Organigramme – Jacques Pons

Titre : Organigramme

Auteur : Jacques Pons

Genre : Thriller

Editeur : Hugo Roman collection Hugo Thriller

Date de sortie : 20/09/2018

Présentation

La vision sans exécution n’est qu’hallucination.

Telle est la devise du célèbre patron de la Maison Louis Laigneau, fleuron du luxe français. Martelée en chaque occasion, de séminaires de créativité entre beautiful people en conference calls des membres du CoDir, elle va également devenir celle d’un tueur dont le seul but est d’anéantir de façon brutale, méthodique et cruelle l’intégralité de l’entreprise et de ses salariés. Quelles sont ses motivations? Quelles sont réellement ses cibles? Pourquoi un tel déferlement de haine froide?
Une chose est sûre: rien ni personne ne sera épargné dans la réalisation de ce mortel projet.

Auteur 

Passionné de littérature, de voyages et de gastronomie, Jacques Pons travaille depuis plus de quinze ans dans l’univers de la mode. C’est cette expérience qui lui a inspiré l’écriture d’Organigramme, dans le cadre du concours du meilleur thriller 2018 présidé par Michel Bussi 2018, pour lequel il a reçu le Coup de coeur RTL.

Organigramme est son premier roman.

Mon avis 

Coup de cœur RTL 2018.

Tout d’abord, je souhaiterais remercier les éditions Hugo Thriller pour cette découverte.

Nous voilà plongés au cœur du monde impitoyable de l’entreprise. Dans le secteur de la mode qui plus est…aurais-je envie de rajouter. Dans la maison Louis Laigneau, le président directeur général Angelo Bertani fait régner la terreur auprès de ses employés. Tout comme certains autres membres de la direction. CREATIVITE- VISION- EXECUTION sont les mots d’ordre.

EXECUTION. Bien avant que le drame ne débute, l’atmosphère, lourde, très lourde, est plus que palpable. Les secrets sont nombreux. Le malaise grandissant. Les drames se succèdent. L’auteur est sans pitié. L’horreur des meurtres n’est pas plus terrible que l’attente, insupportable, qui s’écoule entre chacun d’eux. Insupportable dans le sens où l’on sent qu’un nouvel événement tragique est en préparation. Jusqu’où ira le tueur ? Sa folie semble ne pas avoir de limites. Mis à part quelques rares détails la dimension psychologique l’emporte haut la main sur le côté  » gore « , ce qui n’est pas pour me déplaire. Le stress professionnel, la dureté du management, la tension qu’a vécue les employés de cette maison connue et reconnue a crée de nombreux dégâts, voilà ce que veut mettre en exergue l’auteur. Et il y parvient très bien. Basculer  » de l’autre côté  » n’arrive pas qu’aux autres. Le burn out arrive parfois plus vite qu’on le croit. Certains donneraient tout pour réussir jusqu’à perdre une partie d’eux même.

Un portrait très réaliste, avec des dommages collatéraux heureusement peu répandus (!), de l’intérieur d’une prestigieuse enseigne, le tout décrit avec une plume que je qualifierais de belle. J’ai trouvé l’écriture de ce thriller particulièrement soignée, ce qui n’est pas toujours un point que je retiens dans une œuvre appartenant à ce genre littéraire.

Pour finir, et sans trop en dévoiler, je saluerai ce parallèle entre les beaux quartiers de la capitale et les banlieues. Que ce soit d’un point de vue géographique ou bien éthique, ces deux mondes ne sont finalement pas si éloignés lorsqu’il s’agit d’ organigramme…

 

 

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Helena de Jérémy Fel

Titre : Helena

Auteur : Jérémy Fel

Genre : Thriller

Edition : Rivages

Date de sortie : 22/08/2018

Présentation

Kansas, un été plus chaud qu’à l’ordinaire. Une décapotable rouge fonce sur l’Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l’ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s’échappent d’une cave. Des rêves de gloire naissent, d’autres se brisent. La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue. Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre familial. Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu’en l’infligeant à d’autres… Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d’où ils tenteront par tous les moyens de s’extirper. Quitte à risquer le pire. Et il y a Helena… Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils commettent l’irréparable ? Après Les Loups à leur porte, Jeremy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.

