Entre deux mondes – Olivier Norek

Titre : Entre deux mondes

Auteur : Olivier Norek

Editeur : Michel Lafon

Genre : Policier

Date de sortie : 05/10/2017

Présentation

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

L’auteur

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Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis lieutenant à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 depuis dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de trois romans largement salués par la critique et traduits dans plusieurs pays, ainsi que le lauréat de nombreux prix littéraires. Après Code 93, Territoires et Surtensions, il nous invite dans un monde Entre deux mondes que nul ne peut imaginer, où se rencontrent deux inspecteurs que tout semble opposer et qui devront unir leurs forces pour sauver un enfant.

Mon avis

Que dire sur ce bouquin que j’ai longtemps évité de lire car je pressentais que cette lecture me serait trop difficile. Immanquablement, j’avais vu juste. Pour qui en serait-il autrement ? Dès la fin du premier chapitre, j’ai la gorge nouée. Il commence fort ce livre. Ce livre qui n’est pas un livre comme ceux que j’ai l’habitude de lire. Celui-ci, parle de faits réels. Tellement cruels que j’aurais voulu être en train de lire de la fiction.

Certains passages ont été vraiment très difficiles à lire pour moi. L’auteur a le don de placer quelques phrases cinglantes au milieu d’autres mots et là, c’est la gifle. J’ai dû en relire quelques unes à plusieurs reprises tant j’étais sous le choc, dans l’impossibilité de fixer mon regard sur celles qui suivaient. Et elles me glaçaient à chaque fois un peu plus. C’était comme si je l’entendais ce passeur murmurer à mon oreille  » Ta petite. Tu dois la jeter ». Je précise que je ne spoile pas, il s’agit de la fin du premier chapitre qui est composé de deux pages. Une phrase dont je me souviendrait longtemps tant elle a m’a choquée.

Mon retour sera court. Je n’ai pas les mots pour parler de tant d’atrocités.

Alors heureusement, au milieu de tout ça, on trouve encore des âmes bonnes prêtes à aider son prochain. Des personnes qui, bien qu’abîmées par la vie, n’ont pas encore basculé de l’autre côté.  J’ai toutefois un regret. Un seul : celui de ne pas avoir lu ce livre plus tôt et d’avoir ignorer si longtemps ce qui se passait réellement dans cette jungle de Calais dont la seule évocation me donne désormais la chair de poule et les larmes aux yeux.

Entre deux mondes, quel monde ! 😦

 

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Le bon usage des compliments – Alexander McCall Smith

Titre : Le bon usage des compliments

Auteur : Alexander McCall Smith

Editeur : 10 – 18

Genres : Littérature étrangère – Roman policier

Date de sortie : 15/10/2009

Présentation 

Édimbourg, entre ses galeries d’art, ses salons de thé et ses parcs où il fait bon flâner, cache sous des apparences feutrées son lot d’intrigues et de menaces… Dans la capitale écossaise, Isabel Dalhousie, philosophe et rédactrice en chef de l’estimable et néanmoins confidentielle Revue d’Éthique Appliquée, fait l’apprentissage de sa nouvelle vie, entre un jeune amant irrésistible et l’arrivée d’un bébé, avant que ce fragile équilibre ne soit subitement bouleversé. Tandis qu’un intrigant tableau la mène jusque dans les Highlands, elle doit contrer les manigances d’un obscur philosophe adepte des coups tordus. Si, dans le monde raffiné d’Isabel, les conflits ne se règlent pas au revolver ni au couteau, ils peuvent être aussi féroces que dans la Mafia…

Auteur

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Ressortissant britannique né en 1948 au Zimbabwe, où il a grandi, Alexander McCall Smith vit aujourd’hui à Édimbourg et exerce les fonctions de professeur de droit appliqué à la médecine. Il est internationalement connu pour avoir créé le personnage de la première femme détective du Botswana, Mma Precious Ramotswe, héroïne d’une série qui compte déjà huit volumes. Quand il n’écrit pas, Alexander McCall Smith s’adonne à la musique – il fait partie de  » l’Orchestre épouvantable  » – et aux voyages. Il est également l’auteur des aventures d’Isabel Dalhousie, présidente du Club des philosophes amateurs et de 44 Scotland Street, qui inaugure les  » Chroniques d’ Édimbourg « , un roman-feuilleton relatant les tribulations d’un immeuble peuplé de personnages hauts en couleur.

