Seule Venise – Claudie Gallay

Titre : Seule Venise

Auteure : Claudie Gallay

Editeur : Actes Sud

Genre : Littérature française

Date de sortie : 30/12/2005

Présentation

A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C’est l’hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l’arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. II y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l’attente du désir et de l’autre. Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d’une femme à la recherche d’un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d’une Venise troublante et révélatrice, sur l’enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux.

Auteure

Claudie Gallay est une écrivaine française née en 1961 à Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère. Son roman Les Déferlantes, publié en 2008, remporte de nombreux prix littéraires. Depuis l’adolescence, elle écrit. Sa famille accepte ce rêve. Mais C. Gallay, qui travaille comme institutrice, propose de nombreux manuscrits avant de que son premier roman ne soit publié. Claudie Gallay vit dans le Vaucluse.

Mon retour

Ce retour n’est pas une chronique, juste un doux souvenir de lecture qui allie merveilleusement mes deux passions que sont la littérature et les voyages.

Quel magnifique périple dans les rues de la reine de l’Adriatique en compagnie de cette quarantenaire complètement désoeuvrée qui vide son compte en banque pour se payer une petite escapade après avoir été quittée par son compagnon.

Dans la pension dans laquelle elle loge, une galerie de personnages, au début inconnus, ponctueront par la suite son quotidien vénitien. Errance dans les méandres de la ville, dans laquelle la protagoniste essaie de se (re)trouver.

Je conseille ce petit bijou à tous les amoureux des voyages, de Venise et des mots.

C’est doux, c’est juste, c’est émouvant. Je l’ai trouvé sublime. Il laisse sur moi une empreinte indélébile.

Je ne peux penser à Venise sans penser à ce livre.

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Des livres…sous le soleil !

Comme je vous le disais, ces derniers temps, j’ai la bougeotte ! 😉

Si les trois quarts du temps, je suis la plus heureuse un livre entre les mains, accompagnée d’un thé, emmitouflée dans un plaid, avec le printemps mes envies diffèrent. Alors, oui, j’ai toujours envie de bouquiner mais différemment. A l’air et…pourquoi pas, en voyage !

Je vous propose aujourd’hui une petite sélection de livres qui se passent sous le soleil. Oui oui, je sais, c’est assez rare. Je lis beaucoup de polars nordiques, un de mes genres préférés.

Si j’ai sélectionné ces derniers, c’est parce je les ai aimés bien sûr mais aussi parce que je voulais qu’ils répondent au thème du soleil, de l’été. Une envie d’autre chose…En les lisant, j’ai senti le soleil sur ma peau 😉 La température est haute. Le climat a toute son importance dans le récit.

Et du coup, je me suis laissée emporter. J’espère qu’il en sera de même pour vous ! A moins que ce soit déjà fait…;-)

Je mets les liens des chroniques des livres lus récemment. Pour les autres, je ne tenais pas encore de blog.

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/03/21/noir-dehors-de-valerie-tong-cuong/

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2019/04/30/tangerine-christine-mangan/

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2017/06/04/les-filles-de-roanoke-damy-engel/

https://labibliothequedecelineblog.wordpress.com/2018/09/20/helena-de-jeremy-fel/

Pas de chroniques disponibles pour América de T.C Boyle ni pour Le Soleil des Scorta qui sont pourtant, de groooos grooooos coups de cœur !!! Deux lectures merveilleuses dont je poste le résumé. Il m’est impossible de rédiger une chronique pour ces deux titres car je les ai lus il y a des années mais vraiment, si vous ne les avez pas lus, IL FAUT ABSOLUMENT Y REMEDIER !!! LISEZ -LES SVP !!! ILS SONT JUSTE MAGNIFIQUES !!!! ET APRES SI VOUS LE SOUHAITEZ, ON EN PARLE  🙂 🙂 🙂

América

Delaney et Kyra coulent des jours paisibles en Californie. Il est journaliste ; elle est dans l’immobilier. Ils ont choisi de vivre dans un lotissement composés de maisons de style espagnol, ouvert sur les canyons où la nature est restée sauvage. Leurs voisins sont des bourgeois de Los Angeles, qui fuient le centre ville, les immigrés et la délinquance. Et c’est l’accident : Delaney blesse un mexicain qui se jette sous ses roues. Il ne parle pas anglais, refuse l’hôpital et n’accepte qu’un billet de 20
Candido, cet immigré clandestin, vit comme une bête sauvage avec sa femme América. Tous deux ont traversé « le rideau de tortilla » pour vivre le rêve américain : ils ont trouvé la jungle. Bientôt, les incidents se multiplient : un chacal dévore le chien de Delaney et Kyra ; un lobby se crée dans le lotissement pour protéger le quartier avec caméras de surveillance et vigiles. La paranoïa guette, lorsque Candido met malencontreusement le feu au canyon… Est-ce la fin d’un monde ?

