Le dilemme – B.A. PARIS

Titre : Le dilemme

Auteure : B.A.PARIS

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller psychologique – domestique

Date de sortie : 28/05/2020

Présentation

S’il parle, il la détruit. S’il se tait, il se détruit. Et vous, que feriez-vous ? Depuis toujours, Livia rêve d’une énorme soirée pour ses 40 ans ; et Adam, son mari, met tout en œuvre pour que la fête soit inoubliable. Il s’organise pour que leur fille Marnie vienne exprès de Hong Kong – ce sera une surprise pour Livia.
Mais quelques heures avant la soirée, Adam apprend que le vol dans lequel se trouvait peut-être Marnie s’est crashé. Est-ce qu’elle avait pu prendre cet avion, sachant que son vol précédent avait décollé en retard et qu’elle pensait ne pas pouvoir attraper sa correspondance ? Adam doit-il en parler à Livia, au risque de l’inquiéter pour rien ? Et pourquoi Livia semble-t-elle soulagée que Marnie ne soit pas là ?
Lorsque la fête commence, chacun devra danser avec ses secrets et ses peurs. Jusqu’à ce que s’ouvre enfin le portillon du jardin et qu’une silhouette s’avance vers les invités…

Auteure

b a paris

B.A. Paris a vendu plus de 2 millions d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes.
Traduite dans près de quarante pays, elle est devenue une star mondiale.
En France, B.A. Paris a déjà conquis près de 100 000 lecteurs avec ses trois premiers thrillers. Après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection finale du prix des lectrices de Elle en 2017.

Mon avis

On ne présente plus B.A.PARIS, la reine du thriller domestique. J’avais adoré Défaillances, beaucoup aimé Derrière les portes et son atmosphère totalement anxiogène. Son avant dernier titre Dix petites poupées, et sa fin à mon goût un peu tirée par les cheveux, m’avait moins séduite.

C’est donc avec une certaine excitation que j’ai débuté Le Dilemme.
Egoïsme ? Critique de la société moderne ? Oubli des priorités ? Trahisons et tromperies ?

Niveau tension, le lecteur est choyé. Les secrets de famille est un sujet qui fascine. On s’y reconnait tous. Car, dans quelle famille, certaines vérités ne sont pas dissimulées ?

L’atmosphère est, dès les premières pages, pesante. Trop peut-être. Trop, dans la mesure où beaucoup d’éléments importants sont, à mes yeux,rapidement dévoilés. Par conséquent, j’ai été dans l’attente d’un événement qui transcenderait la situation initiale. Si des secrets sont peu à peu dévoilés, rien ne fait basculer le contexte de base. En ce sens, j’ai été quelque peu déçue. Les pages se tournent, l’histoire se lit, plutôt bien d’ailleurs, mais, il m’a manqué ce quelque chose qui fait la différence entre un thriller agréable et un thriller à couper le souffle.

Je n’ai pas ressenti d’attachement particulier pour les personnages. J’ai trouvé bien frivoles leurs préoccupations. Tout ce tapage pour un anniversaire révèle une personnalité immature. Livia ne semble vivre que pour ça : la fête donnée à l’occasion de ses 40 ans. Il est parfois risible de voir une adulte se comporter comme une enfant. Adam la suit dans sa folie, prêt à tout pour faire plaisir à son épouse. Jusqu’à en oublier l’essentiel.

Ce n’est clairement pas le meilleur opus de l’auteure.

Je remercie les éditions Hugo Thriller, dont j’apprécie en général beaucoup la collection, pour leur confiance renouvelée. Même si ce livre présente, à mes yeux, quelques faiblesses, sa lecture fut en somme agréable.

Et les vivants autour – Barbara ABEL

Titre : Et les vivants autour

Auteure : Barbara Abel

Editeur : Belfond

Genre : Thriller psychologique

Date de sortie : 05/03/2010

Présentation

Voilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux. Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

Auteure

Description de cette image, également commentée ci-après

Née en 1969, Barbara Abel vit à Bruxelles, où elle se consacre à l’écriture. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le prix du Roman policier du festival de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Et les vivants autour est son treizième roman.

Mon avis

Le nouveau Barbara Abel est arrivé. Il s’agit de trouver le bon moment pour le débuter. Je n’ai surtout pas envie d’être dérangée.

