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Présentation

Céline, trente ans et des poussières…;-)

Plusieurs vies professionnelles. Une passion : La littérature et mon envie dévorante de partager avec vous mes coups de cœur mais aussi mes déceptions.

Vous trouverez sur mon blog, du moins je l’espère, quelques idées lectures. Polar, thriller, mangas… mais aussi de plus en plus de littérature blanche. Des sorties, des classiques. Il y en a pour tous les goûts.

Enjoy ! 🙂

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Mon univers

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Hiver à Sokcho – Elisa Shua Dusapin

Titre : Hiver à Sokcho

Auteur : Elisa Shua Dusapin

Genre : Roman

Editeur : Folio

Date de sortie : 16/08/2018

Présentation

A Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune femme rêve d’ailleurs dans une pension modeste. Chaque jour, elle cuisine pour les rares visiteurs venus s’isoler du monde. L’arrivée d’un Français, auteur de bandes-dessinées, vient rompre la monotonie de l’hiver. Ils s’observent, se frôlent, et à mesure que l’encre coule, un lien fragile naît entre ces deux êtres aux cultures si différentes, en quête d’absolu.

Autrice

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Née en 1992 d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne. Son premier roman, Hiver à Sulu-1w, a notamment reçu le prix Robert Walser et le prix Révélation SGDL en 2016. Les billes du Pachinko a paru en 2018 aux Editions Zoé.

Mon avis

Lorsqu’un dessinateur de BD français vient se perdre dans une petite ville balnéaire à la frontière avec la Corée du nord, en plein hiver cela peut donner un joli récit, doux et élégant.

J’aime ces romans qui ne racontent pas vraiment d’histoire. Ces mots, ces lignes, ces pages qui fouillent, farfouillent, trifouillent les états d’âme. Les romans qui s’attachent à l’humain. A sa réflexion bien plus qu’à ses actions. A ses secrets. A ses avouables interdits.

Une tranche de vie à l’atmosphère mélancolique. Les personnalités des protagonistes sont guère dévoilées. Leur connaissance se fait progressivement. Pudiquement. Mais toujours avec authenticité.

L’un rêve de l’inconnu. Il parcourt le monde afin de le dessiner. L’autre a des rêves de capitale : Séoul, l’exigeante. Leurs aspirations se font dans la quiétude. Le silence.

Un joli voyage littéraire comme je les apprécie tant. Un beau séjour dans une Corée du Sud méconnue.

La part manquante – Christian Bobin

Titre : La part manquante

Auteur : Christian Bobin

Editeur : Gallimard

Genre : Nouvelles

Date de sortie : 03/02/1994

Présentation

« C’est par incapacité de vivre que l’on écrit. C’est par nostalgie d’un Dieu que l’on aime. Un livre, c’est un échec. Un amour, c’est une fuite. Nous ne pouvons entreprendre que de biais, nous ne pouvons vivre que de profil. Nous ne sommes jamais où nous croyons être. Notre désir est voué à l’errance. Notre volonté est sans poids. Parfois quand même, on approche quelque chose. Parfois quand même on reçoit des nouvelles de l’éternel. Le battement des lumières sur un visage. La tombée de la foudre dans une encre.»

Auteur

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Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire où il demeure, est un écrivain et poète français. À la fois poète, moraliste et diariste, il est l’auteur d’une œuvre fragmentaire où la foi chrétienne tient une grande place, mais avec une approche distanciée de la liturgie et du clergé.

Mon avis

Mon premier Christian Bobin. Qu’est ce exactement ? Un recueil de nouvelles ? De poésie ? D’un essai ? D’un mélange des trois ? Je n’ai jamais été très habile pour cataloguer.

Ce que je peux néanmoins affirmer, c’est qu’il s’agit de réflexions d’une douceur et d’une beauté extrême. Et quelle musicalité ! Chaque mot est une note, chaque nouvelle une partition dont émane une grande sensibilité.

Les preuves en miettes de l’existence de Dieu m’a touchée en plein coeur. Un passage en particulier que je voudrais partager avec vous :  » Le 19 août 1962, à une heure du matin, Pascal agonise. Il est comme un enfant, perdu dans une école glacée et vide. Il meurt et s’égare dans les milliers de jours où tout renaît, sans lui. L’effacement de cet homme sous un peu de terre, puis, plus profond encore, sous son propre nom, nous a rendu sa pensée familière. Nous avons rassemblé ses écrits dans le fond d’un livre. Nous avons appris à entendre ses paroles dures comme l’or. Mais la grâce nous fait défaut, qui nous permettrait de lire cette feuille de novembre 1654 – cette mince cloison de papier entre son coeur et le monde. Cette feuille de trois fois rien. Elle lui mangeait ses forces. Elle lui donnait comme un coeur de lumière, brûlé jusqu’au sang. Elle faisait de son coeur une chambre d’enfant, d’un désordre incroyable « .

