Qaanaaq – Mo Malo

Titre : Qaanaaq

Auteur : Mo Malo

Editeur : La Martinière – Editions Points

Genre : Polar nordique

Date de sortie : 31/05/2018

Présentation de l’éditeur

Dans le vaste pays blanc, l’esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu’au bout.

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Auteur

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Mo Malø est l’auteur de nombreux ouvrages, sous d’autres identités. Il vit en France. Qaanaaq est son premier roman policier.

Mon avis

Qaanaaq …Prononcez Hraanaak s’il vous plait ! 😉

Après tous les échos positifs, il me tardait de le découvrir. Le fait d’avoir été sélectionnée pour faire partie du jury du prix du meilleur polar des Editions Points a quelque peu accéléré le processus.

C’est donc avec grand enthousiasme que j’ai débuté ma lecture. Un roman policier qui se passe au Groenland. Ce n’est pas commun ! Je suis une grande adepte des polars scandinaves et nordiques. Néanmoins, aucun livre ne m’a jamais fait voyager jusqu’au Groenland. Et ne serait-ce que pour cela, ma curiosité est titillée.

Le reste suivrait-il ?

Ce qui est extraordinaire dans ce polar, c’est que mon enthousiasme, au fil des pages, n’a jamais faibli. Je suis allée de découverte en découverte. Car, à ne pas s’y tromper, Qaanaaq n’est pas qu’un polar. Le  » qu’un » n’est absolument pas péjoratif. Ce que je veux dire par là, c’est que Qaanaaq est un livre d’une incroyable richesse sur la culture inuite dans lequel, se déroule, une enquête, certes, mais il serait totalement erroné de réduire ce livre à une partie seulement de ce qu’il est. D’ailleurs, ce n’est pas l’élément qui m’a le plus séduite. Je dirais même que l’enquête est un  » prétexte  » qui permet aux lecteurs de découvrir une culture méconnue et aux protagonistes de revenir sur les lieux de sa petite enfance et d’en apprendre davantage sur ses origines.

Ce fut un voyage merveilleux en terre inuite. Entre Nuuk et Qaanaaq. Puis au cœur de l’Inlandsis. Un peu moins de 600 pages lors desquelles j’étais complètement immergée dans le grand Nord. Quelle aventure littéraire hors norme ! L’auteur a réussi une véritable prouesse. Moi qui, en littérature, suis sensible aux lieux et à la culture, je peux vous dire que j’ai bu du petit lait.  Et j’ai tant appris.

Et puis, le protagoniste ainsi que quelques personnages secondaires ( enfin pas tant que ça) sur lesquels je tairai tout ici, portent cette histoire incroyable.

Bref, pour moi, tout y est : culture, voyage, style (simple mais accrocheur), émotion, suspense…Un sans faute pour un livre hors norme dans lequel on ne se contente pas de suivre une enquête. J’insiste sur ce point. Il est crucial.

 

Habituellement, je suis un peu à contre courant. Les livres qui plaisent à la majorité des lecteurs ne me laissent pas de souvenirs impérissables. Ici, il n’en est rien !

La suite s’appelle Disko me semble -t -il…

 

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La dame de Reykjavik – Ragnar Jonasson

Titre : La dame de Reykjavik

Auteur : Ragnar Jonasson

Genre : Polar nordique

Editeur : La Martinière

Date de sortie : 07/03/2019

Présentation

Hulda a tout donné à sa carrière. Mais en faisant toujours cavalier seul. Elle a beau être une des meilleures enquêtrices du poste de police de Reykjavik, à soixante-quatre ans, sa direction la pousse vers la sortie.

La perspective de la retraite l’affole. Tout ce temps et cette solitude qui s’offrent à elle, c’est la porte ouverte aux vieux démons et aux secrets tragiques qu’elle refoule depuis toujours. Et ses échappées dans la magnificence des paysages islandais, pour respirer à plein poumons la sauvagerie de son île, ne suffiront plus, cette fois.
Alors, comme une dernière faveur, elle demande à son patron de rouvrir une affaire non résolue. Elle n’a que quinze jours devant elle. Mais l’enquête sur la mort d’Elena, une jeune russe demandeuse d’asile, bâclée par un de ses collègues, va s’avérer bien plus complexe et risquée que prévu. Hulda a-t-elle vraiment pesé tous les risques ?