La plume de cette autrice est reconnaissable entre mille. En lisant la quatrième de couverture, ces noms et prénoms très français, le côté précautionneux dans les descriptions, ce  » je ne sais quoi « , cette  » patte  » qui lui est propre… J’ai bien le dernier Barbara Abel entre les mains.

Cette façon de disséquer les humains, d’examiner leurs gestes et leurs sentiments au microscope, cette manière de se plonger dans les tréfonds de leurs côtés les plus obscurs. Les airs et les faux semblants sont le terrain de jeux préférés de l’auteure belge.

Une fois de plus, ce sont les relations familiales qui sont passées au peigne fin. Tout commence de façon banale : le quotidien des membres d’une famille dont l’un d’entre eux est dans le coma depuis quatre ans : Jeanne, fille de Gilbert et Micheline, sœur de Charlotte, épouse de Jérôme. Une famille qui survit depuis que l’un des leurs est en sursis. Une famille traditionnelle qui avait pour habitude de se réunir tous les dimanches autour d’un bon repas. Une famille, avec ses tempéraments forts et ses personnalités plus faibles.

Mais, il est de notoriété publique que les familles  » classiques  » n’existent pas. Chacune à ses secrets. Au fil des pages, les masquent tombent, les révélations se succèdent autour d’une toile d’araignée soigneusement tissée par l’auteure qui n’a pas son pareil pour créer des personnages d’une forte intensité psychologique.

Quand l’ordinaire se transforme en extraordinaire. Quand la vie, normale, bascule et vient perturber toutes les certitudes.

C’est machiavélique. Subtil. Bien mené. Un excellent moment de lecture.

Lola – Melissa Scrivner Love

Titre : Lola

Auteure : Melissa Scrivner Love

Editions : Points

Genre : Polar – Thriller

Date de sortie : 3/10/2019

Présentation

À première vue, Lola n’est que la jolie copine de Garcia, le leader des Crenshaw Six, petit gang latino qui règne sur un barrio pourri du sud de Los Angeles. Or, les apparences sont trompeuses car en réalité, c’est Lola qui donne les ordres. Impitoyable stratège, la secrète cheffe de gang a fait entrer ses hommes dans la cour des grands. Alors qu’elle est sur le point de se faire un nom, un de ses deals avorte avec fracas. Lola se fait de nombreux ennemis et sa tête est mise à prix…

Auteure

Melissa Scrivner Love habite à Los Angeles, où elle est scénariste – Les Experts : Miami, Person of Interest. Fille d’un officier de police et d’une greffière, son goût pour le crime lui vient de loin. Lola est son premier roman.

Mon avis

LA DER DES DER 😉 Dernière chronique de l’année de ma 95ème et dernière lecture.

Avant dernière lecture dans le cadre de la sélection des lecteurs du prix du meilleur polar des éditions point.

Bienvenue à Huntington Park au sud de Los Angeles. Hunting signifie chasse en anglais.

Le soleil brille. Les gangs aussi. Les barons de la drogue se livrent une lutte sans relâche. Argent et poudre blanche sont leur maîtres mots. Pour obtenir l’un comme l’autre, les fournisseurs et les consommateurs sont prêts à tout.

Parmi eux, Lola. La cheffe, parmi tous ces hommes, c’est elle !

Cette Lola, quel personnage ! Je n’avais pas fait la rencontre d’une protagoniste au caractère si fort depuis un bon moment déjà. Jeune latino à l’enfance brisée, elle franchira tous les obstacles qui seront sur son passage afin de conserver ce pouvoir auquel elle tient tant. Mais si cette jeune femme est haine, suite à tout ce qu’elle a vécu, elle est aussi amour. La relation qu’elle va créer avec Lucy, cette petite fille qu’elle veut à tout prix sauver, est très émouvante.

On lit Lola comme on lirait un scénario de film. En effet, cette écriture  » cinématographique » n’a rien d’étonnant car, si on se penche un peu sur la biographie de l’auteure, on s’aperçoit que celle-ci est…scénariste ! 😉

C’est violent. Si vous avez besoin de douceur, ce ne sera pas pour cette fois. Trahisons, magouilles, assassinats sont le lot quotidien.

Un thriller très bien mené avec une fin, cependant, digne d’un conte de fée. Tout est bien qui…, enfin…tout fini plutôt bien. Car, là où il y a des Hommes, il y a aussi de l’amour.

