Vengeance d’outre-tombe de Christine Casuso

Titre : Vengeance d’outre-tombe

Auteur : Christine Casuso

Genre : Thriller fantastique

Editeur : Rebelle éditions

Date de sortie : 30/05/2016

Résumé

En étant coupée du monde, Zoé – retenue prisonnière – subira le supplice du silence, de la solitude, du manque de nourriture et la peur de l’abandon. Le lecteur devra démêler le réel de l’imaginaire. L’héroïne perd la raison ou cette maison aux apparences si tranquille est-elle hantée ?

 Mon avis

J’ai fait le choix de lire un thriller fantastique, moi qui, à la base, n’affectionne pas particulièrement ce genre. Mais la quatrième de couverture m’a fait de l’œil et j’ai rencontré l’auteure lors d’une séance de dédicaces. L’un dans l’autre, l’envie était là alors, j’ai cédé à la curiosité. En lecture, je cède toujours à la curiosité ! Et une fois de plus, j’ai eu raison. Il est vrai que le fait que l’histoire se passe dans ma région, en PACA a légèrement, très légèrement pesé dans la balance. Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un huis clos et que les descriptions de la nature provençale ne ponctuent pas vraiment l’œuvre…mais on en trouve tout de même quelques- unes.

Alors certes, le côté fantastique n’est pas ce que j’ai préféré dans l’œuvre mais celui-ci n’est pas extrêmement présent. Du moins, tel fut mon ressenti. En effet, dans la lecture de Vengeance d’outre-tombe, c’est le côté suspense-thriller qui m’a happée et qui, à mon sens l’emporte sur le côté fantastique. D’ailleurs, l’originalité de ce thriller réside dans le fait de choisir entre deux fins. Christine Casuso nous propose un dénouement tout ce qu’il y a de plus plausible mais offre également aux lecteurs avides de fantastique une seconde fin. A chacun donc de conclure l’histoire comme bon lui semble.

L’histoire de Zoé est un huis clos. J’aime les huis-clos. Les sentiments y sont décuplés. D’autant plus ici, que le roman est écrit à la première personne et qu’il est donc aisé d’entrer dans l’esprit de l’héroïne. Le lecteur est aux premières loges pour assister à la longue déchéance de la protagoniste à travers la plume affûtée de Christine Casuso qui est indéniablement très belle. La richesse du vocabulaire et l’exactitude du vocabulaire choisi fait qu’à plusieurs reprises, je me suis sentie moi aussi emprisonnée. A certains moments, lors de passages forts, j’étouffais dans cette pièce. Je ne savais plus si je pouvais faire confiance à Zoé. Divaguait-elle ? Perdait-elle la raison ou des éléments paranormaux étaient bel et bien présents ? L’auteure mène la danse et nous, lecteurs, on suit ses pas.

En 2018, un thriller de l’auteure sortira aux éditions Rebelle. J’ai hâte de voir ce que peut donner un pur thriller de Christine Casuso. En attendant, je vous conseille de lire celui-ci et pour les plus curieux amateurs de fantastique, de faire quelques recherches sur les précédentes œuvres de l’auteure qui écrit depuis de nombreuses années et qui compte plusieurs titres à son palmarès.

La chronique est suivie d’une interview de l’auteure

Mes 10 questions à…Christine Casuso !

  1. Bonjour Christine. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour Céline. J’ai 43 ans, je suis née en Haute-Marne et je vis dans ma région de cœur, le Var, depuis 24 ans.

  1. Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis l’âge de 15 ans, mais je ne suis publiée que depuis une dizaine d’années.

  1. Avez-vous des habitudes d’écriture ? Ecrivez-vous à un moment précis de la journée ? Dans des lieux précis… ?

Je ne peux écrire que dans un silence total, ou alors uniquement avec les bruits naturels de la nature. Comme je travaille, je suis obligée de m’adapter, cela peut être l’après-midi, ou le soir, le samedi quand je ne suis pas en dédicace. J’écris dans mes moments de libre quand je suis seule ou quand tout le monde est couché. Principalement dans mon bureau, mais quand il fait beau et assez chaud, j’aime écrire sur ma terrasse, face au jardin.

  1. Combien de temps avez-vous mis pour écrire Vengeance d’outre-tombe ?

C’est difficile à quantifier, car j’écris deux heures par-ci, deux heures par-là. Disons que si l’on se base sur sept heures par jour et sept jours par semaine, l’histoire a été écrite en trois mois. Mais en réalité, il me faut un an pour donner le manuscrit à ma maison d’édition. Entre les recherches avant écriture, l’écriture en elle-même, les nombreuses relectures et multiples corrections, le temps de le soumettre également à ma bêta-lectrice, je ne sors pas plus d’un livre par an.

  1. Quels sont vos auteurs préférés ?

Mes maîtres de l’écriture sont Franck Thilliez et Nicola Sirkis. J’aime beaucoup Karine Giebel également.

  1. Etes-vous une « bookimique » ou…sans plus

Je lis beaucoup, tous les soirs quand je n’écris pas. Je lis essentiellement du thriller.

