La punition qu’elle mérite – Elizabeth George

Titre : La punition qu’elle mérite

Auteur : Elizabeth George

Editeur : Presses de la cité

Genre : Policier

Date de sortie : 07/03/2019

Présentation

Elizabeth George revient avec le vingtième Lynley… God save the queen du crime !

Ludlow, bucolique bourgade du Shropshire, tombe dans l’effroi lorsque le très apprécié diacre
Ian Druitt est accusé de pédophilie. Placé en garde à vue, le suspect est retrouvé mort, pendu.
La commissaire Isabelle Ardery, qui a été dépêchée sur les lieux depuis Londres et qui se débat
avec ses problèmes d’alcool, a bien envie de classer l’affaire en suicide. Mais c’est sans compter
la sagacité du sergent Barbara Havers. Coachée à distance par l’inspecteur Thomas Lynley, la Londonienne gaffeuse et accro à la nicotine flaire le pot aux roses : et s’il ne s’agissait pas d’un suicide ? N’en déplaise à Isabelle Ardery, Lynley et Havers vont reformer leur duo de choc pour observer de plus près la vie de cette petite ville qui semblait si paisible. Car, derrière leurs allures de gentils retraités ou d’étudiants fêtards, les habitants de Ludlow ont tous quelque chose à cacher…

L’auteure 

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Plus de 18 millions d’exemplaires vendus dans le monde : depuis son premier livre, qui date de 1988, elle n’a jamais quitté les listes des meilleures ventes. Auteur vedette dans une douzaine de pays, cette Américaine situe ses romans en Angleterre, par passion pour ce pays et sa culture. La relation entre ses principaux personnages, l’inspecteur Thomas Lynley, comte d’Asherton, élégant et brillant, et le sergent Barbara Havers, issue d’un milieu populaire, sans charme et rugueuse, a évolué à travers des intrigues sophistiquées, témoignant d’un savoir-faire exceptionnel. Mais l’œuvre va au-delà de cette mécanique parfaitement huilée et de la profondeur psychologique dans laquelle l’auteur excelle. Car la romancière est aussi l’héritière d’une autre tradition littéraire, celle de Dickens. Elle explore ainsi toutes les strates de la société britannique, des aristocrates aux exclus. Au fil d’histoires prenantes et variées, elle éclaire de façon passionnante l’Angleterre d’aujourd’hui.

Mon avis

Mon premier Elizabeth George alors qu’il s’agit du vingtième de la série. J’ai comme qui dirait un peu de retard…;-) Du coup, je viens tout juste de faire connaissance avec Thomas / Tommy Lynley et Barbara Havers. Des personnages que j’ai bien envie de connaître davantage en me plongeant dans les enquêtes précédentes de l’auteure.

Une belle découverte, c’est certain ! Car si j’ai une chose à reprocher à cette lecture, et une seule chose, c’est sa longueur : 667 pages, j’ai trouvé ça un tantinet trop dense. A mon sens, l’intrigue aurait vraiment gagné en intensité sans toutes ces longueurs qui, certes, nous en disent long sur les protagonistes et leur histoire, ce que j’apprécie en général mais qui ici, ralentit considérablement le rythme de l’enquête. Et par conséquent, sur certains passages, mon intérêt.

En dépit de sa longueur, ce petit pavé m’a fait passer un bon moment. Dans les cent dernières pages, la cadence s’accélère. Le puzzle prend forme. C’est précisément à ce moment là que j’ai apprécié d’en savoir autant sur les personnages prêts à tout pour mettre leurs secrets bien à l’abri. Pas évident de construire un puzzle aux ci nombreuses pièces ! Mes compliments à l’auteure !

Un polar, mais pas que. Un tableau social très intéressant. Un livre qui m’a amenée à de nombreuses réflexions. Nous n’avons jamais le droit à l’erreur. Il suffit qu’on baisse notre vigilance une fois pour qu’un acte aux conséquences irréversibles se produise. Une fois de plus, on constate que l’enfance est une période fondamentale ; qu’elle nous marque à jamais. Que les dérives enfantines ne sont pas sans suite. Que les liens filiaux sont cruciaux quelle que soit la situation familiale. Le sang parle. Toujours. Des personnages qui n’ont donc rien de lisse. De  » vraies personnes  » avec leurs défauts, prisonnières de leurs addictions et de l’éducation qu’elles ont reçue. Impuissantes, elles souffrent de ce qu’elles vivent, bien plus spectatrices qu’actrices. Des protagonistes parfois irritantes telles que le commissaire Isabelle Ardery qui ne cesse d’afficher sa rivalité auprès de Barbara Havers, que j’ai parfois eu du mal à apprécier. Lynley, lui, a un petit quelque chose de fascinant…

Le tout conté dans un environnement  » so british ». Un grand merci à Be Polar et aux éditions Presse de la cité pour cette découverte !!!

