Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel

Titre : Un bon écrivain est un écrivain mort

Auteur : Guillaume Chérel

Genre : Policier

Edition : Editions 84 / J’ai lu thriller

Date de sortie : 07/03/2018

Présentation

Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère en compagnie de dix écrivains très médiatiques qui ont tous reçu un mystérieux courrier d’invitation : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Tout est fin prêt pour l’événement. Mais rien ne se passe comme prévu. Dès l’arrivée au monastère, l’histoire dérape… C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort !

Auteur

Guillaume Chérel est un électron libre de l’édition et du journalisme. Il a publié de nombreux romans mais aussi des portraits d’écrivains, des livres pour la jeunesse et un récit de voyage sur les pas de Jack Kerouac.

Mon avis 

Dans un premier temps, j’ai été très attirée par la quatrième de couverture. Un polar narré sur le ton de l’humour, j’ai trouvé le genre attrayant sous ces températures caniculaires. Une fois le parallèle avec les « vrais » auteurs rapidement établi et les clins d’œil à chacun déclinés, je suis prête à entrer dans le vif du sujet. Le monastère du village de Saorge, l’invitation envoyée par un mystérieux homme riche, bien sûr, je pense immédiatement à l’un de mes romans préférés de la reine du crime  qu’est Agatha Christie. Roman dont je tairai le nom…

Tous les ingrédients attendent sagement sur la table d’être cuisinés. J’ai hâte de me lancer dans la recette !

Si les premières pages sont assez drôles et les références aux auteurs connus amusantes, l’humour s’estompe vite. Une fois passés les clichés et les critiques du monde de l’édition, je suis toujours dans l’attente de l’énigme. Puis de sa résolution. Attendre, je pense que c’est ce que j’ai fait une bonne partie du roman. A chaque fin de chapitre, je me disais :  » allez, encore un », dans l’espoir que l’histoire prenne enfin forme. En vain.

Un joli style mais une histoire bien trop rocambolesque à mon goût. Une intrigue pas assez fouillée. Une lecture courte mais pourtant si longue ! L’auteur lance des énigmes qu’il laisse en suspens. Et le lecteur attend…

 

J’espère découvrir l’auteur à travers un autre opus car celui-ci m’a laissée sur ma faim.

 

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Le chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle

Titre : Le chien des Baskerville

Auteur : Sir Arthur Conan Doyle

Genre : Policier / Suspense

Edition : Publié pour la première fois par The Strand Magazine

Date de sortie : 1901

Présentation

Des cris lugubres résonnent dans la lande… Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Une malédiction plane sur cette famille depuis que l’ancêtre impie provoqua en son temps les forces du mal ! Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’’héritier nouvellement débarqué d’’ Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin aux spéculations. Pourtant, la mort frappe encore sur la lande. Et le manoir des Baskerville est le théâtre de phénomènes étranges.

Auteur 

Description de cette image, également commentée ci-après

Arthur Conan Doyle est un écrivain et médecin britannique. Conan est l’un de ses prénoms et Doyle son nom de famille. Il doit sa célébrité à ses romans et nouvelles mettant en scène le détective Sherlock Holmes — considérés comme une innovation majeure du roman policier — et le professeur Challenger. Cet écrivain prolifique a également été l’auteur de livres de science-fiction, de romans historiques, de pièces de théâtre, de poésies et d’œuvres historiques.

Mon avis 

Un livre que j’avais lu à l’adolescence. Vingt ans plus tard, j’ai plaisir à le redécouvrir. Eh oui, je dis bien  » redécouvrir  » car depuis tout ce temps écoulé, les détails ont été, en partie, chassés de mon esprit.

Première réaction à l’issue de ma lecture : j’ai très envie de me procurer l’intégrale des enquêtes (de nouvelles) de Sherlock Holmes. Cela fait un moment que je lorgne sur le recueil et avant d’investir dans ce joli bouquin, je voulais vérifier que le ton très spécial des enquêtes de ce duo Sherlock – Watson, que l’on ne présente plus, était à mon goût. Je valide donc !

