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Céline, trente ans et des poussières…;-)

Plusieurs vies professionnelles. Une passion : La littérature et mon envie dévorante de partager avec vous mon univers littéraire.

Vous trouverez sur mon blog, du moins je l’espère, quelques idées lectures. Polar, thriller, mangas… mais aussi de plus en plus de littérature blanche. Des sorties, des classiques. Il y en a pour tous les goûts.

Bonnes lectures 🙂

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Mon univers

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dé

Le secret Hemingway – Brigitte Kernel

Titre : Le secret Hemingway

Autrice : Brigitte Kernel

Editeur : Flammarion

Genre : Littérature française

Date de sortie : 08/01/2020

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« Ils ont dit que j’avais tué ma mère. Puis ils ont dit que j’avais tué mon père. Enfin, ils ont dit que chez nous, les Hemingway, de génération en génération, tout le monde se tuait. » Ce roman est une histoire vraie, celle de Gloria, née Gregory Hemingway (1931-2001).

Autrice

Longtemps productrice-animatrice d’émissions littéraires sur France Inter, Brigitte Kernel a publié plusieurs romans chez Flammarion, dont une trilogie amoureuse, Fais-moi oublier, À cause d’un baiser et Dis-moi oui. En 2016, elle a rencontré un très joli succès avec Agatha Christie, le chapitre disparu et en 2018 avec Jours brulants à Key West.

Mon avis

Une de mes plus belles lectures de l’année.

Une histoire écrite à la première personne du singulier. Elle représente Gloria née Grégory, un des fils du célèbre écrivain américain Ernest Hemingway.

La mère de celui qui fut Grégory et qui voulait à tout prix une fille l’habilla dès son tout petit âge avec des vêtements féminins. Celui-ci se sent très vite fille dans un corps de garçon. Après quatre mariages et huit enfants, il deviendra Gloria. Médecin de formation, il sera alors radié suite à son changement de sexe. Alcoolique, ne répondant plus à ses actes une fois alcoolisée, emprisonnée pour exhibitionnisme, les frasques de Gloria sont nombreuses.

Un roman très touchant sur l’identité et son affirmation mais aussi sur l’amour – adoré par son père et son épouse, il est détesté par sa mère.

Et en fond plane la malédiction des Hemingway…

Très belle lecture.

Sans passer par la case départ – Camilla Läckberg

Titre : Sans passer par la case départ

Autrice : Camilla Läckberg

Editeur : Actes Sud

Genre : Novella – Littérature suédoise

Date de sortie : 07/10/2021

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Skurusundet, détroit huppé dans l’archipel de Stock­holm, réveillon de la Saint-Sylvestre. Quatre jeunes sont réunis pour fêter la nouvelle année. Leurs parents, quant à eux, sont tous rassemblés dans la maison voisine. Pour une raison ignorée des autres, chacun des quatre amis observe d’un œil mauvais les adultes depuis la fenêtre. Leur état d’ébriété est déjà bien avancé. Pour braver l’ennui, ils décident finalement de jouer au Monopoly. Mais ils ne sont plus des enfants : il faut pimenter les règles et les enjeux. La partie d’action ou vérité dans laquelle ils se lancent les entraîne vers des révélations de plus en plus fracassantes et des mises en situation de plus en plus dangereuses, jusqu’au point de non-retour.
Camilla Läckberg frappe fort dans ce nouveau page- ­turner, un huis clos d’une tension redoutable.

Autrice

Née en 1974 à Fjällbacka, Camilla Läckberg est la reine incontestée du polar scandinave. Elle a rencontré un grand succès international grâce à son héroïne Erica Falck ; ses livres se sont vendus à plus de vingt-six millions d’exemplaires dans le monde. Elle est également l’une des fondatrices d’Invest in Her, une société d’investissement qui s’engage auprès de femmes entrepreneuses.