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Bal fatal – Jamais deux sans trois, Agatha Raisin enquête. Tomes 15 et 16 – M.C.BEATON

Titres : Bal fatal – Jamais deux sans trois, Agatha Raisin enquête. Tomes 15 et 16

Auteur : M.C.Beaton

Editeur : Albin Michel

Genre : Policier – Humour

Date de sortie : 27/02/2019

ATTENTION !!!! RISQUE DE SPOIL DANS LES PRESENTATIONS POUR LES LECTEURS QUI N’ONT PAS LU LES TOMES PRECEDENTS

Présentation du tome 15

Calme plat dans les Cotswolds : pas un meurtre à la ronde pour notre détective préférée, Agatha ! Lorsqu’une riche divorcée lui demande d’élucider les menaces de mort dont sa fille Cassandra est victime, Agatha saute sur la proposition. Enfin une grosse affaire et sûrement un sacré coup de pub ! Elle ne croit pas si bien dire : lors d’un bal en l’honneur des fiançailles de Cassandra, elle déclenche une émeute en déjouant un assassinat… dont elle risque bien d’être la prochaine cible.

Avec plus de 800 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Présentation du tome 16

Lasse de courir après des chats et des chiens égarés, Agatha accepte la sollicitation d’un certain Robert Smedley : cet homme fortuné est persuadé que son épouse le trompe. Rien de plus tentant pour notre extravagante Agatha que de coincer la jeune, jolie et très dévote Mrs Smedley, un peu trop parfaite pour être honnête. Mais c’était compter sans une autre affaire de disparition qui lui tombe sur le coin du nez. Jamais deux sans trois ?

Mon avis

Un régal ces lectures !!! Deux tomes dévorés en un rien de temps. J’essaie mais je ne parviens pas à les faire durer… 😦 Comment je vais faire pour attendre jusqu’au 29 mai ???????

Il est difficile de chroniquer les tomes 15 et 16 d’une série sans spoiler ni se répéter. C’est d’ailleurs pour ne pas faire deux retours quasi similaires que j’ai décidé de ne rédiger qu’une seule chronique.

Je suis une immense fan de cette très chère Agatha Raisin, vous le savez. A chaque sortie, le jour J, je suis chez mon libraire. Et comme à chaque fois, les aventures de ma quinqua déjantée préférée se placent au sommet de ma PAL. J’avais prévu une autre lecture mais…l’hiver n’en finissant pas, le rhume trainant, j’avais besoin que l’on me remonte le moral. Et Agatha est LA solution !!! LE personnage qui me fait tout oublier dès les premières lignes !!! Je suis de retour dans les Cotswolds, cette charmante région rurale de l’Angleterre à deux heures de la capitale. A chaque fois, j’ai l’impression de retourner sur les lieux de mes vacances. De retrouver des amis. Je déambule au fil des enquêtes à travers les villages ( inventés pour la plupart mais si réels à l’instant T). L’auteure sait décrire les ambiances. Aucun doute là-dessus. Les pages fleurent bon la campagne. Le cottage d’Agatha, le manoir de Charles, le pub le red Lion, le presbytère et la maison de Mme Bloxby. Tant de lieux qui me sont familiers et que je retrouve avec un immense de plaisir.

Si d’une manière générale je suis une inconditionnelle de la célèbre série de M.C.Beaton, je dois toutefois admettre que ces deux derniers tomes donnent à la saga un nouveau souffle. La situation de notre héroïne a quelque peu changé. Je n’en dirai pas plus, je vous laisse le soin de la découvrir. Le rythme est plus haletant. Les personnages plus nombreux. Le monde d’Agatha s’élargit même si, parfois, celle-ci souffre de solitude et de manque de confiance en elle. Une Agatha de plus en plus attachante. Un véritable cœur tendre se cache sous son apparente carapace. Nous le savons maintenant, la protagoniste ne peut plus nous duper 😉 Par contre, l’auteure…Une fois de plus des éléments rocambolesques nous accompagnent et ce, jusqu’à la fin !!!

La vie d’Agatha Raisin est pleine de rebondissements. Pour le plus grand plaisir des lecteurs !!!!