Les Aventures de Sherlock Holmes

Un classique que j’ai pris plaisir à lire contrairement à certains que j’ai lus pour…les lire tout simplement ! Soit parce que j’y ai été contrainte dans mon cursus scolaire soit parce que  » il fallait  » les lire.

L’intrigue m’a tenue en haleine. Je n’ai pas ressenti d’essoufflement. J’avoue avoir, à ma première lecture, spéculé sur ce fameux chien ! Sans jamais avoir trouvé le fin mot de l’histoire bien sûr…J’ai adoré cette ambiance mystérieuse. La lande. Le manoir. Quel délice que celui de m’y être plongée.

Un très beau voyage dans le temps et dans l’espace au cœur du Londres du début du 20 ème siècle. Le tout dans un style soutenu que j’ai beaucoup apprécié même si le petit air condescendant de Holmes est parfois irritant et la patience de Watson a son égard l ‘est tout autant.

Assurément un livre à découvrir si ce n’est déjà fait !

 

 

 

Agatha Raisin enquête, Tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, Tome 12 : Crime et déluge

Auteur : M. C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 13/06/2018

Présentation

Le bonheur conjugal est de courte durée pour Agatha, une fois de plus délaissée par son mari. Punition divine, un véritable déluge s’abat sur la région, plongeant le petit village de Carsely sous les eaux. C’est le moral dans les chaussettes et sous une pluie torrentielle qu’Agatha aperçoit le corps sans vie d’une jeune femme en robe de mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière. Pour noyer son chagrin, Agatha n’a qu’une solution : se jeter à corps perdu dans une nouvelle enquête…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Mon avis 

L’argent ne fait pas le bonheur. Même si, comme on le dit souvent, il y contribue…

Une fois de plus, nous retrouvons notre Agatha plus seule que jamais. La pauvre quiqua ne sait plus quoi faire pour tromper sa solitude. Afin que ses journées passent plus vite, la voilà repartie sur les traces d’un nouveau meurtrier. Pour l’aider dans ses recherches, John Armitage l’accompagne. Il s’agit de son nouveau voisin, un célèbre écrivain de romans policiers dont la froideur n’est pas sans rappeler celle de James Lacey qui depuis la fin du tome précédent n’a plus donné signe de vie. Le retrouverons-nous prochainement ?

Roy Silver, qui passe désormais régulièrement ses week-ends dans les Cotswolds, prête main- forte à son ancienne collègue. A trois, ils vont tenter de percer le mystère autour de la mort d’une jeune fille d’Eversham qui était sur le point de se marier. Au fur et à mesure de leurs trouvailles, ils découvrent que la demoiselle n’est pas si innocente qu’elle voulait bien le laisser paraître.

Encore un tome, le second selon moi, où l’humour se dissipe peu à peu au profit d’une certaine noirceur. Je ne suis pas habituée à en lire autant dans les romans de M.C. Beaton. Alors, attention, tout est relatif ! Nous sommes toujours dans les aventures d’Agatha Raisin…;-) Néanmoins, les crimes ont lieu dans des circonstances de plus en plus sordides. Quant à Agatha, elle broie carrément du noir depuis que James Lacey a quitté Carsely.

Que nous réservent ses prochaines aventures. Nous le saurons en novembre avec la sortie de deux nouveaux tomes.

En attendant, si vous n’avez toujours pas fait la connaissance d’Agatha, il n’est pas trop tard !!! Ce personnage haut en couleur vaut plus que le détour !!! 🙂 🙂

Pour se le procurer :

 

Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour – M.C. Beaton

PTitre : Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour

Auteur : M.C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 13/06/2018

Présentation

Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée… Les soupçons se portent aussitôt sur l’épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Mon avis

Décidément, Agatha Raisin ne semble pas faite pour l’amour. Encore un tome dans lequel James Lacey brille par son absence. Tout juste mariés, les deux détectives amateurs sont déjà séparés. James a disparu sans laisser de traces. Agatha se tourne donc, une fois de plus, vers Sir Charles. Ensemble, ils vont combler leur solitude et enquêter sur un nouveau meurtre. Des questionnements à n’en plus finir, des visites chez de potentiels suspects. Oxford. Cambridge. Londres. Ce tome 11 nous amènera même de l’autre côté de la Manche jusqu’à Paris puis dans le sud de le France en direction d’un lieu plutôt…insolite !

