Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour – M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête, Tome 11 : L’enfer de l’amour

Auteur : M.C. Beaton

Genre : Policier / Humour

Edition : Albin Michel

Date de sortie : 13/06/2018

Présentation

Qui a dit que l’amour c’était le paradis ? Plutôt l’enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s’accusent mutuellement d’infidélités. Jusqu’à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée… Les soupçons se portent aussitôt sur l’épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls…

Auteur

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Née en 1936 à Glasgow, Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Mon avis

Décidément, Agatha Raisin ne semble pas faite pour l’amour. Encore un tome dans lequel James Lacey brille par son absence. Tout juste mariés, les deux détectives amateurs sont déjà séparés. James a disparu sans laisser de traces. Agatha se tourne donc, une fois de plus, vers Sir Charles. Ensemble, ils vont combler leur solitude et enquêter sur un nouveau meurtre. Des questionnements à n’en plus finir, des visites chez de potentiels suspects. Oxford. Cambridge. Londres. Ce tome 11 nous amènera même de l’autre côté de la Manche jusqu’à Paris puis dans le sud de le France en direction d’un lieu plutôt…insolite !

Une suite qui réserve quelques surprises même si la recette de base n’a pas subi de grandes modifications. Charles est toujours aussi radin. Agatha toujours aussi volatile. La vie de la quica déjantée se poursuit avec ses hauts et ses bas. Par contre, même si le côté léger est bien présent, les personnages secondaires, eux, m’ont paru plus sombres que dans les précédents tomes. L’humour occupe moins de place dans L’enfer de l’amour.

Le dénouement nous laisse penser qu’un véritable changement va avoir lieu dans le tome 12 intitulé Crime et déluge. Un tome que je vais m’empresser de découvrir !

Une lecture divertissante. Je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir la suite des aventures d’Agatha Raisin.

Au fait, connaissez-vous Agatha ?? Si ce n’est pas le cas, je vous conseille vivement cette série. Pour commencer, c’est celui-ci : Agatha Raisin enquête 1 - La quiche fatale

Belle découverte !!! 😉

 

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La tresse de Laëtitia Colombani

Titre : La tresse

Auteur : Laëtitia Colombani

Genre : Littérature française

Edition : Grasset

Date de sortie : 10 mai 2017 / 30 mai 2018

Présentation

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est réservé et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Auteur

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Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs-métrages, A la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La Tresse est son premier roman.

Mon avis 

Un roman que je voulais lire depuis un moment ! La sortie en poche a accéléré ma découverte.

En général, je suis déçue de ma lecture lorsque j’attends trop longtemps pour me plonger dans un livre dont tout le monde ou presque a dit le plus grand bien. Je dois dire que pour La tresse, ce constat n’est qu’à moitié vrai. Alors oui, je m’attendais globalement à mieux. Ces trois femmes ont largement fait parler d’elles et je m’attendais à des portraits plus fouillés. Il n’en est rien. Nous restons en surface, ce que je trouve dommage. Il a manqué quelque chose à ma lecture. J’affectionne particulièrement ces « lectures-portraits ». J’aime prendre le temps de faire connaissance avec les protagonistes. De découvrir leurs points communs, leurs différences, leurs caractères. Leurs forces et leurs faiblesses.

Malgré ces descriptions, à mon sens, un peu dépouillées j’ai tout de même passé un bon moment. L’écriture de l’auteure est simple, très simple tout en étant agréable. J’ai apprécié ce voyage entre l’Inde, l’Italie et le Québec ; ces références qui nous immergent tour à tour dans différents coins de la planète. Toutefois, je les aurais souhaité plus présentes. J’ai trouvé celles de l’Inde bien plus nombreuses et précises alors qu’il n’y presque pas de références au Canada, si ce n’est la neige… et à peine plus de la Sicile où, dans les chapitres en question, le lecteur peut se délecter de quelques notes sur la mer et le caractère, bien trempé, des siciliens.

Smita, Guilia et Sarah. Trois battantes. Je tairai leur combat. Ce que je peux en dire, néanmoins, c’est qu’il s’agit de trois femmes de caractère qui affrontent les difficultés de la vie à bras le corps. Car, quel que soit le statut social ou le lieu d’habitation, l’auteure met en exergue le fait que l’existence n’est pas un long fleuve tranquille. Chacun connaît des problèmes. A lui ( à elle dans ce roman!) de tout mettre en œuvre pour les enrayer. Leur secret pour y parvenir : ne jamais baisser les bras même si le dessein semble irréalisable.

Le roman se finit sur une belle note d’espoir et … d’émotion.