Mon avis

Heureuse d’avoir renoué avec Camilla Läckberg. À une époque, lointaine, je ne lisais que des polars venus du Nord 😉 Puis, au fil du temps, de lectrice à mes heures perdues, je suis devenue une lectrice passionnée et compulsive. J’ai lu, de plus en plus, et me suis intéressée à des genres différents.
Des années plus tard, je me replonge dans une novella de la romancière. Et le voyage commence. Confortablement installée sur mon canapé, par la fenêtre, d’après la végétation et la couleur du ciel je ressens le froid. Sous le plaid, une bougie allumée et une tasse de thé encore fumante, je me retrouve en un clin d’œil en Suède, plus précisément à Skurusundet dans l’archipel de Stockholm. Que j’aime ces moments 😍
Quatre adolescents huppés, liés depuis l’enfance, décident de fêter le nouvel an ensemble. Dans la maison voisine, leurs parents sont eux aussi réunis.
Si tout commence entre légèreté et moments grivois, la soirée va prendre une tournure des plus inattendues jusqu’à atteindre un dénouement détonnant !
Lorsque les apparences et les non-dits se croient bien gardés, ils n’ont manifestement pas dit leur dernier mot…

Passion simple – Annie Ernaux

Titre : Passion simple

Autrice : Annie Ernaux

Editeur : Gallimard

Genre : Littérature française

Date de sortie : 05/10/2011

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« À partir du mois de septembre l’année dernière, je n’ai plus rien fait d’autre qu’attendre un homme : qu’il me téléphone et qu’il vienne chez moi. »

Autrice

Annie Ernaux est née en 1940 à Lillebonne, en Normandie, où elle a passé toute sa jeunesse. Ses parents, petits commerçants, tenaient un café-épicerie. Elle a fait des études supérieures à Rouen, Bordeaux, Grenoble. Elle a enseigné en Haute-Savoie, en région parisienne et au Centre National d’enseignement à distance. Elle a publié son premier roman en 1974, Les armoires vides, et obtenu le prix Renaudot pour La Place en 1984. Son livre, Les années en 2008 a été plébiscité par la critique et les lecteurs. Tous ses livres sont chez Gallimard à l’exception de L’autre fille (Nil, 2011) et de L’atelier noir (Les Busclats, 2011).

En 2022, elle reçoit le prix Nobel de littérature. Elle est récompensée pour “le courage et l’acuité clinique avec laquelle elle découvre les racines, les éloignements et les contraintes collectives de la mémoire personnelle”

Mon avis

Je me replonge dans les tranches de vie d’Annie Ernaux.
Dans Passion simple, l’autrice nous fait part de la relation qu’elle a vécue avec un homme marié. Le temps qu’ont duré ces rendez-vous clandestins, rien n’a eu d’importance, excepté cet homme.
Depuis leur rencontre, toute sa vie est orientée par l’emploi du temps de son amant. Il suffit qu’il l’appelle pour qu’elle accourt. De crainte de manquer un de ses rapides coups de fil dont le seul objectif est de fixer une entrevue, elle hésite à quitter son domicile, à passer l’aspirateur ou encore à utiliser son sèche-cheveux. Ses enfants sont même priés de ne pas lui rendre visite à l’improviste.

La femme avant la mère, avant l’autrice, avant la professeure… qu’on découvre ou redécouvre à l’aide d’une écriture, qui si elle se veut toujours aussi factuelle, n’est ici pas si  » plate  » à mon sens, pour reprendre l’expression que l’autrice utilise en parlant de son style.

Ce qui peut en dire long sur cette passion qui ne fut peut-être pas si simple.