Cet extrait vous donnera le la. Bien plus que tout ce que je pourrais ajouter.

Un petit recueil qui se lit comme un grand livre. Qui se savoure comme une exquise douceur. En prenant son temps. En pesant chaque mot.

Les cerfs-volants de Kaboul – Khaled Hosseini

Titre : Les cerfs-volants de Kaboul

Auteur : Khaled Hosseini

Editeur : 10 x 18

Genre : Littérature étrangère

Date de sortie : 07/09/2016

Présentation

De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d’amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d’un pays dévasté : l’Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d’un riche commerçant, le second est le fils de leur Serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.
Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n’esquissera pas un geste pour sauver son ami.

Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce la voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l’Afghanistan des talibans… et de son propre passé.

Auteur

Khaled Hosseini

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux États-Unis en 1980. Son premier roman, Les Cerfs-volants de Kaboul, a bénéficié d’un extraordinaire bouche à oreille. Acclamé par la critique, il est resté de nombreuses semaines en tête des listes aux États-Unis, où il est devenu un livre-culte. Il a reçu le prix RFI et le prix des lectrices de Elle en 2006, et a été adapté au cinéma en 2008 par Marc Forster. Après Mille soleils splendides, il signe aux éditions Belfond son nouveau roman Ainsi résonne l’écho infini des montagnes.

Mon avis

En rangeant ma bibliothèque, je suis retombée sur ce livre. Pardon, sur ce bijou, devrais-je dire. J’ai hésité à en parler ici sur le blog parce que je me suis dit que tout le monde l’avait certainement déjà lu. Puis, je me suis ravisée, pensant que parfois certains livres souffrent de leur succès 😉 dans le sens où on en parle, on en entend parler mais on ne le lit pas !

Je ne pourrai pas être précise dans mon avis pour la simple raison que j’ai lu cette histoire il y a fort longtemps. Par contre, je peux vous décrire le souvenir qu’elle m’a laissé. Le doux souvenir. La façon dont j’ai suivi l’histoire de ces deux gamins. Trahison, lâcheté, rédemption. Des thèmes forts sont abordés dans un style simple et sans fioriture, ce qui rend l’émotion d’autant plus présente, les faits doublement percutants.

L’Afghanistan (et ses souffrances), en toile de fond, apparait comme un personnage. En effet l’histoire de ce peuple, de sa culture est très présent. Nous sommes complètement immergés.

Une livre émouvant. Bouleversant. Un dénouement renversant qui m’a laissée la gorge nouée et le coeur serré.

Avez-vous lu ce titre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Tokyo électrique – Recueil de nouvelles

Titre : Tokyo

Auteurs : Muramatsu Tomomi, Morita Ryûji, Hayashi Mariko, Shiina Makoto, Fujino Chiya.

Editeur : Picquier

Genre : Nouvelles – Littérature étrangère

Date de sortie : 23/02/2006

Présentation

Cinq écrivains japonais de premier plan nous livrent leur vision de Tokyo. Des visions de l’intérieur, où chacun s’approprie le paysage d’une cité aux multiples visages, des dancings de Shinjuku à la douceur des quartiers gagnés sur la mer de la ville basse.
La prostituée philippine, la ménagère au poste de police, la femme qui disparaît après avoir brillé dans le coeur des habitués d’un bar comme la brusque flamme d’une allumette, l’homme qui s’est installé une tente au sommet d’une tour et découvre soudain de là-haut les étoiles. Autant d’éclats d’histoires qui, de nuit comme de jour, illuminent la ville de Tokyo et en dessinent la géographie sentimentale.

Mon avis

Un recueil de nouvelles intéressant pour celui ou celle qui veut s’immerger au coeur de la bouillonnante capitale japonaise. Complètement fascinée par le pays du soleil levant et plus particulièrement par Tokyo et ses multiples contrastes, j’ai pris plaisir à lire ces cinq courtes histoires très différents les unes des autres. Je ne connaissais d’ailleurs aucun des auteurs et le fait d’avoir découvert leur plume à travers de courts textes me donne envie de me pencher plus en détails sur les écrits de certains.

