Dans l’ombre / Arnaldur Indridason

Titre : Dans l’ombre

Auteur : Arnaldur Indridason

Genre : Polar nordique

Edition : BB Nordique

Date de sortie : 02/02/2017

Présentation

Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un « SS’ en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. L’afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d’agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s’émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n’ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l’île. Par ailleurs on attend en secret la visite d’un grand homme. Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la « Situation’, cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus. Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu’incarnent les personnages que par l’intrigue, imprévisible.

Auteur

Arnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est d’abord journaliste et critique de films puis il se consacre à l’écriture à partir de 1997. Il est l’un des écrivains de romans noirs les plus connus en Islande et dans les 37 pays où ses livres sont traduits. Il a reçu le prix Clef de verre du Skandinavia Kriminalselskapet à deux reprises : en 2002, pour La Cité des jarres, et en 2003, pour La Femme en vert. Son roman L’Homme du Lac a reçu le Prix du Polar européen Le Point 2008 et La Femme en vert le Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2007 ainsi que le Prix du livre Insulaire Fiction 2006. Arnaldur Indridason a également reçu le Prix d’honneur du festival les Boréales en 2011 et le prix espagnol RBA du roman noir en 2013. Arnaldur Indridason est né à Reykjavík en 1961. Diplômé en histoire, il est d’abord journaliste et critique de films puis il se consacre à l’écriture à partir de 1997. Il est l’un des écrivains de romans noirs les plus connus en Islande et dans les 37 pays où ses livres sont traduits. Il a reçu le prix Clef de verre du Skandinavia Kriminalselskapet à deux reprises : en 2002, pour La Cité des jarres, et en 2003, pour La Femme en vert. Son roman L’Homme du Lac a reçu le Prix du Polar européen Le Point 2008 et La Femme en vert le Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2007 ainsi que le Prix du livre Insulaire Fiction 2006. Arnaldur Indridason a également reçu le Prix d’honneur du festival les Boréales en 2011 et le prix espagnol RBA du roman noir en 2013.

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Mon avis

Après Opération Napoléon et Le lagon noir, me voilà replongée dans le dernier opus du maître du polar islandais qui a pour fond historique la seconde guerre mondiale. Dans l’ombre est le premier tome d’une trilogie. Le second, dont j’ai lu un extrait, sortira au mois d’octobre. Et bien sûr, comme à chaque fois, je me précipiterai l’acheter car il me tarde de découvrir la suite. Pour les fans d’Erlendur, autant vous prévenir tout de suite, celui-ci n’est pas présent dans la trilogie. Depuis Etranges Rivages, nous ne savons toujours pas de ce qu’il est advenu du commissaire. Cet homme tourmenté par un passé dont il ne sait se défaire est parti quelque temps dans les fjords. Depuis, le lecteur n’a plus de nouvelles…

L’auteur semble particulièrement apprécier cette période de l’Histoire, ce qui n’est pas mon cas. Néanmoins, en tant qu’inconditionnelle de l’auteur, je me suis lancée et je ne regrette pas ma témérité ! 😉 En plus de me laisser emporter par le côté romanesque de l’œuvre, j’ai appris un certain nombre d’éléments historiques forts intéressants dont je tairai tout ici…Je vous laisse les découvrir par vous-même.

L’enquête est menée par un Flovent, un policier islandais. Un novice de la profession. J’avoue que celui-ci m’a parfois fait sourire. L’auteur est très habile dans le portrait qu’il brosse de lui : un néophyte de première qui n’est pas à l’aise avec le meurtre qu’il doit résoudre et qui n’est pas très adroit dans sa façon de mener les interrogatoires. Ses multiples questions sont parfois presque risibles tant elles sont nombreuses et mal formulées. A ses côtés, Thorson, un canadien d’origine islandaise, de la police militaire. Un homme, par plus expérimenté mais au savoir-faire plus prometteur. Sans doute, l’auteur saura -t-il les faire évoluer au fil des tomes en leur donnant un peu plus de consistance. J’espère également en apprendre davantage sur eux.  A deux, ils vont se plonger dans les méandres des expériences nazies et dans l’Islande profonde et la misère que le pays a connu durant ces années de guerre. Quand la basse classe rencontre la haute, pourrait-être un des thèmes fondamentaux de cet opus. Quand l’Islande tranquille côtoie les complots et l’espionnage. J’avoue préférer la quiétude de l’île. Cependant, c’est avec plaisir que je me suis laissée entraîner dans cette enquête policière qui n’est qu’un prétexte à la découverte du pays sous l’occupation.