 

 

Avalanche Hôtel – Niko Tackian

Titre : Avalanche hôtel

Auteur : Niko Tackian

Editeur : Calmann Lévy

Genre : Thriller / Policier

Date de sortie : 02/01/2019

Présentation

SURTOUT, NE VOUS FIEZ PAS
À VOS SOUVENIRS !
Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à  l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il  enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un  sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le  suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua  a si froid qu’il perd connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?
ENTRE SHINING ET JASON BOURNE,
UN THRILLER HYPNOTIQUE SIGNÉ NIKO TACKIAN
L’auteur
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Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Il est également le créateur des enquêtes de Tomar Khan, publiées chez Calmann-Lévy (Toxique, 2017 ; Fantazmë, 2018).
Mon avis
C’est du fond de mon lit, bien au chaud sous la couette (et un peu malade…) que je vous parle d’un thriller qui se déroule dans le froid. A l’exception de la maladie, je dirais que j’ai lu ce bouquin dans des conditions idéales ! 😉
Suisse, canton de Vaud. L’hiver sévit, la neige est présente et la tempête ne va pas tarder à s’abattre sur les alentours de Montreux. Toile de fond : de sublimes paysages. Le Lac Léman. Ses montagnes. Sa nature parfois difficile à dompter. J’ai découvert cette région l’année dernière, plus ou moins à la même époque, et je dois vous dire que ce fut un plaisir de refaire le voyage ( suspense en plus). Si vous suivez mes chroniques, vous n’êtes pas sans ignorer que j’attache une attention toute particulière aux décors. Aux histoires qui me font voyager et ce, certainement parce que ce genre de livres réunit mes deux passions : la lecture et les voyages.
Entre rêve et réalité, nous suivons une enquête menée par Joshua Auberson, un policier du canton de Vaud. Un homme ordinaire. Il le dit lui même. Un homme ordinaire, jusque là du moins. Car cette enquête va le mener sur un tout autre chemin que celui qu’il s’attendait fouler. Joshua va alterner investigations et rêves. Ou souvenirs, il ne sait plus très bien. Quels éléments appartiennent à la réalité ? Lesquels relèvent de la mémoire ? Du monde onirique ? Le lecteur tâtonne avec lui. Il essaie d’imbriquer les pièces du puzzle jusqu’à la résolution finale qui se fera par étape.
Je dois dire que ce n’est un dénouement qui m’a scotchée. Je ne dirais pas non plus que j’en avais deviné tous les arcanes. Je dirais juste que la fin se laisse apprécier. En tout cas, je me suis laissée docilement menée jusqu’à elle parce que j’étais bien dans ma lecture. Des chapitres courts qui m’ont permis d’avancer agréablement dans l’histoire. Des descriptions qui m’emportent entièrement ! J’insiste sur ce point ! J’ai vraiment adoré l’ambiance retranscrite par l’auteur. On s’y croit, et pour moi ce fut un plaisir. L’atmosphère y est délicieusement glaçante. Les lieux devenus fantômes. Les secrets enfouis depuis des décennies prêts à ressurgir. Un régal !
Il n’y a pas vraiment, à mon sens, un twist final à décorner les bœufs mais franchement, ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures. Ce que j’attends d’un livre une fois celui-ci refermé, c’est tout simplement me sentir bien et me dire que j’ai passé un bon moment. La lecture est un moment d’apaisement et de plaisir. Et avec Avalanche hôtel, je ressors apaisée et heureuse ! C’est ce que je recherchais cette fois-ci.
Si vous vous retrouvez dans mes propos, je vous conseille vivement ce bouquin !

Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère – MC Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère

Auteur : MC Beaton

Editeur : Albin Michel

Genre : Humour / Policier

Date de sortie : 31/10/2018

Présentation

Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant vœu de chasteté… Jusqu’à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l’effet d’une bombe au village : les femmes se bousculent à l’église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi… Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l’église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C’est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d’ouvrir une véritable boîte de Pandore…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin qui s’est vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde.

Mon avis 

Quel plaisir de retrouver Agatha Raisin ! Mon rendez-vous bi -annuel tant attendu. Dès les premières pages, je prends des nouvelles d’Agatha comme je le ferais d’une amie 😉

Pour celles ( et ceux ?! ) qui connaissent notre quinqua déjantée préférée, il n’y a pas de grands changements dans ce tome. Mais, le plaisir est toujours le même !

Agatha et son voisin, le célèbre écrivain John Armitage enquêtent sur la mort du beau vicaire. Autrement dit, la routine dans le petit village de Carsely, au cœur de la charmante région rurale des Costwolds.

