Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Titre : Les chiens de Détroit

Auteur : Jérôme Loubry

Genre : Policier / Suspense

Editions : Calmann Lévy Noir

Date de sortie : 11/10/2017

Présentation

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi» ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. A Détroit, personne n’est innocent…

Auteur

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant. Il est aujourd’hui installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute Provence.

Mon avis

Les chiens de Détroit. J’ai aimé ! Bien sûr que j’ai aimé ! Comment aurait-il pu en être autrement. Une intrigue haletante, du suspense, de l’émotion mais aussi et des personnages très attachants dont le principal est…La ville de Détroit.

Les villes personnages, mes personnages préférés ! Plongeon tête la première dans ce cimetière de maisons qu’est devenu Détroit, la ville qui jadis fut la fierté et la richesse de son pays. Délogés car dans l’impossibilité de payer les traites de leurs crédits, les habitants ont quitté la ville. Les habitations sont abandonnées. Les rues désertées. Les budgets coupés. Les secours limités. Une atmosphère macabre règne en ce lieu. Car en plus d’être touchée par la misère, la ville fantôme vit un véritable cauchemar : des enfants disparaissent. Le coupable présumé : le Géant de Brume. Celui de la légende très connue à Détroit. Celui que craignent les enfants désobéissants.

Sara Berkhamp et Stan Mitchel sont chargés de l’affaire. Mais comment se donner à cent pour cent pour les autres lorsqu’on est soi-même envahi par une multitude de problèmes personnels ? Deux personnalités fragiles et tourmentées qui vont lutter contre leurs démons pour ces enfants. Et leurs parents. Etrange qu’une telle enquête leur ait été confiée, eux pour qui les rapports avec les enfants ne sont pas aisés. Deux personnages qui ont su me toucher et pour lesquels j’ai ressenti une forte empathie.

Un livre que j’ai dévoré. Dès sa sortie, il m’avait fait de l’œil mais l’effet de la PAL grandissante a fait que quelques mois plus tard il ne figurait toujours pas parmi les titres de ma bibliothèque. J’en ai entendu grand bien tous ces mois et c’est précisément la raison pour laquelle je l’ai abordé avec prudence. Je me méfie des livres qui ont le vent en poupe car la moitié du temps je suis déçue. J’en attends certainement trop. Ici, il n’en est rien ! J’ai été comme aspiré par la brume de Détroit et son géant. L’atmosphère pesante m’a parfois fait légèrement froid dans le dos de par ma lecture à des heures tardives ajoutée au fait que je suis plutôt du genre trouillarde 😉

Une histoire bien ficelée. Un excellent moment de lecture. Mais le temps est passé bien trop vite…

Vous n’avez pas encore lu Les chiens de Détroit ??? Il faut y remédier !!!! En ce qui me concerne, une de mes meilleures lectures de l’année ! J’attends vos avis après lecture 🙂

 

 

…

 

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Les voisins du 9 de Felicity Everett

Titre : Les voisins du 9

Auteur : Felicity Everett

Editeur : Haper Collins

Genre : Suspense

Date de sortie : 06/06/2018

Présentation

Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Auteure

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Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse, Felicity Everett vit désormais en Angleterre, après quatre ans passés en Australie.

Mon avis

Les relations de voisinage. Il y aurait tant à en dire…Elles font parties de notre quotidien. Quand elles virent au rouge, notre vie peut se transformer en véritable cauchemar. Préserver son intimité tout en affichant un sourire courtois et un bonjour poli, n’est -ce pas un bon compromis ?

Lorsque Gavin et Lou s’installent dans le quartier, Sara (plus que son mari Neil dans un premier temps) est flattée d’attirer l’attention de ce couple en tout point différent du sien. Gavin est sculpteur ; son épouse scénariste. Ce sont des artistes. Des marginaux. Lou est belle et sûre d’elle, Gavin est charismatique et très bel homme. Sara est fascinée par leur mode de vie. Neil ne tarde pas à partager son avis. Les deux couples deviennent très vite inséparables. De voisins, ils sont désormais amis. Une amitié salutaire ? Pour qui ?

L’art de la manipulation. Certaines personnes affichent un véritable talent en la matière. Le calcul. L’intérêt. L’égoïsme. Le tout sous des apparences bien trompeuses dissimulées derrière des invitations, des propositions de sorties accompagnées d’un sourire angélique, d’un air rieur et d’une attitude nonchalante et décontractée. Ces professionnels en la matière ont la fâcheuse tendance de vous faire douter de vous. La protagoniste n’échappera pas aux griffes de sa soi-disant amie. Jusqu’au jour où, elle se rendra compte de ce qui se trame juste sous son nez. J’ai bouilli d’impatience jusqu’à ce que celle-ci ouvre enfin les yeux !