Je ne pourrais déplorer une description de la société islandaise plus poussée car, il semblerait que ce n’est pas ce que l’auteur a voulu mettre en avant. Je vais donc sagement attendre la suite et vous quitter sur cette conclusion : bravo monsieur Indridason. Vous réussissez, par votre plume, à m’intéresser à un sujet qui n’a jamais su retenir, dans la littérature, mon attention.

Fréquentez-vous les librairies de musées ?

Suite à un petit voyage en Bretagne, une révélation s’est imposée à moi : j’adore les libraires de musées !

Il a fallu que j’attende…plus de trente ans, oui, bien plus(!) pour me rendre compte de cette évidence : les librairies de musées ainsi que de certains lieux historiques et culturels sont, pour une grande majorité, absolument fabuleuses. Alors, bien sûr, je ne parle pas des livres qu’on trouve facilement dans le commerce et les librairies « classiques », quoique…Les découvrir dans un contexte différent peut amener à les acheter alors qu’on ne soupçonne même pas leur existence au milieu de tout un tas d’autres. Non, je mettrai aujourd’hui l’accent sur ces livres qui se font rares dans les librairies et les grandes surfaces et qu’on retrouve à la sortie de sites qu’on vient de découvrir. Ces boutiques-librairies, vous ne pouvez pas les manquer : à chaque visite, c’est le passage obligé !

Quand je pense que pendant des années, j’ai fui cette étape que je trouvais ennuyeuse et sans intérêt. Je voyais juste en elles une façon supplémentaire de soutirer de l’argent aux touristes. De faire de tout des produits consommables. Alors bien sûr, il y a parfois des objets qui ne suscitent pas l’attention de grand monde. Cependant, à leurs côtés, si on prend le temps d’observer, se trouvent souvent une mine d’or littéraire et culturelle. Pour les adultes et pour les enfants. D’ailleurs, je trouve les livres jeunesse particulièrement ludiques. Parfois même adaptés aux adultes si ces derniers souhaitent obtenir des informations sommaires sur un sujet.

Cette année, j’aurais tout acheté. Le Mont Saint-Michel, le château de Combourg, la forêt de Brocéliande…Tous comptent une boutique qui contient de superbes livres.

Et vous, aimez-vous les librairies de musées ? Prenez-vous le temps de vous y arrêter ? Y faites-vous des achats ?

 

Bécherel, le paradis des lecteurs

Après presque deux semaines d’absence, aujourd’hui, ce n’est pas une chronique que je vous présente mais un lieu hors du commun ! Complètement par hasard, lors de vacances en Haute Bretagne, je suis « tombée » sur un endroit…extraordinaire !  A une trentaine de kilomètres de Rennes, à une vingtaine de kilomètres au sud de Dinan, se trouve l’une des plus intéressantes cités de caractère d’Ile-et-Vilaine. Elle est surtout connue (bon, moi je ne la connaissais pas…!) comme la première Cité du livre de France.

Bécherel, qui était vouée à mourir dans les années 70, a connu un formidable second souffle. Grâce à des bretons passionnés de leur région, l’association locale Savenn Douar s’est inspirée du village gallois de Haye-on-Wie pour créer le premier village breton consacré aux livres anciens et d’occasion. Un pari réussi !

Cette ville est vraiment unique en son genre ! Tous les 50 mètres ou presque, on passe devant une librairie, un bouquiniste, un calligraphe, un photographe, un illustrateur, un relieur… J’ai passé un moment merveilleux entourée de milliers de livres. Je n’en avais jamais vu autant.

Et puis, le concept de cafés-librairies et de salons de thé-librairies, j’adore !

Plus parlant encore que des mots, voici quelques photos.

