Agatha Raisin enquête, Tome 8 : Coiffeur pour dames de M.C. Beaton

 

 

Titre : Agatha Raisin enquête – Tome 8 : Coiffeur pour dames

Auteur : M.C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Editeur : Albin Michel

Date de sortie : 02/11/2017

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Présentation

Pour toutes ses clientes, Mr John est un magicien : un coiffeur aux doigts d’or qu’elles adorent ! Mais, peu après avoir confirmé ses talents auprès d’Agatha Raisin qui voit poindre ses premiers cheveux blancs, Mr John meurt dans son salon, victime d’un empoisonnement, sous les yeux de la détective. Voici Agatha embringuée dans une drôle d’enquête. Qui en effet pouvait en vouloir à Mr John, adulé par ses nombreuses clientes qui lui confiaient leurs plus troubles secrets ?

 L’auteur

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Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l’auteur de deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Mon avis

Ceci est une lecture commune avec Anne du blog Chez moi chez vous, Khanel du blog Khanel 3 et May  du blog Autour de May.

Me replonger dans les aventures d’Agatha Raisin représente toujours un grand moment de plaisir. Retrouver le petit village de Carsely et me balader dans les Cotswolds est une véritable bouffée d’oxygène. Si vous suivez mes chroniques, ce n’est pas une grande révélation ! 😉

Je vous présente aujourd’hui mon huitième article sur les péripéties de l’ex reine de la com. Je vais donc essayer de ne pas banalement copier mes commentaires précédents en vous parlant de ce quotidien que maintenant, nous les amateurs de cette série, nous connaissons si bien. Je fais bien sûr référence aux innombrables cafés et aux nombreuses cigarettes qu’Agatha enchaîne du matin au soir ; aux incessants repas pris dans les pubs et restaurants, elle qui déteste tant cuisiner ; à ses querelles et à son jeu du chat et de la souris avec James Lacey ; à son franc-parler et à son caractère bien trempé… Car, ce n’est pas ce qui m’a marquée dans ce tome.

Dans Coiffeur pour dames, j’ai été accaparée par la fragilité d’Agatha, que sous ses épaisses couches d’assurance, elle essaie de cacher. Mais parfois, cela devient impossible. Et c’est ce que, pour ma part, j’ai lu dans ce tome qui nous révèle une Agatha plus seule et plus perdue que jamais. Profondément attristée par l’absence de James Lacey, qui semble s’être littéralement volatilisé, elle erre entre Charles, le baronnet, Roy, son pseudo ami qui de temps à autre fait le déplacement depuis Londres pour lui rendre une visite (souvent intéressée) et Mr. John, le coiffeur. Mais leur présence ne suffit pas à son bonheur. Rien ne comble le vide laissé par le départ de James. Alors, pour se distraire, elle mène une enquête et n’hésite pas pour ses besoins à dépenser des sommes indécentes.

Et une fois encore, l’héroïne se pose des questions sur sa vie. Et une fois encore, honteuse de ses origines qu’elle ne parvient décidément pas à assumer, et ce malgré une vie professionnelle couronnée de succès et des revenus confortables, elle cache son enfance vécue à Birmingham. Ce pan de son passé qu’elle traîne derrière elle comme un chewing-gum collé sous la semelle d’une chaussure.

Vivement le mois de mars pour je puisse me procurer la suite des aventures de ma quica déjantée préférée. Les tomes 9 et 10, Sale temps pour les sorcières et Panique au manoir devraient sortir le 7 mars 2018. J’espère y retrouver une Agatha ragaillardie et moins empreinte aux tourments.

 

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Agatha Raisin, Tome 7 : A la claire fontaine de M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin, Tome 7 : A la claire fontaine

Auteur : M.C Beaton

Genre : Policier / Suspense – Humour

Editeur : Albin Michel

Date de sortie : 02/11/2017

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Présentation

Ancombe, paisible petit village, possède une source d’eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l’arrivée d’une société qui veut l’exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s’enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l’affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d’aller à la source et se fait embaucher par la société…

Auteur

M. C. Beaton

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l’auteur de deux séries de romans policiers best-seller, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

 

 

 

 

 

 

Mon avis

Une fois de plus, je retourne dans les Cotswolds en compagnie d’Agatha Raisin dont j’apprécie tant la compagnie. La quinca déjantée n’est pas un modèle de vertu. Elle fume, boit, parle comme un charretier…Bref, c’est un personnage haut en couleur dont il est difficile de se séparer une fois qu’on l’a rencontrée.

