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Céline, trente ans et des poussières…;-)

Plusieurs vies professionnelles. Une passion : La littérature et mon envie dévorante de partager avec vous mes coups de cœur mais aussi mes déceptions.

Vous trouverez sur mon blog, du moins je l’espère, quelques idées lectures. Polar, thriller, mangas… mais aussi de plus en plus de littérature blanche. Des sorties, des classiques. Il y en a pour tous les goûts.

Enjoy ! 🙂

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Mon univers

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dé

Souvenirs souvenirs …

Alors non, je ne me relance pas dans la longue croisade de l’autoédition. C’est juste que…après cette période sans précédent que nous venons de traverser, je ressens le besoin de remettre un tout petit peu de lumière sur mes deux écrits. Ils me rappellent de bons moments. Des difficiles aussi. Mais une tranche de vie pleine d’espoir.

Ils sont toujours disponibles sur Amazon en format numérique. Je les aurais bien vus en librairie, mais aucune n’a voulu de moi…

C’était la minute nostalgie 😉

la proie

elle(s)

Sukkwan Island – David Vann

Titre : Sukkwan Island

Auteur : David Vann

Editeur : Gallmeister – Folio

Genre : Littérature américaine

Date de sortie : 05/11/2015 – 30/08/2012

Présentation

« Le monde à l’origine était un vaste champ et la Terre était plate. Les animaux arpentaient cette prairie et n’avaient pas de noms. Puis l’homme est arrivé, il avançait courbé aux confins du monde, poilu, imbécile et faible, et il s’est multiplié, il est devenu si envahissant, si tordu et meurtrier à force d’attendre que la Terre s’est mise à se déformer ». Une île sauvage de l’Alaska, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim emmène son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs, il voit là l’occasion d’un nouveau départ. Mais le séjour se transforme vite en cauchemar¿ Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable, une expérience littéraire inoubliable.

Auteur

david vann

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska. Il a travaillé à l’écriture de son premier roman, Sukkwan Island , pendant plus de dix ans. Publié en France en 2010, ce livre a obtenu le prix Médicis étranger et est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays.

Mon avis

Un roman d’une noirceur et d’une puissance inouïes.

Les décors froids et hostiles, je peux dire que , en littérature, ça me connait. J’ai eu des coups de cœur énormes pour des polars nordiques entre autres ou bien pour des romans de littérature américaine dits  » littérature des grands espaces « . Certains bouquins m’ont mise mal à l’aise. Immensité. Isolement. Protagonistes marginaux et inadaptés…

Je viens de découvrir LE livre que je placerai sur la première marche du podium niveau tension. Dès les premières lignes, on sent que cette petite aventure père-fils sur une île reculée d’Alaska ne va pas connaitre que des moments heureux. Jusque là, rien d’inattendu. On s’en doute. Par contre, là où j’ai complètement été prise au dépourvu, c’est lorsque je me suis retrouvée face à ce protagoniste complètement désaxé. Tantôt ancré dans la réalité, tantôt emporté par la folie, Jim oscille entre deux mondes : le réel et le sien. Certaines de ses réactions, totalement imprévisibles, ont fait que j’ai parfois manqué d’air.

Ce huis clos en pleine nature est glacial mais au delà, de cet aspect relativement courant en littérature, j’y ai vu autre chose qui m’a complètement subjuguée si je peux utiliser ce terme. Le fait que certains éléments soient suggérés m’a fait m’interpeler. Comment cet homme en est-il arrivé là ?! J’ai ressenti une grande ambivalence : beaucoup d’empathie à son égard suite à ses nombreux désoeuvrements mais également de la colère face au comportement qu’il adopte face à son fils. Une personnalité impossible à vraiment cerner. Un protagoniste que je ne suis pas prête d’oublier.

Un roman fort. Noir. Difficile à digérer. Mais tellement puissant !

Bilan du mois de mai

Et donc si on récapitule, mon bilan du mois de mai est plutôt pas mal. Je n’ai pas beaucoup lu car le temps m’a manqué mais, j’ai fait de très belles découvertes. La littérature blanche l’emporte sur la noire dernièrement.
J’ai lu beaucoup de polars et de thrillers ces six dernières années et j’ai besoin de voguer vers d’autres genres.