Mon avis 

Comme je le disais il y a peu, ces derniers temps, mes préférences ne tendent pas vers les toutes dernières nouveautés dont  » tout le monde  » parle. Je n’ai pas non plus envie de thriller, mon genre de prédilection depuis un certain nombre d’années. Surtout depuis que je suis l’actualité littéraire sur les réseaux sociaux.

Non, ce dont j’ai envie en ce moment, c’est de voyager. Dans cette optique, je choisis des romans qui se déroulent à l’étranger mais pas seulement. Je sélectionne, enfin du moins j’essaie de  m’orienter vers des histoires qui  » sentent  » l’étranger. Et avec Le bon usage des compliments j’ai été servie ! Un joli voyage au cœur de la capitale écossaise et de l’île de Jura, île de l’archipel des Hébrides, en vue de l’authenticité d’un tableau. Une incursion au cœur de la société aisée d’Edimbourg entre peinture et philosophie dont notre héroïne Isabel, est au centre.

Si ce roman est classé dans la catégorie roman policier, je dois dire que je trouve l’enquête plus que secondaire. Le mystère autour du thème de l’art est posé une fois arrivés les trois quarts du livre. Et de plus, l’énigme est relativement aisée à résoudre.

En quelques mots, je dirais que l’ambiance m’a beaucoup séduite. Je me suis retrouvée propulsée en un clin d’œil en Ecosse, ce qui est précisément ce que je recherchais. L’histoire en elle-même est assez plate. Je ne me suis pas ennuyée pour autant mais pour ceux qui ne souhaitent pas une invitation au voyage mais de l’action, je ne conseillerais pas ce livre.

Apparemment, j’ai pris la série en cours. D’autres tomes précèdent ce titre que j’avais trouvé dans un vide grenier et qui m’a fait de l’œil car j’avais lu 44 Scotland Street, le premier tome d’une autre série écrite par l’auteur : les chroniques d’Edimbourg.

Je poursuivrais cette série comme celle des chroniques d’Edimbourg. Je ne souhaite pas que mon voyage s’arrête ici.

Hamish Macbeth, Tome 1 : Qui prend la mouche – MC Beaton

Titre : Hamish Macbeth, Tome 1 : Qui prend la mouche

Auteure : MC Beaton

Editeur : Albin Michel

Genre : Policier – Humour

Date de sortie : 24/04/2019

Présentation

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d’ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes. Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière.
Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s’immerge en eaux troubles pour démasquer l’assassin.

L’auteure

Description de l'image M C Beaton by David Shankbone 1.jpg.

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir auteur à succès figurant parmi les plus lus de Grande Bretagne. Elle a notamment écrit deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Mon avis

Aussitôt acheté, aussitôt dévoré ! Il n’y a pas à dire : MC Beaton a le don de me faire oublier tous mes tracas du quotidien. Une fois plongée dans ses livres, plus rien ne compte ! Je suis ailleurs. Si avec sa très célèbre Agatha Raisin, je me plongeais avec délectation dans la campagne anglaise des Costwolds, avec Hamish Macbeth, j’ai voyagé au cœur des Highlands, une région sauvage de l’Ecosse que j’aimerais tant découvrir ! Depuis mon salon, à première vue, l’endroit à l’air plutôt agréable. Si bien sûr, on fait abstraction des…meurtres ! Et encore, cela ne fait-il pas partie du décor ?! 😉

Très fan de la série des Agatha Raisin, je me devais de découvrir la série des Hamish Macbeth tout juste traduite en français alors que ce premier tome a été écrit dans les années 90. Au style, je me disais bien que ce livre devait quelque peu dater, puis, lorsqu’un des personnages a fait référence à Margaret Thatcher, je me suis renseignée sur la date à laquelle il a été écrit. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour l’avoir traduit en français ??