Inlassablement, Agatha est en pleine crise existentielle. Elle se pose, une fois de plus, des questions sur sa vie ; se demande finalement à quoi ressemble son quotidien au cœur de ce village où rien ne se passe, loin des attractions bien plus palpitantes qu’offre Londres.

Un village où rien ne se passe ? Si dans cet opus, Carsely est, en effet, plutôt calme, c’est un village voisin : Ancombe, qui prend le relais. Une compagnie s’intéresse à sa source, ce qui cause un conflit entre les habitants mais aussi…deux meurtres.

Notre Agatha remet alors à plus tard ses interrogations d’ordre existentiel, bien trop occupée à résoudre un énième meurtre dans la région, entre deux pensées pour James Lacey. Et en parallèle, c’est avec un immense plaisir que je me replonge dans son quotidien ponctué de dîners au pub, de cafés avec madame Blouxby, d’entretiens avec Bill Wong, de week-ends avec Roy et de ce jeu du chat et de la souris entre James et elle.

M.C. Beaton a su, au fil des tomes, crée une ambiance des plus chaleureuse dans un cadre des plus enchanteurs de l’Angleterre rurale. A travers les multiples références à la vie quotidienne, le lecteur est complètement imbibé dans cette petite communauté qui n’est pas composée que de gentils villageois. Sur ce point, une vision réaliste rapidement romancée avec beaucoup d’humour et de légèreté par les improbables meurtres incessamment perpétrés en ses lieux depuis l’arrivée de notre reine de la com’.

Comment ? Vous ne connaissez pas encore Agatha Raisin. Voici un petit récap en images des tomes précédents :

Agatha Raisin enquête : La quiche fatale - Tome 1Agatha Raisin enquête : Remède de cheval - Tome 2Agatha Raisin enquête, Tome 3 : Pas de pot pour la jardinière

Agatha Raisin enquête, Tome 4 : Randonnée mortelleAgatha Raisin enquête, Tome 5 : Pour le meilleur et pour le pireAgatha Raisin enquête 6 - Vacances tous risques : Bons baisers de Chypre

Laissez-vous tenter ! De bons moments de détente et de rire en perspective…

 

 

 

Tokyo Vice de Jake Adelstein

Titre : Tokyo Vice

Auteur : Jake Adelstein

Editions : Points

Genre : Polar / Thriller

Date de sortie : 05/10/2017

 

Présentation de l’éditeur

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime ». Derrière la fumée de sa cigarette, Jake n’est pas vraiment en position de négocier. Premier journaliste occidental à travailler pour le quotidien japonais Yomiuri Shinbun, il court après les bons sujets. Et là, il en tient un. Un sérieux, un fumeux, un dangereux : le yakusa le plus célèbre du Japon s’est fait opérer secrètement aux États-Unis. L’article vaut son pesant d’or. La mafia japonaise le sait. Et elle ne fera pas de cadeau à Jake

 

Auteur

Jake Adelstein est né en 1969. Installé au Japon depuis l’âge de 19 ans, il a été le premier étranger à intégrer la rédaction du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun. Pendant plus de dix ans, ce journaliste américain a enquêté sur le trafic d’êtres humains et la corruption. Son travail sur les yakuzas oblige sa famille a quitter le Japon et à repartir pour les États-Unis sous protection du FBI. Jake Adelstein fait le choix de rester à Tokyo. Il remet aujourd’hui sa vie en jeu avec la sortie du Dernier Yakuza, aux éditions Marchialy.
Mon avis

Merci à mon partenaire les Editions Points pour cette immersion au cœur de la société japonaise.

L’histoire qui nous est contée n’est pas une histoire comme les autres. Il s’agit d’une histoire vraie : celle de Jake Adelstein, un journaliste juif américain qui intègre le plus grand quotidien japonais Yomiuri Shinbun dans les années 90. Le prologue de Tokyo Vice démarre sur des chapeaux de roue. Jake se retrouve face à une délicate position :

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir ».

Cette menace vient de la mafia japonaise : les yakuzas. Mais qui sont-ils ? Pourquoi profèrent-ils une telle menace à l’encontre de Jake ?

