Iboga – Christian Blanchard

Titre : Iboga

Auteur : Christian Blanchard

Editeur : Belfond – Points

Genre : Thriller

Date de sortie : 25/01/2018 – 04/04/2019

Présentation

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité…

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la  » Louisette « .
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…
Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l’avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.
Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois… Un homme trop jeune pour mourir.

Auteur

Christian BLANCHARD

Après des études de sociologie, Christian Blanchard, d’origine bretonne, a passé vingt-cinq ans au sein d’une institution publique. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture.
Il est l’auteur de Parasite (2012, sélectionné pour le prix intramuros), Les loups gris (2013), Curriculum Vitae (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2014), Pulsions salines (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2015) et L’Immortelle qui pleurait les morts, parus aux éditions du Palémon. La salamandre de Kerpape (2014) est paru aux Éditions Chemin Faisant.

Mon avis

Deuxième lecture dans le cadre de la sélection des lecteurs du Prix du meilleur Polar des éditions Points, après Qaanaaq de Mo Malo.

Une lecture…wouah !!!!

J’ai la chance de faire partie du jury cette année et j’en suis très heureuse. Surtout lorsque une lecture comme celle-ci m’est proposée !!!

Ce livre… !!! Alors, qu’en dire ? J’ai vécu la vie carcérale aux côtés de Jefferson Petitbois à 200 %. Ce huis clos claustrophobique m’a littéralement envoûtée. Je ne pouvais plus le lâcher alors que, pourtant, il m’a mise mal à l’aise. A aucun moment je n’ai ressenti de l’empathie, ni même de la sympathie pour cet homme. Il mérite la situation dans laquelle il se trouve.

J’ai vécu son quotidien sans pouvoir, moi non plus, fuir cette cellule. J’ai étouffé. J’ai attendu l’heure de sortie dans cette minuscule cour. J’avais hâte des rendez-vous au parloir. Bref, j’ai été Jefferson Petitbois l’espace de quelques heures de lecture. Puis, une fois le livre refermé, aussi. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à passer à une autre lecture. C’est un signe. Le signe que cette histoire ne se fond pas au milieu des autres. Elle a eu un effet particulier sur moi tant en ce qui concerne les personnages principaux que secondaires. Je pense inévitablement à Jean mais aussi à Chef Martin. Un homme peut-être si différent selon à côté de qui il se tient.

Le destin d’un homme tient finalement a bien peu de choses. Au milieu dans lequel il grandit, aux rencontres qu’il fait. Le mal relève-t-il de l’inné ? Voilà sur quelles réflexions je repose ce bouquin sur l’étagère. Il est plus de minuit. En allant me coucher, je pense à Jefferson Petitbois. A ce qu’a été sa vie. Mais surtout, à celle qu’elle aurait pu être si…

Si…

Un livre que je vous conseille. Cent fois. Mille fois. Mais attention à vous : il est noir, très noir. Beau, très beau.

 

 

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Dans la toile – Vincent Hauuy

Je profite de ce jour férié pour me mettre à jour dans mes chroniques. Voici la seconde du jour, toujours aux Editions Hugo Thriller. Si le mois dernier, les Editions de La Martinière étaient à l’honneur, ce mois-ci ce sont les thrillers d’Hugo 😉

Titre : Dans la toile

Auteur : Vincent Hauuy

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller

Date de sortie : 02/05/2019

Présentation

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique d’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

Auteur

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Concepteur de jeux vidéo, Vincent Hauuy est également romancier et scénariste. Son premier livre, Le Tricycle rouge, a remporté le prix VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi, et rencontré un immense succès public (plus de 130 000 exemplaires vendus).

Mon avis 

C’est avec cet opus que je découvre l’auteur. J’ai bien sûr entendu parler de Le tricycle rouge et Le brasier mais, à ce jour, je ne les ai pas lus. Il n’est pas trop tard me direz-vous ! 😉

J’ai vite été happée par le côté sauvage des lieux : les Vosges et son immense chalet en rondin entouré d’une dense forêt. Très vite, l’ambiance est pesante et l’atmosphère lugubre. Le lecteur est d’emblée propulsé dans ce Maine français comme le dépeint la protagoniste. Je suis vraiment très friande de ce type de décor. C’est donc tout naturellement que les pages se sont tourné sans que je les vois passer.

