Bilan du mois de juillet 2018

Ce mois-ci, j’ai eu du temps, ce qui m’a permis de faire de belles découvertes. Au total, onze lectures du thriller à la romance, de l’écrivain à renommée internationale à l’auteur autoédité. C’est ainsi que j’envisage mes lectures ! 🙂

Voici mon bilan du mois :

  • Un bon écrivain est un écrivain mort – Guillaume Chérel **

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  • Samedi – Ian McEwan

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  • Riquet à la Houppe – Amélie Nothomb ****

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  • L’âme sœur – Agnès Karinthi ****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/21/lame-soeur-agnes-karinthi/

  • Karma – Théo Lemattre ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/24/karma-de-theo-lemattre/

  • Avec des Si et des Peut-être – Carène Ponte *****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/25/avec-des-si-et-des-peut-etre-de-carene-ponte/

  • Une ardente patience – Antonio Skarmeta ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/27/une-ardente-patience-antonio-skarmeta/

  • Les jolis garçons – Delphine de Vigan **

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/29/les-jolis-garcons-de-delphine-de-vigan/

  • Les chiens de Détroit – Jérôme Loubry *****

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/31/les-chiens-de-detroit-de-jerome-loubry/

  • Les voisins du 9 – Felicity Everett ***

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/07/31/les-voisins-du-9-de-felicity-everett/

Avons-nous des lectures en commun ? Quel est votre bilan du mois ? Des déceptions, des coups de cœur ?

 

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Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Titre : Les chiens de Détroit

Auteur : Jérôme Loubry

Genre : Policier / Suspense

Editions : Calmann Lévy Noir

Date de sortie : 11/10/2017

Présentation

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi» ?
L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. A Détroit, personne n’est innocent…

Auteur

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a travaillé à l’étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant. Il est aujourd’hui installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute Provence.

Mon avis

Les chiens de Détroit. J’ai aimé ! Bien sûr que j’ai aimé ! Comment aurait-il pu en être autrement. Une intrigue haletante, du suspense, de l’émotion mais aussi et des personnages très attachants dont le principal est…La ville de Détroit.

Les villes personnages, mes personnages préférés ! Plongeon tête la première dans ce cimetière de maisons qu’est devenu Détroit, la ville qui jadis fut la fierté et la richesse de son pays. Délogés car dans l’impossibilité de payer les traites de leurs crédits, les habitants ont quitté la ville. Les habitations sont abandonnées. Les rues désertées. Les budgets coupés. Les secours limités. Une atmosphère macabre règne en ce lieu. Car en plus d’être touchée par la misère, la ville fantôme vit un véritable cauchemar : des enfants disparaissent. Le coupable présumé : le Géant de Brume. Celui de la légende très connue à Détroit. Celui que craignent les enfants désobéissants.

Sara Berkhamp et Stan Mitchel sont chargés de l’affaire. Mais comment se donner à cent pour cent pour les autres lorsqu’on est soi-même envahi par une multitude de problèmes personnels ? Deux personnalités fragiles et tourmentées qui vont lutter contre leurs démons pour ces enfants. Et leurs parents. Etrange qu’une telle enquête leur ait été confiée, eux pour qui les rapports avec les enfants ne sont pas aisés. Deux personnages qui ont su me toucher et pour lesquels j’ai ressenti une forte empathie.

Un livre que j’ai dévoré. Dès sa sortie, il m’avait fait de l’œil mais l’effet de la PAL grandissante a fait que quelques mois plus tard il ne figurait toujours pas parmi les titres de ma bibliothèque. J’en ai entendu grand bien tous ces mois et c’est précisément la raison pour laquelle je l’ai abordé avec prudence. Je me méfie des livres qui ont le vent en poupe car la moitié du temps je suis déçue. J’en attends certainement trop. Ici, il n’en est rien ! J’ai été comme aspiré par la brume de Détroit et son géant. L’atmosphère pesante m’a parfois fait légèrement froid dans le dos de par ma lecture à des heures tardives ajoutée au fait que je suis plutôt du genre trouillarde 😉