Auteur

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Jérémy Fel a été scénariste de courts-métrages et libraire. Qualifié de  » fils spirituel français de Stephen King « , il travaille actuellement à l’adaptation de son premier roman. Les loups à leur porte ( pris du Polar en Série 2016 ) qui avait été accueilli comme la révélation de la rentrée littéraire en 2015. Helena est son second roman.

Mon avis

Un voyage atypique au cœur du Kansas.

La vie dans les zones rurales du sud des Etats-Unis n’est pas toujours de tout repos. La chaleur, les champs à perte de vue…et ce qui pourrait bien s’y cacher, les petites villes et leurs commérages. Bienvenue à Emporia. Les gens sont isolés. On s’y ennuie alors on y boit, on y fume, on passe le temps et parfois on finit par commettre des actes pas très catholiques. La plupart des habitants de cette bourgade ne rêve que d’une chose : la quitter. Sinon tous, les protagonistes du moins. Norma, la mère de famille courage dotée d’un instinct de survie remarquable puis ses fils Tommy et Graham. Si les deux premiers personnages n’ont que de vagues mais fortes envies d’ailleurs, Graham, lui, a un objectif bien précis : s’installer à New York avec sa petite amie et suivre des cours dans une prestigieuse école de photographie dans laquelle il vient d’être accepté.

L’ambiance tendue, parfois très tendue qui se dégage de ce roman est littéralement étouffante. Délicieusement étouffante. Car si j’ai trouvé quelques longueurs à la fin du premier quart du livre, j’ai très vite pris plaisir à suivre les personnages. Les événements ne sont pas toujours enchainé, néanmoins, l’atmosphère a su me saisir au point de me contenter. Je me suis retrouvée en clin d’œil au milieu des champs de maïs. Les pages se succèdent et je poursuis mon voyage en Amérique.

Chacun veut garder ses secrets. Mais ce n’est pas facile dans une petite ville…

Au cœur de l’histoire : les non-dits qui vont au fil des pages se révéler et prendre des proportions inattendues. Norma tente de faire face depuis des années à ce qu’est sa vie. Une vie qui ne ressemble en rien à ce à quoi elle aspirait en acceptant de fouler le sol du Kansas. Toutefois, en fermant les yeux sur certaines choses et en occultant les sujets les plus épineux, les jours passent et se ressemblent. Afin de mettre un peu de joie dans sa morne existence, Norma reporte ses actes manqués sur Cindy, sa petite fille au visage d’ange de huit ans. Le centre de ses attentions. Sans doute est-ce pour cette raison, pour sa façon d’agir avec sa fille, que j’ai été incapable de ressentir la poindre empathie pour son personnage. Elle l’aime c’est certain. Mais, à sa façon.

Ainsi Norma et sa famille vivent presque en marge de la société. En huis clos. Jusqu’à l’arrivée de Hayley….Certaines rencontres ne devraient jamais se produire. Elles donnent lieu à un enchaînement d’actes aux conséquences dramatiques et irréversibles.

Un thriller qui est aussi un roman de société sur la vie dans certaines bourgades rurales reculées du sud des Etats-Unis où l’ennui règne en maître absolu. Une histoire qui traite de multiples sujets. Lourds, très lourds. Pédophilie. Inceste. Et amour filial. Cet amour inégalable dont le manque ou, à l’inverse, le surplus peut commettre des ravages. Et bien sûr, une théorie qui se vérifie : une mère n’a pas de limite lorsqu’il s’agit de protéger ses enfants.