J’ai lu :

– Viol, une histoire d’amour de Joyce Carol Oates

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/12/viol-une-histoire-damour-joyce-carol-oates/

– Des vents contraires de Oliver Adam

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/26/des-vents-contraires-olivier-adam/

– Café Lowendal et autres nouvelles de Tatiana de Rosnay

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/14/cafe-lowendal-et-autres-nouvelles-tatiana-de-rosnay/

– Je suis une légende de Richard Matheson

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/09/je-suis-une-legende-richard-matheson/

– Poupée Volée de Elena Ferrante

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/06/01/poupee-volee-elena-ferrante/

– La disparition de Jim Sullivan de Tanguy Viel

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/06/01/la-disparition-de-jim-sullivan-tanguy-viel/

Et 2 lectures numériques :

– Love me tender de Constance Debré

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/02/love-me-tender-constance-debre/

– Paris- Brest de Tanguy Viel

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2020/05/06/paris-brest-tanguy-viel/

Et pour vous, mai fut bon ?

La disparition de Jim Sullivan – Tanguy Viel

Titre : La disparition de Jim Sullivan

Auteur : Tanguy Viel

Editeur : Les éditions de minuit

Genre : Littérature française

Date de sortie : 07/03/2013

Présentation

Du jour où j’ai décidé d’écrire un roman américain, il fut très vite clair que beaucoup de choses se passeraient à Detroit, Michigan, au volant d’une vieille Dodge, sur les rives des grands lacs. Il fut clair aussi que le personnage principal s’appellerait Dwayne Koster, qu’il enseignerait à l’université, qu’il aurait cinquante ans, qu’il serait divorcé et que Susan, son ex-femme, aurait pour amant un type qu’il détestait. « Il ne faut pas s’y tromper : malgré les apparences, Tanguy Viel n’a pas écrit un roman américain, mais une fiction typiquement made in France. Toute de références, de clins d’œil et d’ironie. Avec pour décor en trompe-l’œil les États-Unis, leur littérature et ses poncifs. […] De tout cela surgit un véritable petit joyau littéraire.

Auteur

Tanguy_Viel

Après une enfance en Bretagne, Tanguy Viel vit successivement à Bourges, Tours puis Nantes avant de venir s’installer près d’Orléans1.
Il a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2003-2004. Publié dès son premier ouvrage par les éditions de Minuit, il a reçu le prix Fénéon et le prix littéraire de la vocation pour son roman L’Absolue Perfection du crime, le Grand prix RTL-Lire2 et le Prix François-Mauriac de la région Aquitaine pour Article 353 du Code pénal.

Mon avis

Mais quel régal ! Un court roman ? Un essai sur la réflexion de l’écriture d’un roman dit américain ? Un peu des deux ? Je ne sais pas vraiment. Je n’ai jamais été très douée pour cataloguer. Ce que je sais, en revanche, c’est que j’ai passé un très agréable moment de lecture. Tanguy Viel passe en revue les caractéristiques qu’on retrouve dans un certain nombre de romans américains contemporains. Des éléments, qui, souvent présents, sont devenus au fil du temps, des clichés. Et que pourtant, on adore !!! Enfin, que moi, en tant qu’amatrice absolue de littérature américaine, je ne me lasse pas de lire.

Alors certes, on perçoit l’humour, la satire même. La parodie. Et on acquiesce.

Pour mon plus grand plaisir, Tanguy Viel, énonce des particularités présentes dans les roman dits de  » côte est  » mais aussi relevant de la littérature des  » grands espaces « .

Ce roman ne nous sera jamais livré dans son intégralité. Nous, lecteurs, auront droit à quelques bribes seulement. A nous d’imaginer les lignes qui se cacheront entre celles énoncées.

Une représentation de l’Amérique qui correspond totalement à MON Amérique fantasmée.

Après avoir découvert Tanguy Viel avec Paris Brest, je n’ai pas l’intention de m’arrêter en si bon chemin.