L’auteur

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Ragnar Jonasson est né à Reykjavik en 1976. Grand lecteur d’Agatha Christie, il entreprend, à dix-sept ans, la traduction de ses romans en islandais. Découvert par l’agent d’Henning Mankell, Ragnar a accédé en trois ans seulement au rang des plus grands auteurs de polars internationaux. Son nouveau roman, La Dame de Reykjavik, a été traduit dans vingt-cinq pays.

Mon avis

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que j’ai débuté La dame de Reykjavik. J’avais tellement adoré la série qui débute par Snjor que du coup, j’avais misé gros, très gros sur cette lecture. Ari Thor a laissé la place à Hulda Hermannsdottir. La petite ville de Siglufjördur s’est transformé en Reykjavik, la capitale de l’Islande, cette ville qui attise tant ma curiosité. Depuis que je lis Ragnar Jonasson, mon envie de découvrir ce pays n’a fait que croître. J’adore la façon qu’il a de faire participer la nature dans ses romans  ; ce talent qu’il a de la rendre vivante au point de faire d’elle un véritable personnage.

Si dans La dame de Reykjavik, l’Islande et sa nature, tant incroyable qu’hostile, est bien présente, je ne me lasse pas de m’imaginer au cœur de ces éléments naturels à la fois envoûtants et terrifiants, celle qui ici prend toute la place, n’est autre que La dame de Reykjavik elle même : Hulda, cette sexagénaire à quelques pas de la retraite.

J’ai lu, j’ai dévoré, devrais-je dire, ce livre en moins de 24 heures. Les premières pages se sont laissées lire. Puis, au fil des pages, je suis devenue accro ! Tout en clôturant une enquête, Hulda travaille sur une affaire qui date depuis plus d’un an mais sur laquelle un de ses collègues est manifestement passé trop vite. Et en parallèle, nous faisons la connaissance de cette femme extraordinaire. Le lecteur, tout en résolvant les énigmes à ses côtés, fait la connaissance de celle que la vie n’a pas épargnée. Nous allons de révélation en révélation pour atteindre un dénouement qui m’a profondément émue. Je n’avais pas été autant touchée par un personnage de polar depuis des années. Et des polars, j’en lis quelques uns ! 😉 Quant à l’épilogue, il m’a laissé sans voix. A quel point la réalité et les apparences peuvent être diamétralement opposées…

La dame de Reykjavik est à mi chemin entre le polar et le roman. Il referme les qualités de l’un que l’autre. Suspense et beauté du texte : un cocktail parfait pour une lecture vraiment très agréable que je vous recommande mille fois, et ce, que vous soyez ou pas amateurs du genre ! En ce qui me concerne, Ragnar Jonasson m’emporte à chaque fois…

Le journal de ma disparition – Camilla Grebe

Titre : Le journal de ma disparition

Auteur : Camilla Grebe

Editeur : Calmann Lévy (noir)