Dès le premier chapitre, l’auteur remonte dans le temps et nous livre son parcours. Celui qui l’a amené à cette réalité. Il nous parle de ses études, de son recrutement dans le plus renommé de tous les journaux nippons, de ses premières années lorsque le mot « yakuzas » n’avait encore qu’un sens plutôt flou et qu’il ne traitait que des affaires mineures. Incursion dans les bureaucraties administratives et politiques ; relations entre la police et les journalistes et leurs petits « arrangements » qui sont monnaie courante ; la traite des êtres humains… Le journaliste traite des sujets divers et variés qui nous permettent de nous insérer dans les méandres de la culture nippone et de ses codes relativement…atypiques. Et le lecteur en ressort riche en découvertes ! La place prépondérante du sexe, de la prostitution chez les japonais, l’importance que revêt le travail dans leur vie quotidienne, leur volonté de toujours tout vouloir bien faire, la place du suicide qui démontre à quel point cette société peut parfois être stressante…J’ai l’impression d’avoir lu « les coulisses » d’un Japon qui est souvent représenté de façon plus « lisse ».

L’auteur présente les affaires qu’il a couvertes en détails. Parfois un peu trop ; le seul reproche que je pourrais faire à ce livre qui m’a passionnée et qui, je pense, fera le même effet à ceux qui souhaitent réellement en apprendre beaucoup sur le sujet.

Une réalité parfois terrifiante toutefois pas dépourvue d’humour.

« Je pense que ça ira. Mais il faut que tu saches que je suis juif, et nous sommes radins par tradition depuis deux mille ans. Je ne voudrais pas déshonorer la tradition. Que dirais-tu d’une bouteille de champagne bon marché ? »

A l’image de la vie.

Un livre très bien écrit. Une lecture intéressante et instructive qui soulève les incohérences d’une société qui a bien des secrets à garder.

 

 

Ne la réveillez pas / Angelina Delcroix

Titre : Ne la réveillez pas

Auteur : Angélina DELCROIX

Genre : Policier / Suspense

Edition : Librinova

Date de sortie : 29/05/2017

Présentation

Le lieutenant Philippe Donelli et l’adjudante Joy Morel sont appelés le même jour sur des affaires d’homicides codés. Pourtant, mille kilomètres les séparent…  Commence alors une course contre la montre pour stopper l’hémorragie de cadavres. La particularité du tueur : s’insinuer dans l’esprit de ses adversaires au point de réveiller en eux une confusion psychique frôlant dangereusement la folie.  Intelligence sadique, modes opératoires troublants et variés : la lucidité des enquêteurs va être sérieusement entravée. Et si leur pire ennemi n’était pas le tueur…

Auteur

Angélina Delcroix est née en 1978. Après une licence de génétique et des études en psychothérapie, elle travaille en cabinet indépendant en Vendée et consacre son temps libre à l’écriture. Elle met un point d’honneur à travailler la psychologie de ses personnages.

Mon avis

Pour la première fois sur le blog, je classe une œuvre dans la catégorie « Policier / Suspense » mais également dans la catégorie « thriller ». Je n’ai pas pu me résoudre à le réduire à l’une ou l’autre des catégories. Pour moi, il fait bien partie des deux car certes, nous suivons une enquête ; néanmoins, tout au long de celle-ci, la psychologie des personnages est tellement présente qu’il est impossible de trancher. Qu’il m’est impossible de trancher plus exactement !

C’est d’ailleurs le premier point que je voudrais aborder. La psychologie des personnages est remarquablement travaillée. Un point que j’avais relevé avant même de me renseigner sur l’auteure. J’avoue avoir été, à un certain moment, ballottée. Je ne savais plus. Bien joué !

L’enquête est complexe. Toutefois, les explications restent à la portée du lecteur lambda, ce qui est, selon moi, un point très positif ! Les détails gores suivis de conversations que seuls des spécialistes de la police scientifiques pourraient comprendre…très peu pour moi !