Le tout avec une noirceur implacable mais sans détails gores. Ce que j’apprécie grandement. L’auteur s’en tient à la dimension psychologique qu’il narre d’une plume de maître.

Petit bémol : j’ai l’impression d’être passée à côté du personnage d’Helena. Et vous ???

Un très bon moment de lecture alors que les pavés de 700 pages ne sont pas forcément dans mes goûts.

 

 

 

Maudite ! Denis ZOTT

Titre : Maudite !

Auteur : Denis Zott

Genre : Thriller

Editeur : Hugo Thriller

Date de sortie : 07/06/2018

Présentation

Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C’est l’appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l’Ohème.
Une jeune femme, blessée, parvient à s’échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d’ange, enceinte jusqu’aux yeux, n’est pas partie les mains vides : elle s’est enfuie avec l’argent et la drogue de Tony.

Et l’argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l’infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d’espérer se sortir seule de ce piège qu’est devenue sa ville.

Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d’elle qu’elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s’avérer être un démon ?
Pour trouver la lumière, Luce n’aura d’autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

Auteur

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Spécialiste de la communication des collectivités locales, Denis Zott travaille comme directeur de cabinet et de la communication à la mairie de Saint-Tropez.

Mon avis

Bon alors que dire après une telle lecture ??? Tout d’abord, merci à mon partenaire les éditions Hugo Thriller !

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Pourquoi ?? Eh bien parce que ce ne sont pas des tendres dans cette histoire. Trafiquants de drogue, prostituées, flics ripoux, supporters de l’Olympique de Marseille…;-) Je vous souhaite la bienvenue dans les bas fonds de Marseille. Alors la cité phocéenne, je la connais bien puisque je vis tout à côté mais j’avoue que ces coins là et cette ambiance, c’est nouveau pour moi ! J’ai donc dû prendre mes marques et m’habituer au décor tout comme au langage fleuri des personnages. Mes petites oreilles chastes en ont pris un coup mais je vous assure, elles se sont remises depuis !

Une fois dans le bain, me voici comme un poisson dans l’eau me laissant guider dans le parcours totalement hallucinant de Luce, cette jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie. Des épreuves, elle en a traversées. Des gens peu recommandables, elle en a croisés et ce, malgré son jeune âge. Il faut dire qu’elle est très jolie Luce et que son beau petit minois les fait tous craquer. A ses côtés, se trouve Tony, plus fan de l’OM que lui, tu meurs ! Un couple qui n’en est pas vraiment un. Une alliance, avec ses hauts et ses bas. Sauf que lorsque Luce décide de partir avec la drogue et l’argent de monsieur, rien ne va plus !!!

Que l’on apprécie ou pas ce style, pour ma part, je me situe à mi-chemin, entre les deux, on se doit de reconnaître une grande qualité à Maudite ! : on ne s’ennuie jamais. Les péripéties s’enchaînent et les pages défilent. C’est violent, parfois très violent, je ne vous le cache pas. Noir, très noir. Les personnages n’ont pas froid aux yeux. Ils sont cruels. Certains actes, un particulièrement, que je tairai cela va sans dire, m’a presque choquée. Néanmoins, une fois dedans, j’ai couru à perdre haleine. J’ai eu peu d’occasion de reprendre mon souffle. La plume de Denis Zott ne m’en a pas laissé le temps. J’ai fini…sur les rotules avec quelques palpitations en prime !!!

On m’avait prévenue. Ce livre est un OVNI. J’en conviens !!! Et je suis certaine que vous en conviendrez aussi. Amateurs du genre : foncez !!!!

Les jumeaux de Piolenc – Sandrine Destombes

Titre : Les jumeaux de Piolenc

Auteur : Sandrine Destombes

Genre : Thriller / Roman policier

Editeur : Hugo roman (collection Hugo thriller)

Date de sortie : 03/05/2018

Présentation

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

Auteur

Sandrine Destombes

Née en 1971, Sandrine Destombes vit à Paris et travaille dans la production d’événements. Les Jumeaux de Piolenc est son cinquième thriller.