Le thème abordé est très attrayant en littérature, à mes yeux du moins, si celui-ci est bien traité. Dans Les voisins du 9, une atmosphère lourde, pesante, très pesante, plane tout au long de l’œuvre. Un côté malsain également. Ces « artistes  » et leurs soirées à la limite de la décence. Surtout lorsque les enfants ne sont pas très loin… La lectrice que je suis n’est pas dupe. Il y a anguille sous roche. Oui mais…Je ne saurais dire ce qui me gêne. L’attitude de certains personnages, leurs répliques donnent à penser que quelque chose se prépare. Quelles sont les intentions de l’auteure ? J’aurais tellement souhaité que Felicity Everett aille plus loin. J’ai trouvé le dénouement bien trop timide, pas assez osé. La tension du début laissait présager une tournure des événements plus agressive. Tout est suggéré, ce qui n’est pas pour me déplaire. Néanmoins, je déplore que le côté psychologique ne soit pas davantage exploité, fouillé. C’est fort dommage car, il y avait de bons ingrédients. De quoi faire un roman bien plus abouti.

Une lecture sympathique qui aurait pu virer au bon thriller psychologique si…

 

 

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel

Titre : Un bon écrivain est un écrivain mort

Auteur : Guillaume Chérel

Genre : Policier

Edition : Editions 84 / J’ai lu thriller

Date de sortie : 07/03/2018

Présentation

Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère en compagnie de dix écrivains très médiatiques qui ont tous reçu un mystérieux courrier d’invitation : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Tout est fin prêt pour l’événement. Mais rien ne se passe comme prévu. Dès l’arrivée au monastère, l’histoire dérape… C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort !

Auteur

Guillaume Chérel est un électron libre de l’édition et du journalisme. Il a publié de nombreux romans mais aussi des portraits d’écrivains, des livres pour la jeunesse et un récit de voyage sur les pas de Jack Kerouac.

Mon avis 

Dans un premier temps, j’ai été très attirée par la quatrième de couverture. Un polar narré sur le ton de l’humour, j’ai trouvé le genre attrayant sous ces températures caniculaires. Une fois le parallèle avec les « vrais » auteurs rapidement établi et les clins d’œil à chacun déclinés, je suis prête à entrer dans le vif du sujet. Le monastère du village de Saorge, l’invitation envoyée par un mystérieux homme riche, bien sûr, je pense immédiatement à l’un de mes romans préférés de la reine du crime  qu’est Agatha Christie. Roman dont je tairai le nom…

Tous les ingrédients attendent sagement sur la table d’être cuisinés. J’ai hâte de me lancer dans la recette !

Si les premières pages sont assez drôles et les références aux auteurs connus amusantes, l’humour s’estompe vite. Une fois passés les clichés et les critiques du monde de l’édition, je suis toujours dans l’attente de l’énigme. Puis de sa résolution. Attendre, je pense que c’est ce que j’ai fait une bonne partie du roman. A chaque fin de chapitre, je me disais :  » allez, encore un », dans l’espoir que l’histoire prenne enfin forme. En vain.

Un joli style mais une histoire bien trop rocambolesque à mon goût. Une intrigue pas assez fouillée. Une lecture courte mais pourtant si longue ! L’auteur lance des énigmes qu’il laisse en suspens. Et le lecteur attend…

 

J’espère découvrir l’auteur à travers un autre opus car celui-ci m’a laissée sur ma faim.

 

Le chien des Baskerville de Sir Arthur Conan Doyle

Titre : Le chien des Baskerville

Auteur : Sir Arthur Conan Doyle

Genre : Policier / Suspense

Edition : Publié pour la première fois par The Strand Magazine

Date de sortie : 1901

Présentation

Des cris lugubres résonnent dans la lande… Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Une malédiction plane sur cette famille depuis que l’ancêtre impie provoqua en son temps les forces du mal ! Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’’héritier nouvellement débarqué d’’ Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin aux spéculations. Pourtant, la mort frappe encore sur la lande. Et le manoir des Baskerville est le théâtre de phénomènes étranges.

Auteur 

Description de cette image, également commentée ci-après

Arthur Conan Doyle est un écrivain et médecin britannique. Conan est l’un de ses prénoms et Doyle son nom de famille. Il doit sa célébrité à ses romans et nouvelles mettant en scène le détective Sherlock Holmes — considérés comme une innovation majeure du roman policier — et le professeur Challenger. Cet écrivain prolifique a également été l’auteur de livres de science-fiction, de romans historiques, de pièces de théâtre, de poésies et d’œuvres historiques.

Mon avis 

Un livre que j’avais lu à l’adolescence. Vingt ans plus tard, j’ai plaisir à le redécouvrir. Eh oui, je dis bien  » redécouvrir  » car depuis tout ce temps écoulé, les détails ont été, en partie, chassés de mon esprit.