Une histoire bien ficelée. Un excellent moment de lecture. Mais le temps est passé bien trop vite…

Vous n’avez pas encore lu Les chiens de Détroit ??? Il faut y remédier !!!! En ce qui me concerne, une de mes meilleures lectures de l’année ! J’attends vos avis après lecture 🙂

 

 

…

 

Les voisins du 9 de Felicity Everett

Titre : Les voisins du 9

Auteur : Felicity Everett

Editeur : Haper Collins

Genre : Suspense

Date de sortie : 06/06/2018

Présentation

Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Auteure

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Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse, Felicity Everett vit désormais en Angleterre, après quatre ans passés en Australie.

Mon avis

Les relations de voisinage. Il y aurait tant à en dire…Elles font parties de notre quotidien. Quand elles virent au rouge, notre vie peut se transformer en véritable cauchemar. Préserver son intimité tout en affichant un sourire courtois et un bonjour poli, n’est -ce pas un bon compromis ?

Lorsque Gavin et Lou s’installent dans le quartier, Sara (plus que son mari Neil dans un premier temps) est flattée d’attirer l’attention de ce couple en tout point différent du sien. Gavin est sculpteur ; son épouse scénariste. Ce sont des artistes. Des marginaux. Lou est belle et sûre d’elle, Gavin est charismatique et très bel homme. Sara est fascinée par leur mode de vie. Neil ne tarde pas à partager son avis. Les deux couples deviennent très vite inséparables. De voisins, ils sont désormais amis. Une amitié salutaire ? Pour qui ?

L’art de la manipulation. Certaines personnes affichent un véritable talent en la matière. Le calcul. L’intérêt. L’égoïsme. Le tout sous des apparences bien trompeuses dissimulées derrière des invitations, des propositions de sorties accompagnées d’un sourire angélique, d’un air rieur et d’une attitude nonchalante et décontractée. Ces professionnels en la matière ont la fâcheuse tendance de vous faire douter de vous. La protagoniste n’échappera pas aux griffes de sa soi-disant amie. Jusqu’au jour où, elle se rendra compte de ce qui se trame juste sous son nez. J’ai bouilli d’impatience jusqu’à ce que celle-ci ouvre enfin les yeux !

Le thème abordé est très attrayant en littérature, à mes yeux du moins, si celui-ci est bien traité. Dans Les voisins du 9, une atmosphère lourde, pesante, très pesante, plane tout au long de l’œuvre. Un côté malsain également. Ces « artistes  » et leurs soirées à la limite de la décence. Surtout lorsque les enfants ne sont pas très loin… La lectrice que je suis n’est pas dupe. Il y a anguille sous roche. Oui mais…Je ne saurais dire ce qui me gêne. L’attitude de certains personnages, leurs répliques donnent à penser que quelque chose se prépare. Quelles sont les intentions de l’auteure ? J’aurais tellement souhaité que Felicity Everett aille plus loin. J’ai trouvé le dénouement bien trop timide, pas assez osé. La tension du début laissait présager une tournure des événements plus agressive. Tout est suggéré, ce qui n’est pas pour me déplaire. Néanmoins, je déplore que le côté psychologique ne soit pas davantage exploité, fouillé. C’est fort dommage car, il y avait de bons ingrédients. De quoi faire un roman bien plus abouti.

Une lecture sympathique qui aurait pu virer au bon thriller psychologique si…

 

 

Les jolis garçons de Delphine de Vigan

Titre : Les jolis garçons

Auteur : Delphine de Vigan

Edition : Le livre de poche

Genre : Littérature française

Date de sortie : 10/02/2010

Présentation

Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d’années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d’Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l’illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s’en défaire ?

Auteure

Née en 1966, Delphine de Vigan est une auteure française. Ancienne directrice d’études, elle a publié plusieurs romans, dont No et moi, Prix des libraires 2008 et adapté en 2010 au cinéma par Zabou Breitman, Les Heures souterraines ou encore Rien ne s’oppose à la nuit, lauréat en 2011 du Prix du roman Fnac, du Prix du roman France Télévisions, du prix Renaudot des lycéens et du Grand prix des lectrices de Elle. Ses romans sont traduits dans plus d’une vingtaine de langues. D’après une histoire vraie a reçu le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens en 2015.