Le soleil des Scorta

La lignée des Scorta est née d’un viol et du péché. Maudite, méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l’Italie, seul l’éclat de l’argent peut éclipser l’indignité d’une telle naissance. C’est en accédant à l’aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d’eux l’opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut encore les rattraper.

Bonnes lectures ! Et…n’oubliez pas la crème solaire 😉

D’autres types de livres…pour des envies d’ailleurs…

Voyages, voyages…

Bon, il en manque ( Malte, Tunisie, Cornouailles, Prague, Cracovie et j’en passe…) mais l’idée est là !

Fut un temps, j’étais une petite globe trotteuse … Et j’ai bien envie que cette époque soit de nouveau d’actualité 😉

Dès que les beaux jours arrivent, je n’ai qu’une envie : partir en vadrouille !!! Les envies d’ailleurs se multiplient au fur et à mesure que le soleil chauffe.

Néanmoins, il va falloir que je m’arme de patience parce que le départ, ce n’est pas tout de suite… Du coup, je potasse mes guides et bave devant les photos 🙂

Et vous ? Des projets de voyages ?? 🙂

Le monde de Lily Wong – Larry Feign

Titre : Le monde de Lily Wong

Auteur : Larry Feign

Editeur : Gope éditions

Genre : Bande dessinée – Humour

Date de sortie : 09/07/2014

Présentation

Le monde de Lily Wong, c’est Hong Kong, cette masse de monnaie hyperactive, cet univers bruyant bourré de contradictions de la côte sud de la Chine. Ici, se rencontrent Orient et Occident, riches et pauvres, hommes et femmes, occasionnant souvent des résultats aussi désastreux qu’hilarants. Prenez une jeune fille célibataire, à la fois douce et entière, son père qui hait les étrangers, un frère fou de chevaux, des politiciens, des snobs élitistes, des devins, des vendeuses de grands magasins, des cadres venus de l’autre côté de la frontière… et un démon étranger maladroit qui ne laisse jamais la jeune fille en paix… Mettez les tous ensemble et qu’est-ce que vous obtenez ? A vous de le découvrir à travers le regard irrévérencieux et plein d’affection de Larry Feign sur la vie et l’amour du côté de la mer de Chine du Sud. Traduit de l’anglais par Arnaud Lanuque.

Auteur

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Même sa biographie est présentée avec humour 😉