Isabel, l’héroïne, a perdu la mémoire suite à une fusillade. Seule survivante, les séquelles sont néanmoins très présentes. Son mari, Franck, médecin, est très souvent absent. Livrée à elle-même dans cet immense chalet, ce renouveau s’avère être très vite à l’opposé de ce que l’espérait. Cette renaissance n’en est pas une.  des bruits se font entendre. La tension va crescendo.

L’alternance passé – présent permet d’en apprendre davantage sur Isabel et de donner du rythme au récit. Jusqu’à plus de la moitié, j’étais complètement immergée dans l’histoire. Puis, subitement, j’ai perdu le fil… La construction m’a échappée alors que ce n’était pas du tout le cas précédemment. Tout est devenu assez confus. J’ai trouvé qu’il y avait un manque de clarté sur le dernier tiers. Alors, certes, il ne m’a pas gêné dans ma compréhension des événements. Toutefois, il a quelque peu altéré mon plaisir de lecture.

Une lecture qui partait pourtant très bien.

Je remercie les éditions Hugo Thriller, car, voyons le bon côté des choses : j’ai bien envie de découvrir les précédents titres de l’auteur qui ont tant fait parler d’eux 🙂

 

Le livre des choses cachées – Francesco Dimitri

Titre : Le livre des choses cachées

Auteur : Francesco Dimitri

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller

Date de sortie : 11/04/2019

Présentation

Ils sont quatre. Fabio, Tony, Mauro et Art. Quatre amis d’enfance qui, fidèles au Pacte qui les unit, se retrouvent une fois par an dans leur village natal du sud de l’Italie pour célébrer l’amitié, le temps qui passe et les rêves que l’on poursuit mieux à plusieurs.
Mais cette année, Art, le plus flamboyant d’entre eux, n’est pas au rendez-vous.
Art a disparu. De nouveau. Comme il y a vingt-deux ans, cette nuit d’été qui l’avait vu s’enfoncer, seul, dans une forêt d’oliviers. Il y avait eu un cri, puis le silence, puis le néant.
Personne n’a jamais su ce qui s’était passé à l’époque. Art était réapparu et la vie avait repris son cours.
Ses amis le pressentent : cette nouvelle disparition est liée à la première. Mais elle est aussi beaucoup plus inquiétante.
Car les années ont fait d’Art un homme à la fois solaire et mystérieux, aux relations troubles et aux passions déroutantes, arpentant en funambule le précipice qui sépare la raison de la folie, comme le révèle ce manuscrit retrouvé chez lui : Le livre des choses cachées.
Sous le soleil brûlant des Pouilles, où la mafia contrôle le moindre geste, où les traditions séculaires rythment encore le quotidien et où le surnaturel n’est jamais très loin, la disparition d’Art va confronter chacun à ses secrets, à ses trahisons et à ses fantômes.

Auteur 

Francesco Dimitri

Natif des Pouilles, dans le sud de l’Italie, Francesco Dimitri vit aujourd’hui à Londres. Écrit en anglais, Le livre des choses cachées est son premier roman. Il a été unanimement acclamé par les critiques d’outre-Manche.

Mon avis

Ce livre a reçu le Prix Douglas Kennedy du meilleur thriller étranger VSD et RTL 2019 et je comprends pourquoi !!! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait preuve d’une grande originalité. En refermant Le livre des choses cachées, vous ne pourrez pas dire que cette histoire, c’est du déjà vu. Impossible ! Alors non, il ne s’agit pas d’un coup de cœur mais néanmoins d’un moment de lecture assez unique en son genre. Je vous explique pourquoi.