Mon avis

La plume de Delphine de Vigan est une de mes plumes françaises favorites. Toutefois, j’avoue être complètement passée à côté de Les jolis garçons. Je n’ai pas su saisir où l’auteure voulait en venir. J’ai trouvé que ce roman manquait de structure. Et…de consistance aussi. Des bribes de conversations sans réel fil conducteur.

Emma Pile, la protagoniste, est complètement instable. Elle nous conte trois relations qu’elle a vécues avec trois hommes décrits comme tout aussi instables qu’elle. Si ce n’est la description de ses aventures tumultueuses et tortueuses où se trouve l’intérêt ? Je me pose encore la question…Les situations m’ont paru exagérées. Trop rocambolesques pour être crédibles.  Je n’ai eu aucune empathie pour cette jeune femme que, finalement, le lecteur connaît bien peu.

Je me suis beaucoup ennuyée. Ce n’est vraiment pas par cet opus, qui est une grande déception pour moi, qu’il faut découvrir cette auteure ! Je vous conseille D’après une histoire vraie ou No et moi ou bien encore Rien ne s’oppose à la nuit. De mon côté, je vais me plonger dans Les heures souterraines.

Seul point positif : le style de l’auteure reste irréprochable.

 

 

 

Mes coups de cœur de la littérature hispanique

Les romans latino-américains ont leurs particularités. Une spécificité que je serais incapable de décrire avec précision. Un mélange de réalisme magique et de conte pour adultes. Un genre à part. Unique. Inimitable. Une littérature qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Je connais peu de lecteurs aux avis mitigés sur la question.

Je vous présente mes coups de cœur en la matière

Cent ans de solitude

À Macondo, petit village isolé d’Amérique du Sud, l’illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades… Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique, à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence… Ce roman époustouflant est un chef – d’œuvre  du XXe siècle.

Le Vieux qui lisait des romans d'amour

Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme se révolte. Obligé de quitter ses romans d’amour – seule échappatoire à la barbarie des hommes – pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse, il replonge dans le charme hypnotique de la forêt.

La Maison aux esprits

Une grande saga familiale dans une contrée qui ressemble à s’y méprendre au Chili. Entre les différentes générations, entre la branche des maîtres et celle des bâtards, entre le patriarche, les femmes de la maison, les domestiques, les paysans du domaine, se nouent et se dénouent des relations marquées par l’absolu de l’amour, la familiarité de la mort, la folie douce ou bestiale des uns et des autres, qui reflètent et résument les vicissitudes d’un pays passé en quelques décennies des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité des tyrannies modernes. Isabel Allende a quitté le Chili après le coup d’Etat militaire. La Maison aux esprits, son premier roman, tantôt enchanteur, tantôt mordant, est à inscrire parmi les révélations de la littérature latino-américaine d’aujourd’hui. Il est traduit dans une dizaine de pays et a obtenu le prix du Grand Roman d’évasion 1984.

Lituma dans les Andes

Sur le front déchiqueté des Andes nous retrouvons le personnage de Lituma, échappé de La Chunga et de Qui a tué Palomino Molero ?, sous-officier rétrogradé et grelottant de froid. Ou de peur. La menace de la guérilla du Sentier lumineux est ici permanente. Trois disparitions successives accentuent l’angoisse et l’effroi. Sur fond d’enquête, nous pénétrons dans le monde des mineurs et des aventuriers des Andes avec, au centre, le couple Dionisio et Adriana, réincarnation dégradée des mythes de Dionysos et d’Ariane. […] Un univers truculent et glacé se met en place, un monde archaïque où les croyances de la nuit des temps refont surface, un monde barbare, magique et entêtant… Une fois de plus, Mario Vargas Llosa, dans la parfaite maîtrise de son talent romanesque, nous entraîne vers un destin qui n’est jamais qu’humain, trop humain.