Un grand merci aux éditions points pour cette découverte. Un livre vers lequel, assurément, je ne me serais pas tournée. C’est ça qui est top !

 

 

 

 

Les Passagers – John Marrs

Titre : Les Passagers

Auteur : John Marrs

Genre : Thriller

Editeur : Hugo Thriller

Date de sortie : 07/11/2019

Présentation

L’Angleterre, demain, ou peut-être après-demain.
Les voitures sans conducteur sont devenues obligatoires.  » Un réel progrès pour la sécurité de tous « , se dit-on. Mais quand un hacker prend le contrôle de huit véhicules, le progrès devient une menace. Mortelle. Les huit véhicules et leurs passagers sont programmés pour rouler vers une collision aussi spectaculaire que fatale.
Impossible, pour les autorités, d’intervenir : les voitures exploseraient.
Tous vont mourir. Tous, sauf celui ou celle que le public décidera de sauver via les réseaux sociaux. Chaque passager doit plaider sa cause pour influencer les votes, en se présentant sous son meilleur jour. Mais le hacker connaît aussi leurs secrets les plus sombres…
ET VOUS, QUI SAUVERIEZ-VOUS ?

Auteur 

John Marrs est journaliste free-lance. Les Passagers est son sixième roman.

Mon avis

EXCELLENT !!!

Je vous présente une de vos prochaines lectures ! 😉

Vous l’aurez compris, je ne ménagerai pas le suspense en ce qui concerne mon retour sur Les Passagers. Si j’avais déjà beaucoup apprécié Âmes sœurs, le précédent titre de l’auteur paru l’an dernier en France, je suis totalement conquise par Les Passagers, un thriller d’anticipation très intelligent et terriblement percutant !

Cette histoire est flippante, dure, dérangeante et le pire, c’est qu’elle sonne juste ! Un futur proche, des voitures autonomes, des intrigues politiques, des hackers prêts à tout pour dénoncer les manigances du gouvernement. Puis, des anonymes qui cultivent chacun leur jardin secrets composé de cachotteries plus ou moins avouables. Le tout à un rythme effréné.

J’ai reçu un uppercut à la fin de chaque chapitre ou presque. Méchanceté, sournoiserie, mensonge. L’être humain a plus d’un tour dans son sac pour parvenir à ses fins.

L’auteur nous entraîne, à une cadence soutenue, dans un univers futuriste dans laquelle la dualité a toujours sa place. Les bons côtoient les mauvais. Dans un avenir proche, rien a changé. Enfin presque. Car l’intérêt de la population grandit en même temps que l’étendue des réseaux sociaux. La détresse subjugue. La peur fascine. La mort magnétise. Les insatiables se réunissent et les inhibitions tombent. La haine grandit. C’est le chaos !

Une lecture envoutante qui dépeint les possibles dérives d’un monde à venir à travers une psychologie remarquable des personnages.

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour cette très belle découverte.

Je vous conseille vivement cette lecture, que vous soyez adeptes ou non des thrillers d’anticipation. A la base, je ne le suis pas du tout ! Et pourtant, j’ai été conquise.

 

Le secret le plus sombre – Carla Buckley

Titre : Le secret le plus sombre

Auteur : Carla Buckley

Editeur : Charleston – Collection Charleston noir

Genre : Thriller

Date de sortie : 28/08/2018

Présentation

Dans la famille Lattimore, Eve, la mère, est le socle. David, son mari, s’absente la semaine pour son travail et elle doit tout gérer : la crise d’adolescence de leur fille Melissa, et surtout la sécurité de leur fils Tyler, qui souffre d’une maladie rare, la maladie des « enfants de la lune » : la moindre exposition aux rayons du soleil peut lui être fatale. Pour éviter tout accident, leur maison, sous la vigilance d’Eve, est devenue une véritable forteresse.
Entièrement dévouée à son fils, Eve ne se rend plus compte de rien. Que fait Tyler lorsque tout le monde dort ? Que lui cache sa fille qu’elle ne reconnaît plus ? Et que sait-elle vraiment de l’existence de David, à des milliers de kilomètres de là ?
Quand un événement dramatique frappe Eve de plein fouet, elle prend une terrible décision : pour elle, sa famille passe avant tout. Mais pourra-t-elle vraiment la sauver ?