Dès les premières pages, je me suis retrouvée au cœur des Pouilles, dans cette pizzeria en compagnie de Fabio, Tony et Mauro. J’ai moi aussi attendu Art avec impatience en compagnie de ces hommes à la forte personnalité. D’emblée, le caractère trempé des protagonistes saute au visage. Ils ne sont pas lisses ces types là, et moi j’adore ça ! Photographe, médecin, avocat du sud de l’Italie, ils ont connu le quotidien de cette région dans laquelle il n’est pas toujours facile de passer son enfance. D’ailleurs, si ils ont décidé de la quitter, c’est qu’il y a forcément une raison. Cependant, après toute ces années, ils y retournent une fois par an à la même date, au même endroit pour honorer leur…pacte ! L’amitié entre eux est tellement forte que ça en est troublant ! Ils sont prêts à tout pour l’un des leurs, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils ne se font pas de coups bas. Ce paradoxe est extrêmement bien décrit. Il est déstabilisant. Puissant. Déconcertant. Et très provocateur. Tout comme le roman dans son intégralité. Le mystère qui entoure Art est très déroutant. Ce personnage est unique en son genre. Au fil des pages, on ne sait plus quoi penser le concernant. Est-il dans la vérité ? Dans sa vérité ? Les deux sont-ils compatibles ? Si la première partie narre des faits, plus on avance dans l’histoire et plus le surnaturel jouxte le quotidien. La réalité et la fantastique ne sont jamais très loin l’un de l’autre. Jusqu’à…la fin !

Douglas Kennedy a dit :  » C’est un livre sur notre incapacité à comprendre les autres, même ceux dont nous croyons être proches, et notre incapacité à comprendre la vie elle-même.  »

Je suis tout à fait d’accord avec les propos de l’auteur. Il y a un part d’ombre chez chacun. Une part qui restera à jamais inconnue. Pour les personnes dont nous sommes les plus proches tout comme pour nous-mêmes. Je trouve cette part là absolument fascinante car imprévisible et totalement incontrôlable.

Une lecture  » non conformiste  » qui fut l’occasion pour moi de sortir de ma zone de confort. Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour ce plaisant moment de lecture.

 

La Maison – Vanessa Savage

Titre : La Maison

Auteure : Vanessa Savage

Editeur : La Martière

Genre : Thriller

Date de sortie : 07/02/2019

Présentation

La maison où Patrick a passé toute sa jeunesse n’est pas une demeure comme les autres. Quinze ans plus tôt, elle a été le théâtre d’un drame inconcevable : toute une famille y a été retrouvée, massacrée. Patrick garde pourtant des souvenirs irremplaçables dans ces lieux, comme seule l’enfance sait en créer. Il décide de la racheter. Sa femme, Sarah, et leurs deux enfants s’y installent à contrecœur. Le délabrement, l’atmosphère sinistre qui colle à la maison oppressent Sarah. Ses psychoses reprennent, de plus en plus sombres. Des voisins épient chacun de ses mouvements. La tension monte.
​Dans ce roman tortueux, imprévisible, Vanessa Savage braque la lumière sur chacun des personnages, tour à tour. Patrick, Sarah – et le lecteur – sauront – ils résister à cette infernale spirale du doute et de l’enfermement ? Et jusqu’où les entraînera-t-elle ?

L’auteure

Vanessa Savage

Graphiste et illustratrice, Vanessa Savage vit dans le sud du Pays de Galles avec son mari et ses deux filles. La Maison est son premier roman.

Mon avis

Un thriller domestique un peu plus musclé que ceux que je lis habituellement !

Je suis fan du genre, enfin du sous-genre qu’est le thriller domestique dans la grande catégorie des Thrillers.

Les histoires de famille, les secrets enfouis, les maisons qui se transforment en véritables personnages tant elles revêtent de l’importance…Nous sommes en plein dedans ! Avec un soupçon de frissons. J’avoue que j’ai ressenti quelques petites frayeurs. Bon, il faut dire que je suis assez facile à apeurer. Les « cadeaux  » surprises, les silhouettes encapuchonnées qui surveillent à la nuit tombée une grande maison de style Géorgien qui surplombe la falaise. Une demeure dans laquelle une famille a été assassinée il y a plus d’une dizaine d’années. Une habitation en lambeaux dont seul Patrick voit le potentiel. Patrick qui est prêt à tout pour retrouver la maison de son enfance. Cette maison qu’on imagine si bien et dans laquelle j’avais parfois l’impression de me trouver. Bravo à l’auteure pour ce réalisme.

