Les Secrets – Amélie Antoine

Titre : Les secrets

Auteur : Amélie Antoine

Editeur : Michel Lafon ( puis Le livre de poche )

Genre : Roman français

Date de sortie : 08/03/2018

Présentation

Vous l’aimez plus que tout au monde. Vous lui faites aveuglément confiance. Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble. Mais rien ne se passe comme prévu. Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ? Une histoire racontée à rebours, car il n’y a qu’en démêlant les fils du passé que l’on peut comprendre le présent.

L’auteure 

Amélie Antoine vit à Lille avec sa famille. Après l’immense succès de Fidèle au poste (250 000 lecteurs en France et aux États-Unis), puis la confirmation de son talent original dans Quand on n’a que l’humour (paru sous le titre Les Silences en poche), Amélie Antoine s’impose comme une brillante romancière du suspense psychologique.

Mon avis

Un petit coup de cœur…

Après quatre lectures de l’auteure, je peux affirmer que celle-ci est ma préférée. 

Un livre qui m’a chamboulée sur bien des points. La famille, la maternité, la parentalité. Des sujets sensibles. 

Mentir par amour. S’enfermer dans ses secrets afin de tenter d’y voir plus clair. Un acte qui à première vue peut sembler bien paradoxal mais, quand on n’a plus de solution, même la plus désespérée peut paraître la meilleure. Quand plus tard est trop tard. Quand on ne peut plus revenir sur le passé. Quand former une famille, parce qu’on a beaucoup à redire sur celle dans laquelle on a évolué, devient une obsession.

Une histoire simple. Ne voyez rien de péjoratif dans ce terme car rien ne me ravie plus qu’un pan de la vie quotidienne, tout ce qu’il y a de plus commun. Lorsqu’il est bien narré. Et là, c’est le cas ! Il est si compliqué de communiquer sur les choses dites « simples ».

J’ai dévoré ce livre comme je me serais laissée conter une histoire par deux amies qui dans la vraie vie, ce serait probablement montrer plus pudiques. Voilà l’avantage de la littérature : l’introspection, plus ou moins douloureuse.

Ces amies, ce sont Mathilde et Elodie pour lesquelles j’ai ressenti beaucoup d’empathie. Deux vies. Deux parcours différents. Deux personnalités. Une préoccupation : leur progéniture. J’ai éprouvé un tel plaisir à me retrouver la confidente de leurs pensées les plus secrètes.

Un livre qui retentira longtemps en moi.

 

 

 

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Une immense sensation de calme – Laurine Roux

Titre : Une immense sensation de calme

Auteur : Laurine Roux

Editeur : Du sonneur

Genre : Roman français

Date de sortie : 15/03/2018

Présentation

L’écriture de Laurine Roux, simple, rugueuse et âpre, dessine un monde à la lisière du merveilleux. Ses évocations très telluriques, glaciales, minérales, font remonter des scènes presque mythologiques : le grand Nord battu par les vents et la guerre, l’animal tapi en nous, ces terres où l’homme a les pieds dans la boue.