Après la lecture du premier tome, je dirais que celui-ci m’a fait le même effet que le premier tome de la série des Agatha Raisin : La quiche fatale. Je l’avais apprécié mais je n’étais pas non plus totalement conquise. Pourtant, des éléments faisaient que je voulais connaître la suite. Dans Qui prend la mouche, mon ressenti est exactement le même. Si j’ai trouvé certaines longueurs au livre, qui n’est pourtant pas très épais, beaucoup d’éléments font que j’ai apprécié ma lecture et que je meurs d’envie de retourner à la librairie acheter le tome 2 que j’avais laissé sur l’étagère parce que…on ne sait jamais, m’étais-je dit sur le moment…;-)

Hamish Macbeth est un personnage très intéressant. Sous ses airs de policier fainéant dépourvu de toute ambition, cet homme est extrêmement intelligent et perspicace. Il se concentre juste sur ce qui l’intéresse, voilà tout. N’en déplaise aux personnes médisantes. Son petit côté pingre apporte un certain humour à sa personnalité dépeinte comme plutôt classique mais très attirante. Le protagoniste a l’air plein de ressources et je suis certaine que l’auteure nous les fera découvrir avec finesse et brio au fil des tomes d’une série qui compte plus de trente volumes. Finesse, voilà un mot qui va bien au personnage. Car si Agatha Raisin, bien que je l’adore, était tout sauf fine, Hamish Macbeth est à l’opposé de ma quiqua déjantée préférée. Bien que, tout comme elle, il recherche l’amour et semble engagée dans une non relation tout aussi compliquée que celle d’Agatha et James…

Vous l’aurez compris, cette lecture est une belle découverte et certainement le début d’une série que je vais suivre de près. Seul petit bémol, ou pas (cela dépend des goûts mais en tout cas je l’ai ressenti comme tel), le crime et sa résolution tardent à venir dans l’histoire. Sans doute une façon pour l’auteure de poser les jalons de cette longue série.

 

 

La punition qu’elle mérite – Elizabeth George

Titre : La punition qu’elle mérite

Auteur : Elizabeth George

Editeur : Presses de la cité

Genre : Policier

Date de sortie : 07/03/2019

Présentation

Elizabeth George revient avec le vingtième Lynley… God save the queen du crime !

Ludlow, bucolique bourgade du Shropshire, tombe dans l’effroi lorsque le très apprécié diacre
Ian Druitt est accusé de pédophilie. Placé en garde à vue, le suspect est retrouvé mort, pendu.
La commissaire Isabelle Ardery, qui a été dépêchée sur les lieux depuis Londres et qui se débat
avec ses problèmes d’alcool, a bien envie de classer l’affaire en suicide. Mais c’est sans compter
la sagacité du sergent Barbara Havers. Coachée à distance par l’inspecteur Thomas Lynley, la Londonienne gaffeuse et accro à la nicotine flaire le pot aux roses : et s’il ne s’agissait pas d’un suicide ? N’en déplaise à Isabelle Ardery, Lynley et Havers vont reformer leur duo de choc pour observer de plus près la vie de cette petite ville qui semblait si paisible. Car, derrière leurs allures de gentils retraités ou d’étudiants fêtards, les habitants de Ludlow ont tous quelque chose à cacher…

L’auteure 

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Plus de 18 millions d’exemplaires vendus dans le monde : depuis son premier livre, qui date de 1988, elle n’a jamais quitté les listes des meilleures ventes. Auteur vedette dans une douzaine de pays, cette Américaine situe ses romans en Angleterre, par passion pour ce pays et sa culture. La relation entre ses principaux personnages, l’inspecteur Thomas Lynley, comte d’Asherton, élégant et brillant, et le sergent Barbara Havers, issue d’un milieu populaire, sans charme et rugueuse, a évolué à travers des intrigues sophistiquées, témoignant d’un savoir-faire exceptionnel. Mais l’œuvre va au-delà de cette mécanique parfaitement huilée et de la profondeur psychologique dans laquelle l’auteur excelle. Car la romancière est aussi l’héritière d’une autre tradition littéraire, celle de Dickens. Elle explore ainsi toutes les strates de la société britannique, des aristocrates aux exclus. Au fil d’histoires prenantes et variées, elle éclaire de façon passionnante l’Angleterre d’aujourd’hui.