Amour, amitié. Toujours abordées avec pudeur. La ville est omniprésente. Les intrigues subtiles. Les mots doux. Le rythme apaisant. Déambulations dans différents quartiers, le voyage littéraire et sociétal est assuré.

La littérature japonaise a décidément ce  » je ne sais quoi  » qui a le don de me faire apprécier ses textes.

Les souvenirs littéraires de vacances…

Cet été, nous sommes allés dans le Morbihan. Sur notre route, nous avons croisé de jolies librairies dans les villes de Vannes et d’Auray. J’ai trouvé leurs sélections « locales » très intéressantes. Du coup, avec loulou, on a fouiné et nous avons rapporté ces trois compagnons à la maison.

Malheureusement, de la Dordogne, nous n’avons rien rapporté. Malgré la visite de châteaux forts ou de petites villes  » typiques « , nous n’avons rien vu qui sortait vraiment de l’ordinaire. Seulement des livres qu’on peut trouver partout. D’ailleurs, dans la boutique d’un château, nous avons retrouvé pas mal de petits livres que nous avions déjà.

Et vous, ramenez-vous des livres à vos loulous afin d’entretenir le souvenir et/ ou de vous cultiver ?

Nous, tout le temps 😉

Mon bilan lecture Juillet – Août 2020

Eh bien, je l’avais oublié celui-là !!! 😉

Il faut dire que j’ai peu lu cet été. Comme tous les étés d’ailleurs. Durant la période estivale, je m’adonne à ma seconde passion : les balades et voyages. Mais aussi les pique-niques et apéros en famille ou entre amis !

Du coup, je vous présente mon petit bilan de ces deux derniers mois. Au programme : de la littérature jeunesse, beaucoup de mangas, de la littérature française contemporaine et… un énorme coup de coeur devenu un grand classique de la littérature américaine au fil du temps.

Récap :

– DIY de Maélie, tome 1 : Des papillons dans le ventre – Marilou Addison

– Le Journal de Dylane, Granita à la framboise bleue – Marilou Addison

– Ciao Bella – Serena Giuliano

– Un loup quelque part – Amélie Cordonnier

– Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

– Les années douces – Hiromi KAWAKAMI

– Les fleurs du mal, tomes 1 et 2 – Shuzo Oshimi

– En proie au silence, tomes 1 et 2 – Akane Torikai

– First job new life, tomes 1 et 2 – Nemu Yoko

– Les liens du sang, tomes 6 et 7 – Shuzo Oshimi

Et vous, gardez-vous le même rythme de lecture l’été ? Lisez-vous davantage ? Moins ?

Tenir jusqu’à l’aube – Carole Fives

Titre : Tenir jusqu’à l’aube

Autrice : Carole Fives

Editeur : Folio

Genre : Littérature française

Date de sortie : 20/08/2020

Présentation

« Et l’enfant ? Il dort, il dort. Que peut-il faire d’autre ? » Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans personne pour l’aider, elle vit avec lui une relation fusionnelle. Alors, certaines nuits, la mère s’autorise à fuguer. À quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus longtemps, à la poursuite d’un semblant de légèreté. Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?

Autrice

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Carole Fives, née le 12 novembre 1971 est une femme de lettres française. Elle vit et travaille à Paris. Après une licence de philosophie, Carole Fives entre à l’école des beaux-arts où elle obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique. Elle a enseigné les arts plastiques dans la région de Lille pendant douze ans. Elle vit et travaille entre Lille et Lyon. Elle a publié plusieurs ouvrages salués par la critique : Quand nous serons heureux, prix Technikart et prix Jeunes talents Fnac, Que nos vies aient l’air d’un film parfait, prix L’usage du monde, et aux Editions Gallimard : C’est Dimanche et je n’y suis pour rien, Une femme au téléphone et Tenir jusqu’à l’aube. Elle est aussi l’auteur de livres pour la jeunesse.

Mon avis

L’écriture : la force de ce récit

Les livres qui traitent de la maternité attirent immédiatement mon attention. Après avoir lu la quatrième de couverture, parfois, je les repose, souvent je les amène rejoindre ma bibliothèque. Parce que…parce que, il y a tant à en dire sur le sujet. Tant à en lire. En général, ma préférence va justement sur ce qu’on ne peut pas toujours en dire. Et ces mots tus, souvent on les écrit.