Larry Feign n’a cessé de décevoir sa mère depuis l’âge de 7 ans, quand il a commencé à faire une bande dessinée humoristique pour le journal de l’école primaire ; sa maman pense toujours qu’il aurait pu être un grand neurochirurgien. D’ailleurs, elle n’est pas davantage satisfaite que les BD de son fils aient été publiées dans des journaux aussi insignifiants que le Time, Newsweek, The Economist, Fortune, The New York Time, Der Spiegel, Pravda et tant d’autres de par le globe, ou qu’il ait réalisé des dessins animés pour des petits studios aussi obscurs que Cartoon Network et Disney. Elle n’est davantage satisfaite qu’il ait publié seulement 15 livres et qu’il ait reçu des prix. Tout cela ne sont que des distractions qui retardent le jour où elle pourra dire :  » Mon fils, le docteur.  » Larry a commencé par faire des caricatures sur la plage de Waikiki, à Honolulu, avant de s’installer à Los Angeles où il a dessiné des storyboards pour l’un des plus grands studios d’animation d’Hollywood. En 1985, il est venu à Hong Kong et, au lieu de séjourner deux semaines comme prévu, il est resté et s’est fait un nom en tant que dessinateur humoristique. Lily Wong, son comic strip quotidien, a été considéré comme le révélateur de la société et de la politique hongkongaise. C’est peut-être pour cette raison que sa publication a été brutalement interrompue quand le nouveau propriétaire du journal a été en désaccord avec la façon dont ses amis du Politburo étaient représentés. En 1997, Larry a été chargé par le journal anglais The Independent de chroniquer en BD les 100 derniers jours de Hong Kong sous l’autorité britannique. Il a ensuite passé deux ans à Londres où il a dessiné pour le Time, The Economist plus quelques autres, avant de revenir à Hong Kong pour redémarrer Lily Wong dans le iMail, un journal qui n’existe plus. En 2001, Larry a mis en veilleuse la BD pour se reconsacrer à l’animation. Il a écrit, produit et dirigé des dessins animés pour la télévision, entre autres. Il a aussi écrit des chroniques et des articles pour des magazines et a travaillé sur plusieurs livres. En janvier et février 2011, il a séjourné dans la très prestigieuse résidence d’artistes américaine The MacDowell Colony, pour travailler sur un nouveau livre. Larry se considère comme un Américain  » générique  » : né à New York, élevé en Californie, il a vécu en Géorgie, dans le Vermont et à Hawaï, mais aussi en Allemagne et en Angleterre. Il réside de nos jours sur une île de la mer de Chine du Sud, dans un petit village, avec sa femme, la psychologue Cathy Tsang-Feign, deux chiens, ainsi que de nombreux et adorables oiseaux migrateurs plus, de temps à autre, un cobra de passage dans son jardin. A ses heures perdues, Larry aime manger une barre chocolatée Snickers, faire du vélo ou un peu de muscu à la maison, lire des romans westerns, quelquefois les trois en même temps.

Mon avis

En voici une lecture sympathique ! Je remercie chaleureusement la masse critique Babelio pour cet envoi. J’ai vraiment passé un bon moment 🙂

Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire des BD Humour. Dommage, parce qu’en fait, je me suis rendue compte que j’aime bien ça ! J’avais déjà testé Les chroniques birmanes et je vais enchainer sur Les chroniques de Jérusalem. Petit plus pour moi, enfin, grand plus : on en apprend sur la culture du pays, ce qui permet de réunir mes deux passions : lecture et voyage !

Bon, revenons à Le monde de Lily Wong. C’est plein de clichés, c’est tellement gros mais c’est tordant ! Hong Kong est présentée dans toute sa splendeur. Une ville bruyante, sale qui grouille en permanence. D’un côté, les chinois et de l’autre les Gwailos. Entre eux, c’est la guerre ! Bon, même si le tableau présenté par l’auteur n’est pas idyllique, celui-ci se contente de grossir les traits sur des problèmes existants. Le côté à la fois humoristique et déjanté est très plaisant. On rit bien !

Jours sans faim – Delphine de Vigan

Titre : Jours sans faim

Auteur : Delphine de Vigan

Editeur : Grasset J’ai Lu

Genre : roman français

Date de sortie : 07/03/2001 – 05/01/2009

Présentation

 » Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance, qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre ou mourir. »

Auteure

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Jours sans faim est le premier roman de Delphine de Vigan, publié en 2001. Elle est l’auteur des Jolis garçons et de Un soir de décembre, unanimement salués par la critique. Son dentier roman, No et moi, a été nommé  » révélation de l’année 2007″ par Lire et a reçu le prix des Libraires 2008.

Mon avis

La plume de Delphine de Vigan a toujours son effet sur moi. J’aime la douceur qu’elle dégage, la sérénité qu’elle m’apporte, et ce, quel que soit le sujet. Grave ou plus léger (même s’il est vrai que les histoires qui font sourire et donne du baume au cœur sont assez rares chez l’auteure). J’ai adoré certains de ces titres. Ma préférence va indéniablement à D’après une histoire vraie que j’ai adoré, suivi de très près par Les heures souterraines. Je n’oublie pas non plus No et moi.