Mon avis

Mon premier Elizabeth George alors qu’il s’agit du vingtième de la série. J’ai comme qui dirait un peu de retard…;-) Du coup, je viens tout juste de faire connaissance avec Thomas / Tommy Lynley et Barbara Havers. Des personnages que j’ai bien envie de connaître davantage en me plongeant dans les enquêtes précédentes de l’auteure.

Une belle découverte, c’est certain ! Car si j’ai une chose à reprocher à cette lecture, et une seule chose, c’est sa longueur : 667 pages, j’ai trouvé ça un tantinet trop dense. A mon sens, l’intrigue aurait vraiment gagné en intensité sans toutes ces longueurs qui, certes, nous en disent long sur les protagonistes et leur histoire, ce que j’apprécie en général mais qui ici, ralentit considérablement le rythme de l’enquête. Et par conséquent, sur certains passages, mon intérêt.

En dépit de sa longueur, ce petit pavé m’a fait passer un bon moment. Dans les cent dernières pages, la cadence s’accélère. Le puzzle prend forme. C’est précisément à ce moment là que j’ai apprécié d’en savoir autant sur les personnages prêts à tout pour mettre leurs secrets bien à l’abri. Pas évident de construire un puzzle aux ci nombreuses pièces ! Mes compliments à l’auteure !

Un polar, mais pas que. Un tableau social très intéressant. Un livre qui m’a amenée à de nombreuses réflexions. Nous n’avons jamais le droit à l’erreur. Il suffit qu’on baisse notre vigilance une fois pour qu’un acte aux conséquences irréversibles se produise. Une fois de plus, on constate que l’enfance est une période fondamentale ; qu’elle nous marque à jamais. Que les dérives enfantines ne sont pas sans suite. Que les liens filiaux sont cruciaux quelle que soit la situation familiale. Le sang parle. Toujours. Des personnages qui n’ont donc rien de lisse. De  » vraies personnes  » avec leurs défauts, prisonnières de leurs addictions et de l’éducation qu’elles ont reçue. Impuissantes, elles souffrent de ce qu’elles vivent, bien plus spectatrices qu’actrices. Des protagonistes parfois irritantes telles que le commissaire Isabelle Ardery qui ne cesse d’afficher sa rivalité auprès de Barbara Havers, que j’ai parfois eu du mal à apprécier. Lynley, lui, a un petit quelque chose de fascinant…

Le tout conté dans un environnement  » so british ». Un grand merci à Be Polar et aux éditions Presse de la cité pour cette découverte !!!

Bal fatal – Jamais deux sans trois, Agatha Raisin enquête. Tomes 15 et 16 – M.C.BEATON

Titres : Bal fatal – Jamais deux sans trois, Agatha Raisin enquête. Tomes 15 et 16

Auteur : M.C.Beaton

Editeur : Albin Michel

Genre : Policier – Humour

Date de sortie : 27/02/2019

ATTENTION !!!! RISQUE DE SPOIL DANS LES PRESENTATIONS POUR LES LECTEURS QUI N’ONT PAS LU LES TOMES PRECEDENTS

Présentation du tome 15

Calme plat dans les Cotswolds : pas un meurtre à la ronde pour notre détective préférée, Agatha ! Lorsqu’une riche divorcée lui demande d’élucider les menaces de mort dont sa fille Cassandra est victime, Agatha saute sur la proposition. Enfin une grosse affaire et sûrement un sacré coup de pub ! Elle ne croit pas si bien dire : lors d’un bal en l’honneur des fiançailles de Cassandra, elle déclenche une émeute en déjouant un assassinat… dont elle risque bien d’être la prochaine cible.

Avec plus de 800 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l’héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

Présentation du tome 16

Lasse de courir après des chats et des chiens égarés, Agatha accepte la sollicitation d’un certain Robert Smedley : cet homme fortuné est persuadé que son épouse le trompe. Rien de plus tentant pour notre extravagante Agatha que de coincer la jeune, jolie et très dévote Mrs Smedley, un peu trop parfaite pour être honnête. Mais c’était compter sans une autre affaire de disparition qui lui tombe sur le coin du nez. Jamais deux sans trois ?