Une suite qui réserve quelques surprises même si la recette de base n’a pas subi de grandes modifications. Charles est toujours aussi radin. Agatha toujours aussi volatile. La vie de la quinqua déjantée se poursuit avec ses hauts et ses bas. Par contre, même si le côté léger est bien présent, les personnages secondaires, eux, m’ont paru plus sombres que dans les précédents tomes. L’humour occupe moins de place dans L’enfer de l’amour.

Le dénouement nous laisse penser qu’un véritable changement va avoir lieu dans le tome 12 intitulé Crime et déluge. Un tome que je vais m’empresser de découvrir !

Une lecture divertissante. Je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir la suite des aventures d’Agatha Raisin.

Au fait, connaissez-vous Agatha ?? Si ce n’est pas le cas, je vous conseille vivement cette série. Pour commencer, c’est celui-ci : Agatha Raisin enquête 1 - La quiche fatale

Belle découverte !!! 😉

Pour se le procurer :

 

 

La forêt de Luca Tahtieazym

Titre : La forêt

Auteur : Luca Tahtieazym

Edition : Autoédition

Genre : Suspense / Fantastique

Date de sortie : 27/05/2018

Présentation

1958.
Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière.

Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers.

Et le pire n’est peut-être pas cette Chose qui rôde la nuit ; le pire, pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants…

Auteur

Originaire du sud de la France, l’auteur vit désormais près de La Rochelle. Voici un lien vers sa page auteur Amazon pour de plus amples renseignements !

https://www.amazon.fr/Luca-Tahtieazym/e/B01FDB7ST6/ref=ntt_dp_epwbk_0

Mon avis 

Tout d’abord, je souhaiterais remercier Luca Tahtieazym pour son SP. Je suis ses écrits depuis quelque temps maintenant. J’ai même l’intention de faire un petit bond en arrière, histoire de me diriger vers ceux que j’ai manqués.

La forêt. Aussitôt entrée en compagnie de Louis, Nagib, Achille, Simon, Claire, Elise et Romain, je me suis moi aussi retrouvée prisonnière dans une ambiance qui me rappelle, dès les premières pages, une atmosphère à la Stand by me, Super 8 ou plus récemment à la Stranger things. Une ambiance que j’affectionne particulièrement et qui comme vous l’aurez remarqué, me fait immédiatement pensé à celle d’un film. Pas étonnant, tant le climat est remarquablement décrit. Dans ce cas, les images s’imposent immédiatement à l’esprit.

Une fois le décor posé eh bien … c’est l’angoisse ! 😉 Si les enfants montrent, au début, une certaine détermination à vouloir quitter cet environnement hostile, ils se font rapidement à la situation. La forêt aurait-elle bien choisi ses proies ? Des enfants, enfin des pré-adolescents malléables qui s’habituent à tout. Même au pire ! Oui mais voilà, la résignation à un prix. La cohabitation ses dangers. Des dangers qui d’ailleurs proviennent autant de la  » chose  » que des camarades au sein du groupe. Peu à peu, les affinités se créent et les animosités aussi. Les années passent. Les drames surviennent. Le dénuement dans lequel se trouvent les enfants  m’a vraiment fait froid dans le dos. Comment est-il possible de vivre ainsi ? Les descriptions de leur quotidien, de leur lassitude sont extrêmement bien narrées de telle sorte que le lecteur est totalement impliquée dans cette captivité. La solitude, l’isolement, la faim. Mais bien plus que les biens matériels, c’est le côté psychologique qui est complètement déroutant car comment peut-on grandir tout seul à onze ou treize ans ? Quel adulte devient-on ? Sans adulte. Sans loi. Sans règle. Sans repère. Une histoire qui amène à bien des réflexions sur la vie et ses mécanismes et qui démontre ô combien l’être humain peut s’adapter. Malgré ce qu’il croit.