J’ai adoré ! La tension est omniprésente ! Une galerie de personnages qui mène agréablement le lecteur en bateau. Paranoïa ou pas ? Qui sont les bons ? Qui sont les mauvais ? A qui Sarah, la femme de Patrick, peut-elle faire confiance ? Peut-elle ne serait-ce que se faire confiance étant donné ses antécédents ? Fraîchement installée, les personnes dont elle fait la connaissance sont-elles bien ou mal intentionnées ? Tous ont à un moment ou un autre un comportement étrange. A qui peut-elle se fier ? Les interrogations fusent dans la tête de la protagoniste autant que dans celle du lecteur.

Même le temps est hostile dans cette petite ville du sud du Pays de Galle où il semblerait que la pluie ne cesse de tomber. Ah cette ambiance…Délicieusement glaçante.

C’est complexe. Noir. Réaliste. Torturé. Que de bons ingrédients justement dosés ! J’aime j’aime j’aime ! 🙂

Un très bon premier roman ! Une parfaite maîtrise. J’ai hâte de lire de nouveau cette auteure !

 

 

Ce qui ne tue pas – Rachel Abbott

Titre : Ce qui ne tue pas

Auteur : Rachel Abbott

Editeur : Belfond, collection Belfond noir

Genre : Thriller

Date de sortie : 07/03/2019

Présentation de l’éditeur

Rivalité féminine, faux-semblants, manipulation et vengeance mortelle… La reine du polar anglais revient en force avec un thriller aussi retors qu’addictif.

Cleo North sait qu’elle devrait se réjouir pour son petit frère Marcus. Pourtant, rien n’y fait, elle ne sent pas du tout sa nouvelle compagne, Evie, et voit d’un très mauvais œil l’influence croissante de la jeune femme sur son frère. Et puis que signifie cette propension à se blesser  » accidentellement  » sans arrêt ? Une manière d’attirer encore davantage l’attention de Marcus ? Comme si son pauvre frère, cet artiste si talentueux et si vulnérable, n’avait pas été déjà assez éprouvé par le décès de sa première épouse…
Un soir, un appel à la police, deux corps retrouvés dans la somptueuse demeure des North. Celui de Marcus sans vie, celui d’Evie ensanglanté. Un jeu sexuel scabreux ? Une dispute qui aurait mal tourné ?
Derrière les apparences, qui est le bourreau et qui est la victime ? À travers les voix d’Evie et de Cleo, deux visages du défunt émergent.
Pour l’agent Stephanie King commence l’enquête la plus brutale, la plus ahurissante de sa carrière.

L’autrice

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Née près de Manchester, Rachel Abbott vit en Italie. Après Illusions fatales, Le Piège du silence, Une famille trop parfaite et La Disparue de Noël, Ce qui ne tue pas est son cinquième roman à paraître en France.

Mon avis 

Ce qui ne tue pas… ne rend pas forcément plus fort…

Mon premier Rachel Abbott. Voici une histoire qui me donne envie de découvrir les précédents titres de l’autrice. Dès les premières pages, l’atmosphère est électrique. Le thermomètre est en chute libre. Evie, Cleo, Mark : un trio glacial. Ce dernier est un photographe de talent. On comprend sa personnalité atypique, taciturne, ses profonds tourments. C’est un artiste après tout 😉 Cleo, sa sœur dont il est extrêmement proche et Evie, son épouse, s’affichent d’emblée comme des rivales. Aussi antipathiques l’une que l’autre. Elles n’effectuent aucun faux pas. Tout semble savamment pensé, précisément calculé. Dès les premières pages, le malaise est palpable. Maitrise et contenance sont les maitres mots de ces personnages féminins. Elles paraissent parfaites. Trop parfaites pour être naturelles ? Sincères ? La question peut se poser. Notamment après le drame dont je tairai tout ici. Je me contenterai de donner mon humble ressenti.