  1. Vous inspirez-vous de la réalité lorsque vous écrivez ? Y-a-t-il une « base » réelle ? Des lieux, des personnes…

Cela peut arriver, effectivement. Un personnage peut être inspiré d’une personne que j’ai croisée. Dans un opus qui sortira probablement dans deux ans, mes lecteurs se sont prêtés au jeu et ont donné leur nom à mes personnages. Une situation cocasse peut enclencher une idée. Dans mes deux prochains thrillers, je me venge sur les personnes qui m’ont fait du mal et sur les gens qui ont une fonction qui leur fait oublier qu’ils sont humains, alors qu’ils se prennent pour des Dieux. Ceux-là vont souffrir avant de mourir ! (rire)

Par contre, mes livres se situent tous dans la PACA et plus particulièrement dans le Var. Donc oui, les lieux sont réels, mais souvent pour les besoins de l’histoire, je peux rajouter une pièce à un édifice ou lui donner un aspect qui ne sera pas à 100% conforme. Souvent les lecteurs vont visiter ces lieux pour vérifier, car je leur mets le doute. C’est assez drôle quand ils viennent m’en parler sur les dédicaces.

  1. Avez-vous rencontré des difficultés lors de l’écriture de Vengeance d’outre-tombe ou lors de vos précédents écrits ?

Sur Vengeance d’outre-tombe, non, pas particulièrement. J’ai juste eu des difficultés à me détacher de mon héroïne qui avait pris vie sous ma plume et m’a mangée. Au mot fin, j’ai fait un black-out de trois mois.

J’ai eu du mal avec piège funeste, car le personnage existe réellement, même si je l’ai éloigné de la réalité. J’ai eu beaucoup de mal à me détacher de cette personne pour faire évoluer mon héros en lui donnant des traits pas forcément sympathiques et lui faire subir des choses pas spécialement agréables. C’est pourquoi je préfère inventer entièrement mes héros ou héroïnes pour éviter cela.

  1. En dehors de l’écriture quelles sont vos passions ?

Je lis beaucoup, j’écoute aussi beaucoup de musique. Je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps pour moi. Mon autre passion se rapporte à l’écriture, j’adore aller en dédicace rencontrer les lecteurs, ce qui prend presque tous mes samedis et parfois même mes dimanches.

  1. Avez-vous quelque chose à rajouter avant la fin de notre petit entretien ?

Tout d’abord, merci à vous pour cette interview. Avant de vous quitter, je vais vous dévoiler deux petites infos. Mon prochain opus, un thriller fantastique, sortira fin 2017 en petit format. Et un pur thriller sortira en grand format en 2018 chez Rebelle éditions. Je donne rendez-vous à vos abonnés et à tous les lecteurs sur les lieux des dédicaces un peu partout en France. Je me déplace de plus en plus, alors n’hésitez pas à venir me rencontrer et discuter avec moi. À bientôt ici ou ailleurs.

 

 

 

 

 

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La voie des âmes de Laurent Scalese

Titre : La voie des âmes

Auteur : Laurent Scalese

Genre : Thriller fantastique

Edition : Belfond /Pocket

Date de publication : 2015 /2016

« La mort est certaine Seul le moment nous est inconnu »

« L’enveloppe charnelle n’est que la promesse du bonheur. L’âme en est la certitude. Les gens appellent ça la  beauté intérieure »

Résumé

Richard Neville est un flic français comme il en existe peu. En touchant la main d’une victime il parvient à reconstituer les derniers instants de la vie de celle-ci, et à identifier son assassin – ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité par les polices du monde entier. Cette fois à NY il est parti en mission accompagné de sa femme Clara assassinée en pleine journée à Central Park. Lui, le super flic, n’a pas pu protéger l’amour de sa vie, la mère des ses enfants. Mais dès le soir du meurtre d’étranges incidents surviennent : Richard pense d’abord que Clara cherche à communiquer avec lui de l’au-delà. Jusqu’à ce qu’une femme étrange le visite pour lui proposer un marché incroyable : revenir quelques instants avant le meurtre de sa femme pour qu’il essaie de la sauver, en échange de son obéissance aveugle…

L’auteur 

Laurent Scalese est né en Avignon en 1967. Lecteur assidu d’Agatha Christie, de Conan Doyle et de Stephen King, il développe très tôt un goût prononcé pour l’écriture. C’est en participant à un concours de nouvelles policières qu’il se lance dans la rédaction de son premier polar, Le samouraï qui pleure. Il est membre de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’auteurs, et est scénariste pour la télévision et le cinéma.

Plus d’informations sur son site www.laurent-scalese.com

Mon avis

En refermant La voie des âmes, le bilan sur ma lecture est assez mitigé. Je dois d’abord signaler que  ce n’est pas spontanément que je me suis tournée vers ce thriller fantastique. Le fantastique, ce n’est pas vraiment dans mes goûts…C’est dans le cadre d’une lecture commune que j’ai été amenée à découvrir ce livre dont j’avais beaucoup entendu parler et qui, de loin, me tentait. J’ai donc décidé d’aller voir de plus près ! J’ai lu il y a peu Et que la bête s’échappe des Kellerman père et fils, appartenant lui aussi au genre du thriller fantastique et j’avais apprécié ma lecture.