Certains passages sont assez durs mais toujours empreints d’un certain réalisme. Il m’est arrivé de suffoquer en même temps que les victimes car, si j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, une fois dedans, je me suis prise au…jeu ! Sans jeu de mots d’ailleurs. Comprendra celui qui aura lu Ne la réveillez pas…;-)

Et puis, une question que je me pose : les membres de la police seraient-ils tous, d’une manière ou d’une autre, d’anciennes victimes ? Auraient-ils tous le besoin de panser les blessures des autres afin d’oublier leurs propres maux ? C’est ce qu’il semblerait être le cas ici, et ailleurs (!), dans ce policier-thriller avec lequel j’ai passé un bon moment. Une enquête recherchée, loin d’être cousue de fil blanc menée par une belle plume qui je crois, a été ou va être éditée chez Nouvelles Plumes.

 

Crime à Paris de Murielle Lucie Clément

Titre : Crime à Paris

Auteur : Murielle Lucie Clément

Genre : Policier

Editeur : Autoédition

Date de sortie : 08/06/2016

Présentation

Paris au XXI siècle. Les univers des personnages se croisent dans un roman à suspense où se mêlent drames et quotidien. Une réception semble avoir été le théâtre d’une rencontre fatale entre la victime et un de ses invités. Mais lorsque sa collègue est, elle aussi, retrouvée sauvagement exécutée d’une balle dans la tête, le doute est permis. Et qui a tué ces jeunes femmes dont le corps est affreusement mutilé ? Un serial killer est à l’œuvre dans les rues de Paris

Les inspecteurs s’interrogent. Combien y a-t-il de tueurs ?

Auteur

Auteur de nombreux ouvrages sur la rencontre des cultures, de romans, de nouvelles et de poésie, Murielle Lucie Clément habite au cœur du Berry avec ses trois chiens Barzoïs, Ialta, Iély, Guéguel et trois chats, Djiago, Lounarski et Lufthansa. Elle aime la lecture au coin du feu, rencontrer des amis et regarder ses séries favorites. Elle puise son inspiration dans les grandes balades à travers champs et forêts avec ses compagnons à quatre pattes. Vous pouvez la suivre sur Facebook :https://www.facebook.com/muriellelucieclement et sur la page de son site web: http://www.muriellelucieclement.com ou la suivre sur son blog: http://www.aventure littéraire.com

Mon avis

D’emblée, dans la présentation de son œuvre sur Amazon, l’auteure nous prévient : « RÉSERVÉ EXCLUSIVEMENT AUX LECTEURS QUI VEULENT UN THRILLER HORS DU COMMUN ! » Une présentation pour le moins originale d’ailleurs…je vous conseille d’aller y faire un petit tour). Et, c’est exactement ce que je me suis dit ! Pour arriver à cette réflexion, je n’ai nul eu besoin d’arriver à la dernière ligne. Dès les premières pages, je me retrouve quelque peu décontenancée face à cette lecture. J’avoue ne pas trop savoir quoi en penser. C’est original, certes…

Il nous est aussi dit, dans cette présentation, que le suspense est à son comble. Là par contre, je ne partage pas cet avis. Ce n’est pas une critique, juste un ressenti. L’œuvre compte un grand nombre de personnages dont certains pans de leur vie nous sont narrés en détails. Trop de détails, à mon goût, qui nous font nous éloigner de l’histoire. On passe d’un personnage à un autre sans réel fil conducteur. Je suis entrée dans leur quotidien, de telle sorte que j’en ai parfois complètement oublié qu’on cherchait un meurtrier.

Le côté atypique, d’un côté, m’a séduite et de l’autre me laisse perplexe. Je ne cherche pourtant pas à comparer avec d’autres œuvres du genre. Il n’y a rien de pire, à mes yeux, que de confronter deux romans ou deux auteurs. Chacun à sa spécificité et Murielle Lucie Clément a clairement la sienne. En lisant ce livre, c’est un peu comme si l’auteure s’adressait à moi en me disant : « Voilà ce que moi j’écris. C’est novateur. Tu aimeras ou tu n’aimeras pas. Néanmoins, tu ne pourras pas rester indifférente. »

L’écriture est fluide, les chapitres sont courts. Pas de doute, Crime à Paris est rythmé et nous balade dans les rues de la capitale comme si on y était.

Vous l’aurez compris, cette chronique est difficile à rédiger pour moi. Je peine à trouver les bons mots. Un livre hors du commun qui s’éloigne totalement des sentiers battus.

J’ai bien envie d’en lire d’autres de l’auteure. Je ne peux rester sur cette réflexion inachevée.

Et vous, avez- vous lu cette auteure ?