Ceux qui s’aiment se laissent partir – Lisa Balavoine

Titre : Ceux qui s’aiment se laissent partir

Autrice : Lisa Balavoine

Editeur : Gallimard

Genre : Roman français

Date de sortie : 12/05/2022

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Dans ce roman intime et fragmentaire, Lisa Balavoine raconte sa mère, cette femme insaisissable avec qui elle a grandi en huis clos. Une femme séparée, qui rêve d’amour fou, écoute en boucle des chansons tristes et déménage sans cesse, entraînant sa fille dans une vie tourmentée. Entre fascination et angoisse, l’enfant se débat auprès de cette figure parentale attachante, instable, qui s’abîme dans le chagrin, laissant ceux qui l’aiment impuissants. En choisissant de s’éloigner, la fille devenue mère ne cessera d’être rattrapée par les fantômes de son passé. Jusqu’à quand ?Histoire d’un amour filial empêché, Ceux qui s’aiment se laissent partir est un récit à fleur de peau sur le poids de l’héritage, mais aussi un livre de réconciliation où l’autrice adresse à sa mère les mots lumineux que celle-ci n’a jamais pu entendre de son vivant.

Autrice

Lisa Balavoine est née en 1974. Professeure-documentaliste après avoir été professeur de français, elle vit et travaille à Amiens. Après Éparse, son premier roman, elle publie, en 2020, Un garçon c’est presque rien puis Ceux qui s’aiment se laissent partir en 2022.

Mon avis

Un sujet assez commun – et touchant – en somme : à un moment délicat de son existence, une femme se rappelle sa vie d’enfant auprès d’une mère aimante et dysfonctionnelle à la fois. Elle essaie. Vraiment. Elle déborde d’amour pour son enfant mais aime mal. Elle veut bien agir mais agit mal. Souvent. Très souvent.

Des images indélébiles que celles de l’enfance. Elles nous laissent des souvenirs impérissables – qu’on le veuille ou non – et nous façonnent pour le reste de notre vie – qu’on le veuille ou non…
On reproduit ou on fuit ce que l’on a vécu. Une période de l’existence contre laquelle on peut bien peu et ce ne sont pas les nombreux flashes de la narratrice qui nous feront penser le contraire.
La transmission mère-fille opère-t-elle à chaque fois ? L’héritage est-il immanquablement transmissible ?
Un roman touchant qui laisse un pincement au cœur car il n’est pas d’amour plus fort que l’amour filial. Le plus puissant de tous les amours.

Les pantoufles / Luc-Michel Fouassier

Titre : Les pantoufles

Auteur : Luc-Michel Fouassier

Editeur : Folio

Genre : Roman français

Date de sortie : 10/03/2022

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Un homme sort de chez lui en pantoufles en oubliant les clés à l’intérieur de son appartement. Contraint d’affronter une journée sans chaussures, il s’engage dans cette aventure à pas feutrés. Mais face à ses collègues de travail, à sa famille et même aux forces de l’ordre, chaussé de ses confortables charentaises, il provoque de surprenantes réactions d’hostilité ou d’engouement. Et le voilà lancé dans un combat contre la tyrannie du conformisme. Dans un monde trop pressé, il impose doucement sa si tranquille façon de marcher.

Auteur

Luc-Michel Fouassier est né en mai 1968, non loin des pavés parisiens.
Il est l’auteur de quatre recueils de nouvelles publiés aux éditions Quadrature : « Histoires Jivaro », « Les hommes à lunettes n’aiment pas se battre », « Deux ans de vacances et plus » et « Petites foulées au bord d’un canal ».
Trois romans sont parus aux éditions Luce Wilquin, notamment « Le zilien », préfacé par Jean-Philippe Toussaint.
Son dernier roman, « Les pantoufles » est sorti en 2020 aux éditions de l’Arbre vengeur.