Dans ce court opus nous suivons le quotidien semé d’embûches d’une mère solo qui fait tout son possible pour s’occuper au mieux de son enfant. Elle se donne corps et âme. Tire sur la corde de la maternité jusqu’à l’user. Jusqu’à agir de manière inconsidérée. La fatigue et la solitude sont ses meilleures ennemies. Elles lui brouillent l’esprit. Lui ternissent la vie, l’empêchant de sortir de son carcan. L’écriture, assez minimaliste, fait que le lecteur se trouve le nez dedans. Complètement. En plein dans ses tourments. Des tourments qu’elle ne parvient pas à dominer malgré les efforts qu’elle met en oeuvre. Que ce soit dans la  » vraie vie  » ou sur les forums, la solidarité n’est pas de mise. Au mieux, elle se frottera à certains empathiques.

La complainte est continue et criante de vérité.

Personnellement, c’est l’écriture qui m’a emportée. La tension, permanente. La description du combat quotidien. La proximité que l’autrice parvient à créer entre la protagoniste et le lecteur (la lectrice ?).

Japon en 100 mots – Ornella Civardi (Auteur), Gavin Blair (Auteur), Ayano Otani (Illustrations)

Titre : Japon en 100 mots

Auteurs : Ornella Civardi et Gavin Blair

Illustrateur : Ayano Otani

Editeur : Nuinui

Date de sortie : 10/10/2019

Présentation

Le livre propose 100 termes japonais sans équivalents dans d’autres langues, accompagnés chacun d’une illustration originale signée par l’artiste Ayano Otani
Le livre propose 100 termes japonais sans équivalents dans d’autres langues, accompagnés chacun d’une illustration originale signée par l’artiste Ayano Otani, pour permettre au lecteur de mieux comprendre, et plus pleinement, le Japon et les Japonais. Aux principaux concepts s’ajoutent des explications supplémentaires concernant des notions connexes, dont certaines sont également illustrées. Fins connaisseurs du pays, de la culture et de la langue, les deux auteurs s’efforcent ainsi de dissiper les mythes et les incompréhensions courantes lorsqu’il s’agit du Japon. Un index de tous les termes japonais utilisés permettra au lecteur de percer les secrets de cette culture magnifique.

Mon avis

Je m’intéresse au Japon depuis l’été dernier avec la découverte de mangas qui retranscrivent à merveille la beauté de ce pays complexe et paradoxal.

La culture japonaise est très riche. Je n’ai pas encore eu l’occasion de me rendre au Japon mais cette tradition qui flirte avec la modernité me fascine. Douceur, calme et sérénité d’un côté. Technologie, bouillonnement et droiture de l’autre.

Tout juste remise de Les douces années dont je vous parlais il y a quelques jours seulement,lors d’une de mes nombreuses pérégrinations en librairie, j’ai découvert cet ouvrage, je l’ai feuilleté et immédiatement, je me suis dit qu’il était pour moi. Moi, qui connais si peu de chose du pays du soleil levant et qui voudrais tant percer ses mystères. Il me parait être une bonne introduction sur le sujet.

Non seulement, il est attractif avec ses superbes illustrations mais il est également très ludique en abordant par ordre alphabétique des sujets divers et variés.

Un très beau cadeau à offrir ou à s’offrir. Culture et dépaysement garantis.

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Les années douces – KAWAKAMI Hiromi

Titre : Les années douces

Autrice : Kawakami Hiromi

Genre : Littérature japonaise

Editeur : Picquier poche

Date de sortie : 26/03/2003

Présentation

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Elle est, semble-t-il, une célibataire endurcie, quant à lui, il est veuf depuis de longues années. Et c’est insensiblement, presque à leur coeur défendant, qu’au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. Des rencontres, il y en a beaucoup. Le livre choisit de n’en raconter qu’une douzaine, chacune comme un récit à part. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d’une nuit d’automne… Ces histoires sont tellement simples qu’il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l’air du bonheur qu’on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu’elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu’elle ne s’enfuie.