Jours sans faim ne rejoint malheureusement pas cette catégorie. Cette lecture vient se placer près de Un soir de décembre et Les jolis garçons. Le style est irréprochable, le sujet grave et émouvant. Pourtant, le charme n’a pas opéré cette fois-ci. Malgré la beauté des mots, j’ai trouvé le tout froid. Le quotidien de cette jeune fille hospitalisée pour cause d’anorexie décrit à la troisième personne a gêné ma lecture. Elle a crée un fossé entre elle et moi. Je ne dirais pas que j’ai été insensible à la souffrance de Laure, néanmoins, je suis restée en retrait. Je l’ai observé. De loin. Sans être pour autant hermétique à ce concentré de souffrance qui envahit la protagoniste.

Ce livre est très court : 125 pages. Pourtant, je l’ai trouvé long. Et plat. Ce qui ne m’empêche pas d’adorer la plume de l’auteure. Paradoxal, non ?! En une phrase, mon ressenti pourrait se résumer ainsi : Je n’ai pas aimé ce livre mais je me suis tout de même laissée bercer par la finesse et la délicatesse des mots de Delphine de Vigan.

 

Dans la toile – Vincent Hauuy

Je profite de ce jour férié pour me mettre à jour dans mes chroniques. Voici la seconde du jour, toujours aux Editions Hugo Thriller. Si le mois dernier, les Editions de La Martinière étaient à l’honneur, ce mois-ci ce sont les thrillers d’Hugo 😉

Titre : Dans la toile

Auteur : Vincent Hauuy

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller

Date de sortie : 02/05/2019

Présentation

Isabel Gros est une miraculée. Seule survivante d’une fusillade, elle a passé deux semaines dans le coma. Contrainte d’abandonner sa carrière de critique d’art et ne supportant plus la vie citadine, elle quitte Paris avec son mari, pour s’installer dans leur nouveau chalet, au cœur des Vosges. Souffrant de graves séquelles, Isabel pense se reconstruire grâce à la peinture. Mais le malaise qu’elle ressent dès son arrivée va rapidement se transformer en terreur.

Auteur

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Concepteur de jeux vidéo, Vincent Hauuy est également romancier et scénariste. Son premier livre, Le Tricycle rouge, a remporté le prix VSD-RTL du meilleur thriller français 2017, présidé par Michel Bussi, et rencontré un immense succès public (plus de 130 000 exemplaires vendus).

Mon avis 

C’est avec cet opus que je découvre l’auteur. J’ai bien sûr entendu parler de Le tricycle rouge et Le brasier mais, à ce jour, je ne les ai pas lus. Il n’est pas trop tard me direz-vous ! 😉

J’ai vite été happée par le côté sauvage des lieux : les Vosges et son immense chalet en rondin entouré d’une dense forêt. Très vite, l’ambiance est pesante et l’atmosphère lugubre. Le lecteur est d’emblée propulsé dans ce Maine français comme le dépeint la protagoniste. Je suis vraiment très friande de ce type de décor. C’est donc tout naturellement que les pages se sont tourné sans que je les vois passer.

Isabel, l’héroïne, a perdu la mémoire suite à une fusillade. Seule survivante, les séquelles sont néanmoins très présentes. Son mari, Franck, médecin, est très souvent absent. Livrée à elle-même dans cet immense chalet, ce renouveau s’avère être très vite à l’opposé de ce que l’espérait. Cette renaissance n’en est pas une.  des bruits se font entendre. La tension va crescendo.

L’alternance passé – présent permet d’en apprendre davantage sur Isabel et de donner du rythme au récit. Jusqu’à plus de la moitié, j’étais complètement immergée dans l’histoire. Puis, subitement, j’ai perdu le fil… La construction m’a échappée alors que ce n’était pas du tout le cas précédemment. Tout est devenu assez confus. J’ai trouvé qu’il y avait un manque de clarté sur le dernier tiers. Alors, certes, il ne m’a pas gêné dans ma compréhension des événements. Toutefois, il a quelque peu altéré mon plaisir de lecture.

Une lecture qui partait pourtant très bien.