Mon avis

Un court roman qui, je dois l’avouer, ne me laissera pas un souvenir impérissable…
Le protagoniste, dans la précipitation, sort de chez lui en laissant les clés à l’intérieur. Il s’apprête alors à débuter sa journée…en pantoufles 😉
Loin de se démonter, il affrontera le regard des autres – surpris, admiratif, indifférent – tout un week-end car, au lieu de faire appel à un serrurier, il s’installera à l’hôtel et baladera dans Paris où il croisera le chemin de personnes tout aussi peu conventionnelles que lui.
Un roman non dépourvu d’humour, complètement décalé dans lequel évolue un personnage non conformiste mais auquel je n’ai pas vraiment adhéré. Néanmoins, le message véhiculé : chacun vit comme il l’entend, en marge ou pas de la société et de ses normes, n’a pu que me séduire.
Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

Nymphéas noirs – Michel Bussi

Titre : Nymphéas noirs

Auteur : Michel Bussi

Editeur : Pocket

Genre : Roman policier

Date de sortie : 05/09/2013

Présentation

Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Auteur

Michel Bussi est né le 29 avril 1965, à Louviers, en Normandie. Tout petit, il dévore les romans de la Bibliothèque rose puis verte, en suivant les aventures du Club des cinq ou d’Alice, jeune détective.

Etant géographe et ancien professeur à l’université de Rouen, il a notamment publié Nymphéas noirs (2011), Un avion sans elle (2012 ; prix Maison de la Presse), N’oublier jamais (2014), Maman a tort (2015), Le temps est assassin (2016) et On la trouvait plutôt jolie (2017). En 2019 Un avion sans elle a été adapté en série télévisée sur M6 et le temps est assassin a également été adapté en série sur TF1. Ses ouvrages sont traduits dans 35 pays, les droits de plusieurs d’entre eux ont été vendus pour des adaptations audiovisuelles.

Mon avis

Jérôme Morval a été assassiné. L’inspecteur Laurenç Sérénac et son adjoint Sylvio Bénavides mènent l’enquête.
J’aurais pu débuter mon retour de lecture ainsi. Sauf qu’en présentant la situation ainsi, qui est certes décrite avec justesse, je n’aurais pas rendu justice à l’originalité de ce polar. À sa construction à laquelle le lecteur devra apporter une attention particulière, à la poésie du lieu : Giverny. Son église Sainte-Radegonde, son école, le ru de l’Epte, le moulin des Chennevières et bien sûr la maison de Monet et les nombreuses références à la peinture.
 » Un polar artistique  » en quelque sorte, dans lequel l’enquête n’est pas primordiale – sans doute est-ce pour cela que j’ai été sous le charme – et dans lequel le décor revêt une grande importance.
J’ai pris grand plaisir à déambuler dans ce village que j’ai maintenant très envie de découvrir.
Puis, au-delà du suspense et de la visite, l’atmosphère décrite par  » la voix  » est divine. Juste ce qu’ il faut. Sans oublier la prédominance de l’amour bien sûr…
Un roman policier – au dénouement étonnant- mais pas que, c’est certain !
Une belle découverte longtemps après sa publication.

Où es-tu, monde admirable ?

Titre : Où es-tu, monde admirable ?

Autrice : Sally Rooney

Editeur : Olivier

Genre : Littérature étrangère – Irlandaise

Date de sortie : 19/08/2022

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Alice, une jeune romancière ayant connu un succès fulgurant, quitte Dublin pour s’installer dans un village d’Irlande. Elle fait la connaissance de Felix sur un site de rencontres. Eileen, la meilleure amie d’Alice, préfère rester dans la capitale et travaille pour un magazine littéraire. Elle renoue avec Simon, un copain d’enfance qui n’a jamais caché son attirance pour elle. Malgré la distance, Alice et Eileen se parlent presque tous les jours, ou plutôt elles s’écrivent. Des e-mails aussi drôles qu’intimes où elles laissent libre cours à leurs réflexions sur le sexe, l’amour, l’argent, l’amitié, la politique.
Mais le monde s’assombrit. L’inégalité, l’injustice, la violence ne cessent de grandir. Comment continuer à se comprendre, s’aimer et admirer la beauté qui nous entoure quand le pire semble inévitable ?