Autrice

kawakami

Hiromi KAWAKAMI est née à Tokyo en 1958 et diplômée de biologie de la faculté des sciences de l’Université féminine d’Ochanomizu.
Sa nouvelle « Hebi o fumu » (« Marcher sur un serpent ») est couronnée en 1996 par le prix Akutagawa (l’équivalent de notre Goncourt).
En 1999, « Kamisama » obtient le prix des Deux Magots et le premier prix Pascal des jeunes auteurs de nouvelles ; en 2000, « Oboreru » reçoit le prix de littérature féminine et c’est en 2001 que « Sensei no kaban » (« Les Années douces »)est couronné par le grand prix Tanizaki.
Hiromi a su s’imposer dans le monde littéraire japonais par la tonalité très particulière de son style, à la fois simple et subtil dont les thèmes privilégiés sont le charme de la métamorphose, l’amour et la sexualité.

Mon avis

Comment trouver les mots ? Ceux qui pourraient traduire le plus fidèlement possible l’émotion que j’ai ressentie en lisant ce bijou.

Je connaissais déjà l’histoire pour avoir commencé ma découverte par la lecture de l’adaptation en manga de Jirô Taniguchi dont j’avais fait  » la connaissance  » l’an dernier. Quelle rencontre littéraire !!! J’avais été subjuguée par ses oeuvres. Tant de douceur et de sérénité. Tant de beauté.

J’ai aimé la lenteur avec laquelle les émotions sont décrites. L’autrice laisse le temps au temps. Les protagonistes vivent leur histoire à leur rythme. L’ancienne élève et son « maître « , comme elle le nomme, partagent balade et gastronomie dans un environnement léger et poétique. Une infinie douceur se dégage de cet opus qui porte son titre à merveille.

De rencontre fortuite en rencontre fortuite, Tsukiko et son ancien professeur se rapprochent. Délicatement. Pudiquement. Si joliment.

Amateurs de rebondissements et de suspense, passez votre chemin. Tracez tout droit, à la vitesse grand V. Cette histoire n’est pas faite pour vous.

Quant aux autres, goûtez-y attentivement et lentement. Dégustez-le comme un bon saké. Vous en redemanderez.

Un roman simple et magistral à la fois sur la solitude, la beauté de la vie et de ses petits plaisirs qui sont si grands.

Le journal de Dylane -Granita à la framboise bleue – Marilou Addison

Titre :Le Journal de Dylane – Granita à la framboise bleue

Autrice : Marilou Addison

Genre : Littérature jeunesse

Editeur : Kennes

Date de sortie : 21/08/2019

Présentation

Colin: Donc… je me demandais si tu voulais que toi et moi… Enfin… je veux dire… Ben qu’on s’embrasse…
Moi: QUOI???
Colin: ÇA NE VOUDRAIT RIEN DIRE DU TOUT! Ce serait juste comme une sorte d’entraînement. En même temps, pour toi aussi, ça pourrait être utile. Comme ça, quand tu vas sortir avec un garçon, tu auras déjà de l’expérience. Genre… Qu’est-ce que tu en penses?
J’étais totalement figée! Je n’arrivais même plus à réfléchir ?normalement. Mon coeur battait vite vite dans ma poitrine et j’avais l’impression qu’il essayait de sortir, tellement je l’entendais fort dans mes oreilles. Comme je ne répondais toujours pas, Colin a dû prendre ça pour un oui, car il s’est rapproché de moi…

Autrice

marilou

Marilou Addison, née dans la région de Montréal le 14 mai 1979, est une écrivaine québécoise. Auteure prolifique de littérature d’enfance et de jeunesse, elle publie également des romans d’horreur pour adulte.

Mon avis

Et je continue ma découverte des titres de Marilou Addison ! Après Les DIY de Maélie, je poursuis avec le premier tome de Le Journal de Dylane, Granita à la framboise bleue.

Un livre plein de peps qui séduira les ados et préados. Bienvenue chers lecteurs dans la bande de copains de Dylane. Colin, Mirabelle et les autres vous plongent dans le quotidien et les problèmes que tout ado sur la planète connait ou connaitra un jour. Les doutes. Les interrogations. Dylane et ses mais en ont des tas. Les premières amours. Les difficultés familiales. Pour l’aider à supporter cette période charnière et fragile de la vie, la jeune fille se livre à son journal.

Les références au Québec sont nombreuses. On se familiarise peu à peu avec le vocabulaire des lieux. Cream Puff !!!! Comment ça ?? Vous ignorez la signification de cette expression ??!! Pas de panique, un lexique volera à votre secours. Les expressions des ados québécois n’auront plus de secrets pour vous.

Un livre rafraichissant. Comme une bonne granita à la framboise bleue 😉

Merci aux éditions Kennes pour leur confiance.