Alors qu’elle vient d’enterrer Baba, sa grand-mère, et qu’elle arpente un monde à la croisée du réel et de l’imaginaire que traversent les plus curieuses légendes, une jeune fille, la narratrice, fait la rencontre d’un être sauvage, magnétique, étrange et taciturne, presque animal : Igor, qui livre du poisson séché à quelques vieilles femmes isolées dans la montagne. Avec lui elle connaîtra l’amour, décuplé par une nature étonnamment vivante et par tout ce que la jeunesse porte d’insolence.
Cinquante ans auparavant, le pays fut ravagé par la guerre, ne laissant que des femmes et des enfants. Les survivants ayant voté pour le Grand-Oubli, seules les aïeules pourraient se souvenir, mais tout désir de mémoire en elles s’est tari.
Avant de mourir pourtant, Baba délivre un secret à sa petite-fille : la vérité sur les  » Invisibles « , ces créatures que les bonnes gens redoutent plus que tout. Elles ignorent encore combien le destin de la jeune fille sera lié à ces parias.
Au fil du temps le mystère s’épaissit. Qui est Tochko, cet Invisible dont Igor paraît si proche ? Quel lien l’unit à la vieille Grisha, honnie de tous ? Précipitant les personnages dans la tourmente, une tempête poussera les uns et les autres aux confidences. Le roman alors se peuple de voix, de paroles remontées des temps anciens, laissant entrevoir un passage entre le monde des morts et celui des vivants, une porosité entre le passé, le présent et l’avenir.
L’amour suffira-t-il à cette jeune fille pour affronter le trou noir de la guerre ? De quel secours lui sera-t-il, face à tout ce qui menace ?
L’écriture de Laurine Roux, simple, rugueuse et âpre, dessine un monde à la lisière du merveilleux. Ses évocations très telluriques, glaciales, minérales, font remonter des scènes presque mythologiques : le grand Nord battu par les vents et la guerre, l’animal tapi en nous, ces terres où l’homme a les pieds dans la boue. Cette fable assez sombre est pourtant traversée par une très belle lumière, celle d’hommes et de femmes habités par une densité que l’on dirait millénaire, et dont chaque parole, chaque geste est plein de sens. Lumière d’une nature aussi austère que sublime, d’une vie qui n’est jamais si désirable que dans le côtoiement de la mort, lumière de l’amour enfin.

L’Autrice 

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Née en 1978, Laurine Roux vit dans les Hautes-Alpes où elle est professeur de lettres modernes. Elle publie des nouvelles et de la poésie. Le Prix international de la nouvelle George Sand lui a été remis en 2012. Elle participe à diverses revues collectives ( Les Cahiers d’Adèle, Revue Métèque, L’Encrier renversé, 17 secondes).

Mon avis

Roman, conte, légende. Fable. Un savoureux mélange.

Une lecture vers laquelle je ne me serais jamais tournée si une copine ne m’avait pas offert ce bouquin. Merci beaucoup Coralie, de m’avoir fait sortir de ma zone de confort ! Chose que je ferai plus fréquemment dorénavant. Il est temps que je délaisse ( un peu hein juste un peu!) les polars pour d’autres types de lectures. J’en ai très envie.

Une immense sensation de calme est, sans aucun doute, une lecture très atypique. Je n’ai jamais rien lu de tel. Un concentré de poésie. Une écriture de toute beauté. Les animaux, les humains, la nature. Sauvage. Indomptable. Tout se mélange. Comme une volonté de l’auteure que tous trois ne fassent plus qu’un. Pourtant, la guerre, ici comme partout a sévi. Et la guerre, ici comme partout a fait des ravages. Le lecteur fait un bon dans le passé grâce à Grisha, cette vieille dame, qui se souvient. Dans son récit, en ressort un triste constat : la méchanceté de l’Homme face à son semblable. Surtout, lorsque son semblable est différent de lui… Certains passages m’ont beaucoup émue. Une histoire qui se savoure comme une gourmandise. Des mots tout en douceur et pudeur. C’est beau ! Très beau ! J’ai lu cette histoire comme j’aurais fait un rêve : plongée dans un monde qui n’existe pas vraiment mais qui n’est pas tout à fait inventé. Un songe dans lequel je n’aurais réellement démêler le réel de l’imaginaire.

Nature. Amour. Les maîtres mots de ce titre pas comme les autres que je vous conseille de découvrir !

Raisons obscures – Amélie Antoine

Titre : Raisons obscures

Auteur : Amélie Antoine

Editeur : XO

Genre : Roman français

Date de sortie : 07/03/2019

Présentation de l’éditeur

Deux familles ordinaires à l’heure de la rentrée scolaire.
Deux familles où chacun masque et tait les problèmes pour ne pas inquiéter les autres.
Chez les Kessler, la mère a retrouvé son premier amour.
Chez les Mariani, le père est mis à l’écart dans son entreprise.