Le Violon d'Auschwitz

Auschwitz, 1944. Les privations, les coups, les humiliations. Un prisonnier juif, Daniel, lutte pour la survie de son âme. Surprenant un concert organisé par Sauckel, le commandant du camp, il révèle son talent de luthier pour sauver son ami Bronislaw, violoniste de génie accusé à tort d’avoir joué faux. Il va alors devoir fabriquer un violon qui imite le son d’un Stradivarius, car de cet instrument dépend leur salut…

Pour l'amour du chocolat

Lausanne, 1922. Adrian Troadec, dix-huit ans, livreur de lait de son état, tombe amoureux de la jeune violoncelliste Alma Trapolyi. Après s’être essayé sans succès à la musique et aux échecs, il pense pouvoir la conquérir avec du chocolat et ouvre sa boutique : Le Petit Chocolat Troadec. C’est le début d’un empire et le point de départ d’une saga familiale, savoureuse et mouvementée.

Chocolat amer: Roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme

Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

Les maras, gangs d'enfants : Violences urbaines en Amérique centrale

Ce titre n’est évidemment pas de la fiction, malheureusement j’aurais envie de rajouter, mais je l’ai trouvé excellent. Le sujet est très bien traité.

Les Dead Rabbits, les Sharks, les Jets… Des noms de gangs devenus labels kitsch ou exotiques d’une New York mythifiée, d’une Amérique en gestation continue. MS pour Mara Salvatrucha, 18 pour Eighteenth Street sont des enseignes moins connues, et pourtant… Ces maras, nées dans les quartiers d’immigrés de Los Angeles dans les années 1970, se sont diffusées au cœur de l’Amérique centrale lorsque les États-Unis ont décidé d’expulser systématiquement leurs délinquants immigrés, commode manière de mistigri sécuritaire. Les maras, ces communautés de rues proliférant dans des régions où tous les cadres sociaux ont volé en éclats, regroupent aujourd’hui des milliers de jeunes prêts à tout pour défendre leur territoire, leur identité et leur place dans le groupe. Leur idéologie? De n’en avoir pas, si ce n’est l’élimination pure et simple de la bande rivale.

Je rajouterai un dernier titre qui n’est pas un coup de cœur mais qui néanmoins vaut la peine d’être découvert. Suspense garanti avec celui-ci ! Une construction plus que remarquable qui nécessite néanmoins une sacrée concentration 😉

Ton avant-dernier nom de guerre

Victime d’un accident de la route, le journaliste Manuel Carraspique se retrouve hospitalisé au coeur de l’Argentine profonde. Il partage sa chambre avec un Indien Mapuche, que les infirmières appellent Marquez mais qui ne s’appelle peut-être pas ainsi, comme le soupçonnent les policiers qui viennent lui rendre visite. Manuel a plus ou moins perdu la mémoire, mais pas ses réflexes de journaliste. Dans le silence de la chambre, il entreprend de faire parler le blessé. Ce dernier raconte des choses terribles, des histoires à dormir debout dont il serait le héros. Délire ou vérité ? Manuel n’est pas au bout de ses surprises.

 

Une ardente patience – Antonio Skarmeta

Titre : Une ardente patience

Auteur : Antonio Skarmeta

Genre : Littérature latino- américaine

Editeur : Seuil

Date de sortie : 2001

Présentation

 » Au Chili, tout le monde est poète. Tu seras plus original en restant facteur.  »

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l’île Noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. Leur relation, d’abord banale et quotidienne, se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l’Histoire les rattrape…

Auteur

Romancier et cinéaste, Antonio Skármeta est né en 1940. Il dut quitter le Chili en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Il fut ambassadeur du Chili en Allemagne. Une ardente patience a été adaptée au cinéma sous le titre Le Facteur par Michael Radford.

Mon avis

Les romans latino-américains ont leurs particularités. Une spécificité que je serais incapable de décrire avec précision. Un mélange de réalisme magique et de conte pour adultes. Un genre à part. Unique. Inimitable. Une littérature qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Je connais peu de lecteurs aux avis mitigés sur la question.