Genre : Polar nordique

Date de sortie : 07/03/2018

Présentation 

Il y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt  de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.
Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse,  et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affaire. Mais Peter disparaît du jour aunlendemain, et Hanne est retrouvée blessée et hagarde dans la forêt.
Le seul témoin est un adolescent qui aime errer dans les bois enneigés, la nuit. Sans le dire  à personne, il récupère le journal que Hanne a laissé tomber et se met à le lire, fasciné…
Désormais seule dans son enquête, Malin est appelée sur les lieux du tout premier crime :  une nouvelle victime a été découverte. Et si tous ces faits étaient  tragiquement liés ?
L’auteure 
Camilla Grebe
Camilla Grebe est déjà célèbre en Suède pour sa série de polars écrite avec sa soeur et finaliste du prix Best Swedish Crime Novel of the Year. Un cri sous la glace, son premier livre en solo paru en 2015 en Suède, fut un bestseller dès sa sortie. Thriller captivant dans la veine des Apparences de Gillian Flynn, il est sur le point de devenir un phénomène mondial.
Mon avis
Après avoir lu et adoré Un cri sous la glace me voilà de nouveau happée par la plume de Camilla Grebe. Sans conteste, cette auteure fait désormais partie de mes références en matière de polars scandinaves.
Bienvenue à Ormberg, petit village retiré à la lisière d’une grand forêt, situé à deux heures de Stockholm. L’industrie a été délocalisée. Un foyer pour immigrés créé. Certains ont fui la misère rurale pour les promesses de la ville alors que d’autres n’ont même pas idée de quitter leur terre natale. Le climat est tendu. Le chômage, l’alcoolisme, la xénophobie et l’ennui règnent sur ce lieu. Malin revient dans le village de son enfance après avoir découvert huit ans plus tôt une petite fille enterrée dans la forêt. Aujourd’hui dans la police, elle travaille auprès de Hanne, la célèbre profileuse déjà présente dans l’opus précédent Un cri sous la glace et enquête sur un nouveau meurtre.
Un livre entre polar et roman. Tout en menant l’enquête, le lecteur découvre les personnages. Tout d’abord Malin. Son enfance, ses projets d’avenir. Le flou qui l’entoure. Puis Jake, ce jeune garçon auquel je me suis particulièrement attachée et que j’ai considéré comme LE personnage principal dans cette histoire. Et enfin, il y a Hanne…que j’admire en tant que profileuse mais pour qui j’ai parfois du mal à ressentir de la sympathie tant je la trouve tranchante. Rude même parfois. Un seul manque à l’appel : Peter. Mais où est-il donc passé ? L’alternance de chapitres plutôt courts qui donne la parole à chacun est décidément un procédé stylistique que j’apprécie particulièrement. On est complètement immergée. Les chapitres avec Jake, à travers lequel on baigne dans les lieux (et dans…je n’en dirais pas plus !) sont sans conteste mes préférés.
L’ambiance qui se dégage est particulièrement sombre. Hostile. Un village isolé, des températures glaciales, des habitants soucieux de conserver leurs secrets. Puis, au delà d’un village, Ormberg représente une réalité sociale. Bien triste réalité.
Bref, tous les ingrédients sont présents pour obtenir un excellent polar – thriller (?!), j’ai toujours du mal avec les classifications, en littérature comme ailleurs… Le côté psychologique est remarquable et le contenu assez atypique dans la mesure où, à mes yeux, ce livre se distingue, par les aspects que j’ai énoncés, de la plupart des polars nordiques. Le rythme est plus soutenu. Les longueurs moindre tout en conservant cet aspect…  » nordique « . Il devrait donc ravir les fans du genre comme les plus réfractaires.
Une lecture que je vous conseille adeptes ou pas de polars nordiques !!!
J’ai hâte de rencontrer Camilla Grebe à QDP Lyon et d’obtenir son dernier opus (sorti hier) intitulé L’ombre de la baleine 🙂 🙂 🙂

Ce que savait la nuit – Arnaldur Indridason

Titre : Ce que savait la nuit

Auteur : Arnaldur Indridason

Editeur : Métailié

Genre : Polar nordique

Date de sortie : 07/02/2019

Présentation

Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience.

Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – son père menteur et escroc a été assassiné sans que l’affaire soit jamais élucidée et l’amour de sa vie vient de mourir d’un cancer –, Konrad est pressé par le principal suspect, mourant, de découvrir la vérité. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard pourrait l’aider à avancer…

L’auteur

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Arnaldur INDRIDASON est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l’auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, traduits dans 40 langues et vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Mon avis 

Arnaldur Indridason : incontestablement un de mes auteurs préférés.

Chaque sortie d’un de ses livres est une fête. Avant de débuter ma lecture, je lis la présentation de l’éditeur (Erlendur sera-t-il présent?), j’admire la couverture, je regarde le livre sous toutes ses coutures. Puis, j’attends le moment opportun et m’y plonge. Inutile de dire que je ne suis là pour personne 😉

Me voilà embarquée pour l’Islande. Ce pays que je rêve de visiter. Ce pays « magique « . D’ailleurs, la plupart des Islandais ne croient-ils pas à un peuple  » invisible », le  » petit peuple « ?

Dans Ce que savait la nuit, j’ai fait la connaissance de Konrad, un policier à la retraite, qui pour tuer le temps, cherche à résoudre une enquête qui n’a jamais vraiment été élucidée. Il ne croit pas en la culpabilité de celui que la police tient comme responsable, et qui ne cesse de clamer son innocence depuis des années. Il se lance alors à la quête de la vérité et mène les investigations en parallèle de ses anciens collègues. L’enquête qu’il mène va le replonger des années plus tôt au cœur d’un rude hiver comme l’Islande en connait tant. Tempête de neige. Froid. Glacier. Le décor est posé. L’auteur a un don pour cela.