Je remercie les éditions Hugo Thriller, car, voyons le bon côté des choses : j’ai bien envie de découvrir les précédents titres de l’auteur qui ont tant fait parler d’eux 🙂

 

Le livre des choses cachées – Francesco Dimitri

Titre : Le livre des choses cachées

Auteur : Francesco Dimitri

Editeur : Hugo Thriller

Genre : Thriller

Date de sortie : 11/04/2019

Présentation

Ils sont quatre. Fabio, Tony, Mauro et Art. Quatre amis d’enfance qui, fidèles au Pacte qui les unit, se retrouvent une fois par an dans leur village natal du sud de l’Italie pour célébrer l’amitié, le temps qui passe et les rêves que l’on poursuit mieux à plusieurs.
Mais cette année, Art, le plus flamboyant d’entre eux, n’est pas au rendez-vous.
Art a disparu. De nouveau. Comme il y a vingt-deux ans, cette nuit d’été qui l’avait vu s’enfoncer, seul, dans une forêt d’oliviers. Il y avait eu un cri, puis le silence, puis le néant.
Personne n’a jamais su ce qui s’était passé à l’époque. Art était réapparu et la vie avait repris son cours.
Ses amis le pressentent : cette nouvelle disparition est liée à la première. Mais elle est aussi beaucoup plus inquiétante.
Car les années ont fait d’Art un homme à la fois solaire et mystérieux, aux relations troubles et aux passions déroutantes, arpentant en funambule le précipice qui sépare la raison de la folie, comme le révèle ce manuscrit retrouvé chez lui : Le livre des choses cachées.
Sous le soleil brûlant des Pouilles, où la mafia contrôle le moindre geste, où les traditions séculaires rythment encore le quotidien et où le surnaturel n’est jamais très loin, la disparition d’Art va confronter chacun à ses secrets, à ses trahisons et à ses fantômes.

Auteur 

Francesco Dimitri

Natif des Pouilles, dans le sud de l’Italie, Francesco Dimitri vit aujourd’hui à Londres. Écrit en anglais, Le livre des choses cachées est son premier roman. Il a été unanimement acclamé par les critiques d’outre-Manche.

Mon avis

Ce livre a reçu le Prix Douglas Kennedy du meilleur thriller étranger VSD et RTL 2019 et je comprends pourquoi !!! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait preuve d’une grande originalité. En refermant Le livre des choses cachées, vous ne pourrez pas dire que cette histoire, c’est du déjà vu. Impossible ! Alors non, il ne s’agit pas d’un coup de cœur mais néanmoins d’un moment de lecture assez unique en son genre. Je vous explique pourquoi.

Dès les premières pages, je me suis retrouvée au cœur des Pouilles, dans cette pizzeria en compagnie de Fabio, Tony et Mauro. J’ai moi aussi attendu Art avec impatience en compagnie de ces hommes à la forte personnalité. D’emblée, le caractère trempé des protagonistes saute au visage. Ils ne sont pas lisses ces types là, et moi j’adore ça ! Photographe, médecin, avocat du sud de l’Italie, ils ont connu le quotidien de cette région dans laquelle il n’est pas toujours facile de passer son enfance. D’ailleurs, si ils ont décidé de la quitter, c’est qu’il y a forcément une raison. Cependant, après toute ces années, ils y retournent une fois par an à la même date, au même endroit pour honorer leur…pacte ! L’amitié entre eux est tellement forte que ça en est troublant ! Ils sont prêts à tout pour l’un des leurs, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils ne se font pas de coups bas. Ce paradoxe est extrêmement bien décrit. Il est déstabilisant. Puissant. Déconcertant. Et très provocateur. Tout comme le roman dans son intégralité. Le mystère qui entoure Art est très déroutant. Ce personnage est unique en son genre. Au fil des pages, on ne sait plus quoi penser le concernant. Est-il dans la vérité ? Dans sa vérité ? Les deux sont-ils compatibles ? Si la première partie narre des faits, plus on avance dans l’histoire et plus le surnaturel jouxte le quotidien. La réalité et la fantastique ne sont jamais très loin l’un de l’autre. Jusqu’à…la fin !

Douglas Kennedy a dit :  » C’est un livre sur notre incapacité à comprendre les autres, même ceux dont nous croyons être proches, et notre incapacité à comprendre la vie elle-même.  »

Je suis tout à fait d’accord avec les propos de l’auteur. Il y a un part d’ombre chez chacun. Une part qui restera à jamais inconnue. Pour les personnes dont nous sommes les plus proches tout comme pour nous-mêmes. Je trouve cette part là absolument fascinante car imprévisible et totalement incontrôlable.

Une lecture  » non conformiste  » qui fut l’occasion pour moi de sortir de ma zone de confort. Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour ce plaisant moment de lecture.