Les histoires qui font réfléchir et qui ne proposent pas tout aux lecteurs sur un plateau. Ce sont des histoires que j’aime. Je mettrais néanmoins un petit bémol quant au dénouement. Comme je le disais, j’affectionne les romans qui suscitent l’imagination du lecteur. Toutefois, j’aurais souhaité avoir davantage d’éléments, une légère orientation sur cette fin plutôt ouverte. Mais, ceci est une appréciation tout à fait personnelle qui n’engage que moi !

Je vous invite à vous faire, vous aussi, votre avis sur ce roman tout à fait surprenant dans lequel l’un des personnages n’hésite pas à s’adresser directement aux lecteurs. L’auteur est une plume à découvrir ou à redécouvrir ! Assurément ! Au fil des ses romans, il ne cesse de se réinventer. Une qualité aussi rare qu’appréciable.

Et pour ma part, je compte poursuivre avec Chaos, Elise et Versus.

Merci Luca pour ce très bon moment de lecture.

Pour ce procurer le roman :

 

 

La disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

Titre : La disparition de Stephanie Mailer

Auteur : Joël Dicker

Genre : Policier

Editeur : Editions De Fallois

Date de sortie : 7/03/2018

Présentation

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer? Qu’a-t-elle découvert? Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Auteur

Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu les Prix des écrivains genevois en 2010. Il a publié en 2012 La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.
En 2015 il a publié Le Livre des Baltimore.

Mon avis

Après avoir lu tant de commentaires sur La disparition de Stéphanie Mailer, il était temps que je me fasse ma propre opinion. Un livre qui ne laisse manifestement indifférent. Qu’on aime ou qu’on déteste. Personnellement, je me situe dans la première catégorie.

Tout d’abord, je voudrais faire références aux nombreuses remarques que j’ai entendues concernant les coquilles. Mais c’est intolérable des coquilles dans un livre édité par une grande maison d’édition. C’est un manque de respect pour le lecteur. Moi j’ai noté à la page…puis à la page… Bla bla bla bla…Eh bien moi, je n’ai rien noté du tout. Je n’ai pas que ça à faire. Je lis. Je suis immergée dans l’histoire et franchement, me lever pour prendre un stylo et une feuille afin de noter ce que certains ont déjà pris la peine de souligner et de clamer aux yeux de tous, mais j’ai mieux à faire ! Je suis confortablement installée sur mon canap et rien ne m’en fera bouger 🙂 Ce genre de comportement m’horripile. Que veut démontrer celui ou celle qui prend la peine de descendre, sur ce point là je précise, un livre désormais de renommée internationale ? Qu’il ou qu’elle maîtrise la langue française ?! Chouette pour lui ou pour elle… Qu’il n’y a pas que les indés qui font des erreurs ? Que certains d’entre eux n’en font même pas ? Ben oui, c’est vrai. Moi aussi j’essaie d’écrire et de faire le moins de fautes possible. Je fais même relire mes manuscrits par un correcteur professionnel. Ce n’est pas pour autant que je vais devenir le futur Joël Dicker. Bref…

Alors oui, il y a des coquilles, des phrases bancales mais ce n’est pas ce que je retiens. Il y a tellement plus à dire sur le dernier opus de Joël Dicker. En quelques mots je vous dirais : J’ai aimé ! Je vous explique pourquoi.

En premier lieu, un livre qui me balade dans l’état de New York comme si j’y étais, je prends ! Surtout en ce moment. Les beaux jours arrivent et le petit air de la ville d’Orphea me fait le plus grand bien. Un fois bien ancrée dans le décor, je ne peux que constater que la structure du livre est vraiment remarquable ! Si je me suis un peu égarée ( égarée pas perdue !) lors des premières pages, les personnages étant nombreux, le malaise ne dure pas. La suite n’est plus que régal. Des successions de secrets, magistralement divulgués au compte goutte, pour mon plus grand plaisir. Un suspense omniprésent. Les courts chapitres apportent du rythme. Les rebondissements s’enchaînent. Je me serais peut-être passée de quelques détails que les détracteurs qualifieront de longueurs. Je ne partage pas cet avis. Certes, l’auteur nous conte la vie passée de chacun des personnages avec minutie mais rien n’est laissé au hasard. Tout d’abord, ces passages, sont loin d’être inutiles car, ils permettent d’entrer plus aisément dans l’histoire. Puis, bien sûr, au moment où on s’y attend le moins, un élément clé nous est livré. Et tout s’imbrique à la perfection. Le passé et le présent. Ce n’est pas une lecture passive. Le lecteur doit faire preuve d’une certaine souplesse d’esprit.