Une lecture plutôt agréable donc. Un peu trop rapide, telle est sa faille. Du moins, tel est mon avis…

La forêt de Luca Tahtieazym

Titre : La forêt

Auteur : Luca Tahtieazym

Edition : Autoédition

Genre : Suspense / Fantastique

Date de sortie : 27/05/2018

Présentation

1958.
Lors d’une sortie scolaire, sept enfants s’égarent en forêt et se réfugient dans une cabane abandonnée, au centre d’une clairière.

Très vite, ils réalisent que toute tentative de fuite les ramène systématiquement à leur point de départ. Un constat s’impose : ils sont prisonniers.

Et le pire n’est peut-être pas cette Chose qui rôde la nuit ; le pire, pour un survivant, ce sont parfois les autres survivants…

Auteur

Originaire du sud de la France, l’auteur vit désormais près de La Rochelle. Voici un lien vers sa page auteur Amazon pour de plus amples renseignements !

https://www.amazon.fr/Luca-Tahtieazym/e/B01FDB7ST6/ref=ntt_dp_epwbk_0

Mon avis 

Tout d’abord, je souhaiterais remercier Luca Tahtieazym pour son SP. Je suis ses écrits depuis quelque temps maintenant. J’ai même l’intention de faire un petit bond en arrière, histoire de me diriger vers ceux que j’ai manqués.

La forêt. Aussitôt entrée en compagnie de Louis, Nagib, Achille, Simon, Claire, Elise et Romain, je me suis moi aussi retrouvée prisonnière dans une ambiance qui me rappelle, dès les premières pages, une atmosphère à la Stand by me, Super 8 ou plus récemment à la Stranger things. Une ambiance que j’affectionne particulièrement et qui comme vous l’aurez remarqué, me fait immédiatement pensé à celle d’un film. Pas étonnant, tant le climat est remarquablement décrit. Dans ce cas, les images s’imposent immédiatement à l’esprit.

Une fois le décor posé eh bien … c’est l’angoisse ! 😉 Si les enfants montrent, au début, une certaine détermination à vouloir quitter cet environnement hostile, ils se font rapidement à la situation. La forêt aurait-elle bien choisi ses proies ? Des enfants, enfin des pré-adolescents malléables qui s’habituent à tout. Même au pire ! Oui mais voilà, la résignation à un prix. La cohabitation ses dangers. Des dangers qui d’ailleurs proviennent autant de la  » chose  » que des camarades au sein du groupe. Peu à peu, les affinités se créent et les animosités aussi. Les années passent. Les drames surviennent. Le dénuement dans lequel se trouvent les enfants  m’a vraiment fait froid dans le dos. Comment est-il possible de vivre ainsi ? Les descriptions de leur quotidien, de leur lassitude sont extrêmement bien narrées de telle sorte que le lecteur est totalement impliquée dans cette captivité. La solitude, l’isolement, la faim. Mais bien plus que les biens matériels, c’est le côté psychologique qui est complètement déroutant car comment peut-on grandir tout seul à onze ou treize ans ? Quel adulte devient-on ? Sans adulte. Sans loi. Sans règle. Sans repère. Une histoire qui amène à bien des réflexions sur la vie et ses mécanismes et qui démontre ô combien l’être humain peut s’adapter. Malgré ce qu’il croit.

Les histoires qui font réfléchir et qui ne proposent pas tout aux lecteurs sur un plateau. Ce sont des histoires que j’aime. Je mettrais néanmoins un petit bémol quant au dénouement. Comme je le disais, j’affectionne les romans qui suscitent l’imagination du lecteur. Toutefois, j’aurais souhaité avoir davantage d’éléments, une légère orientation sur cette fin plutôt ouverte. Mais, ceci est une appréciation tout à fait personnelle qui n’engage que moi !

Je vous invite à vous faire, vous aussi, votre avis sur ce roman tout à fait surprenant dans lequel l’un des personnages n’hésite pas à s’adresser directement aux lecteurs. L’auteur est une plume à découvrir ou à redécouvrir ! Assurément ! Au fil des ses romans, il ne cesse de se réinventer. Une qualité aussi rare qu’appréciable.

Et pour ma part, je compte poursuivre avec Chaos, Elise et Versus.

Merci Luca pour ce très bon moment de lecture.