La méfiance de l’une envers l’autre ne fait que s’accroître après la tragédie. Des portraits à faire froid dans le dos. Tout comme les lieux. Cette grande demeure au bord de la plage qui est décrite autant comme inhospitalière que cossue. Et cette mer, terrible, qui l’encercle. Des descriptions qui ne m’ont pas poussée à poser mes bagages dans cette partie de l’Angleterre mais que j’ai adorées lire tant elles m’ont fait frémir. C’est tout juste si je ne sentais pas le vent dans mes cheveux et l’eau glacée sur mes pieds.

Un suspense implacable pour une fin totalement inattendue. J’ai réfléchi à différents scénarios. Je n’ai pas regardé où il fallait. Si je n’avais pas ressenti quelques longueurs arrivée à la moitié de l’histoire, ce thriller aurait frôler le sans faute. Heureusement, de nouveau, le rythme s’est accéléré .Jusqu’à la dernière page.

Un thriller pas banal dans lequel se mêlent manipulation et mensonge à travers une plume implacable qui nous rappelle l’importance de l’enfance et la nécessité, parfois, de réparer celle-ci coûte que coûte.

Un thriller dont je conseille la découverte ! Je remercie les éditions Belfond ainsi que Be polar pour ce bon moment de lecture.

 

L’étranger dans la maison – Shari Lapena

Titre : L’étranger dans la maison

Auteur : Shari Lapena

Editeur : Presses de la cité

Genre : Thriller

Date de sortie : 17/01/2019

Présentation 

 » Comment te sens-tu ?  » Elle voudrait répondre  » terrifiée « . À la place, elle dit, avec un faible sourire :  » Heureuse d’être à la maison.  »

Mariés depuis deux ans, Karen et Tom ont tout pour être heureux : un train de vie confortable, un pavillon coquet, des projets d’avenir. Un soir, quand Tom rentre à la maison, Karen s’est volatilisée. Alors qu’il commence à paniquer, Tom reçoit une visite de la police : son épouse a été victime d’un grave accident de voiture, dans un quartier malfamé où elle ne met d’ordinaire
jamais les pieds. À son réveil à l’hôpital, la jeune femme a tout oublié des circonstances du drame. Les médecins parlent d’amnésie temporaire. En convalescence chez elle, Karen est
décidée à reprendre le cours de sa vie. Sauf que quelque chose cloche. Elle sait que, depuis quelques mois, quelqu’un s’introduit en leur absence dans la maison…

Après l’immense succès du Couple d’à côté, la nouvelle reine du thriller domestique revient
avec un roman toujours aussi addictif, qui raconte les faux-semblants de la vie conjugale – ou comment, à force de grands secrets ou de petites trahisons, un geste malheureux peut faire voler en éclats un bonheur de façade.

L’auteure 

Shari Lapena

Canadienne, Shari Lapena a été avocate avant de devenir professeur d’anglais puis de se consacrer à l’écriture. Après le best-seller Le Couple d’à côté, L’Étranger dans la maison est son deuxième thriller.

Mon avis

Je ne pensais pas lire ce livre si tôt. Je voulais attendre la sortie poche, parce qu’en ce moment, je ne m’en sors pas avec toutes ces nouveautés qui me font de l’œil. Mais comme on me l’a gentiment prêté, j’ai saisi l’occasion. J’avais déjà lu Le couple d’à côté qui ne m’avait qu’à moitié convaincue en partie à cause de son dénouement, à mon sens, beaucoup trop prévisible.

Ici, il n’en est rien !

Commencer mon retour de lecture en disant que je suis plutôt mitigée donnerait aussitôt une connotation négative à ma chronique. Ce qui ne serait pas forcément représentatif de mon avis général sur L’étranger dans la maison.