Et vous, connaissez-vous ce lieu ? Ou mieux encore, l’avez-vous visité ?

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PhonePlay de Morgane Bicail

Titre : PhonePlay

Auteur : Morgane Bicail

Genre : Littérature jeunesse / adolescente

Editeur : Michel Lafon

Date de sortie : 14/01/2016

Présentation

Un soir, Alyssa, seize ans, reçoit un texto d’un mystérieux lycéen qui lui propose un jeu étrange :  » Devine qui je suis et je serai à toi.  »
L’occasion pour la jeune fille de mettre enfin du piquant dans sa vie qu’elle juge d’un ennui mortel… quitte à prendre des risques.
Jusqu’où Alyssa ira-t-elle pour un garçon dont elle ne sait rien ?

Auteur

Après avoir publié sur une plateforme littéraire sur Internet, à l’âge de 14 ans, Morgane Bicail se fait repérer par l’une des plus importantes maisons d’édition françaises, Michel Lafon. PhonePlay (Michel Lafon, 2016) est son premier roman. Elle vit à Vauhallan, dans l’Essonne.

Mon avis

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman de littérature ado. Qui n’a pas entendu parler de la jeune révélation repérée sur Wattpad par la célèbre maison d’édition Michel Lafon ?

Si l’histoire est originale et les premières pages prometteuses, j’avoue que je m’attendais à une intrigue plus palpitante. A un peu plus de la moitié de ma lecture, une phrase a éveillé mes soupçons. La façon dont celle-ci était tournée ne laissait, à mes yeux, que peu de place aux doutes. Arrivée au dénouement, il s’est avéré que je ne m’étais pas trompée…Malheureusement.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de longueurs. Certains passages m’ont paru plats. Fades. L’intrigue n’avançait pas. Il m’arrive d’apprécier certains types de longueurs lorsque celles-ci apportent un petit quelque chose à l’histoire mais ici, ce n’était, pour moi, pas le cas.

Alors, certes, PhonePlay a un côté addictif. On veut savoir à tout prix qui se cache derrière l’Inconnu, mais la recherche de son identité ne m’a néanmoins pas tenue en haleine comme je l’aurais voulu. A la fin, j’avais juste envie de savoir et j’ai accéléré ma lecture dans ce seul but.

Mon ressenti est peut-être dû au fait que la cible de ce roman est un public adolescent. Or, ça fait bien longtemps que je ne suis plus une adolescente…C’est une éventualité à ne pas écarter 😉 Ceci dit, je lis de temps à autre de la littérature ado qui sait me captiver.

Les dialogues sont parfois un peu mielleux mais sans doute ces derniers sauront ils séduire les jeunes filles qui se laisseront émouvoir par une histoire qui se veut romantique. Romantique et peu plausible au fur et à mesure que les années passent…

Quant aux personnages, ils n’ont pas su me toucher.

Bref, peu de positif dans tout ça alors que l’idée de base avait tout pour faire de PhonePlay un « bon » roman ado !

Ce qui, cependant, reste incroyable est l’âge de l’auteure. 16 ans ! A une époque, sans vouloir généraliser(!), où les adolescents ne suivent pas tous les traces de Molière, l’entreprise de Morgane Bicail relève de l’exploit. Oui mais voilà, en parlant de son roman, j’ai envie de faire abstraction de son âge. Je veux parler de son roman comme d’un roman. Point. Et non comme le roman d’une adolescente sur lequel on devrait faire abstraction de certains points négatifs parce que l’auteure est très jeune.

Pour conclure, quel conseil pourrais-je vous donner ? Eh bien…peut-être celui de le lire si vous êtes amateur du genre. Si PhonePlay a plu à beaucoup, peut-être vous plaira-t-il à vous aussi 🙂

Mes 10 livres favoris à ce jour

Parce que les goûts changent, parce que les lectures se multiplient au fur et à mesure des années, je vous présente la liste de mes dix livres favoris A CE JOUR. Ce ne sont pas tous des chefs d’œuvre. Et pourtant, ils ont su me transporter comme peu y sont parvenus.