Auteure

Carla Buckley

Carla Buckley est née à Washington. Elle a été assistante d’un sénateur, analyste au Smithsonian et plume pour un entrepreneur ! Elle vit en Caroline du Nord avec son mari et leurs trois enfants. Elle est l’auteure de quatre romans sélectionnés pour de nombreux prix littéraires.

Mon avis

Il y a un moment pour tout, n’est-ce pas ?

Tout en mesurant le potentiel de ce livre, je ne parvenais pas à entrer dans l’histoire. Des difficultés de concentration, de trop courts laps de temps pour lire d’une traite ne serait-ce qu’un chapitre, l’esprit qui divague alors que les lignes défilent…Bref, je vous passerai les symptômes d’une panne de lecture.

J’ai donc attendu plusieurs jours, le temps de…guérir ! 😉 Une fois remise sur pied, j’ai enfin pu apprécier ce bouquin à sa juste valeur et je l’ai dévoré. Comme quoi, il est inutile de se précipiter.

Que dire sur cette sombre histoire qu’est Le secret le plus sombre ? Il est ici question d’amour. D’un amour débordant d’une mère pour son fils, atteint d’une maladie appelée XP. Celui-ci, nommé Tyler, ne peut s’exposer à la lumière sous peine de perdre la vie. Il vit donc cloîtrer dans sa chambre, suit des cours par correspondance et sort, une fois la nuit tombée. Malgré ces précautions, il n’atteindra sans doute jamais les 20 ans. Eve agit donc en mère ultra protectrice envers Tyler. Quoi qu’il arrive, elle le protègera. Jamais elle ne s’avouera vaincue. Cette mère courage est de toute évidence LA protagoniste de cette histoire. Celle autour de qui tout tourne. L’auteure nous offre le portrait d’une femme complètement dévouée à son enfant. Je n’ai pas dit à sa famille car Eve délaisse quelque peu son mari et sa fille aînée. Elle a tellement peur pour son fils. Elle tremble pour lui. Tout le temps. Ce personnage m’a profondément touchée.  Une grande force de caractère émane d’elle. Moi même mère, il m’a été plus que facile de me mettre dans sa peau.

Lorsque la nuit fait place au jour, Tyler arpente donc les environs de son domicile. Il voit alors ce que beaucoup, depuis leur domicile ignorent. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui se dégage des sorties nocturnes de l’adolescent. Les tranches de vie des ses voisins. Les caractères qui se dévoilent. Les faiblesses de chacun. On sent une certaine tension. Le personnage de Tyler est également très intéressant. Profond.

Je n’emploierai pas vraiment le mot suspense pour décrire un quelconque passage de cette histoire. Ici, pas d’enchaînement de péripéties ni donc de suspense insoutenable. Le secret le plus sombre est sans nul doute un thriller psychologique. Pas de sang ni de barbaries. Par contre, une confrontation à un dilemme qui parait insoluble ( la souffrance semble inévitable pour l’un des personnages) fait cogiter plus d’une fois !!!

Si vous être claustrophobe, vous allez suffoquer. Du moins, ce fut mon cas…

Un roman que j’ai apprécié. J’ai passé un très bon moment malgré quelques longueurs qui, à mon sens, ont un peu ralenti le récit.

 

Iboga – Christian Blanchard

Titre : Iboga

Auteur : Christian Blanchard

Editeur : Belfond – Points

Genre : Thriller

Date de sortie : 25/01/2018 – 04/04/2019

Présentation

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité…

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la  » Louisette « .
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…
Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l’avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.
Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois… Un homme trop jeune pour mourir.

Auteur

Christian BLANCHARD

Après des études de sociologie, Christian Blanchard, d’origine bretonne, a passé vingt-cinq ans au sein d’une institution publique. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.
Il est l’auteur de Parasite (2012, sélectionné pour le prix intramuros), Les loups gris (2013), Curriculum Vitae (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2014), Pulsions salines (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2015) et L’Immortelle qui pleurait les morts, parus aux éditions du Palémon. La salamandre de Kerpape (2014) est paru aux Éditions Chemin Faisant.

Mon avis

Deuxième lecture dans le cadre de la sélection des lecteurs du Prix du meilleur Polar des éditions Points, après Qaanaaq de Mo Malo.

Une lecture…wouah !!!!

J’ai la chance de faire partie du jury cette année et j’en suis très heureuse. Surtout lorsque une lecture comme celle-ci m’est proposée !!!