Mon avis

Un régal ces lectures !!! Deux tomes dévorés en un rien de temps. J’essaie mais je ne parviens pas à les faire durer… 😦 Comment je vais faire pour attendre jusqu’au 29 mai ???????

Il est difficile de chroniquer les tomes 15 et 16 d’une série sans spoiler ni se répéter. C’est d’ailleurs pour ne pas faire deux retours quasi similaires que j’ai décidé de ne rédiger qu’une seule chronique.

Je suis une immense fan de cette très chère Agatha Raisin, vous le savez. A chaque sortie, le jour J, je suis chez mon libraire. Et comme à chaque fois, les aventures de ma quinqua déjantée préférée se placent au sommet de ma PAL. J’avais prévu une autre lecture mais…l’hiver n’en finissant pas, le rhume trainant, j’avais besoin que l’on me remonte le moral. Et Agatha est LA solution !!! LE personnage qui me fait tout oublier dès les premières lignes !!! Je suis de retour dans les Cotswolds, cette charmante région rurale de l’Angleterre à deux heures de la capitale. A chaque fois, j’ai l’impression de retourner sur les lieux de mes vacances. De retrouver des amis. Je déambule au fil des enquêtes à travers les villages ( inventés pour la plupart mais si réels à l’instant T). L’auteure sait décrire les ambiances. Aucun doute là-dessus. Les pages fleurent bon la campagne. Le cottage d’Agatha, le manoir de Charles, le pub le red Lion, le presbytère et la maison de Mme Bloxby. Tant de lieux qui me sont familiers et que je retrouve avec un immense de plaisir.

Si d’une manière générale je suis une inconditionnelle de la célèbre série de M.C.Beaton, je dois toutefois admettre que ces deux derniers tomes donnent à la saga un nouveau souffle. La situation de notre héroïne a quelque peu changé. Je n’en dirai pas plus, je vous laisse le soin de la découvrir. Le rythme est plus haletant. Les personnages plus nombreux. Le monde d’Agatha s’élargit même si, parfois, celle-ci souffre de solitude et de manque de confiance en elle. Une Agatha de plus en plus attachante. Un véritable cœur tendre se cache sous son apparente carapace. Nous le savons maintenant, la protagoniste ne peut plus nous duper 😉 Par contre, l’auteure…Une fois de plus des éléments rocambolesques nous accompagnent et ce, jusqu’à la fin !!!

La vie d’Agatha Raisin est pleine de rebondissements. Pour le plus grand plaisir des lecteurs !!!!

 

 