Faire une telle liste n’a pas été facile. Je suis une grande admiratrice de Jane Austen, Paul Auster et Douglas Kennedy. Et pourtant aucun livre de ces auteurs n’apparait dans mes choix. Pourquoi ? Eh bien parce qu’en ce qui les concerne, c’est l’intégralité de leur œuvre que j’admire…

Voici ma liste, susceptible de changer à tout moment. Quelle serait la vôtre ?

Millenium de Stieg Larson

Millénium : Intégrale : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes ; La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ; La reine dans le palais des courants d'air

Doit-on encore présenter la Saga Millenium ?? 😉

– Le Petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry

Le petit prince

Bon, Le petit prince non plus…Mais tout de même ! 😉

Imaginez-vous perdu dans le désert, loin de tout lieu habité, et face à un petit garçon tout blond, surgi de nulle part. Si de surcroît ce petit garçon vous demande avec insistance de dessiner un mouton, vous voilà plus qu’étonné ! À partir de là, vous n’aurez plus qu’une seule interrogation : savoir d’où vient cet étrange petit bonhomme et connaître son histoire.
S’ouvre alors un monde étrange et poétique, peuplé de métaphores, décrit à travers les paroles d’un « petit prince » qui porte aussi sur notre monde à nous un regard tout neuf, empli de naïveté, de fraîcheur et de gravité. Très vite, vous découvrez d’étranges planètes, peuplées d’hommes d’affaires, de buveurs, de vaniteux, d’allumeurs de réverbères.
Cette évocation onirique, à laquelle participent les aquarelles de l’auteur, a tout d’un parcours initiatique, où l’enfant apprendra les richesses essentielles des rapports humains et le secret qui les régit : « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

Harry Potter de J. K. Rowling

Harry Potter, I : Harry Potter à l'école des sorciers

Pas la peine non plus de présenter Harry Potter 🙂

Le joueur d’échecs de Stephen Zweig

Le Joueur d'échecs

Qui est cet inconnu capable d’en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on croire, comme il l’affirme, qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l’inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d’illustration à la charmante époque où nous vivons ».

     – L’attentat de Yasmina Khadra

L'attentat

Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine et son peuple d’adoption, et s’est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu’il adore. Jusqu’au jour où, au cœur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l’attentat, avec pour tout réconfort l’espoir de trouver le soir l’apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n’est pas là. C’est à l’hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu’il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l’accuse elle, Sihem, d’être la kamikaze… Amine ne peut tout d’abord admettre que sa femme, qui n’a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l’impossible quand il reçoit le mot qu’elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s’efforce de rencontrer tous ceux qui l’ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu’il ne peut pas entendre.

  – La voix d’Arnaldur Indridason

La Voix

Mauvaise publicité pour l’hôtel de luxe envahi par les touristes ! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d’enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur Sveinsson ne l’entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d’enfance douloureux, il s’installe dans l’hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins…

      – Jane Eyre de Charlotte Brontë

Jane Eyre

Jane Eyre, orpheline à dix ans, est maltraitée par les Reed chez qui elle a été placée. Envoyée à Lowood, une institution rigide, elle y souffre de privations et de nouvelles brimades. Elle s’y fait une amie, Helen Burns, emportée par une tuberculose due aux mauvaises conditions sanitaires de l’internat – tout comme Maria Brontë, morte en bas âge à Cowan Bridge.
Jane saura pourtant s’adapter et – tout comme Charlotte Brontë – devient professeur après six ans d’études. Une annonce passée dans un journal lui permet de devenir gouvernante : la voilà chargée de l’éducation d’Adèle, la protégée de Mr Rochester, riche propriétaire du château de Thornfield-Hall… dont elle s’éprend sans savoir qu’il est mariée à une folle enfermée au grenier. Elle l’apprendra le jour même de leurs noces…

Gatsby le magnifique de F. Scott Fitzgerald

Gatsby le magnifique

New York, années folles… Dans sa somptueuse demeure de Long Island, Jay Gatsby organise de fastueuses réceptions où les invités se pressent en foule. Mais leur hôte ne cherche à éblouir qu’une seule personne : Daisy Buchanan. Elle est élégante, riche, séduisante, mais elle est la femme d’un héritier millionnaire… Avec ce texte devenu un classique, Fitzgerald, sur un air de jazz et une coupe de champagne à la main, met à nu le Rêve américain et écrit l’un des plus beaux romans du XXe siècle, ici présenté dans la traduction de référence, par Jacques Tournier.