 

 

Mon bilan lecture – Mai 2018

Je vous présente mon bilan lecture du mois de mai. Un bon mois. Des lectures agréables, des styles très différents. De belles découvertes ou redécouvertes 😉

  • Sans faille – Valentin Musso ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/04/sans-faille-de-valentin-musso/

  • Le plus bel endroit du monde est ici – Care Santos et Francesc Miralles ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/05/le-plus-bel-endroit-du-monde-est-ici-francesc-miralles-et-care-santos/

  • La symphonie du hasard, livre 3 – Douglas Kennedy ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/18/la-symphonie-du-hasard-livre-3-douglas-kennedy/

  • Hunter – Roy Braverman ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/19/hunter-de-roy-braverman/

  • Je t’aime – Barbara Abel *****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/23/je-taime-de-barbara-abel/

  • La liste de nos interdits – Koethi Zan ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/29/la-liste-de-nos-interdits-de-koethi-zan/

  • Les Loyautés – Delphine de Vigan ( relecture) ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/02/24/les-loyautes-de-delphine-de-vigan/

  • Entre eux – Richard Ford ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/05/31/entre-eux-de-richard-ford/

  • Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/06/02/le-vieil-homme-et-la-mer-ernest-hemingway/

Et pour vous, le mois de mai fut bon ?!

Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

Titre : Le vieil homme et la mer

Auteur : Ernest Hemingway

Genre : Littérature étrangère

Editeur : Gallimard

Date de sortie : 1952

Présentation

À Cuba, voilà quatre-vingt-quatre jours que le vieux Santiago rentre bredouille de la pêche, ses filets désespérément vides. La chance l’a déserté depuis longtemps. À l’aube du quatre-vingt-cinquième jour, son jeune ami Manolin lui fournit deux belles sardines fraîches pour appâter le poisson, et lui souhaite bonne chance en le regardant s’éloigner à bord de son petit bateau. Aujourd’hui, Santiago sent que la fortune lui revient. Et en effet, un poisson vient mordre à l’hameçon. C’est un marlin magnifique et gigantesque. Débute alors le plus âpre des duels. Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

Ernest Hemingway est né en 1899 à Oak Park, près de Chicago. Il passa tous les étés de sa jeunesse en plein bois, au bord du lac Michigan. En 1917, il entre au Kansas City Star comme reporter. Il s’engage en 1918 comme ambulancier de la Croix-Rouge sur le front italien. Après la guerre, Hemingway reprend en Europe son métier de journaliste. En 1936, il devient correspondant auprès de l’armée républicaine en Espagne. Il fait la guerre de 1939 à 1945, participe à la Libération de Paris avec la division Leclerc, puis continue à voyager : Cuba, l’Italie, l’Espagne. En 1954, Hemingway reçoit le prix Nobel de littérature. En 1961, il met fin à ses jours.

Mon avis

J’ai honte, il s’agit de mon premier Ernest Hemingway…

Ce ne sera pas le dernier, car même si je dois dire que je n’ai pas été totalement conquise par ma lecture, je n’ai pas envie d’en rester là avec cet auteur dont j’ignore tout, ou presque, si ce n’est qu’il a reçu le si prestigieux Prix Nobel. Les prix littéraires et leurs arcanes…

En lisant Le vieil homme et la mer, j’ai eu l’impression de me retrouver devant un des nombreux livres que j’ai dû lire lors de mes études d’espagnol. Si je fais abstraction des références hispaniques ( les prénoms des protagonistes et la mention de La Havane), le style me rappelle celui d’auteurs latino-américains appartenant au « Réalisme magique » dont un des plus célèbres représentants est Gabriel Garcia Marquez.

J’ai eu l’impression de lire un conte dans lequel l’Homme lutte, en vain, contre la Nature. Malgré la volonté du vieil homme, les éléments naturels finissent par avoir le dernier mot. Le combat mené est perdu d’avance, ce qui rend le protagoniste vulnérable et le lecteur empathique. Le total dénuement de Santiago et son amitié avec le jeune Manolin contribuent à donner un petit goût de merveilleux. Leur relation est extrêmement bien narrée. Simple et bouleversante à la fois. Il s’agit à mon sens, de l’élément le plus fort du texte. Le côté onirique également avec les nombreux rêves du vieil homme qui se voit en Afrique en compagnie de lions. La réalité se mêle aux songes.

Au milieu de cette vie simple qui s’apparente à une lutte sans relâche de jolis mots ont retenu mon attention :

 » Il serait peut-être venu avec nous, ça nous aurait fait un souvenir pour la vie « . 

« …Seulement je n’ai plus de chance. Mais qui sait ? Peut-être aujourd’hui. Chaque jour est un jour nouveau. Il vaut mieux avoir de la chance. Mais je préfère être exact. Et alors quand vient la chance, on est fin prêt.