J’ai globalement apprécié ma lecture, c’est un fait puisque j’ai dévoré le bouquin en deux jours seulement. L’intrigue m’a tenue en haleine et le dénouement qui laisse place à un retournement de situation que je n’ai pas vu venir m’a étonnée. L’histoire est prenante, je n’ai pas vu défiler les pages.

Décidément, je me dis que j’accroche bien avec les thrillers dont l’histoire, entre autre, tourne autour des maisons. Ce lieu qui nous est si familier. Notre nid. Notre havre de paix. Notre doux foyer. Celui dans lequel, rien ne pourra jamais nous arriver. N’est- ce pas ? Enfin, si vous pensez cela c’est que vous n’avez pas lu beaucoup de thrillers domestiques, une sous catégorie du thriller qui, ces derniers temps, a sacrément le vent en poupe.

Si je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’histoire, le lecteur est vite propulsé au cœur de l’intrigue, j’ai ressenti quelques longueurs arrivée au milieu. A un certain moment, j’ai trouvé que l’histoire piétine. L’enquête traine en longueur et les nouveaux éléments se font attendre. Puis, les révélations se font surprenantes.

Une fois encore, on peut se poser cette sempiternelle qui me fascine tant dans la vie comme en littérature : Connait-on vraiment une personne ? Avec ce thriller, il serait aisé de répondre que non. Et ce, jusqu’à la fin…

Une lecture agréable donc, mais il m’a manqué un « petit quelque chose  » et je ne saurais dire quoi exactement. Un petit manque d’originalité peut-être.

 

La Coupure – Fiona Barton

Titre : La Coupure

Auteur : Fiona Barton

Editeur : Fleuve éditions

Genre : Thriller

Date de sortie : 13/09/2018

Présentation

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

L’auteure

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Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias. Elle a notamment écrit pour le Daily Mail, a été rédactrice pour le Daily Telegraph et rédactrice en chef du Mail on Sunday. Née à Cambridge, elle vit aujourd’hui dans le Sud-Ouest de la France. La Coupure est son second roman après La Veuve qui l’a immédiatement propulsée sur le devant de la scène du thriller. Ses œuvres sont traduites dans une trentaine de pays.

Mon avis 

Les lectures se suivent et ne se ressemblent pas.

Dès les premières pages, j’ai su que ça le ferait 😉

Voici un thriller qui m’aura fait passer un très bon moment. J’ai particulièrement apprécié la galerie de personnages féminins réunis  suite à une macabre découverte.  Angela, prête à tout pour obtenir la vérité sur son enfant disparu des décennies plus tard ; Emma qui s’apprête à revivre un cauchemar dont personne ne connait l’existence ; Jude, la mère de celle-ci puis Kate : la journaliste qui compte bien écrire un article sur l’événement. Sans surprise : la vie de ces trois femmes va se croiser.

Pas de grand twist final dans ce thriller mais des éléments du dénouement que, néanmoins, je n’avais pas vu venir tout de suite. Peu importe. A mes yeux, ce n’est pas ce qui compte une fin qui me laisserait bouche bée. Bien sûr, c’est un petit plus, je ne le nie pas. Toutefois, ce que je recherche avant tout c’est me laisser porter jusqu’à la fin sans trouver le temps long, en prenant du plaisir à tourner les pages. Et c’est précisément ce qui s’est produit avec La Coupure. Fiona Barton possède l’art de la narration. Les chapitres courts ,qui laissent tour à tour chacun des personnages s’exprimer, est un exercice littéraire que j’aime beaucoup. Au fil des pages les protagonistes nous livrent des bribes de leur vie et disséminent çà et là des informations qui donnent envie aux lecteurs d’en savoir toujours plus. La narration ne s’essouffle pas. Mon intérêt grandit, ma curiosité est attisée face à la psychologie des héroïnes qui est vraiment bien narrée. Le style est simple et efficace. Les protagonistes sont attachantes. Le tout fait que c’est réussi !

Et ce petit côté british dans l’intrigue, vraiment j’adore !

Une lecture que je vous conseille donc !

Merci à Fleuve éditions d’avoir organisé ce sublime concours de Noël qui m’a permis de gagner 15 livres dont celui-ci !