Mon avis

LE page turner !!!

Bon, je n’irai pas par quatre chemins : j’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture ! J’en profite donc pour remercier mon partenaire les éditions Hugo thriller pour cette très belle découverte.

Je n’étais pas forcément partie pour découvrir ce titre si tôt étant donné que ma PAL déborde de livres qui la constituent depuis bien plus longtemps que celui-ci. Mais j’ai commencé à lire les premières pages par curiosité puis…les mots ont fait le reste. Les chapitres courts qui s’achèvent par une phrase choc ont fait que j’ai littéralement dévoré cette histoire. J’ai été frappée par le syndrome classique du « encore un chapitre et j’arrête ». Eh bien oui, qu’est-il arrivé aux jumeaux Solène et Rafaël en 1989 ? La disparition de ces enfants a fait beaucoup de ravages dans le village et il semblerait que, même trente ans plus tard, lorsque le drame connaît des rebondissements, certains habitants soient encore et toujours à la recherche de la vérité. La détresse du père, l’acharnement de l’ancien policier, l’amitié qui est née au fil du temps entre ces deux hommes. La disparition d’enfants est un sujet qui est souvent traité dans les thrillers et les polars mais…pas de cette façon !

Autant d’éléments qui ne m’ont laissée indifférente. Beaucoup d’émotions au cours de cette histoire (très) addictive dans laquelle sensibilité et effroi se mêlent. J’avoue avoir été assez mal à l’aise à la lecture de certains passages. Plus on avance et plus les détails sordides sautent au visage du lecteur. Je ne suis habituellement pas friande de ce type d’informations, néanmoins la plume de l’auteure m’a facilité la digestion tout comme le rythme haletant et la remarquable construction du récit. Pas de sang mis en avant mais…une certaine torture psychique.

Un thriller à forte dimension psychologique pour un sujet très sensible. Un prix AMPLEMENT mérité que celui du meilleur thriller français RTL présidé par Michel Bussi.

Une lecture que je vous conseille sans plus attendre. Une histoire très prenante que vous aurez du mal à lâcher. Je peux vous l’assurer !

 

 

Tuer n’est pas vivre – Charlotte Adam

Titre : Tuer n’est pas vivre

Auteur : Charlotte Adam

Genre : Thriller – Suspense

Edition : Autoédition

Date de sortie : 28/07/2017

Présentation

New-York, de nos jours. Depuis des années Wade mène une vie où l’argent et le sang se mêlent quotidiennement. Une vie dans laquelle aucune attache n’est possible, et où la fin peut survenir à tout moment. Wade l’a accepté depuis longtemps. Lorsqu’il renoue le contact avec un vieil ami, restaurateur italien membre de la mafia et père de la jeune et fantasque Marina, Wade est entraîné dans des milieux qu’il connaît bien mais où cette fois sa vie ne sera pas la seule en jeu. Danger et manipulation ne viennent pas forcément de là où on les attend et, quand l’attirance se mêle au doute, Wade devra choisir entre ce que lui dicte son instinct et un ultime désir d’une autre vie.

Auteur 

Je n’ai pas trouvé d’informations sur l’auteure, ni de photo d’ailleurs…

Au lieu de nous livrer des détails sur sa vie, Charlotte Adam nous parle de l’écriture et du besoin quasi biologique que celle-ci représente dans sa vie.

Mon avis 

Tout d’abord, je voudrais remercier l’auteure pour ce SP.

Je ressors de cette lecture avec un avis mitigé. Je m’explique 🙂

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Mon plaisir s’est fait attendre. Et ce, pour deux raisons. Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue assez longue à se mettre en place. Disons que, en elle-même, elle ne tarde pas vraiment. Néanmoins elle s’étire, s’étire, et j’avoue y avoir trouvé des longueurs qui ont gêné ma lecture et ma volonté d’en savoir davantage.