Ce livre… !!! Alors, qu’en dire ? J’ai vécu la vie carcérale aux côtés de Jefferson Petitbois à 200 %. Ce huis clos claustrophobique m’a littéralement envoûtée. Je ne pouvais plus le lâcher alors que, pourtant, il m’a mise mal à l’aise. A aucun moment je n’ai ressenti de l’empathie, ni même de la sympathie pour cet homme. Il mérite la situation dans laquelle il se trouve.

J’ai vécu son quotidien sans pouvoir, moi non plus, fuir cette cellule. J’ai étouffé. J’ai attendu l’heure de sortie dans cette minuscule cour. J’avais hâte des rendez-vous au parloir. Bref, j’ai été Jefferson Petitbois l’espace de quelques heures de lecture. Puis, une fois le livre refermé, aussi. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à passer à une autre lecture. C’est un signe. Le signe que cette histoire ne se fond pas au milieu des autres. Elle a eu un effet particulier sur moi tant en ce qui concerne les personnages principaux que secondaires. Je pense inévitablement à Jean mais aussi à Chef Martin. Un homme peut-être si différent selon à côté de qui il se tient.

Le destin d’un homme tient finalement a bien peu de choses. Au milieu dans lequel il grandit, aux rencontres qu’il fait. Le mal relève-t-il de l’inné ? Voilà sur quelles réflexions je repose ce bouquin sur l’étagère. Il est plus de minuit. En allant me coucher, je pense à Jefferson Petitbois. A ce qu’a été sa vie. Mais surtout, à celle qu’elle aurait pu être si…

Si…

Un livre que je vous conseille. Cent fois. Mille fois. Mais attention à vous : il est noir, très noir. Beau, très beau.

 

 

Dans la toile – Vincent Hauuy

Je profite de ce jour férié pour me mettre à jour dans mes chroniques. Voici la seconde du jour, toujours aux Editions Hugo Thriller. Si le mois dernier, les Editions de La Martinière étaient à l’honneur, ce mois-ci ce sont les thrillers d’Hugo 😉

Titre : Dans la toile

Auteur : Vincent Hauuy

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller

Date de sortie : 02/05/2019

Présentation

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique d’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

Auteur

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Concepteur de jeux vidéo, Vincent Hauuy est également romancier et scénariste. Son premier livre, Le Tricycle rouge, a remporté le prix VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi, et rencontré un immense succès public (plus de 130 000 exemplaires vendus).

Mon avis 

C’est avec cet opus que je découvre l’auteur. J’ai bien sûr entendu parler de Le tricycle rouge et Le brasier mais, à ce jour, je ne les ai pas lus. Il n’est pas trop tard me direz-vous ! 😉

J’ai vite été happée par le côté sauvage des lieux : les Vosges et son immense chalet en rondin entouré d’une dense forêt. Très vite, l’ambiance est pesante et l’atmosphère lugubre. Le lecteur est d’emblée propulsé dans ce Maine français comme le dépeint la protagoniste. Je suis vraiment très friande de ce type de décor. C’est donc tout naturellement que les pages se sont tourné sans que je les vois passer.

Isabel, l’héroïne, a perdu la mémoire suite à une fusillade. Seule survivante, les séquelles sont néanmoins très présentes. Son mari, Franck, médecin, est très souvent absent. Livrée à elle-même dans cet immense chalet, ce renouveau s’avère être très vite à l’opposé de ce que l’espérait. Cette renaissance n’en est pas une.  des bruits se font entendre. La tension va crescendo.

L’alternance passé – présent permet d’en apprendre davantage sur Isabel et de donner du rythme au récit. Jusqu’à plus de la moitié, j’étais complètement immergée dans l’histoire. Puis, subitement, j’ai perdu le fil… La construction m’a échappée alors que ce n’était pas du tout le cas précédemment. Tout est devenu assez confus. J’ai trouvé qu’il y avait un manque de clarté sur le dernier tiers. Alors, certes, il ne m’a pas gêné dans ma compréhension des événements. Toutefois, il a quelque peu altéré mon plaisir de lecture.

Une lecture qui partait pourtant très bien.

Je remercie les éditions Hugo Thriller, car, voyons le bon côté des choses : j’ai bien envie de découvrir les précédents titres de l’auteur qui ont tant fait parler d’eux 🙂