Autrice

Sally Rooney est née en 1991 en Irlande. Le succès mondial de Conversations entre amis (L’Olivier, 2019) et Normal People (L’Olivier, 2021) a fait de son œuvre un véritable phénomène.

Mon avis

Après Normal People et Conversations entre amis, je me plonge dans le dernier roman de Sally Rooney Où es-tu, monde admirable ? J’apprécie particulièrement l’atmosphère des romans de Sally Rooney. Ses personnages évoluent dans un univers artistique, un milieu auquel je suis tout particulièrement sensible. Ces derniers, qui se posent toujours beaucoup de questions sur le monde qui les entoure, apparaissent souvent comme torturés et c’est précisément ce type de personnages que je trouve pertinent.
Simon, attaché parlementaire ne parvient pas à entretenir une relation sérieuse avec une femme de son âge. Eileen, à l’aube de ses trente ans vivote sans se plaindre bien que sous-payée – elle travaille pour le compte d’une revue littéraire- et vit en colocation dans une ville, Dublin, où les loyers et le niveau de vie sont onéreux. Quant à Alice, elle est devenue en quelques années une romancière de renommée internationale. Ce qui n’atténue en rien ses tourments. Ces deux meilleures amies, séparées un temps par la vie, échangent des mails qui nous éclairent sur leur personnalité. Dans l’ombre ou dans le lumière les protagonistes tâtonnent.

Sally Rooney explore des thèmes comme les amours – plus ou moins clandestines – l’amitié – à toute épreuve – le succès professionnel – à renommée internationale. La romancière pousse ses personnages à vivre des situations extrêmes dans lesquelles leurs forces mais aussi leurs faiblesses sont mises en exergue, force et puissance de ses romans à mon sens.

Un roman contemporain sur des gens ordinaires…pas si ordinaires.

Le livre des sœurs – Amélie Nothomb

Titre : Le livre de sœurs

Autrice : Amélie Nothomb

Editeur : Albin Michel

Genre : Littérature francophone

Date de sortie : 17/08/2022

Présentation

« Les mots ont le pouvoir qu’on leur donne. » Amélie Nothomb

Autrice

Amélie Nothomb, Fabienne Claire Nothomb, est une romancière belge d’expression française née le  9 juillet 1966 en Belgique. Auteur prolifique, elle publie un ouvrage par an depuis son premier roman, Hygiène de l’assassin en 1998. Ses romans font partie des meilleures ventes littéraires et certains sont traduits en plusieurs langues. Ce succès lui vaut d’avoir été nommée commandeur de l’ordre de la Couronne et, sur la proposition du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le roi Philippe lui a proposé la concession du titre personnel de baronne.

En 2015, elle est élue membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

En 2021, elle est lauréate du prix Renaudot pour son livre Premier Sang.

Tous les romans d’Amélie Nothomb sont publiés aux Éditions Albin Michel. Le livre des soeurs est son 31ème roman.

Mon avis

Un couple tellement amoureux, d’un amour passionnel qui rend égoïste au point de ne laisser de place à personne d’autre. Pas même à ses propres enfants.
Une famille dysfonctionnelle qui traversera les années au pas de deux : les parents d’un côté, les enfants de l’autre. Deux amours inconditionnels qui ne feront que cohabiter.
Les soeurs évolueront dans une indépendance, une indifférence, serait-il plus juste de dire, qui leur forgera une solide personnalité et une détermination à toute épreuve. Parfois jusqu’à la douce folie, parfois de façon plus raisonnée et raisonnable. Car si le foyer est source de repères, il ne faut pas pour autant en négliger l’inné. Vivre côte à côte. S’aimer très fort sans être la copie de l’autre. Se découvrir des ressources insoupçonnées.

Amélie Nothomb, c’est mon petit grain de folie littéraire.