Bien sûr, une lecture à découvrir ! Si ce n’est pas déjà fait…

Entre eux de Richard Ford

Titre : Entre eux

Auteur : Richard Ford

Genre : Essai – Autobiographie / Littérature étrangère

Edition : Points

Date de publication : 24/05/2018

Présentation

En deux textes qui se répondent, Richard Ford retrace la vie de ses parents. Celle de son père, représentant de commerce mort prématurément. Celle de sa mère, épouse puis veuve. Entre eux, le fils, l’écrivain qui revient sur son passé. À travers les petits riens de leur existence à trois, il fixe les bonheurs ordinaires et réunit les défunts. Pour que d’une vie vécue il demeure quelque chose…

Auteur

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Richard Ford est né à Jackson dans le Mississipi en 1944. Il commence des études de droit, très vite abandonnées pour suivre un atelier d’écriture à l’Université de Californie à Irvine, où il obtient un Master of Fine Arts en 1970. Il reçoit un Bachelor of Arts de la Michigan State University, où il rencontre également Kristina Hensley, sa future épouse ; ils se marient en 1968. Malgré une légère dyslexie, Ford développe un certain intérêt pour la littérature.

Il publie son premier roman en 1976, « Une mort secrète », l’histoire de trois marginaux qui se retrouvent sur une île située sur la rivière Mississippi. Celui-ci fut suivi par un autre roman « Le bout du rouleau » en 1981. Ford devient journaliste pour le magazine New Yorkais Inside Sports.

En 1982, après la faillite du magazine, Ford retourne à l’écriture de romans. « Un week-end dans le Michigan » sort en 1986, l’histoire d’un écrivain raté qui devient chroniqueur sportif tout en traversant une crise existentielle dû à la mort de son fils. Ce roman marque un tournant dans la carrière de Ford : le magazine Time le classe dans sa liste des 5 meilleurs romans de 1986 et il est finaliste pour le prix PEN/Faulkner. Ce succès est suivi par celui de « Rock Springs » en 1987, un recueil de nouvelles.

« Une saison ardente » est publié en 1990 : cette histoire d’un joueur de golf professionnel du Montana qui devient pompier remporte le prix du meilleur roman américain de l’année. Dès ce moment, il est très demandé par de nombreuses maisons d’édition : Il devient éditeur pour Granta Book, et publie des recueils de nouvelles d’écrivains.

En 1995, Ford publie « Indépendance », second volet de sa « Série Frank Bascombe ». Ce livre remporte le PEN/Faulkner Award et le Prix Pulitzer de la Fiction. La même année il remporte aussi le prix Rea for the Short Story.

Son roman « Canada » (2012) remporte le Prix Femina étranger 2013. En 2014, il publie « En toute franchise ». En 2016, il reçoit le prix Princesse des Asturies pour l’ensemble de son œuvre.

Il vit dans le Maine où il est professeur au Bowdoin College.

Mon avis

Je découvre les écrits de cet auteur à travers ce court récit autobiographique. J’ai décidé de me pencher sur sa vie suite au documentaire de François Busnel et de ses carnets de route. Cette lecture sera pour moi une introduction car j’ai bien l’intention de lire Canada, Un week-end dans le Michigan ou encore Une saison ardente, pour ne citer qu’eux.

Ces derniers temps, si je continue à me tenir au courant de l’actualité littéraire, je souhaite également découvrir des romans connus, reconnus sur lesquels j’ai fait l’impasse jusqu’ici. Je reviens à mon premier amour : la littérature que j’ai, ces dernières années, mis de côté au profit des thrillers. L’influence des réseaux sociaux certainement, sur lesquels se multiplient les avis très alléchants de cette littérature noire qui je lis avec engouement.

Mais revenons à Entre eux. Il est toujours difficile d’écrire sur ses parents. Sur son enfance. Sur les piliers de son existence. Richard Ford aborde le sujet avec beaucoup de sincérité et de délicatesse à la fois, cet enfant unique de ce couple d’un état du sud de l’Amérique, conçu sur le tard. Ses parents, mariés depuis plus de dix ans lors de son arrivée, on fait ce qu’ils ont pu pour l’inclure dans leurs vies. Ce couple quelque peu marginal qui a parcouru les routes des états du sud pendant des années avant sa naissance et qui a conservé ses habitudes même quelques années par la suite. Un homme et une femme qui s’aimaient plus que tout. Un homme et une femme qui étaient tout l’un pour l’autre et qui n’hésitent pas à ne pas bouleverser toute leur existence lorsqu’ils deviennent parents. Le père de Richard Ford continue de sillonner les routes du lundi au vendredi pour son métier de représentant. Edna et Parker poursuivent leurs beuveries, sans trop d’exagération toutefois. Les week-ends sont calmes. Leur quotidien peut paraître monotone. Mais c’est ainsi. Un foyer heureux. Presque fataliste si l’auteur lui-même ne nous disait pas qu’en fait, il n’en est rien. Qu’il ne s’agit pas chez les Ford de fatalisme mais davantage de prendre la vie du bon côté. Comme elle se présente, tout simplement.