Au fil des pages, les interrogatoires vont se multiplier et les langues se délier. Les secrets vont être déterrés. Peu à peu. Tout comme le passé de cet ancien flic que la vie ne semble pas avoir épargné. Voilà ce que j’apprécie tout particulièrement chez Arnaldur Indridason : le fait que l’enquête avance, lentement ; le lecteur prend le temps de faire connaissance avec les personnages, de réfléchir au rythme de l’enquêteur. Et puis, cerise sur le gâteau : l’auteur nous dévoile de temps à autre des bribes du passé du policier.

Plus que des polars nordiques, ce sont des romans sociologiques que nous livre le maitre du polar islandais. Je pense que ma passion pour ses écrits n’est plus un secret pour personne. J’adoooore tout simplement !!! C’est si beau ! Dur et poétique à la fois. Quel subtil mélange !!!

Ma préférence va jusqu’ici à sa série mettant en scène Erlendur Sveinsson dont nous n’avons plus de nouvelles depuis un bout de temps. Je pense ne jamais m’être autant attachée à un personnage. Taiseux, secret, personnel et en proie à un immense mal être, le protagoniste m’a littéralement envoûtée.

Konrad présente un certain nombre de similitudes avec Erlendur. Aurons-nous le plaisir de mieux le connaître ? Je l’espère de tout cœur !!!

 

Piégée – Lilja Sigurdardottir

Titre : Piégée

Auteur : Lilja Sigurdardottir

Editeur : Points

Genre : Polar nordique – Islande

Date de sortie : 08/03/2018

Mon avis

Mes seules références dans le polars islandais étaient jusqu’ici Arnaldur Indridason et Ragnar Jonasson que j’adooore 😍😍😍

J’ai lu d’eux tous leurs livres traduits en français soit 17 pour le premier me semble-t-il ( ah non, il me manque les deux derniers de sa trilogie ) et 4 (presque 5!) pour le second.

Avec ce titre, Piégée, je dois dire que mon regard sur le genre diffère. Le rythme est beaucoup plus soutenu et les actions plus nombreuses. J’aurais tendance à dire que j’ai trouvé ce polar plus…moderne. Étrange que ce soit ce mot qui me vienne en premier alors que tous les polars du genre que j’ai lus sont tout ce qu’il y a de plus contemporain ! Du coup, en analysant ma réponse, je me dis que celle-ci est sans doute due au fait que nous ne sommes plus du tout dans un huis clos et que la nature, très présente chez Indridason et Jonasson, au point d’être parfois qualifiée de personnage, n’est pas très présente ici.
Aucun élément ne laisse croire que l’histoire ne peut se passer qu’en Islande si ce n’est bien sûr les références, nombreuses, à la crise de 2008. Mais là encore, il s’agit davantage d’informations pratiques que d’un voyage au pays de la glace et du feu… Drogue, violence, sexe et corruption sont au menu. Ces éléments sont présents mais je vous rassure, rien de gore non plus.
Je me suis sacrément attachée à Sonja, cette jeune femme complexe, prise au cœur d’une situation des plus délicates. Partout où celle-ci pose les yeux, le piège semble se resserrer autour d’elle. J’ai suffoqué à plusieurs reprises, je dois dire…
Mais que va-t-il donc lui arriver ??? J’ai hâte de découvrir le deuxième volet de cette trilogie intitulée Reykjavik noir avec son tome 2 : Le filet.

Un bel opus qui m’a permis d’aborder le polar islandais autrement !!!

Présentation

Qui est cette jeune femme élégante et décidée qui traverse régulièrement les salles d’embarquement de l’aéroport de Keflavík ? Bragi, le vieux douanier, n’en doute pas : Sonja risque sa vie. Devenue passeuse de cocaïne, elle est contrainte à un jeu dangereux avec de puissants narcotrafiquants. Tout en composant avec un ex-mari pervers. Pourtant, en silence, Sonja prépare sa vengeance. Elle ne laissera pas le piège se refermer sur elle.

L’autrice

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Née en 1972 en Islande, Lilja Sigurdardóttir est auteur de théâtre et de romans noirs. Piégée est le premier tome de la trilogie  » Reykjavík noir « .