Avalanche Hôtel – Niko Tackian

Titre : Avalanche hôtel

Auteur : Niko Tackian

Editeur : Calmann Lévy

Genre : Thriller / Policier

Date de sortie : 02/01/2019

Présentation

SURTOUT, NE VOUS FIEZ PAS
À VOS SOUVENIRS !
Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à  l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il  enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un  sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le  suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua  a si froid qu’il perd connaissance…
… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.
Un rêve, vraiment ?
ENTRE SHINING ET JASON BOURNE,
UN THRILLER HYPNOTIQUE SIGNÉ NIKO TACKIAN
L’auteur
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Niko Tackian, né en 1973, est un scénariste, réalisateur et romancier français. Il a notamment créé avec Franck Thilliez la série ALEX HUGO pour France 2. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Il est également le créateur des enquêtes de Tomar Khan, publiées chez Calmann-Lévy (Toxique, 2017 ; Fantazmë, 2018).
Mon avis
C’est du fond de mon lit, bien au chaud sous la couette (et un peu malade…) que je vous parle d’un thriller qui se déroule dans le froid. A l’exception de la maladie, je dirais que j’ai lu ce bouquin dans des conditions idéales ! 😉
Suisse, canton de Vaud. L’hiver sévit, la neige est présente et la tempête ne va pas tarder à s’abattre sur les alentours de Montreux. Toile de fond : de sublimes paysages. Le Lac Léman. Ses montagnes. Sa nature parfois difficile à dompter. J’ai découvert cette région l’année dernière, plus ou moins à la même époque, et je dois vous dire que ce fut un plaisir de refaire le voyage ( suspense en plus). Si vous suivez mes chroniques, vous n’êtes pas sans ignorer que j’attache une attention toute particulière aux décors. Aux histoires qui me font voyager et ce, certainement parce que ce genre de livres réunit mes deux passions : la lecture et les voyages.
Entre rêve et réalité, nous suivons une enquête menée par Joshua Auberson, un policier du canton de Vaud. Un homme ordinaire. Il le dit lui même. Un homme ordinaire, jusque là du moins. Car cette enquête va le mener sur un tout autre chemin que celui qu’il s’attendait fouler. Joshua va alterner investigations et rêves. Ou souvenirs, il ne sait plus très bien. Quels éléments appartiennent à la réalité ? Lesquels relèvent de la mémoire ? Du monde onirique ? Le lecteur tâtonne avec lui. Il essaie d’imbriquer les pièces du puzzle jusqu’à la résolution finale qui se fera par étape.
Je dois dire que ce n’est un dénouement qui m’a scotchée. Je ne dirais pas non plus que j’en avais deviné tous les arcanes. Je dirais juste que la fin se laisse apprécier. En tout cas, je me suis laissée docilement menée jusqu’à elle parce que j’étais bien dans ma lecture. Des chapitres courts qui m’ont permis d’avancer agréablement dans l’histoire. Des descriptions qui m’emportent entièrement ! J’insiste sur ce point ! J’ai vraiment adoré l’ambiance retranscrite par l’auteur. On s’y croit, et pour moi ce fut un plaisir. L’atmosphère y est délicieusement glaçante. Les lieux devenus fantômes. Les secrets enfouis depuis des décennies prêts à ressurgir. Un régal !
Il n’y a pas vraiment, à mon sens, un twist final à décorner les bœufs mais franchement, ce n’est pas ce que je recherche dans mes lectures. Ce que j’attends d’un livre une fois celui-ci refermé, c’est tout simplement me sentir bien et me dire que j’ai passé un bon moment. La lecture est un moment d’apaisement et de plaisir. Et avec Avalanche hôtel, je ressors apaisée et heureuse ! C’est ce que je recherchais cette fois-ci.
Si vous vous retrouvez dans mes propos, je vous conseille vivement ce bouquin !

Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère – MC Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère

Auteur : MC Beaton

Editeur : Albin Michel

Genre : Humour / Policier

Date de sortie : 31/10/2018

Présentation

Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant vœu de chasteté… Jusqu’à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l’effet d’une bombe au village : les femmes se bousculent à l’église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi… Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l’église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C’est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d’ouvrir une véritable boîte de Pandore…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin qui s’est vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde.

Mon avis 

Quel plaisir de retrouver Agatha Raisin ! Mon rendez-vous bi -annuel tant attendu. Dès les premières pages, je prends des nouvelles d’Agatha comme je le ferais d’une amie 😉

Pour celles ( et ceux ?! ) qui connaissent notre quinqua déjantée préférée, il n’y a pas de grands changements dans ce tome. Mais, le plaisir est toujours le même !

Agatha et son voisin, le célèbre écrivain John Armitage enquêtent sur la mort du beau vicaire. Autrement dit, la routine dans le petit village de Carsely, au cœur de la charmante région rurale des Costwolds.

Au fil des tomes, Agatha apparaît plus raisonnable. Moins irritante. Son personnage évolue. Je ne vous parlerai pas de la routine qui s’installe au cours de l’enquête. Du jeu du chat et de la souris entre notre détective amateur, qui a toujours besoin d’un binôme pour tenter de résoudre une énigme, et la police. Des virées au pub. Des diners au restaurant. Des allers- retours chez les potentiels suspects…

Non, aujourd’hui je n’approfondirai pas le quotidien de notre protagoniste. Je me contenterai de vous dire que cette série est vraiment extra !!! Si vous aimez l’humour britannique, que vous appréciez ou que vous avez besoin d’une lecture détente, distrayante sans prises de tête, cette saga est faite pour vous. Alors, peut-être vous lasserez-vous au fil des tomes, mais au moins, vous aurez fait sa connaissance…Et rien que ça, ça vaut vraiment le coup !!!! 🙂

Un savoureux mélange entre Miss Marple et Bridget Jones…;-)