Puis, vient la disparition du père et c’est toute la famille qui s’en trouve bouleversée. Un événement qui bien sûr aura marqué le jeune Richard alors adolescent mais qui n’est pas, d’après ses dires, l’événement le plus triste de sa vie.

De ces racines sudistes, de cet amour débordant, va naître l’auteur à la renommée internationale que nous connaissons aujourd’hui.

Un récit tout en douceur. Une vie ordinaire joliment racontée. Une narration trop pudique pour  entrer dans les détails des sentiments et des émotions.

Je conseille cette lecture à tout lecteur qui a lu Richard Ford ou qui a l’intention de le découvrir car comme je le dis souvent : qu’y-a-t-il de plus intéressant qu’un roman ? Celui (ou celle !) qui est derrière la plume de celui-ci…;-)

 

La liste de nos interdits de Koethi Zan

Titre : La liste de nos interdits

Auteur :Koethi Zan

Genre : Thriller

Edition : Fleuve Editions / Pocket

Date de publication : 2015 / 14 septembre 2017

Présentation

– Ne pas se rendre seule à la bibliothèque le soir
– Ne pas se garer à plus de six places de sa destination
– Ne pas faire confiance à un inconnu
– Ne pas sortir sans bombe lacrymo
– Toujours repérer les sorties
– Toujours suivre les règles
– Ne jamais paniquer…

ET LA RÈGLE N°1
Ne jamais monter dans la voiture d’un inconnu

Sarah et Jennifer ont tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers. Énuméré tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr. Aucun imprévu ne devait pouvoir les surprendre. Mais un soir, elles enfreignent la première règle. Elles prennent un taxi. Dès lors, le cauchemar n’aura plus de fin.

Auteur

Koethi Zan

Koethi Zan a grandi en Alabama et a longtemps exercé la profession de juriste dans le domaine du divertissement et des médias. Après le succès international de son premier roman La Liste de nos interdits (Fleuve Éditions, 2015 ; Pocket, 2017), son deuxième roman, À jamais tu obéiras (Fleuve Éditions, 2017), a confirmé son statut d’auteure de thriller avec laquelle il faut compter. Koethi Zan vit près de New York avec sa famille.

Mon avis

Une lecture anxiogène. Un thriller original.

J’étais partie dans l’idée que l’auteure aller se focaliser sur la captivé. En un sens, il n’en est rien. Et heureusement j’ai envie de dire, je ne suis pas une adepte des thrillers qui abordent le thème de la séquestration. Les seules rares évocations du lieu où les protagonistes ont été retenues m’ont donné la nausée. Il faut dire que je ne suis pas une habituée du genre. Mais ici, pas de place au gore. Nous sommes davantage dans la torture psychologique. Le lecteur est malmené mais l’auteure lui fait grâce des détails sordides. Ce qui pour ma part, me convient très bien !

La tension n’en est pas moins intense. Très intense. Sarah et Jennifer se sont livrées à un exercice pour le moins peu commun. Elles ont rédigé une liste de risques à ne pas encourir. Malgré toutes les précautions prises, elles vont se retrouver dans une situation cauchemardesque. Dix ans après, elles tentent de se reconstruire. Elles ne sont pas au bout de leurs surprises.

Les rebondissements se succèdent. Le lecteur entre dans des mondes obscurs. Dans le monde universitaire, tout d’abord, et la dure compétition que se livrent les enseignants chercheurs. La folie sert-elle à la recherche ? Ou est-ce plutôt derrière un prétexte de recherche que les âmes les plus torturées peuvent assouvir leurs penchants inavouables ? Jusqu’où certains professeurs iraient pour mener à bien leurs travaux ? Pour donner vie à leur côté malsain et obscur. Un autre monde s’ouvre aux lecteurs. Celui de la religion. De l’obsession que certains nourrissent pour elle alors que d’autres feignent la foi afin de dissimuler le côté prédateur qui sommeille en eux. Incursion dans l’Amérique profonde. Dans des bourgades rurales où les sectes fourmillent et où leurs gourous abusent des êtres les plus fragiles.

Les descriptions, d’une grande justesse, rendent le récit très réaliste. Une lecture atypique, à la fin inattendue, qui m’a fait passer un agréable moment. Une belle découverte.