Agatha Raisin enquête, tome 6 : Bons baisers de Chypre de MC Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, tome 6 : Bon baisers de Chypre

Auteur : MC Beaton

Genre : Policier / Suspense

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 31/05/2017

Présentation

God damned ! Voilà que James Lacey, le charmant voisin d’Agatha Raisin, a disparu ! Renonçant à lui passer la bague au doigt, comme il le lui avait promis. C’est mal connaître Agatha. Délaissant son village des Cotswolds pour Chypre, où James et elle avaient prévu de célébrer leur lune de miel, elle part sur les traces de l’élu de son coeur, bien décidée à lui remettre la main dessus ! Mais à peine l’a-t-elle retrouvé, pas le temps de s’expliquer : une touriste britannique est tuée sous leurs yeux. Fidèle à sa réputation, Agatha se lance dans l’enquête, quitte à laisser filer James, las de ses excentricités…

Auteur

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l’auteur de de deux séries de romans policiers à succès, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Mon avis

Dans ce sixième tome, j’ai l’impression plus que jamais, de me retrouver au cœur d’un livre signé Agatha Christie. La façon dont les différents personnages se rencontrent, se réunissent et conversent, la description de ces derniers ou encore leur cohésion dans un groupe, ressemblent en bien des points à un livre de la reine du crime.

Nous voilà donc à Chypre, plus précisément dans le nord de l’île chypriote : la partie turque. James s’est envolé tout seul alors qu’il devait s’y rendre en voyage de noces avec Agatha. Mais suite aux événements malheureux, celui-ci décide de partir seul. Néanmoins, Agatha ne peut s’empêcher de le rejoindre alors qu’il avait pourtant précisé qu’il avait besoin de temps pour réfléchir. Elle est têtue notre Agatha ! Une fois de plus, elle n’en fait qu’à sa tête ! De ce fait, les première pages sont consacrées aux errances de la quinca déjantée à travers l’île avant qu’elle ne parvienne à pister James. L’auteure en profite pour ponctuer le récit de références historiques que j’ai trouvées fort intéressantes. Je me balade en même temps que l’héroïne. Je visite et j’adore ça ! Découvrir Chypre à travers les yeux d’Agatha est un régal !

Une fois le décor planté et James retrouvé, comme vous devez très certainement vous en douter, un meurtre ne tarde pas à avoir lieu. Et c’est reparti pour une enquête menée quasi conjointement avec James qui, une fois de plus, sera son binôme. Enfin, avant qu’il ne quitte l’île pour la Turquie et abandonne Agatha qui est en danger. Une personne a tout intérêt que la détective en herbe cesse son enquête et pour cela, elle emploie les grands moyens. Et oui, se mêler des affaires des autres peut parfois s’avérer être très dangereux Agatha…

C’est une Agatha Raisin plus perdue que jamais que nous retrouvons dans cet opus. Habituellement si forte, elle apparaît désormais fragile et extrêmement touchante. Son cœur ne cesse de battre pour James qui, dans cette enquête, a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de sa voisine. Car, c’est bien ce qu’ils semblent être devenus : des voisins à Carsely. Des colocataires dans cette ville chypriote. Plus amants. Plus vraiment amis. Les relations se détériorent et Agatha en souffre terriblement. C’est ce sur quoi est mis l’accent dans ce tome. Sur cette douleur et sur l’indifférence dont fait preuve James qui, je me dois de le dire, m’apparait de plus en plus antipathique.

Un personnage présent dans un tome précédent va venir se joindre à ce duo et perturber des relations déjà bien chaotiques.  Mais, chut, je ne vous en dis pas plus ! A vous de le découvrir !

Et puis, que ce soit à Carsely, à Londres ou ailleurs, les habitudes des personnages restent les mêmes : d’innombrables dîners et des flots de boissons alcoolisées.

Bien des péripéties donc que je prends toujours autant de plaisir à lire même si je reconnais que ce tome est un peu moins rythmé que les précédents. L’enquête traine un peu et les visites à travers l’île se multiplient. Mais pendant ce temps, on entre dans l’intimité d’Agatha qui n’a plus rien de la terreur des relations publiques londoniennes qu’elle était auparavant.

