Il cherche à s’enfuir du manoir, sans succès. Il renonce finalement à ce projet, d’autant qu’il a sympathisé avec Cléa, une jeune fille de son âge, qui semble profondément triste, mais saine d’esprit. Peu à peu, Liam va comprendre que le manoir abrite des fantômes, et que chacun d’eux doit régler un problème avant de pouvoir partir dans l’au-delà. Un jour, le garçon découvre dans le bureau du directeur du manoir une « carte d’éternité ». Sur cet écran géant, on voit en temps réel ce qui se passe partout dans le monde. Liam est le seul à pouvoir remonter le temps en agissant sur cette carte. Il va ainsi aider plusieurs pensionnaires à résoudre le problème qui les retient au manoir…

Auteur

Évelyne Brisou-Pellen vit à Rennes. Après des études de lettres modernes, elle s’est très vite consacrée à l’écriture de contes et de romans pour la jeunesse. Ses livres sont publiés chez Pocket Jeunesse, Nathan, Gallimard, Rageot, Hachette… Chez Bayard, elle est l’auteur de la trilogie « Ysée » (Estampille) qui a reçu un bon accueil. Elle a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix du livre pour la jeunesse en 1984 pour Prisonnière des Mongols (Pocket Jeunesse).

Mon avis

Il y a longtemps que je voulais découvrir Le manoir. Cette couverture absolument sublime me faisait de l’œil à chaque fois que je passais dans le rayon jeunesse. A l’occasion de la sortie en poche du premier tome et surtout à l’approche d’Halloween, j’ai cédé à la tentation ! Et j’ai bien fait car, j’ai vraiment passé un bon moment en compagnie de Liam et des autres habitants de cet étrange manoir dans lequel je suis entrée en un rien de temps tout en me disant  » Mais qu’est ce que c’est que cet endroit » ?

Par contre, en ce qui concerne le fait de me faire peur…c’est complètement raté. Ce livre jeunesse n’a absolument rien de terrifiant. Mais, qu’est ce qu’il est émouvant ! De nombreux passages m’ont émue.

Le personnage principal est très attachant. Il est intelligent, très cultivé, perspicace (bon, même s’il tarde à démêler la vérité, il reste tout de même plein de bon sens) et empli de bonnes intentions. Empathique, il se pose plus de questions sur les autres et la raison de leur présence dans le manoir que ce qu’il s’interroge sur sa propre personne. Alors, certes, il est parfois un peu immature et inconstant, mais ces traits de caractère propres à l’adolescence (le héros a 15 ans) le rendent d’autant plus touchant. Je regrette néanmoins le fait qu’il se pose tout un tas de questions une fois un certain temps écoulé. Mais là encore, se laisser vivre, n’est-il pas le propre de l’adolescence ! Sans oublier qu’il est fragilisé par ce qu’il a vécu…

Beaucoup d’humour et de sentiments s’entremêlent pour le plus grand plaisir du lecteur auxquels s’ajoutent du suspense et un soupçon d’épouvante. Le tout agrémenté par quelques références historiques.

Un livre, très bien écrit, qui ravira les petits (à partir de 9 ans, ce qui me semble un peu juste même pour un bon lecteur) comme les plus grands grâce à un style  » tout public « .

C’est avec plaisir que je découvrirai les tomes suivants.

 

L’enfant trouvé de l’abbaye / Anne-Marie Cadot-Colin

Titre : L’enfant trouvé de l’abbaye

Auteur : Anne-Marie Cadot-Colin

Genre : Littérature jeunesse

Edition : Livre de poche jeunesse

Date de sortie : 02/04/2014

Présentation

« Le jour de ses quinze ans, Frêne apprend l’étourdissante vérité : elle n’est pas la demoiselle de bonne famille qu’elle croyait être ! Pas de nom, pas de fortune, pas d’avenir… Elle n’est qu’une enfant trouvée, et n’aura jamais la vie dont elle rêve. Saura-t-elle même un jour d’où elle vient ? Il le faut. Car le jeune comte dont elle est amoureuse ne pourra jamais épouser une orpheline sans lignée ! Mais enfermée dans l’abbaye où elle a grandi, comment peut-elle trouver les réponses à ses questions ? Il ne lui reste qu’une chose à faire : s’enfuir, et percer enfin le secret de ses origines. « .

Auteur

Anne-Marie Cadot-Colin est née à Paris. Elle enseigne depuis plus de trente ans la langue et la littérature du Moyen Âge à l’université de Bordeaux. Ses recherches l’amènent à se spécialiser dans les romans d’inspiration celtique et tout particulièrement dans le cycle des romans du Graal.

Mon avis

Une découverte que j’ai faite en me baladant dans la boutique de l’abbaye du Mont Saint-Michel. Je ne sais pas vous, mais personnellement, je trouve les sélections littéraires des boutiques de musées et de lieux historiques incroyablement intéressantes !

Distrayant et instructif à la fois, ce petit roman chevaleresque dont l’action se déroule au treizième siècle ravira, sans nul doute, les petits mais aussi les plus grands.