Une ardente patience est empli de poésie. Partout où l’on regarde. Tout d’abord, il y a  Pablo Neruda, ce grand homme de lettres du Chili, le plus célèbre des poètes qui depuis sa tranquille propriété de l’Ile Noire attend patiemment de recevoir le prix Nobel. Une grande sérénité se dégage de ce lieu et une belle simplicité émane de l’homme. En un clin d’œil, j’ai été propulsé sur cette petite île paisible du Chili. Je salue le talent de l’auteur à ce propos. Il a su recréer une ambiance au delà d’une pâle imitation.

Le jeune Mario, facteur particulier de Don Pablo, seul et unique habitant de l’île, est littéralement envoûté par le poète. Il souhaite plus que tout rompre avec la tradition familiale. Devenir pêcheur ne l’intéresse pas. Le jeune homme ne vit que pour la poésie et pour la jeune Beatriz. Entre les deux hommes, va naître une belle amitié à une époque où le Chili connaîtra des événements politiques majeurs tels que la venue au pouvoir de Salvador Allende.

Une histoire touchante, toute en délicatesse. Les mots semblent flotter sur le papier comme les nuages dans le ciel. Les personnages principaux sont très émouvants. Leur marginalité contraste avec certains personnages bien plus terre à terre qui n’ont que faire des mots et des figures de styles si chers aux deux amis.

Un court récit qui ravira les amateurs de douceur. Pas d’intrigues trépidantes. Pas de suspense à couper le souffle. Juste…une belle histoire. Juste ça 😉

 

 

Avec des Si et des Peut-être de Carène Ponte

Titre : Avec des Si et des Peut-être

Auteur : Carène Ponte

Genre : Romance

Edition : Michel Lafon

Date de sortie : 24/05/2018

Présentation

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?

Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander :  » Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ?  »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

Auteur

Lauréate du prix e-crire aufeminin, auteure du blog   » Des mots et moi « , Carène Ponte est l’auteure d’ Un merci de trop et de Tu as promis que tu vivrais pour moi, deux romans remarqués (et remarquables). Avec ce nouveau titre, elle jette sur l’existence un regard amusé et bienveillant.

Mon avis 

Un vent de fraîcheur au cœur de cet été caniculaire !

Je pense que je vais avoir du mal à modérer mon enthousiasme. J’ai A-DO-RE !!! Je ne connaissais cette auteure que de nom. Jamais je ne m’étais laissée tenter par sa plume. La romance, les feel good books ne sont habituellement pas mes lectures de prédilections. Mais j’ai décidé d’étendre mes découvertes. Je fais une (petite) pause avec les thrillers et les romans noirs et psychologiques. Je suis sortie de ma zone de confort. Ma curiosité a été récompensée ! Ce livre est plus qu’une romance…

Le personnage de Maxine est juste…parfait ! Cette jeune femme est drôle, intelligente et très attachante.  Elle fait preuve d’une grande sincérité et s’exprime sans ambages. Ses apartés m’ont fait énormément rire. Elle a l’esprit vif cette Maxine et si, elle garde ses réparties pour elle, le lecteur (ou la lectrice!) en profite allègrement.

Beaucoup de joie se dégage de ce roman. Et de l’humour ! Enormément d’humour. Parfois un peu loufoque. J’ai aimé cette pointe de fantaisie.

Des rires mais pas que…Beaucoup d’émotions aussi. Maxine n’ a pas connu que des moments heureux. Mais elle les masque, à coups de bonne humeur et d’amitié. Grâce à Samya et Audrey, ses inséparables amies, elle surmonte les épreuves de la vie, tente de les contourner.

Sous une apparente légèreté, de profondes réflexions sur la vie et les choix que l’on fait. A quoi ressemblerait notre existence si…Peut-être que…Qui ne s’est jamais posé ce type de questions ?

Une lecture trèèès agréable. Une écriture pétillante ! Votre ROMAN de l’été !!!