Première réaction à l’issue de ma lecture : j’ai très envie de me procurer l’intégrale des enquêtes (de nouvelles) de Sherlock Holmes. Cela fait un moment que je lorgne sur le recueil et avant d’investir dans ce joli bouquin, je voulais vérifier que le ton très spécial des enquêtes de ce duo Sherlock – Watson, que l’on ne présente plus, était à mon goût. Je valide donc !

Les Aventures de Sherlock Holmes

Un classique que j’ai pris plaisir à lire contrairement à certains que j’ai lus pour…les lire tout simplement ! Soit parce que j’y ai été contrainte dans mon cursus scolaire soit parce que  » il fallait  » les lire.

L’intrigue m’a tenue en haleine. Je n’ai pas ressenti d’essoufflement. J’avoue avoir, à ma première lecture, spéculé sur ce fameux chien ! Sans jamais avoir trouvé le fin mot de l’histoire bien sûr…J’ai adoré cette ambiance mystérieuse. La lande. Le manoir. Quel délice que celui de m’y être plongée.

Un très beau voyage dans le temps et dans l’espace au cœur du Londres du début du 20 ème siècle. Le tout dans un style soutenu que j’ai beaucoup apprécié même si le petit air condescendant de Holmes est parfois irritant et la patience de Watson a son égard l ‘est tout autant.

Assurément un livre à découvrir si ce n’est déjà fait !

 

 

 

Agatha Raisin enquête, Tome 12 : Crime et déluge – M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, Tome 12 : Crime et déluge

Auteur : M. C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 13/06/2018

Présentation

Le bonheur conjugal est de courte durée pour Agatha, une fois de plus délaissée par son mari. Punition divine, un véritable déluge s’abat sur la région, plongeant le petit village de Carsely sous les eaux. C’est le moral dans les chaussettes et sous une pluie torrentielle qu’Agatha aperçoit le corps sans vie d’une jeune femme en robe de mariée, un bouquet à la main, flottant dans la rivière. Pour noyer son chagrin, Agatha n’a qu’une solution : se jeter à corps perdu dans une nouvelle enquête…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Mon avis 

L’argent ne fait pas le bonheur. Même si, comme on le dit souvent, il y contribue…

Une fois de plus, nous retrouvons notre Agatha plus seule que jamais. La pauvre quiqua ne sait plus quoi faire pour tromper sa solitude. Afin que ses journées passent plus vite, la voilà repartie sur les traces d’un nouveau meurtrier. Pour l’aider dans ses recherches, John Armitage l’accompagne. Il s’agit de son nouveau voisin, un célèbre écrivain de romans policiers dont la froideur n’est pas sans rappeler celle de James Lacey qui depuis la fin du tome précédent n’a plus donné signe de vie. Le retrouverons-nous prochainement ?

Roy Silver, qui passe désormais régulièrement ses week-ends dans les Cotswolds, prête main- forte à son ancienne collègue. A trois, ils vont tenter de percer le mystère autour de la mort d’une jeune fille d’Eversham qui était sur le point de se marier. Au fur et à mesure de leurs trouvailles, ils découvrent que la demoiselle n’est pas si innocente qu’elle voulait bien le laisser paraître.

Encore un tome, le second selon moi, où l’humour se dissipe peu à peu au profit d’une certaine noirceur. Je ne suis pas habituée à en lire autant dans les romans de M.C. Beaton. Alors, attention, tout est relatif ! Nous sommes toujours dans les aventures d’Agatha Raisin…;-) Néanmoins, les crimes ont lieu dans des circonstances de plus en plus sordides. Quant à Agatha, elle broie carrément du noir depuis que James Lacey a quitté Carsely.

Que nous réservent ses prochaines aventures. Nous le saurons en novembre avec la sortie de deux nouveaux tomes.

En attendant, si vous n’avez toujours pas fait la connaissance d’Agatha, il n’est pas trop tard !!! Ce personnage haut en couleur vaut plus que le détour !!! 🙂 🙂

Pour se le procurer :

 

Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour – M.C. Beaton

PTitre : Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour

Auteur : M.C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 13/06/2018

Présentation

Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée… Les soupçons se portent aussitôt sur l’épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Mon avis

Décidément, Agatha Raisin ne semble pas faite pour l’amour. Encore un tome dans lequel James Lacey brille par son absence. Tout juste mariés, les deux détectives amateurs sont déjà séparés. James a disparu sans laisser de traces. Agatha se tourne donc, une fois de plus, vers Sir Charles. Ensemble, ils vont combler leur solitude et enquêter sur un nouveau meurtre. Des questionnements à n’en plus finir, des visites chez de potentiels suspects. Oxford. Cambridge. Londres. Ce tome 11 nous amènera même de l’autre côté de la Manche jusqu’à Paris puis dans le sud de le France en direction d’un lieu plutôt…insolite !