Poupée volée – Elena Ferrante

Titre : Poupée volée

Auteure : Elena Ferrante

Editeur : Folio

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 07/09/2007

Présentation

Pourquoi Leda interrompt-elle brusquement ses vacances ? Au bord de la mer, elle était subjuguée par une famille et en particulier une jeune femme, Nina, et sa fille Elena. Quand la petite Elena perd sa poupée, c’est toute la famille qui se mobilise pour la retrouver et ne pas gâcher ses vacances, jusqu’à mener des actions inquiétantes telle une battue organisée sur la plage. Or c’est Leda qui a pris la poupée. Pourquoi ce geste insensé ? Le portrait d’une femme qui oscille entre raison et folie, un subtil jeu de miroirs grossissants servi par une écriture précise qui fouille avec justesse la moindre plaie.

Auteure

Publiée dans le monde entier, partout saluée par la critique et le public, l’œuvre d’Elena Ferrante est plébiscitée en particulier en France. Elle est l’auteur de L’amour harcelant, Les jours de mon abandon et de la saga « L’amie prodigieuse », qui se conclura en octobre 2017 avec L’enfant perdue.

Mon avis

Quel étrange sentiment j’éprouve en refermant ce livre. J’étais persuadée qu’un climat de tension était plus crédible dans une région froide et quasi désertique. C’est du moins dans ce type de décor que les personnages évoluent lorsque je lis ce genre d’histoires.

Ici, il n’en est rien. Bienvenue lecteur sur la côte ionienne. Il y fait chaud, très chaud. La plage est emplie de touristes italiens et étrangers. Parmi eux, la protagoniste : Leda, la quarantaine, professeure d’université qui s’octroie quelques vacances – travail loin de sa famille qui vit désormais au Canada. Très vite, le doute est dissipé. A n’en pas douter, Leda est étrange. Instable. Au fil des pages nous sont livrés ses secrets. Ses rapports conflictuels avec sa mère. Ses relations qu’elle dénigre avec sa famille restée à Naples. Sa difficulté d’être elle- mère, et ce, depuis le plus jeune âge de ses filles. Ce rapport particulier, envieux, presque malsain qu’elle est en train de tisser avec cette famille qu’elle a rencontrée sur la plage. Et ce geste incompréhensible : le vol de la poupée de la petite fille du groupe qu’elle côtoie désormais quotidiennement. Cette poupée qu’elle veut faire sienne. Ce jouet : objet de douloureuses réminiscences.

Quand la raison et la folie se juxtaposent.

Le dilemme – B.A. PARIS

Titre : Le dilemme

Auteure : B.A.PARIS

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller psychologique – domestique

Date de sortie : 28/05/2020

Présentation

S’il parle, il la détruit. S’il se tait, il se détruit. Et vous, que feriez-vous ? Depuis toujours, Livia rêve d’une énorme soirée pour ses 40 ans ; et Adam, son mari, met tout en œuvre pour que la fête soit inoubliable. Il s’organise pour que leur fille Marnie vienne exprès de Hong Kong – ce sera une surprise pour Livia.
Mais quelques heures avant la soirée, Adam apprend que le vol dans lequel se trouvait peut-être Marnie s’est crashé. Est-ce qu’elle avait pu prendre cet avion, sachant que son vol précédent avait décollé en retard et qu’elle pensait ne pas pouvoir attraper sa correspondance ? Adam doit-il en parler à Livia, au risque de l’inquiéter pour rien ? Et pourquoi Livia semble-t-elle soulagée que Marnie ne soit pas là ?
Lorsque la fête commence, chacun devra danser avec ses secrets et ses peurs. Jusqu’à ce que s’ouvre enfin le portillon du jardin et qu’une silhouette s’avance vers les invités…

Auteure

b a paris

B.A. Paris a vendu plus de 2 millions d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes.
Traduite dans près de quarante pays, elle est devenue une star mondiale.
En France, B.A. Paris a déjà conquis près de 100 000 lecteurs avec ses trois premiers thrillers. Après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection finale du prix des lectrices de Elle en 2017.

Mon avis

On ne présente plus B.A.PARIS, la reine du thriller domestique. J’avais adoré Défaillances, beaucoup aimé Derrière les portes et son atmosphère totalement anxiogène. Son avant dernier titre Dix petites poupées, et sa fin à mon goût un peu tirée par les cheveux, m’avait moins séduite.