Le lâche – Jarred McGinnis

Titre : Le lâche

Auteur : Jarred McGinnis

Editeur : ‎ METAILIE 

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 19/08/2022

Présentation

Après un accident de voiture, une femme meurt, un homme reste paralysé et un père retrouve son fils. Dix ans après s’être enfui de sa maison, l’adolescent en colère qui fuguait sur les trains de marchandises et qui traversait le pays en stop est maintenant en fauteuil roulant. Son père, si maladroit et incapable de l’aider auparavant, est la seule personne qui viendra sans hésiter le chercher à l’hôpital.

Auteur

Jarred McGinnis est né aux Etats-Unis. Il a grandi entre la Floride et le Texas, puis a vécu en Ecosse et en Angleterre. Il est docteur en Intelligence artificielle et vit actuellement à Marseille. Son premier roman, Le Lâche, en cours de traduction dans plusieurs langues, a été élu l’un des meilleurs livres de l’année par The Guardian et la BBC.

Mon avis

Jarred est victime d’un accident de voiture dans lequel il a laissé ses jambes et la vie de sa passagère. Après un séjour à l’hôpital, démuni, il est dans l’obligation de faire appel à son père avec lequel il a rompu tout contact depuis dix ans. Chacun tentant d’y mettre du sien, ils vont cohabiter. Mais le terrain familial était et reste fragile. Les deux hommes éprouvent beaucoup de rancoeur et de tristesse renforcées après une longue séparation.
L’ alternance de chapitres passé / présent permet aux lecteurs de découvrir l’histoire familiale qui a mené à la relation actuelle père- fils tout en assistant à la reconstruction de l’un et de l’autre.
Un roman non dépourvu d’humour noir qui me laisse un avis mitigé. Pour ma part, l’émotion, bien présente, a parfois été noyée dans quelques longueurs.

La puissance des ombres – Sylvie Germain

Titre : La puissance des ombres

Autrice : Sylvie Germain

Editeur : Albin Michel

Genre : Roman français

Date de sortie : 27/04/2022

Présentation

Pour fêter les vingt ans de leur rencontre au bas des marches du métro Saint-Paul, Daphné et Hadrien ont organisé une soirée à thème : chacun de leurs amis doit porter un déguisement évoquant une station de métro. Mais la fête tourne au drame. L’un des invités tombe mystérieusement du balcon et se tue. Et quelques mois plus tard, c’est au tour d’un autre convive de se rompre le cou en dégringolant des escaliers. Qui sera le suivant ? Quel est le lien entre la fête, les convives, les serveurs qui officiaient, et notre intense désir de réparation ?

Autrice

Depuis quarante ans Sylvie Germain construit une oeuvre imposante et cohérente, couronnée de nombreux prix littéraires : Prix Femina en 1989 pour Jours de colère, Grand Prix Jean Giono en 1998 pour Tobie des Marais, Prix Goncourt des lycéens en 2005 pour Magnus, Grand Prix SGDL de littérature 2012 pour l’ensemble de son oeuvre. Elle a notamment publié aux éditions Albin Michel Magnus (2005), L’inaperçu (2008), A la table des hommes (2015) et Brèves de solitude (2021).

Mon avis

Après Brèves de solitude, je poursuis ma découverte de l’autrice Sylvie Germain avec La puissance des ombres.

Un titre qui commence comme un roman policier et qui peu à peu revêt des airs de thriller psychologique. Une histoire quelque peu inclassable donc au niveau du genre mais, qu’importe. La littérature n’a pas, à mon sens, à être  » enfermée  » dans des cases. Bien au contraire. Son rôle ne serait pas, entre autres, de libérer la parole ?! 😉

Bref, je m’égare !

Une histoire dont les débuts m’ont perdue et dont la fin m’a émue. Si l’enquête ne prend que peu de place, le voile sur le coupable étant vite levé, sa personnalité, les raisons possibles qui l’ont amené à être ce qu’il est devenu ont eu toute mon attention.

Un intérêt crescendo donc pour un roman atypique orné d’une très belle plume.