Un très joli puzzle dans lequel l’auteur lie roman policier et littérature. Un délicieux mélange de plus de 600 pages qui se lit en un rien de temps. C’est avec un immense plaisir que je retrouve le style de l’auteur. J’apprécie ses caricatures. Voulues. Ses personnages parfois loufoques. Je pense notamment au critique et au metteur en scène. Ils apparaissent complètement déjantés (ah les apparences…) au milieu de cet univers soumis à la normalité.

Et comme j’aime beaucoup me poser des questions…Enfin, ce n’est pas que j’aime, c’est plutôt qu’elles s’imposent à moi, en refermant ce livre je réfléchis. Jusqu’où l’Homme est-il capable d’aller pour assurer sa sécurité et celle de ses proches ? Que ne ferait-on pas pour obtenir son quart d’heure de gloire (ou plus) ? Comment s’accommoder de la société lorsqu’on est animé par l’art ?

Si vous aimez la plume de Joël Dicker, lisez ce livre ! Si vous ne connaissez pas l’auteur, pourquoi ne pas le découvrir à travers ce dernier opus. Je ne saurais trop vous conseiller la découverte de son univers dont voici les précédents titres :

Les derniers jours de nos pèresLa vérité sur l'Affaire Harry Quebert - Prix Goncourt des lycéens 2012 et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2012Le Livre des Baltimore POCHE

 

Vous l’aurez compris, cet auteur me plait bien…;-)

Agatha Raisin enquête, Tome 10 : Panique au manoir – MC Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, Tome 10 : Panique au manoir

Auteur : M.C Beaton

Genre : Policier – suspense / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 7/03/2018

Présentation

Meurtrie d’avoir été abandonnée par James, l’amour de sa vie, Agatha Raisin s’en remet aux présages d’une diseuse de bonne aventure : elle trouvera l’amour, le vrai, dans le Norfolk. Qu’à cela ne tienne, Agatha quitte Carsely et s’installe dans un charmant cottage de Fryfam où  elle attend le prince charmant en écrivant son premier roman policier : Panique au manoir. Un titre prédestiné car, après une série d’étranges phénomènes, le châtelain du village est assassiné et les soupçons se portent tout naturellement sur Agatha, dont le conte de fées vire au cauchemar…

Auteur

M. C. Beaton

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton a été successivement libraire, critique de théâtre, journaliste et éditrice, avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne. Sa série Agatha Raisin a été adaptée à la télévision et sera diffusée le 25 juin sur France 3.

Mon avis

Pour la seconde fois consécutive, notre Agatha déserte Carsely et son cottage pour d’autres contrées. Après avoir affronté les tempêtes de la côte sud de l’Angleterre, ma quinca déjantée préférée affronte le froid du Norfolk. Une fois de plus, James Lacey brille par son absence. Même à distance, ces deux là parviennent à jouer au jeu du chat et de la souris. Et une fois de plus, c’est Charles, le baronnet, qui prend sa place. Enfin, physiquement car le cœur d’Agatha ne bat toujours que pour Mister Lacey.

Pour ce tome 10, ce sont toujours les mêmes ingrédients  : un village, ses habitants, un meurtre, une enquête presque en huis clos. Je ne me lasse pourtant pas de cette cuisine qui offre à chaque fois une recette exquise.

J’aime la façon qu’à MC Beaton de construire ses personnages. Aussi bien les principaux qui ne perdent pas de leur saveur que les secondaires. Cette ambiance de village, les commérages, la résolution des meurtres à la Agatha Christie l’humour en plus…on s’y croirait ! Un sympathique voyage littéraire.

J’attends d’ailleurs avec impatience le mois de juin et la sortie des tomes 11 et 12.

Agatha Raisin enquête 11 - L'enfer de l'amourAgatha Raisin enquête 12 - Crime et déluge

Si vous ne connaissez pas Agatha, il faut vraiment vraiment y remédier !!!