Deux familles où règnent les secrets.
Où, sans que personne ne s’en aperçoive, un enfant est
progressivement démoli par un autre. Harcelé, rabaissé, moqué au quotidien.
Détruit dans le silence et l’aveuglement le plus complet.

Deux familles où, en apparence, tout va bien.
Jusqu’à ce que tout déraille…
Pour des raisons obscures.

Un roman sur les non-dits, les faux-semblants, et ce regard que, parfois, l’on ne sait plus toujours porter autour de soi.

Une chronique implacable sur le harcèlement, le silence des victimes, la cécité des proches, servie par une écriture puissante et cinématographique.

L’auteure

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Amélie Antoine est née en 1984. Elle vit à Lille avec sa famille. Raisons obscures est son sixième roman.

Mon avis 

La part d’ombre de chacun.

Après avoir découvert la plume d’Amélie Antoine à travers Les Silences ( Quand on a que l’humour) et Sans elle, je me suis lancée dans la lecture de Raisons obscures. La quatrième de couverture m’attirait beaucoup. Deux familles en apparence ordinaires. Des secrets. Et inévitablement, des masques qui vont tomber. Ce n’est pas tant ce qui se cache précisément derrière le masque qui m’importe. Non, ce qui m’intéresse à moi, c’est de voir comment est-ce que le masque va tomber. Sa longue et vertigineuse chute. Voici ce qui m’importe.

Lorsque je referme ce qui est le sixième roman de l’auteure, je suis un peu sonnée. J’ai veillé tard pour en connaître le dénouement. Je m’endors en me posant cette question : A quel point peut-on être aveugle  à la souffrance de l’autre ?

L’adolescence est une période délicate. D’intense fragilité mais aussi de grande violence. Certains adolescents seraient prêts à tout pour passer inaperçu alors que d’autres donneraient n’importe quoi pour être vus. Adulés. Respectés. Craints ? Quand on a quatorze ou quinze ans, on tient à son jardin secret. On cache les mauvaises herbes. On met en valeur les jolies fleurs. Même si celles-ci sont moins nombreuses que le chiendent.

Deux parties. Comme deux univers opposés qui ne peuvent, l’un l’autre, se comprendre.

Une première partie dans laquelle je ne saisissais pas bien où l’auteure voulait en venir. Elle pose les jalons de l’histoire. D’accord mais…Quelle tournure va donc prendre cette histoire ? Des drames de la vie quotidienne s’enchaînent. Si l’on croit que le pire est derrière nous, lecteurs, nous sommes à mille lieues de la vérité. Que savons – nous des membres de notre famille ? De notre conjoint(e) ? De nos enfants ? L’autre n’est qu’un mystère dont on ne parviendra jamais à découvrir les arcanes. Cette part de l’autre qui nous échappe totalement peut conduire aux situations les plus dramatiques. Nos préoccupations quotidiennes, nos folies passagères nous éloignent incontestablement de l’autre. Même si cet autre est proche. Même si…il vit sous notre toit.

Puis, une seconde partie. Un tête à tête machiavélique. Un affrontement des plus démoniaques. Un dénouement effroyable. Une histoire qui me laisse sur cette sempiternelle interrogation : A quel point peut-on être aveugle à la souffrance de l’autre ?

Une histoire que j’ai pris plaisir à lire. Une semaine après avoir terminé ce livre, il m’arrive parfois d’y repenser. Des passages ressurgissent dans mon esprit. Le pouvoir des mots…

 

Les gratitudes – Delphine de Vigan

Titre : Les gratitudes

Auteur : Delphine de Vigan

Editeur : J. C. Lattès

Genre : Roman français

Date de sortie : 06/03/2019

Présentation

Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé  de la suivre.