Une suite qui réserve quelques surprises même si la recette de base n’a pas subi de grandes modifications. Charles est toujours aussi radin. Agatha toujours aussi volatile. La vie de la quinqua déjantée se poursuit avec ses hauts et ses bas. Par contre, même si le côté léger est bien présent, les personnages secondaires, eux, m’ont paru plus sombres que dans les précédents tomes. L’humour occupe moins de place dans L’enfer de l’amour.

Le dénouement nous laisse penser qu’un véritable changement va avoir lieu dans le tome 12 intitulé Crime et déluge. Un tome que je vais m’empresser de découvrir !

Une lecture divertissante. Je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir la suite des aventures d’Agatha Raisin.

Au fait, connaissez-vous Agatha ?? Si ce n’est pas le cas, je vous conseille vivement cette série. Pour commencer, c’est celui-ci : Agatha Raisin enquête 1 - La quiche fatale

Belle découverte !!! 😉

Pour se le procurer :

 

 

La forêt de Luca Tahtieazym

Titre : La forêt

Auteur : Luca Tahtieazym

Edition : Autoédition

Genre : Suspense / Fantastique

Date de sortie : 27/05/2018

Présentation

1958.
Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière.

Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers.

Et le pire n’est peut-être pas cette Chose qui rôde la nuit ; le pire, pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants…

Auteur

Originaire du sud de la France, l’auteur vit désormais près de La Rochelle. Voici un lien vers sa page auteur Amazon pour de plus amples renseignements !

https://www.amazon.fr/Luca-Tahtieazym/e/B01FDB7ST6/ref=ntt_dp_epwbk_0

Mon avis 

Tout d’abord, je souhaiterais remercier Luca Tahtieazym pour son SP. Je suis ses écrits depuis quelque temps maintenant. J’ai même l’intention de faire un petit bond en arrière, histoire de me diriger vers ceux que j’ai manqués.

La forêt. Aussitôt entrée en compagnie de Louis, Nagib, Achille, Simon, Claire, Elise et Romain, je me suis moi aussi retrouvée prisonnière dans une ambiance qui me rappelle, dès les premières pages, une atmosphère à la Stand by me, Super 8 ou plus récemment à la Stranger things. Une ambiance que j’affectionne particulièrement et qui comme vous l’aurez remarqué, me fait immédiatement pensé à celle d’un film. Pas étonnant, tant le climat est remarquablement décrit. Dans ce cas, les images s’imposent immédiatement à l’esprit.

Une fois le décor posé eh bien … c’est l’angoisse ! 😉 Si les enfants montrent, au début, une certaine détermination à vouloir quitter cet environnement hostile, ils se font rapidement à la situation. La forêt aurait-elle bien choisi ses proies ? Des enfants, enfin des pré-adolescents malléables qui s’habituent à tout. Même au pire ! Oui mais voilà, la résignation à un prix. La cohabitation ses dangers. Des dangers qui d’ailleurs proviennent autant de la  » chose  » que des camarades au sein du groupe. Peu à peu, les affinités se créent et les animosités aussi. Les années passent. Les drames surviennent. Le dénuement dans lequel se trouvent les enfants  m’a vraiment fait froid dans le dos. Comment est-il possible de vivre ainsi ? Les descriptions de leur quotidien, de leur lassitude sont extrêmement bien narrées de telle sorte que le lecteur est totalement impliquée dans cette captivité. La solitude, l’isolement, la faim. Mais bien plus que les biens matériels, c’est le côté psychologique qui est complètement déroutant car comment peut-on grandir tout seul à onze ou treize ans ? Quel adulte devient-on ? Sans adulte. Sans loi. Sans règle. Sans repère. Une histoire qui amène à bien des réflexions sur la vie et ses mécanismes et qui démontre ô combien l’être humain peut s’adapter. Malgré ce qu’il croit.

Les histoires qui font réfléchir et qui ne proposent pas tout aux lecteurs sur un plateau. Ce sont des histoires que j’aime. Je mettrais néanmoins un petit bémol quant au dénouement. Comme je le disais, j’affectionne les romans qui suscitent l’imagination du lecteur. Toutefois, j’aurais souhaité avoir davantage d’éléments, une légère orientation sur cette fin plutôt ouverte. Mais, ceci est une appréciation tout à fait personnelle qui n’engage que moi !

Je vous invite à vous faire, vous aussi, votre avis sur ce roman tout à fait surprenant dans lequel l’un des personnages n’hésite pas à s’adresser directement aux lecteurs. L’auteur est une plume à découvrir ou à redécouvrir ! Assurément ! Au fil des ses romans, il ne cesse de se réinventer. Une qualité aussi rare qu’appréciable.

Et pour ma part, je compte poursuivre avec Chaos, Elise et Versus.

Merci Luca pour ce très bon moment de lecture.

Pour ce procurer le roman :