Au fil des tomes, Agatha apparaît plus raisonnable. Moins irritante. Son personnage évolue. Je ne vous parlerai pas de la routine qui s’installe au cours de l’enquête. Du jeu du chat et de la souris entre notre détective amateur, qui a toujours besoin d’un binôme pour tenter de résoudre une énigme, et la police. Des virées au pub. Des diners au restaurant. Des allers- retours chez les potentiels suspects…

Non, aujourd’hui je n’approfondirai pas le quotidien de notre protagoniste. Je me contenterai de vous dire que cette série est vraiment extra !!! Si vous aimez l’humour britannique, que vous appréciez ou que vous avez besoin d’une lecture détente, distrayante sans prises de tête, cette saga est faite pour vous. Alors, peut-être vous lasserez-vous au fil des tomes, mais au moins, vous aurez fait sa connaissance…Et rien que ça, ça vaut vraiment le coup !!!! 🙂

Un savoureux mélange entre Miss Marple et Bridget Jones…;-)

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Titre : Les chiens de Détroit

Auteur : Jérôme Loubry

Genre : Policier / Suspense

Editions : Calmann Lévy Noir

Date de sortie : 11/10/2017

Présentation

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi» ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. A Détroit, personne n’est innocent…

Auteur

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant. Il est aujourd’hui installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute Provence.

Mon avis

Les chiens de Détroit. J’ai aimé ! Bien sûr que j’ai aimé ! Comment aurait-il pu en être autrement. Une intrigue haletante, du suspense, de l’émotion mais aussi et des personnages très attachants dont le principal est…La ville de Détroit.

Les villes personnages, mes personnages préférés ! Plongeon tête la première dans ce cimetière de maisons qu’est devenu Détroit, la ville qui jadis fut la fierté et la richesse de son pays. Délogés car dans l’impossibilité de payer les traites de leurs crédits, les habitants ont quitté la ville. Les habitations sont abandonnées. Les rues désertées. Les budgets coupés. Les secours limités. Une atmosphère macabre règne en ce lieu. Car en plus d’être touchée par la misère, la ville fantôme vit un véritable cauchemar : des enfants disparaissent. Le coupable présumé : le Géant de Brume. Celui de la légende très connue à Détroit. Celui que craignent les enfants désobéissants.

Sara Berkhamp et Stan Mitchel sont chargés de l’affaire. Mais comment se donner à cent pour cent pour les autres lorsqu’on est soi-même envahi par une multitude de problèmes personnels ? Deux personnalités fragiles et tourmentées qui vont lutter contre leurs démons pour ces enfants. Et leurs parents. Etrange qu’une telle enquête leur ait été confiée, eux pour qui les rapports avec les enfants ne sont pas aisés. Deux personnages qui ont su me toucher et pour lesquels j’ai ressenti une forte empathie.

Un livre que j’ai dévoré. Dès sa sortie, il m’avait fait de l’œil mais l’effet de la PAL grandissante a fait que quelques mois plus tard il ne figurait toujours pas parmi les titres de ma bibliothèque. J’en ai entendu grand bien tous ces mois et c’est précisément la raison pour laquelle je l’ai abordé avec prudence. Je me méfie des livres qui ont le vent en poupe car la moitié du temps je suis déçue. J’en attends certainement trop. Ici, il n’en est rien ! J’ai été comme aspiré par la brume de Détroit et son géant. L’atmosphère pesante m’a parfois fait légèrement froid dans le dos de par ma lecture à des heures tardives ajoutée au fait que je suis plutôt du genre trouillarde 😉

Une histoire bien ficelée. Un excellent moment de lecture. Mais le temps est passé bien trop vite…

Vous n’avez pas encore lu Les chiens de Détroit ??? Il faut y remédier !!!! En ce qui me concerne, une de mes meilleures lectures de l’année ! J’attends vos avis après lecture 🙂

 

 

…

 

Les voisins du 9 de Felicity Everett

Titre : Les voisins du 9

Auteur : Felicity Everett

Editeur : Haper Collins

Genre : Suspense

Date de sortie : 06/06/2018

Présentation

Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Auteure

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Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse, Felicity Everett vit désormais en Angleterre, après quatre ans passés en Australie.

Mon avis

Les relations de voisinage. Il y aurait tant à en dire…Elles font parties de notre quotidien. Quand elles virent au rouge, notre vie peut se transformer en véritable cauchemar. Préserver son intimité tout en affichant un sourire courtois et un bonjour poli, n’est -ce pas un bon compromis ?