Vivement que le tome 7 sorte. Il va m’être difficile d’attendre jusqu’en…novembre je crois…

Agatha Raisin enquête, Tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

Titre : Agatha Raisin enquête, Tome 5 : Pour le meilleur et pour le pire

Auteur : MB Beaton

Genre : Policier / Suspense

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 31/05/2017

Présentation

Incroyable mais vrai : James Lacey, le célibataire le plus convoité des Cotswolds, a cédé au charme de sa voisine, la pétillante quinqua Agatha Raisin ! Hélas, le conte de fées est de courte durée : au moment où les tourtereaux s’apprêtent à dire « oui », Jimmy, l’ex-mari d’Agatha, surgit en pleine cérémonie… Furieux de découvrir que sa future femme est déjà unie à un autre, James abandonne Agatha, désespérée, au pied de l’autel. Le lendemain, Jimmy est retrouvé mort au fond d’un fossé. Suspect n°1, le couple Agatha-James se reforme le temps d’une enquête pour laver leur réputation et faire la lumière sur cette affaire.

Auteur

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l’auteur de de deux séries de romans policiers à succès, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin.

Mon avis

C’est l’automne. Le temps est à la brume et aux averses de faînes et les deux protagonistes ne peuvent se passer l’un de l’autre.

En effet, les projets d’Agatha Raisin et de James Lacey ont quelque peu étaient bouleversés, ce qui n’empêche pas pour autant nos deux compères de mener conjointement une nouvelle enquête. Une enquête un peu plus corsée cette fois-ci… Car même si ce tome 5, à l’instar des précédents, transpire l’humour british, la résolution du crime sera moins aise pour nos deux amis. Les meurtres sont multiples, les suspects plus nombreux et les allées et venues encore plus fréquentes. Oui, dans cet opus, Agatha et James sont de vrais courants d’air. J’ai pris plaisir à suivre leurs déplacements à Londres et à travers les villages des Costwolds : Carsely, Cheltenham, Mircester, Moreton in Marsh, Ancombe… Une enquête bien rythmée bien que ponctuée des habitudes du couple telles que : les diners à l’extérieur dans des restaurants plus pitoyables les uns que les autres, les innombrables tasses de thé et de café dégustées à toute heure de la journée ou encore les fêtes de village.

Agatha et James, solides de leur expérience, prennent de l’assurance et par conséquent, de plus en plus de risques, parfois totalement inconsidérés. Ils n’hésitent pas à contourner la loi afin de mener à bien leur propre enquête en parallèle de celle de la police. C’est à plusieurs reprises qu’ils sont à deux doigts d’être arrêtés pour entrave à enquête de police. Mais, jamais ils ne savent tenir compte des avertissements du trop gentil Bill Wong.

Une écriture toujours aussi fluide. Des enquêtes simples qu’on ne pourrait pas tout à fait qualifier de plausibles mais qui ravissent le lecteur à la recherche d’une lecture facile, sans fioriture. Encore un tome qui se lit facilement. C’est frais, c’est léger, c’est distrayant.

Et puis, les personnages deviennent terriblement attachants. Agatha a perdu son arrogance. Loin de toiser les villageois de Carsely, elle n’a qu’une envie : partager une paisible petite vie de campagne avec eux. Elle ouvre son cœur et se livre sans détour sur ses origines à un James toujours assez discret et peu loquace. Néanmoins, le lecteur comprend que, si cette homme n’est certes pas très démonstratif, il n’est pas pour autant dépourvu d’émotions et de sentiments pour notre super détective. Je me trompe peut-être mais, j’ai l’impression que ce personnage nous réserve bien des surprises. MC Beaton nous  en dira t-elle plus sur lui ? On en sait que très peu le concernant finalement. C’est un ancien militaire.  Et puis ? Le seul personnage pour lequel je n’ai vraiment aucune sympathie est Roy. Ce jeune homme sournois et égoïste se fiche complètement des autres et ce, même quand cet autre et sa prétendue amie Agatha. A croire que la grande ville ne cultive pas les cœurs tendres…

Je retiendrai également de cet opus la difficulté qu’à Agatha à être réellement heureuse. Elle n’est pas sereine et ne sait vivre sans se poser de questions. Des années après son installation dans les Costwolds, celle-ci semble ne toujours pas y avoir trouvé sa place. Carsely- Londres. Londres-Carsely ? La paisible petite vie de village ou l’agitation de la grande ville ?

Ou une toute autre destination le temps d’un tome 6… dont je vous parle très bientôt ! 😉