Chacun sa vérité – Sara Lövestam

Titre : Chacun sa vérité

Auteur : Sara Lövestam

Edition : Pocket

Genre : Polar nordique – suédois

Date de sortie : 11/01/2018

Présentation

 » Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi.  »
Pour gagner sa vie tout en restant sous les radars, Kouplan propose ses services comme détective privé. Se faire invisible, évoluer dans la jungle du Stockholm underground, il connaît : ancien journaliste d’investigation dans son Iran natal, Kouplan est sans-papiers. La fillette de sa première cliente a disparu. Pour une raison mystérieuse, elle aussi souhaite éviter l’administration… Dès lors, de bête traquée, le clandestin se fait chasseur.

L’autrice

Née en 1980, considérée comme l’une des nouvelles voix littéraires suédoises, Sara Lövestam est déjà l’auteur de trois romans parus aux éditions Actes Sud, dont En route vers toi (2016). Grâce à des personnages souvent en marge ou en quête d’identité, elle réussit à mettre subtilement en lumière les enjeux actuels de notre société, et amène ses lecteurs à questionner le statu quo. Son talent est salué par la critique, unanime, et par son public, toujours plus fervent.

Mon avis

Vous êtes à la recherche d’un polar nordique qui sort des sentiers battus ? Qui sort vraiment des sentiers battus ?? La suite de l’article risque de vous intéresser !!!

Un roman, polar devrais-je dire, très original de par sa construction et son style. Des polars suédois j’en ai lus mais j’avoue que celui-ci est très…différent !
Le détective est à l’opposé de ceux que la littérature à l’habitude de nous livrer. Il n’est ni dépressif ni alcoolique ! 😉 Sa spécificité se situe ailleurs. Ses secrets sont bien gardés jusqu’à la…toute toute fin ! Un p’tit twist à un niveau auquel je ne m’attendais pas. Qui lira comprendra !!!😜

Et puis, pour une fois, Stockholm n’apparaît pas comme cet eldorado nordique, cette ville bien proprette souvent décrite dans les polars suédois. C’est plus rude. Bien plus rude. On évolue dans les quartiers pauvres. On vit la vie d’immigrés.
En plus, comme je connais un peu ( un peu hein! 😉) la ville, j’ai apprécié les détails d’errance du protagoniste que j’ai trouvé à la fois perspicace et… long dans certains de ses raisonnements. Un paradoxe ce personnage, je vous l’dis moi !

Un certain nombre de points intéressants pour ce polar complètement atypique qui réunit, non sans émotion, deux marginaux aussi fragiles que différents.

Une lecture « urbaine ». J’ai lu Stockholm dans un bus, une boulangerie bondée, un parc gelé. J’étais complètement immergée.

Un cri sous la glace – Camilla Grebe

Titre : Un cri sous la glace

Auteur : Camilla Grebe

Edition : Le livre de poche

Genre : Polar nordique – suédois

Date de sortie : 21/02/2018

Présentation

Emma, jeune Suédoise, a un secret : son patron Jesper, qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main, mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, son fiancé disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l’identifier.
Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, font équipe pour enquêter. Or ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans auparavant. Et Hanne dissimule aussi un secret : elle vient d’apprendre qu’elle est malade.
Dans un Stockholm envahi par la neige, un étourdissant récit à trois voix prend forme. Chaque personnage cache ses propres zones d’ombre. À qui donc se fier ?

L’autrice

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Camilla Grebe est déjà célèbre en Suède pour sa série de polars écrite avec sa soeur et finaliste du prix Best Swedish Crime Novel of the Year. Un cri sous la glace, son premier livre en solo paru en 2015 en Suède, fut un bestseller dès sa sortie. Thriller captivant dans la veine des Apparences de Gillian Flynn, il est sur le point de devenir un phénomène mondial.

Mon avis 

Une MINI chronique pour un GROS COUP DE COEUR !!! J’ai tout aimé !!! Absolument tout. Une intrigue haletante, une histoire entre thriller et roman dont les personnages sont fouillés et brillamment travaillés. Un style qui m’a beaucoup accrochée. Une balade dans les rues enneigées d’un Stockholm sous la tempête.
Des secrets bien gardés. Des apparences trompeuses. Un cri sous la glace, une très belle découverte !!! Pas besoin de plus de mots, il faut le lire c’est TOUT 😉
Décidément, j’adoooore les thrillers et polars venus du froid