Une belle écriture qui réunit des thèmes forts tels que l’abandon et l’amour.

Le personnage principal, Frêne, paraît bien en avance sur son temps. La jeune femme refuse de rentrer dans les ordres. Elle devra alors faire preuve d’un grand courage et compter sur une seule personne : elle-même. A l’extérieur des murs de l’abbaye, les dangers rôdent. L’insécurité n’est pas un sujet actuel…

Le Moyen-Age, comme si on y était. L’auteure retranscrit cette époque à la perfection. Et pour cause, c’est une spécialiste…Le monde à l’intérieur de l’abbaye, les péripéties que peut rencontrer une jeune femme seule en dehors de ces murs, la vie dans les châteaux et le quotidien des chevaliers, le tout parsemé de vocabulaire de l’époque.

Des rebondissements viennent nourrir le récit. Néanmoins, une fin plus qu’attendue, si elle ne gâche pas en soi l’œuvre vient ternir le dénouement, un peu trop vite résolu à mon goût…

Je vous présente d’autres titres de l’auteure, toujours dans la même tonalité , que je souhaiterais découvrir plus tard :

Merlin (Historique t. 1387)La chanson de Roland (Historique t. 1301)Lancelot du Lac (Historique t. 1319)Yvain, le Chevalier au Lion (Historique t. 1194)Perceval ou le conte du Graal (Historique t. 1167)

 

 

PhonePlay de Morgane Bicail

Titre : PhonePlay

Auteur : Morgane Bicail

Genre : Littérature jeunesse / adolescente

Editeur : Michel Lafon

Date de sortie : 14/01/2016

Présentation

Un soir, Alyssa, seize ans, reçoit un texto d’un mystérieux lycéen qui lui propose un jeu étrange :  » Devine qui je suis et je serai à toi.  »
L’occasion pour la jeune fille de mettre enfin du piquant dans sa vie qu’elle juge d’un ennui mortel… quitte à prendre des risques.
Jusqu’où Alyssa ira-t-elle pour un garçon dont elle ne sait rien ?

Auteur

Après avoir publié sur une plateforme littéraire sur Internet, à l’âge de 14 ans, Morgane Bicail se fait repérer par l’une des plus importantes maisons d’édition françaises, Michel Lafon. PhonePlay (Michel Lafon, 2016) est son premier roman. Elle vit à Vauhallan, dans l’Essonne.

Mon avis

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman de littérature ado. Qui n’a pas entendu parler de la jeune révélation repérée sur Wattpad par la célèbre maison d’édition Michel Lafon ?

Si l’histoire est originale et les premières pages prometteuses, j’avoue que je m’attendais à une intrigue plus palpitante. A un peu plus de la moitié de ma lecture, une phrase a éveillé mes soupçons. La façon dont celle-ci était tournée ne laissait, à mes yeux, que peu de place aux doutes. Arrivée au dénouement, il s’est avéré que je ne m’étais pas trompée…Malheureusement.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de longueurs. Certains passages m’ont paru plats. Fades. L’intrigue n’avançait pas. Il m’arrive d’apprécier certains types de longueurs lorsque celles-ci apportent un petit quelque chose à l’histoire mais ici, ce n’était, pour moi, pas le cas.

Alors, certes, PhonePlay a un côté addictif. On veut savoir à tout prix qui se cache derrière l’Inconnu, mais la recherche de son identité ne m’a néanmoins pas tenue en haleine comme je l’aurais voulu. A la fin, j’avais juste envie de savoir et j’ai accéléré ma lecture dans ce seul but.

Mon ressenti est peut-être dû au fait que la cible de ce roman est un public adolescent. Or, ça fait bien longtemps que je ne suis plus une adolescente…C’est une éventualité à ne pas écarter 😉 Ceci dit, je lis de temps à autre de la littérature ado qui sait me captiver.

Les dialogues sont parfois un peu mielleux mais sans doute ces derniers sauront ils séduire les jeunes filles qui se laisseront émouvoir par une histoire qui se veut romantique. Romantique et peu plausible au fur et à mesure que les années passent…

Quant aux personnages, ils n’ont pas su me toucher.

Bref, peu de positif dans tout ça alors que l’idée de base avait tout pour faire de PhonePlay un « bon » roman ado !

Ce qui, cependant, reste incroyable est l’âge de l’auteure. 16 ans ! A une époque, sans vouloir généraliser(!), où les adolescents ne suivent pas tous les traces de Molière, l’entreprise de Morgane Bicail relève de l’exploit. Oui mais voilà, en parlant de son roman, j’ai envie de faire abstraction de son âge. Je veux parler de son roman comme d’un roman. Point. Et non comme le roman d’une adolescente sur lequel on devrait faire abstraction de certains points négatifs parce que l’auteure est très jeune.

Pour conclure, quel conseil pourrais-je vous donner ? Eh bien…peut-être celui de le lire si vous êtes amateur du genre. Si PhonePlay a plu à beaucoup, peut-être vous plaira-t-il à vous aussi 🙂