En ce qui concerne La voie des âmes, je tarirai moins d’éloges à son sujet. Le début m’avait pourtant littéralement emballée. Le sujet était original et la plume de l’auteur, d’une grande fluidité me donnait envie d’en savoir plus. J’avais lu Les âmes vagabondes, roman de Stephenie Meyer qui traitait du sujet des âmes qui se logent dans le corps d’humains appelés « hôtes » et je n’ai pu m’empêcher de faire une brève comparaison entre les deux romans, bien que celle-ci s’arrêtait là.

Je voyageais dans New York, une ville que j’affectionne particulièrement. J’ai revisité tour à tour, Brooklyn, l’Upper East Side, West Village. J’ai baladé dans Central Park puis me suis promenée sur la 5th Avenue et Madison Avenue. Ensuite, l’auteur nous a amenés en Normandie, en Ecosse et dans l’Outback Australien. En littérature comme dans la vie, j’aime voyager. La visite de lieux a une très grande importance pour moi. J’étais donc la plus heureuse.

Puis, arriva le moment où j’ai eu l’impression de ne plus avancer dans l’histoire. J’attendais que le rythme s’accélère. En vain. L’intrigue n’a pas réussi à me porter jusqu’au bout faute de beaucoup trop de longueurs. Ce constat n’engage que moi bien sûr…

Plus que la résolution de l’intrigue, se sont les apartés faites sur les personnages et leur passé qui m’ont fait passer d’agréables moments. J’ai adoré plonger dans leur intimité. Cette introspection est de loin ce que j’ai préféré dans l’histoire. Une certitude : l’auteur sait travailler ses personnages. Personnages auxquels je me suis attachée. Le duo Richard Neville – Mike Rosener, le couple Richard –Clara et celui de Mike et Kate. Puis, Nancy…

Et la fin est…différente de celle que j’aurais souhaitée.

Fans de fantastique, vous pouvez sans doute tenter l’expérience. En ce qui me concerne, il se passera un peu de temps avant que je m’y remette…

Que la bête s’échappe de Jonathan et Jesse Kellerman

L’image contient peut-être : texte

 » Un mois d’horreur, sur la totalité d’une existence… ce n’est rien. Un simple hoquet. »

Titre : Que la bête s’échappe (Tome 2) Suite de Que la bête s’éveille

Auteurs : Jonathan et Jesse Kellerman

Editeur : Seuil

Genre : Policier / Fantastico-policier

Date de parution : 03/11/2016

Résumé

Traumatisé par ses exploits récents, l’inspecteur Jacob Lev s’est remis à boire et passe ses journées à réviser des dossiers de cold cases dans un entrepôt désaffecté de Los Angeles. Un double meurtre non résolu retient son attention et l’amène à enquêter à Paris sur un cas similaire : les corps d’une mère et de son fils, retrouvés dans le Bois de Boulogne.

En poursuivant son principal suspect, un oligarque russe, Lev découvre de troublants éléments du passé de sa propre mère en Tchécoslovaquie et croise de nouveau le chemin de la belle et mystérieuse Mai, incarnation contemporaine du Golem.

Les auteurs

Jonathan Kellerman est né en 1949 à New York et vit à Los Angeles avec son épouse, la romancière Faye Kellerman. Psychologue clinicien spécialisé en pédiatrie, il est l’auteur de plus de trente thrillers psychologiques traduits dans le monde entier. Il a reçu un Edgar pour Le Rameau brisé.

Jesse Kellerman, leur fils, est né en 1978 à Los Angeles et vit en Californie. Auteur de cinq romans dont Les Visages, couronné par le Grand Prix des lectrices de ELLE, il a reçu en 2003 le Princess Grace Award, attribué au jeune dramaturge le plus prometteur d’Amérique.

Mon avis

Je viens donc de terminer Que la bête s’échappe de Jonathan et Jesse Kellerman, un roman fantastico-policier écrit à 4 mains, celles d’un père et de son fils.

Bien que ça n’ ait pas gêné ma lecture, j aurais bien aimé savoir que ce roman est le second d une trilogie. Le premier tome se nomme Que la bête s éveille. Il m’ aurait fourni quelques précisions qui n’ auraient pas été de trop pour ce second tome où il y a tellement d informations… Amateur de suspense haletant, passez votre chemin. Quant aux autres, vous pouvez peut être prendre le temps de vous pencher sur la personnalité de l’ inspecteur Lev et de résoudre avec lui les affaires classées de la mystérieuse section des « projets spéciaux  » du LAPD.

Malgré quelques longueurs, j’ ai rapidement lu ce petit pavé de presque 500 pages qui a toujours su me donner envie d en savoir plus. J’ai voyagé dans le temps et dans l’espace. Depuis les années 30. A Los Angeles, Paris, Jérusalem, Prague.
Ce n est pas un coup de cœur mais je lirai le tome 1…puis le 3 !