De plus, le style de l’auteure m’a rappelé celui d’un scénario de film. Je ne saurais dire précisément en quoi. Sans doute, est-ce dû au thème abordé qui est celui de la mafia dans le quartier de Little Italy à New York mais aussi et surtout à la façon dont les événements sont narrés. A la présence des détails sur le milieu dont quelques faits  » classiques » que j’ai déjà vus et lus. Le décor est bien planté c’est un fait. Peut-être trop justement. Beaucoup de scènes ont lieu dans le restaurant italien du père de l’héroïne. Des scènes qui ne font pas vraiment avancer l’action.

Je vais maintenant m’attarder sur les personnages car ils sont, à mon sens, la force de cette histoire. Tout se joue entre cet homme et cette femme. La protagoniste féminine, Marina, sait y faire. Intelligente, elle sait user de ses charmes. A tous les coups. De telle sorte que ses caprices sont parfois irritants…Même le séduisant et charismatique Wade a du mal à rester insensible à sa forte personnalité. Je dois dire que le personnage de Wade est sensationnel !!! C’est sur ce tueur à gage au charme irrésistible que repose une bonne partie du roman. Ce personnage est très bien travaillé. Un côté solitaire et dur. Un écorché vif énigmatique qu’on a très envie de connaître. Je me suis plu à l’imaginer…Entre eux, c’est électrique. Un très bon duo sur le devant de la scène. Une histoire dans l’histoire. Un jeu très félin du type chat et souris…

Je précise que Tuer n’est pas vivre n’est pas un one shot. Ce que j’ignorais.

Je finirai sur l’écriture de l’auteure qui est fluide et agréable. Un moment de lecture avec ses hauts et ses quelques bas. J’invite les amateurs du genre à se faire leur propre avis car le roman bénéficie de commentaires élogieux.

 

La liste de nos interdits de Koethi Zan

Titre : La liste de nos interdits

Auteur :Koethi Zan

Genre : Thriller

Edition : Fleuve Editions / Pocket

Date de publication : 2015 / 14 septembre 2017

Présentation

– Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir
– Ne pas se garer à plus de six places de sa destination
– Ne pas faire confiance à un inconnu
– Ne pas sortir sans bombe lacrymo
– Toujours repérer les sorties
– Toujours suivre les règles
– Ne jamais paniquer…

ET LA RÈGLE N°1
Ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu

Sarah et Jennifer ont tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers. Énuméré tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr. Aucun imprévu ne devait pouvoir les surprendre. Mais un soir, elles enfreignent la première règle. Elles prennent un taxi. Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin.

Auteur

Koethi Zan

Koethi Zan a grandi en Alabama et a longtemps exercé la profession de juriste dans le domaine du divertissement et des médias. Après le succès international de son premier roman La Liste de nos interdits (Fleuve Éditions, 2015 ; Pocket, 2017), son deuxième roman, À jamais tu obéiras (Fleuve Éditions, 2017), a confirmé son statut d’auteure de thriller avec laquelle il faut compter. Koethi Zan vit près de New York avec sa famille.

Mon avis

Une lecture anxiogène. Un thriller original.

J’étais partie dans l’idée que l’auteure aller se focaliser sur la captivé. En un sens, il n’en est rien. Et heureusement j’ai envie de dire, je ne suis pas une adepte des thrillers qui abordent le thème de la séquestration. Les seules rares évocations du lieu où les protagonistes ont été retenues m’ont donné la nausée. Il faut dire que je ne suis pas une habituée du genre. Mais ici, pas de place au gore. Nous sommes davantage dans la torture psychologique. Le lecteur est malmené mais l’auteure lui fait grâce des détails sordides. Ce qui pour ma part, me convient très bien !