Auteure 

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Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française née le 1ᵉʳ mars 1966 à Boulogne-Billancourt. Elle est l’auteur de huit romans dont D’après une histoire vraie en 2015 qui a été couronné par le prix Renaudot, le prix Goncourt des lycéens.

Mon avis 

Un des livres de l’auteure qui m’aura le plus émue. Je ne vous cache pas que je l’ai terminé la gorge nouée et les yeux embués.

Une histoire que j’ai dévorée et savourée à la fois. Dévorée car, je l’ai lue d’une traite. Savourée car non seulement j’ai été attentive à chaque mot, cela va de soi, mais j’ai relu certaines phrases à plusieurs reprises. Le passage qui m’a incontestablement le plus touchée est celle-ci :

 » Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui – encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique – me coupe parfois le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. Je regarde mes vieux, ils ont soixante dix ans, quatre-vingts, quatre-vingt dix ans, ils me racontent des souvenirs lointains, ils me parlent d’époques anciennes, ancestrales, préhistoriques, leurs parents sont morts depuis quinze, vingt, trente ans, mais la douleur de l’enfant qu’ils ont été est toujours là. Intacte. Elle se lit sur leur visage et s’entend dans leur voix, à l’œil nu je la vois battre dans leur corps, dans leurs veines. En circuit fermé.  » L’enfance, cette période dont on met toute la vie à se remettre. Jusqu’à son dernier souffle.

Marie et Michka ont toutes deux eu une enfance difficile. Un jour, leur chemin se sont croisés et depuis, les deux femmes ne se quittent plus. Bien que Michka soit placée en Ehpad, Marie rend régulièrement visite à celle à qui elle dit tout devoir, à celle qui a longtemps joué le rôle de sa mère. Vient s’ajouter à ce charmant duo, Jérôme, l’orthophoniste qui s’occupe deux fois par semaine de l’aphasie de la vieille dame.

De belles réflexions sur la vie. L’enfance. La vieillesse. Et tout ce qui se passe entre. Une histoire simple. Belle. Emouvante. Des personnages attachants. Bons. Les mots sont doux mais efficaces. Le style simple et percutant.

J’ai trouvé ce livre magnifique. Tout est dit avec tant de pudeur. Et pourtant, tout est dit !

J’aurais tellement voulu retenir ce moment. Un livre trop vite lu mais qui ne sera pas vite oublié. Un excellent moment de lecture qui une fois le livre fermé, continue…

 

Les heures souterraines – Delphine de Vigan

Titre : Les heures souterraines

Auteur : Delphine de Vigan

Editeur : J.C Lattès / Le livre de poche

Genre : Roman français

Date de sortie : 2009 / 2011

Présentation

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Auteure 

Delphine de Vigan

Née en 1966 à Boulogne-Billancourt, Delphine de Vigan a publié plusieurs romans, dont No et moi (révélation du magazine Lire 2007, prix des Libraires 2008 et prix Solidarité 2009). Traduit dans une vingtaine de langues, ce livre est en cours d adaptation au cinéma. Delphine de Vigan vit actuellement à Paris.

Mon avis

C’est toujours un plaisir d’ouvrir un livre de Delphine de Vigan. Je dois dire que j’ai sacrément tardé à le lire celui-ci. Quel tort ! Un excellent moment de lecture qui vient enrichir mes réflexions sur un sujet qui me préoccupe au quotidien : les rapports humains. L’absence de rapports humains devrais-je dire.

Tout d’abord, il y a Mathilde que la vie n’a pas épargnée. Si les jours sombres semblaient derrière elle, la grisaille va de nouveau s’installer dans son quotidien. La grisaille ? Plus que ça encore. A travers son héroïne, l’auteure décrit un des fléaux sociaux les plus répandues : le harcèlement au travail. Et je dois dire que lors de certaines scènes, j’ai ressenti une forte oppression tant les situations sont décrites avec réalisme. Tout comme la protagoniste, je me suis sentie prise au piège face à un supérieur manipulateur et machiavélique. Comment réagir quand, où que l’on regarde, il n’y a pas d’issues ?