– Dix petits nègres d’Agatha Christie

Dix petits nègres / Christie, Agatha / Réf: 28807

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?

  – En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles

Devant leur petit garçon, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir et la fantaisie. Celle qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible. Elle les entraîne dans un tourbillon de poésie pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Le blog ou la vie ? De Sophie de Villenoisy

Titre : La vie ou le blog ?

Auteur : Sophie de Villenoisy

Genre : Littérature jeunesse

Editeur : Fleurus

Date de sortie : 05/04/2017

Présentation

À 14 ans, Léa a une vie de rêve : dans son blog, elle raconte sa vie de mannequin vedette, son quotidien avec une maman styliste et un père galeriste branché ! Elle vit dans un subliiime appartement à Paris, capitale de la mode ! Elle croule sous les sollicitations et les invitations aux défilés de mode ! Elle a de nombreux « friends », ses fans, ainsi que tous ses « followers ». Bref tout va pour le mieux pour Léa, excepté… que tout ça, c’est du pipeau ! Car Léa a une légère tendance à enjoliver sa vie. Bon, ok, elle est complètement mytho ! Mais ça intéresse qui une mère qui tient un pressing et un père poissonnier ? Franchement, dans le genre glamour, on repassera ! Et si Léa habite une capitale, c’est Agen, la capitale du pruneau ! Rien de reluisant, donc…Alors Léa n’hésite pas à ré-écrire sa vie, au stylo rose de préférence et avec beaucoup de paillettes, quitte à prendre des risques, parfois inconsidérés…

Auteur

Née en 1968, Sophie Cosseron de Villenoisy est actrice, chroniqueuse télé et radio et journaliste pour la presse écrite, notamment pour Le Parisien, Paris Match, Marie-Claire, Elle. Depuis 2009, elle rédige les rubriques « animaux » de TV Mag où sa plume drôle et légère a su conquérir les lecteurs. Elle a rédigé des chroniques humoristiques pour l’émission « 20h10 pétante », sur Canal + et le « Fou du Roi » sur France Inter.
Elle a écrit plusieurs albums BD d’humour ainsi que des guides pratiques pour lesquels elle s’immerge en profondeur dans son sujet!

Mon avis

Une lecture plus profonde qu’elle en a l’air !

Le début se veut léger. Léa, 15 ans vit à Agen et tient un blog de mode sous le pseudo de Chine : une superbe jeune femme de 22 ans aux préoccupations quelque peu futiles diraient certains, dans l’air du temps diraient d’autres…Bref, nous ne sommes pas là pour juger ! Quoiqu’il en soit Chine adore la mode, court les défilés, voyage en première classe et fait des selfies avec les stars. Le ton est donné. Il s’agit d’une lecture adolescente avec, par conséquent, des centres d’intérêts partagés par la plupart des adolescents.

Puis, au fil des pages, la légèreté va laisser place à des valeurs plus profondes telles que l’importance de l’image et de la popularité, l’honnêteté, la place de la famille…

A des valeurs plus profondes comme je le disais donc mais également à des réflexions qui méritent qu’on s’y attarde.  En effet, qu’est ce qui pousse une adolescente à s’inventer une vie ? A rêver ce qu’elle pourrait être alors qu’elle pourrait tout simplement prendre le temps de vivre pleinement sa propre vie . Léa est belle, intelligente, elle a des amies, des parents qui l’aiment et une petite sœur qui l’idolâtre. Il paraitrait que ça ne suffise pas à la jeune fille qui s’ennuie et aspire à une vie de paillettes. Léa veut être Chine et passe tout son temps libre derrière l’écran de son ordinateur à se faire passer pour elle.