La tension n’en est pas moins intense. Très intense. Sarah et Jennifer se sont livrées à un exercice pour le moins peu commun. Elles ont rédigé une liste de risques à ne pas encourir. Malgré toutes les précautions prises, elles vont se retrouver dans une situation cauchemardesque. Dix ans après, elles tentent de se reconstruire. Elles ne sont pas au bout de leurs surprises.

Les rebondissements se succèdent. Le lecteur entre dans des mondes obscurs. Dans le monde universitaire, tout d’abord, et la dure compétition que se livrent les enseignants chercheurs. La folie sert-elle à la recherche ? Ou est-ce plutôt derrière un prétexte de recherche que les âmes les plus torturées peuvent assouvir leurs penchants inavouables ? Jusqu’où certains professeurs iraient pour mener à bien leurs travaux ? Pour donner vie à leur côté malsain et obscur. Un autre monde s’ouvre aux lecteurs. Celui de la religion. De l’obsession que certains nourrissent pour elle alors que d’autres feignent la foi afin de dissimuler le côté prédateur qui sommeille en eux. Incursion dans l’Amérique profonde. Dans des bourgades rurales où les sectes fourmillent et où leurs gourous abusent des êtres les plus fragiles.

Les descriptions, d’une grande justesse, rendent le récit très réaliste. Une lecture atypique, à la fin inattendue, qui m’a fait passer un agréable moment. Une belle découverte.

Je t’aime de Barbara Abel

Titre : Je t’aime

Auteur : Barbara Abel

Editeur : Belfond

Genre : Thriller / Roman noir

Date de sortie : 03/05/2018

Présentation

Rien n’est plus proche de l’amour que la haine.
Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Auteur

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Née en 1969, Barbara Abel vit à Bruxelles, où elle se consacre à l’écriture. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le prix du Roman policier du festival de Cognac en 2002. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’Innocence des bourreaux (Belfond, 2015) et Je sais pas (Belfond, 2016), Je t’aime est son douzième roman.

Mon avis

Derrière une apparente simplicité, un machiavélisme à toute épreuve.

Barbara Abel ou l’art d’introduire un événement extraordinaire dans une vie tout ce qu’il y a de plus ordinaire et de la bouleverser à jamais. Nous voici, lecteurs, immergés dans le quotidien, tout ce qu’il y a de plus banal, d’une famille recomposée. Puis soudain, un acte irréversible balaie tout sur son passage. Attention, dans un premier temps, il ne s’agit pas d’une tempête. Non, l’auteure est bien plus subtile que cela. Elle dissémine le malheur façon épidémie. Lentement. Sournoisement.

J’ai dû relire certains passages à plusieurs reprises tant j’ai été chamboulée par la justesse de la description des émotions. Barbara Abel dissèque l’âme humaine avec une minutie et une exactitude absolument épatantes. J’avais déjà relevé ce fait dans certains de ces romans mais je dois dire que l’exercice est encore plus réussi dans cet opus. Parler avec tant de simplicité, s’immiscer avec autant de finesse dans un personnage est époustouflant. Involontairement me voilà décortiquant le texte, me penchant sur chacun des mots. J’ai l’impression d’avoir une radiographie des émotions face à moi.

Rien n’est plus intense que les liens du sang. Un secret peut détruire une vie. Une famille. Jusqu’où peut-on aller pour protéger les siens ? Loin. Très loin. Trop loin. On s’aime. On s’aime extrêmement fort. On prend ce bonheur pour acquis. Et puis, soudain, un événement vient tout remettre en cause et l’amour cède, sans sourciller, sa place à la haine. Amour- haine. La frontière est si ténue. Connaissez-vous les conséquences de ce brutal changement ? L’auteure vous les conte.

C’est fort ! Très fort ! Alors, est ce un thriller ? Un roman noir ? Un roman psychologique ?

Un uppercut. C’est certain !

A découvrir AB-SO-LU-MENT !!! Ce livre est un véritable coup de cœur !!!!!!