C’est donc avec une certaine excitation que j’ai débuté Le Dilemme.
Egoïsme ? Critique de la société moderne ? Oubli des priorités ? Trahisons et tromperies ?

Niveau tension, le lecteur est choyé. Les secrets de famille est un sujet qui fascine. On s’y reconnait tous. Car, dans quelle famille, certaines vérités ne sont pas dissimulées ?

L’atmosphère est, dès les premières pages, pesante. Trop peut-être. Trop, dans la mesure où beaucoup d’éléments importants sont, à mes yeux,rapidement dévoilés. Par conséquent, j’ai été dans l’attente d’un événement qui transcenderait la situation initiale. Si des secrets sont peu à peu dévoilés, rien ne fait basculer le contexte de base. En ce sens, j’ai été quelque peu déçue. Les pages se tournent, l’histoire se lit, plutôt bien d’ailleurs, mais, il m’a manqué ce quelque chose qui fait la différence entre un thriller agréable et un thriller à couper le souffle.

Je n’ai pas ressenti d’attachement particulier pour les personnages. J’ai trouvé bien frivoles leurs préoccupations. Tout ce tapage pour un anniversaire révèle une personnalité immature. Livia ne semble vivre que pour ça : la fête donnée à l’occasion de ses 40 ans. Il est parfois risible de voir une adulte se comporter comme une enfant. Adam la suit dans sa folie, prêt à tout pour faire plaisir à son épouse. Jusqu’à en oublier l’essentiel.

Ce n’est clairement pas le meilleur opus de l’auteure.

Je remercie les éditions Hugo Thriller, dont j’apprécie en général beaucoup la collection, pour leur confiance renouvelée. Même si ce livre présente, à mes yeux, quelques faiblesses, sa lecture fut en somme agréable.

Des vents contraires – Olivier Adam

Titre : Des vents contraires

Auteur : Olivier Adam

Editeur : Points – L’olivier

Genre : Littérature française

Date de sortie : 21/01/2010

Présentation

Sarah a disparu depuis un an, sans plus jamais faire signe. Pour Paul, son mari, qui vit seul avec leurs deux jeunes enfants, chaque jour est à réinventer. Il doit lutter avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Épuisé, il espère se ressourcer par la grâce d’un retour à Saint-Malo, la ville de son enfance.

Auteur

OLIVIER ADAM

Olivier Adam a grandi en banlieue parisienne et vit actuellement à Paris. Il est l’auteur de nombreux romans dont « Je vais bien ne t’en fais pas », « Passer l’hiver » (Goncourt de la nouvelle 2004), « À l’abri de rien » (prix France Télévisons 2007), « Des vents contraires » (grand prix RTL-Lire 2009), « Le coeur régulier » ou « Les Lisières ».
Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, dont son premier roman, « Je vais bien ne t’en fais pas » (Le Dilettante, 2000) qui sera primé aux Césars en 2007, « Poids léger » et « Des vents contraires ». Scénariste, il a également participé à l’écriture du film Welcome. Il est par ailleurs auteur de romans pour la jeunesse, publiés à l’École des Loisirs et chez Actes Sud Junior.

Mon avis

Une histoire d’une profonde mélancolie.

L’auteur alterne de longues descriptions de paysages bretons avec une analyse profonde des sentiments du narrateur. Point commun : les deux sont quasi désertiques. Paul, à la disparition de son épouse, est inconsolable. Tout comme ses enfants, il tente de maintenir le cap, si ce n’est pour lui, pour leur bonheur.

Le vent, une mer agitée, un cœur sec : telle est la toile de fond.

L’histoire est simple. Banale même, pourrait-on dire. Le rythme est lent. A l’image de la vie de cette famille incomplète qui tente de vivre et non plus de survivre.

L’ambiance est pesante. L’atmosphère lourde. Les émotions fortes. L’écriture très belle.

Un livre que l’on saura apprécier si on se contente des mots que l’on lit au moments où on les lit. Dans Des vents contraires, on se laisse porter par les flots sans rechercher la tempête.