Mais un jour, voilà que la vie virtuelle de Chine va prendre le pas sur la vie réelle de Léa. Et c’est à précisément à ce moment-là que les ennuis vont commencer. Vol, mensonges…Léa est prête à tout pour devenir Chine ne serait-ce que l’espace d’une journée. Oui mais voilà, le diktat de la beauté a un prix.

Le blog ou la vie ? amène à des réflexions intéressantes qui sont plus que jamais au cœur de l’actualité. A notre époque où beaucoup passent plus de temps à vivre virtuellement qu’en société, à parler à des inconnus plutôt qu’à leurs amis, à rester enfermés chez eux plutôt qu’à sortir…Nous sommes en plein dans l’ère virtuelle dont les dangers sont bien réels et Sophie de Villenoisy en parle avec une extrême justesse.

J’ai apprécié ce roman drôle et profond à la fois. Une lecture facile et distrayante que je vous recommande. Le personnage de Léa est très attachant. Malgré sa passion pour la mode, cette jeune fille est pleine de bon sens. Elle a compris que vivre une vie qui n’est pas la sienne n’est pas sans risques. Heureusement, qu’elle est bien entourée…de personnes réelles, elles !

Rejoins-nous de Lielie Sellier

Titre : Rejoins-nous

Auteur : Lielie Sellier

Edition : AFNIL

Genre : Littérature

Date de publication : 07/06/2017

Présentation

Une histoire hors normes, inspirée de faits réels. Une enfant, une plage… Un récit envoûtant et magnétique, captivant et désarmant. Vous allez ouvrir les yeux sur un monde jusqu’alors inaccessible. Et n’oubliez jamais…La vie nous offre parfois une seconde chance.

Auteur

Lielie SELLIER vit à Paris. De son enfance bercée par la lecture de contes et d’histoires, elle a gardé la tête dans les nuages, vagabonde au gré de son imaginaire, crée des personnages simples qui s’échappent de l’ordinaire, du quotidien pour nous révéler leurs âmes. L’écriture l’habite depuis l’adolescence, date de ses premiers poèmes et nouvelles. Elle anime des ateliers d’écriture spontanée et collage à Paris. Ecrire est devenu une évidence à faire partager aux autres. Pour elle, l’écriture et les livres sont des passerelles entre les cultures et les différents univers des uns et des autres.

Elle a publié des nouvelles : Harfang Revue de littératures, Rue St Ambroise, recueil de nouvelles du Festival de Pont St Esprit 2016. Elle investit à présent le champ du roman. Après la publication de son roman « Rejoins-nous » , un recueil de nouvelles « Frères d’âmes » est en attente d’édition. Un nouveau roman « Envole-moi » est en cours de relecture.

Mon avis

Je dois dire que je sors assez décontenancée de ce court roman. Au début de ma lecture, je n’avais pas fait le rapprochement entre l’histoire contée dans celui-ci et ce fait divers dont j’avais entendu parler il y a plusieurs années de cela et qui m’avait choquée. Qui ne l’avait pas été en entendant cette horrible histoire. Je me souviens encore des journaux télévisés et de la presse qui avaient rendu publique cette sordide « affaire ».

Avec la jolie plume de l’auteure, presque poétique, l’histoire toute aussi sordide prend une dimension différente. En effet, si Lielie Sellier démarre son roman peu avant l’acte de folie de Florence, c’est sur « l’après » de Maryline qu’elle se focalise. Un après bien évidemment imaginé. Et c’est à partir de ce moment que j’ai du mal à adhérer à cette vision que nous offre l’auteure. Alors oui, c’est touchant. Certains passages sont très poignants, ça l’est vite lorsque c’est d’une enfant dont on parle. Néanmoins, je n’ai pu entrer dans cette partie de l’œuvre qui s’apparente à un conte. Elle s’en approche mais n’en n ‘est pas un. Et c’est précisément cet aspect qui me dérange. Cela vient sans doute de mon côté trop cartésien. De plus, j’ai eu des difficultés à croire aux pensées de Maryline, bien trop jeune pour être sujette à de telles réflexions.

En refermant ce roman, je me sens fébrile. Je réfléchis à cet acte odieux. Je m’interroge longuement. Mais que peut-il bien se passer dans la tête d’une mère pour agir ainsi ?