Lorsque Gavin et Lou s’installent dans le quartier, Sara (plus que son mari Neil dans un premier temps) est flattée d’attirer l’attention de ce couple en tout point différent du sien. Gavin est sculpteur ; son épouse scénariste. Ce sont des artistes. Des marginaux. Lou est belle et sûre d’elle, Gavin est charismatique et très bel homme. Sara est fascinée par leur mode de vie. Neil ne tarde pas à partager son avis. Les deux couples deviennent très vite inséparables. De voisins, ils sont désormais amis. Une amitié salutaire ? Pour qui ?

L’art de la manipulation. Certaines personnes affichent un véritable talent en la matière. Le calcul. L’intérêt. L’égoïsme. Le tout sous des apparences bien trompeuses dissimulées derrière des invitations, des propositions de sorties accompagnées d’un sourire angélique, d’un air rieur et d’une attitude nonchalante et décontractée. Ces professionnels en la matière ont la fâcheuse tendance de vous faire douter de vous. La protagoniste n’échappera pas aux griffes de sa soi-disant amie. Jusqu’au jour où, elle se rendra compte de ce qui se trame juste sous son nez. J’ai bouilli d’impatience jusqu’à ce que celle-ci ouvre enfin les yeux !

Le thème abordé est très attrayant en littérature, à mes yeux du moins, si celui-ci est bien traité. Dans Les voisins du 9, une atmosphère lourde, pesante, très pesante, plane tout au long de l’œuvre. Un côté malsain également. Ces « artistes  » et leurs soirées à la limite de la décence. Surtout lorsque les enfants ne sont pas très loin… La lectrice que je suis n’est pas dupe. Il y a anguille sous roche. Oui mais…Je ne saurais dire ce qui me gêne. L’attitude de certains personnages, leurs répliques donnent à penser que quelque chose se prépare. Quelles sont les intentions de l’auteure ? J’aurais tellement souhaité que Felicity Everett aille plus loin. J’ai trouvé le dénouement bien trop timide, pas assez osé. La tension du début laissait présager une tournure des événements plus agressive. Tout est suggéré, ce qui n’est pas pour me déplaire. Néanmoins, je déplore que le côté psychologique ne soit pas davantage exploité, fouillé. C’est fort dommage car, il y avait de bons ingrédients. De quoi faire un roman bien plus abouti.

Une lecture sympathique qui aurait pu virer au bon thriller psychologique si…

 

 

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel

Titre : Un bon écrivain est un écrivain mort

Auteur : Guillaume Chérel

Genre : Policier

Edition : Editions 84 / J’ai lu thriller

Date de sortie : 07/03/2018

Présentation

Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère en compagnie de dix écrivains très médiatiques qui ont tous reçu un mystérieux courrier d’invitation : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Tout est fin prêt pour l’événement. Mais rien ne se passe comme prévu. Dès l’arrivée au monastère, l’histoire dérape… C’est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort !

Auteur

Guillaume Chérel est un électron libre de l’édition et du journalisme. Il a publié de nombreux romans mais aussi des portraits d’écrivains, des livres pour la jeunesse et un récit de voyage sur les pas de Jack Kerouac.

Mon avis 

Dans un premier temps, j’ai été très attirée par la quatrième de couverture. Un polar narré sur le ton de l’humour, j’ai trouvé le genre attrayant sous ces températures caniculaires. Une fois le parallèle avec les « vrais » auteurs rapidement établi et les clins d’œil à chacun déclinés, je suis prête à entrer dans le vif du sujet. Le monastère du village de Saorge, l’invitation envoyée par un mystérieux homme riche, bien sûr, je pense immédiatement à l’un de mes romans préférés de la reine du crime  qu’est Agatha Christie. Roman dont je tairai le nom…

Tous les ingrédients attendent sagement sur la table d’être cuisinés. J’ai hâte de me lancer dans la recette !

Si les premières pages sont assez drôles et les références aux auteurs connus amusantes, l’humour s’estompe vite. Une fois passés les clichés et les critiques du monde de l’édition, je suis toujours dans l’attente de l’énigme. Puis de sa résolution. Attendre, je pense que c’est ce que j’ai fait une bonne partie du roman. A chaque fin de chapitre, je me disais :  » allez, encore un », dans l’espoir que l’histoire prenne enfin forme. En vain.

Un joli style mais une histoire bien trop rocambolesque à mon goût. Une intrigue pas assez fouillée. Une lecture courte mais pourtant si longue ! L’auteur lance des énigmes qu’il laisse en suspens. Et le lecteur attend…

 

J’espère découvrir l’auteur à travers un autre opus car celui-ci m’a laissée sur ma faim.