Puis, il y a Thibault, ce médecin qui après avoir exercé plusieurs années à la campagne a tout plaqué pour le tumulte de la ville. Peu à peu, il se laisse envahir par elle. Ces journées ne sont rythmées que par son travail. Il court de patient en patient à travers la capitale dont il doit supporter tous les aléas : bruit, embouteillages, incivilités routières, stress.

Enfin, il y a un troisième personnage, et pas des moindres : la ville. Ce gouffre qui vous engloutit. La responsable de la solitude de la population qui se croise sans jamais s’arrêter. Qui n’a pas le temps. Qui est sans cesse sous pression. Qui poursuit son but, coûte que coûte. Prendre son train, arriver à l’heure au travail. Puis, rentrer chez soi. Aller tout droit, sans s’arrêter. Sans faire cas des autres. Comme un robot. Complètement déshumanisé.

De la lassitude des personnages, on ressent leur désarroi puis leur profonde tristesse,  leur mal être dans cet espace dans lequel ils ne parviennent plus à évoluer.

Les heures souterraines est un de ces livres qui vous prend aux tripes. Un bouquin qui conte l’histoire de milliers de personnes avec un justesse….presque effrayante, ce qui rend la lecture d’autant plus bouleversante. Deux destins parallèles. Deux descentes aux enfers narrées avec sensibilité. Inutile d’en dire plus sur la plume de l’auteure. Sa magnifique plume.

J’ai lu certaines critiques négatives concernant le dénouement. Je le trouve juste parfait. En totale adéquation avec le message que l’auteure veut faire passer.

Une lecture que BIEN SÛR je recommande !!!!

Ça raconte Sarah – Pauline Delabroy – Allard

Titre : Ca raconte Sarah

Auteur : Pauline Delabroy – Allard

Editeur : Les Editions de Minuit

Genre : Roman français

Date de sortie : 06/09/2018

Présentation

Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

L’auteure 

Pauline Delabroy-Allard

Pauline Delabroy-Allard est une romancière française née en 1988. Elle a publié son premier roman, Ça raconte Sarah en 2018 pour la rentrée littéraire. Pauline Delabroy-Allard est la fille de l’universitaire vernien et écrivain Jean Delabroy. Après avoir fait des études de lettres classiques elle devient libraire, ouvreuse dans un cinéma puis documentaliste à 23 ans dans un lycée.

Mon avis 

Ce soir, pour l’apéro, nous avons Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy Allard accompagné d’un petit verre de Vacqueyras et de quelques amandes. Si le vin est passé tout seul et le petit grignotage avec, j’avoue avoir un peu buté sur le livre. Le moins que je puisse dire, c’est que je ne m’attendais pas à ça.

Avant de démarrer le bouquin, je savais qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. Le thème me plait…,-) Mais encore… ? Ici, il s’agit de quelque chose de bien plus fort qu’un banal amour. Dans Ça raconte Sarah nous sommes en pleine passion. Une passion destructrice. Est-ce que je viens de faire un pléonasme ? Si les passions amoureuses sont parfois néfastes, cette histoire met en relief tout ce que je n’aime pas à leur propos. L’amour, c’est fait pour être beau. Pour rendre heureux. Suite à une rencontre des plus inattendues, après avoir vécu quelques bons moments, la protagoniste devient très vite triste. Eteinte. Plus rien d’autre ne compte dans sa vie. Seulement cette personne. Pas même son enfant  » l’enfant » comme elle le nomme. Cet enfant qui passe au second plan. Sa propre chair qui ne fait pas le poids face à une personne qu’elle connait à peine.

Bref, le début du livre me fut pénible. Je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Au contraire, ils m’agaçaient. J’ai davantage apprécié la dernière partie : le voyage en Italie, la perdition et l’errance de l’héroïne dans la vie de Trieste. Le quotidien qu’elle se crée afin de fuir la réalité. Mais il est impossible de fuir la réalité…Elle finit toujours par vous rattraper. D’une manière ou d’une autre.

Pour résumer, je dirais que je suis passée complètement à côté de cette lecture. La façon dont a été traité le sujet peut-être. Les mots mis dessus. Je ne sais pas trop. Je pense néanmoins avoir compris le message de l’auteure : l’amour fait parfois perdre pied. Il nous aveugle et, par conséquent, on occulte tout le reste. Plus rien ne compte. Seul l’objet de notre passion. J’adhère à cette thèse qui, contée autrement, aurait pu me paraitre intéressante. Mais ainsi, le livre ne m’a pas touchée.

Je serais très curieuse d’avoir l’avis de personnes qui ont lu ce bouquin. Quelle fut votre perception ?

 

 

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran Eric – Emmanuel Schmitt

Titre : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Auteur : Eric – Emmanuel Schmitt

Editeur : Albin Michel / Le livre de poche

Genre : Littérature française

Date de sortie : 13/06/2001 – 28/03/2012

Présentation

Paris, années soixante. Momo, un petit garçon juif de douze ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue. Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim, l’épicier, n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue et l’enfant n’est peut-être pas juif…

L’auteur

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Né en 1960, normalien et docteur en philosophie, Eric-Emmanuel Schmitt s’est d’abord fait connaître en tant que dramaturge avec Le Visiteur, devenu un classique du répertoire théâtral international. Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand prix du théâtre de l’Académie française. Son théâtre, qu’il met parfois en scène lui-même, est traduit dans plus de quarante langues et désormais joué dans le monde entier. Sa carrière de romancier, initiée par La Secte des Égoïstes, s’est poursuivie avec L’Évangile selon Pilate, La Part de l’autre, Lorsque j’étais une œuvre d’art, Ulysse from Bagdad, La Femme au miroir, Les Perroquets de la place d’Arezzo. Il pratique l’art de la nouvelle avec bonheur : Odette Toulemonde, La Rêveuse d’Ostende, Concerto à la mémoire d’un ange (prix Goncourt de la nouvelle 2010), Les Deux Messieurs de Bruxelles. Son Cycle de l’invisible (Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus) a remporté un immense succès en France et à l’étranger. En 2006, il écrit et réalise son premier film, Odette Toulemonde, suivi, en 2009, de sa propre adaptation d’Oscar et la dame rose. Mélomane, Eric-Emmanuel Schmitt est aussi l’auteur de Ma vie avec Mozart et Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. En 2015, il publie un récit autobiographique, La Nuit de feu. Il a été élu à l’académie Goncourt en janvier 2016.

Mon avis

Et je rattrape mon éternel retard de chroniques 😉

A mi-chemin entre le roman et le conte philosophique. Une belle histoire qui se crée entre un jeune garçon, livré à lui-même, qui n’a pas reçu beaucoup d’amour depuis sa naissance et un homme, l’épicier du quartier, qui est près à lui donner tout ce dont il a manqué jusque ici. Les mots sont simples et les répliques subtiles. Quant au style…eh bien c’est Eric- Emmanuel Schmitt ! 😉  De la sagesse mais aussi une grande originalité. Du soleil entre les nuages, une part de lumière dans les ténèbres, une lueur d’espoir dans un morne quotidien. L’auteur insuffle le courage au plus pessimiste d’entre nous. Voilà pourquoi je l’apprécie. Ses écrits me mettent de bonne humeur. Je passe toujours un bon moment et une fois, le livre refermé mon sourire ne s’éteint pas. C’est doux.  C’est tendre…

Petit bémol : … mais c’est toujours trop court !

Votre moral n’est pas au beau fixe ? Lisez ce livre ! Puis, environ deux heures plus tard, vous vous sentirez mieux 😉